10.02 – Corporate Raiders

10.02 – Corporate raiders / Mercenaires
Réalisateur :  Bradford May
Scénariste : Donc McGill
Diffusion le 1/10/2004 aux Etats-Unis et le 11/09/2005 en France

10.02 – Corporate raiders / Mercenaires
Réalisateur :  Bradford May
Scénariste : Donc McGill
Diffusion le 1/10/2004 aux Etats-Unis et le 11/09/2005 en France


1h25 GMT Kirkuk, Irak c’est la nuit dans un village quelques lumières aux fenêtres, de la poussière volette, des ombres passent, silencieuses, le long des bâtisses ; on reconnaît des Marines ; l’un d’eux dit à son compagnon :
« J’ai l’impression que notre copain  kurde est en train d’enfreindre quelques lois islamiques ! » en ombres chinoises, une étreinte  d’un homme et d’une femme derrière une fenêtre en hauteur. Un autre constate :
–          Ce sont des resquilleurs, Lieutenant !
–          Je n’arrive pas à croire que nous soyons ici à chaperonner cette espèce de guignol !!!!
Des ombres subreptices dans la rue à quelques dizaines de mètres, les Marines se baissent, puis essuient des coups de feu, la fusillade est déclenchée,  un Marine est blessé au sol ; ils appellent la base  et demandent un appui aérien et une évacuation sanitaire. Un 2ème homme est touché à mort,
On entend « Sheehy est touché, Lieutenant puis « Cessez-le feu ! Cessez-le feu, Amis ! »
–          Si c’est vraiment des amis, Lieutenant ! Mais quel genre d’amis c’est ???


1h25 GMT Kirkuk, Irak c’est la nuit dans un village quelques lumières aux fenêtres, de la poussière volette, des ombres passent, silencieuses, le long des bâtisses ; on reconnaît des Marines ; l’un d’eux dit à son compagnon :« J’ai l’impression que notre copain  kurde est en train d’enfreindre quelques lois islamiques ! » en ombres chinoises, une étreinte  d’un homme et d’une femme derrière une fenêtre en hauteur. Un autre constate :-          Ce sont des resquilleurs, Lieutenant !-          Je n’arrive pas à croire que nous soyons ici à chaperonner cette espèce de guignol !!!!Des ombres subreptices dans la rue à quelques dizaines de mètres, les Marines se baissent, puis essuient des coups de feu, la fusillade est déclenchée,  un Marine est blessé au sol ; ils appellent la base  et demandent un appui aérien et une évacuation sanitaire. Un 2 homme est touché à mort, On entend « Sheehy est touché, Lieutenant puis « Cessez-le feu ! Cessez-le feu, Amis ! » –          Si c’est vraiment des amis, Lieutenant ! Mais quel genre d’amis c’est ???


14h25 GMT, Quartier Général du JAG, Falls Church, Virginie


Mac arrive d’un bon pas et retrouve Harm, un papier dans les mains :
–          Vous avez pris l’escalier ? demande-t-il
–          Oui, l’exercice c’est bon pour le moral
–          Comment va votre tête  après avoir reçu le coup à la tempe de la part de Tanveer ?
–          Un peu de glace, des antalgiques et bientôt il n’y paraîtra plus !
Ce faisant, Harm lui a mis une main compatissante dans le dos pour exprimer sa sympathie
–          Et vos  peines de cœur ?
–          ça, je les garde pour moi ! A ce propos, entre nous, je me dis qu’il vaudrait mieux garder pour nous nos petits exploits de la semaine dernière !
–          Oui, dit Harm tout content, faire des mystères à notre nouveau chef, fort heureusement provisoire ne serait pas une idée inintéressante !
–          Des nouvelles de Mattie
–          Elle a passé une semaine de plus avec son père à Blacksburg, elle revient demain soir
–          Vous devez être content ?
–          Nous passons la soirée ensemble autour d’un dîner et je vais cuisiner
–          Cuisinier ?
–          Ça m’arrive quelques fois, sourit Harm, c’est bon pour le moral et vous devriez essayer !
Mac s’éloigne mais arrive le Capitaine Turner :
–          je suis content de vous voir tous les deux en bonne forme au bureau
–          Navré de te décevoir, Sturgis, répond Harm, qui passe à l’attaque  sur la défensive
–          Pas du tout !
–          Il semble que le Capitaine Krennick ne figure plus sur les listes, Sturgis ? demande Mac
–          Patience, on se contente de  maintenir le navire à flot
–          Et, moi qui me demandais, rebondit Harm, si on n’était pas en train d’en faire un sous-marin!
Il leur demande de passer dans son bureau dès que possible et à quelques mètres l’un de l’autre, Mac et Harm échangent un long regard de connivence.
Dans son bureau, le JAG provisoire explique aux deux avocats de quoi il retourne : vendredi à 1h30 GMT près de Kirkuk, des Marines qui assuraient la sécurité d’un dirigeant kurde, ont essuyé une fusillade : un Marine a été tué ; oui, il y a eu échanges de tirs ; des tirs amis de leurs nouveaux camarades du corps irakien ! Le dirigeant Kurde, Mohammed Aziz avait aussi ses gardes du corps et ce sont peut-être eux qui ont ouvert le feu ??? Ou les Irakiens… : ils poursuivaient un insurgé, ont été peut-être mal renseignés et ont pris par erreur le dirigeant kurde pour cible !»
Harm souligne qu’il a l’impression  qu’il y a autre chose derrière tout ça…..
–          Les Irakiens étaient accompagnés par des conseillers militaires privés, ajoute Sturgis, leur conseiller en chef est un ancien Marine le Sergent Major Thomas Elgart ; ils ont tous été rapatriés, et précise Sturgis, il fait ménager les susceptibilités, aussi agissez avec diplomatie et prudence !!!

15h39 GMT Hôpital naval de Bethesda, Maryland

La caméra explore les couloirs et les chambres : de nombreux blessés, des estropiés, de la souffrance partout, certains marchent hagards et perdus.
–          Quelle était votre mission, Sergent, demande Harm
–          Assurer la sécurité de Mohamed Aziz, un gros bonnet kurde avec des gardes du corps incapables de faire leur boulot! D’ailleurs, ils seraient incapables d’assurer la sécurité dans un concert de Céline Dion, Monsieur !!!
–          Pourquoi dites-vous ça ?
–          Il y a eu plusieurs attentats contre Mohamed Aziz, Monsieur, les Kurdes font pression pour obtenir leur autonomie du nouveau gouvernement, et si c’était le cas, ce serait lui qui dirigerait l’industrie pétrolière et cela fait de lui une cible potentielle… si nous avions pu nous montrer, Monsieur plutôt que de le couvrir, les Irakiens nous auraient vus et rien de tout ça ne serait arrivé !
Au JAG, Mac interroge le lieutenant qui était présent avec ses hommes, dans la salle de réunion :
–          Votre équipe était en première ligne pour assurer la sécurité ?
–          C’est comme ça ; Colonel, nous devons aider les Irakiens à fournir une protection mais nous ne devons pas avoir l’air d’une force d’occupation
–          Mais qui a ouvert le feu, Lieutenant
–          Mes hommes sont disciplinés, ils savent  attendre les ordres, Madame !
–          Ce sont les Irakiens qui ont commencé d’après vous ?
–          Eux ou leurs conseillers, Colonel
–          Saviez-vous qu’il y avait une unité de défense civile dans le secteur
–          Non, Madame… D’ailleurs nous avions des problèmes de liaison… nous n’avons pas été informés, et si nous l’avions été, le Caporal serait toujours vivant….Il laisse une veuve, marié depuis à peine un an, j’étais invité au mariage et j’avais promis à sa femme de le ramener sain et sauf…
–          Vous n’avez rien à vous reprocher, Lieutenant !
–          La question n’est pas là, Colonel ; vous savez, au combat, la règle essentielle c’est « sachez sur qui vous vous apprêtez à tirer avant d’ouvrir le feu, mes hommes ont fait leur travail, Madame. Quant aux Irakiens, si vous voulez mon avis, leurs fameux conseillers ne les conseillent pas très bien !… Ces mercenaires sont des  gens qui ne s’obligent pas à respecter les mêmes ordres que nous !

Camp d’entraînement

«    Cessez le feu ! Cessez le feu ! Videz et sécurisez vos armes, ne quittez pas la ligne de tir avant d’avoir sécurisé vos armes ! »
Harm, en tenue blanche s’approche d’un homme qui vient de tirer, l’ex Sergent-major, Thomas Elgart :
–          Il est étonnant que les Marines  vous laissent entrer dans cette tenue, Sergent-major !
–          Sauf votre respect, Capitaine, je suis étonné qu’ils laissent entrer un officier de la Marine !
–          Je suis chargé d’enquêter sur l’incident de Kirkuk ; quelle était votre mission, conseiller ?
–          Je travaille pour « Bellone et Mars Solution », nous dispensons une formation en armes, électronique et gestion des forces sur le terrain, Monsieur ; en Irak conseiller et agir cela revient souvent au même !
–          Informez-vous le QG de vous mouvements ? Comment cela a-t-il commencé ?
–          Quand la fusillade a débuté,   des attaques de pipe-line enfumaient le terrain, tout ce que je sais c’est que ce ne sont pas les Irakiens qui ont ouvert le feu
–          Selon  vous, ce sont les Marines ?
–          Peut-être ou l’un des gorilles d’Aziz a perdu son sang-froid !
–          Vous semblez ne pas éprouver de remord ?
–          Il y a une différence entre le remord et le regret…
Il ajoute qu’il a connu pas mal de guerre, qu’au combat il y a des morts, des erreurs des deux côtés ; pour dire la vérité, ils sont des « mercenaires » mais ils ont fait serment de servir leur pays ; ses racines à lui sont chez les Marines, depuis 22 ans… tous les faits sont dans les comptes-rendus qu’ils ont rédigé après et remis à leur employeur. Harm assure qu’il va les lire.
Harm et mac rendent compte de leurs premiers interrogatoires à Sturgis : les comptes-rendus d’après combat semblent montrer que les règles d’engagement ont été respectées à la lettre. Donc, cela ressemble à un incident de tirs amis, pur et simple? Mac souligne qu’il y a de nombreux passages noircis dans ces feuillets : la CIA contrôle les conseillers dans ces affaires !
Il demande leurs rapports pour le lendemain soir sur son bureau et Harm de conclure à voix basse, pour Mac :
–          c’est bon d’être le roi, hein ?
Au moment de se séparer, une femme les apostrophe, ils s’occupent bien de l’affaire de Kirkuk ? elle est la veuve du Caporal et voudrait leur poser quelques questions ; ils expriment leur sympathie Mac allègue que cela semble être une bine regrettable erreur, mais elle refuse :
–          je ne veux pas de votre sympathie, Madame, je demande justice !Mon mari a été assassiné, Colonel, tué par des mercenaires, des hommes à la gâchette trop facile, de vulgaires mercenaires, tout est là-dedans, dit-il en montrant un paquet de lettres
On les retrouve tous les trois dans la salle de réunion : Mac dit qu’ils ont parlé avec les hommes de son unité et qu’ils ont décrit le Caporal Sheehy comme un homme estimable, un bon Marine
C’était aussi un bon mari ; ils s’écrivaient souvent par e-mail et il y a eu plusieurs incidents qui ont impliqué des conseillers privés, il a tout raconté sans détour. Elle les traite de cow-boys ; il parle de coups de crosse à des Irakiens, qu’un conseiller a même pointé son arme vers lui et a fini par céder…Harm souligne alors que les incidents qui précédent les faits ne sont pas des preuves, ce que confirme Mac.
–          Alors, on ne peut rien faire ?? !!!demande-t-elle, debout, en colère et avec désespoir
–          Désolée, Madame, dit Mac
–          Je ne sais pas ce que prévoit la loi, Madame, mais qu’est-ce qu’elle prévoit lorsque nous sommes disposés à envoyer nos hommes et nos femmes se battre pour nous défendre alors qu’on n’est pas disposés à la défendre quand ils sont menacés en permanence par des porte-flingues, des cow-boys, à la solde de notre propre gouvernement !!!Comment, comment pouvez-vous laisser faire ça ???
Silencieux, Mac et Harm la regardent s’éloigner et prendre l’ascenseur
–          Elle a réussi à vous émouvoir, dit Harm
–          Il ne s’agit pas de cela, écoutez ce que le Caporal écrit…
Il raconte qu’il y  a eu plusieurs incidents avec les conseillers privés, et notamment un  sérieux avec Tom Elgart « ….l’un de nous deux se fera descendre… » Mac souligne que c’est un comportement qui se répète, à un Harm qui reste les bras croisés sur la poitrine, elle s’émeut qu’une bande de mercenaires mette la vie des soldats et des civils en danger !
–          les conseillers privés ne dépendent pas de notre juridiction, observe Harm
–          Eux, non ! Mais les faits, oui !! Allons faire une visite au supérieur de Tom Elgart pour en avoir le cœur net !
Ils sont surpris de retrouver comme PDG de l’entreprise James Merrick, un ex-commandant qu’ils ont déjà défendu, il y a plus de  3 ans et demi lors d’une Cour martiale : 150 millions de revenus l’an passé, il a pas mal réussi ! Harm remarque que vue du siège de l’entreprise, la guerre est très propre !
Sous-traité en cas de guerre c’est nécessaire, explique James Merrick ; des milliers d’entreprises privées travaillent en Irak en ce moment ; depuis peu, la sienne  s’occupe également de « renseignement , collecte d’informations.. son opinion sur Thomas Elgart ? Il n’engage que les meilleurs, pour la plupart des ex-Marines: et il les paie bien : 150.000 dollars/an, plus des avantages et des stock-options, soit environ 450.000 à l’année ! Harm sourit, c’est plus que la solde d’un officier en fin de carrière !
Mac et Harm sont assez admiratifs devant cet homme qui a sacrifié sa carrière pour ses hommes ; il sait pourquoi ils sont là : il vient de recevoir la lettre de la veuve du Caporal Sheehy et précise que si l’u de ses hommes a franchi les limites en Irak, il assumera la responsabilité.
Le code de justice militaire ne s’applique pas à ses hommes mais ils ont des comptes à rendre, ils s’engagent à respecter les règles de conduite dictées dans l’accord passé entre sa compagnie et le Pentagone. Il leur donnera un exemplaire et ajoute, très fermement :
– S’il y a eu faute, Thomas Elgart va regretter de ne pas être passé     devant une Cour de  justice militaire !

****
C’est le soir, dans l’appartement de Jen et Mattie, on prépare le dîner quand Mattie arrive avec son père Tom ; Harm insiste pour le garder à dîner avec eux.

****
Bud rapporte à Sturgis son rapport de réquisition pour signature :
–          L’Amiral ne se plaignait pas du syndrome du métacarpien, demande Turner
–          Avez-vous des nouvelles de votre futur remplaçant, Monsieur ?
Les rumeurs vont bon train…
Bud a des courses à faire et veut prendre congé :
–          Etes-vous gêné par mon style de gestion, Capitaine ? lui demande son supérieur
–          Bon, je trouve votre style très direct mais ça ne me gêne pas du tout
–          Vous êtes très diplomate ! j’ai l’impression de me mettre à dos mes anciens collègues
–          Vous savez c’est parfois difficile d’être chef et de ménager ses amitiés, lui répond Bud.
Chez Harm, Tom et Mattie expliquent qu’ils ont l’intention de louer le hangar pour remettre Grace Aviation sur pied ; lui doit aller voir des banquiers pour des prêts, et le propriétaire accepte de le louer à l’ancien tarif ; ils n’ont pas perdu de temps, tous les deux, cela explique la 2ème semaine passée là-bas ! Un garçon ? entre autres, répond Mattie !
La veuve de Paul Sheehy est revenue les voir et remercie Mac:
–          Il nous appartient de nous assurer que votre mari n’est pas mort pour rien, dit Mac
–          Elle veut porter plainte contre « Bellone et Mars Solution »,
–          Qu’est-ce qu’il y a  dit Harm, vous lui servez de conseil ? c’est elle ou vous qui en avez eu l’idée ?
–          j’ai relu le contrat, Harm, Thomas Elgart a enfreint une demi-douzaine de règles de conduite
–          Tout ce qui importe, répète-t-il c’est ce qui s’est passé il y a 4 jours à Kirkuk !
–          C’est ça qui est exaspérant ! Tom Elgart a envoyé » un message au QG avec le détail des mouvements des troupes irakiennes sur le terrain mais il a ‘oublié’ d’attendre la confirmation du QG sur la présence d’unités de Marines sur le terrain en violation de la politique de sa compagnie et des accords passés ! De plus le décès du Marine prouve qu’ils avaient des armes, en zone de guerre, une autre violation !
–          Elgart n’est pas de notre juridiction, martèle Harm
Et l’on a droit a un  plaidoyer de Harm envers Merrick, homme d’honneur, il lui fait confiance pour enquêter sur ses propres employés et entamer des poursuites comme un ancien de la Navy.
Sturgis Turner arrive vers eux, en colère :
–          Aviez-vous l’intention de me faire part que vous étiez encore sur l’affaire du tir amical de Kirkuk ?
–          Nous pensions recevoir l’appui de notre supérieur pour notre diligence, répond Harm
–          Je ne plaisante pas, Harm, dit-il, fâché
–          J’ai reçu un appel du SecNav qui me demandait pourquoi nous enquêtions sur une entreprise militaire privée dépendant du Pentagone !
–          Je crois qu’il y a matière à poursuites, dit Mac
–          Je n’en suis pas si sûr, dit Harm
–          Je suis de l’avis de Harm, pour une fois, dit le JAG mais le Ministère public ne l’est pas ! Le QG des Marines a fait remonter les documents de Ann Sheehy au Ministère et a demandé l’inculpation directe ! Le Ministère ordonne que le Sergent-major Thomas Elgart soit présenté et traduit devant une  Cour martiale !
Harm ouvre de grands yeux, regarde Mac, accusateur en pensant qu’elle y est pour quelque chose, elle se défend de l’avoir fait, étonnée !  Le Capitaine Merrick était si contrarié qu’il a passé lui-même l’appel !
–          Colonel, vous poursuivrez, Capitaine vous défendrez !
–          Je ne suis pas certain, dit Harm, que le Sergent-major soit satisfait de cette décision
–          Il veut que ce soit toi qui le défendes ! Et je te conseille de dire à ton client d’aller se raser et se  coiffer et dis-lui d’apporter son uniforme au nettoyage ! Le procès commencera lundi matin à 9 heures !

14h25, GMT, Quartier général du JAG, salle de réunion :

Harm retrouve son client et dit son étonnement d’avoir été choisi :
–          Plutôt vous que n’importe quel autre mariole !
–          Très bien, je prendrai ça comme un compliment et vous, prenez ça comme un avertissement ; Sergent-major, adoptez ce genre d’attitude à la barre et c’est fichu !
Harm lui dit qu’il a omis de lui parler de faits importants : les allégations de Madame Sheehy ? Il se défausse en disant que face à un ennemi qui ne respecte pas les règles, ça vous oblige à les enfreindre ! En traversant des villes à toute allure ? En cambriolant des stations -services ? il réplique :
–     Si on ne roule pas à toute allure, on  est mort ! on braque des stations d’essence parce que si on tombe en panne, on est mort ! si on fait la queue, on est mort !
–       Et le matraquage des civils ? demande Harm
–      J’étais dans une situation où je cherchais à avoir des informations !
–       Cela a-t-il un lien avec les terroristes que vous poursuiviez la nuit de l’incident ? …
-…..
–       Vous devez tout me dire, Sergent-major !
Il raconte que les insurgés ont capturé son bras droit à un check point, et lui ont rendu le corps dans un état où il était méconnaissable, il ne restait plus rien à mettre dans une housse mortuaire. Harm lui fait remarquer qu’il a pris le risque de faire tuer un jeune Marine.

Tribunal

Mac interroge le Lieutenant, responsable des Marines : sa mission consistait à seconder les gardes du corps de Mohamed Aziz, cachés dans l’obscurité ; la fusillade a éclaté un sergent a été blessé, le caporal tué. Ils ont vu des flammes venir de la direction des hommes d’Aziz et non de celle des Irakiens ; devant Harm, il reconnaît qu’ils avaient des problèmes de liaison radio ; il est possible que quelqu’un ait tenté de l’avertir sans succès, mais il n’en démord pas : ils devaient les avertir de leur présence. Harm marque encore un point quand il réussit à lui faire admettre comme possible que les flammes soient venues des AK 47 des gardes du corps d’Aziz.

Bureau de Harm

Tom se présente à la porte de son bureau, Harm le fait entrer et s’assoit à côté de lui : qu’est-ce qui l’amène ? eh bien, les banquiers ne sont pas aussi enthousiastes que lui sur son projet, accepterait-il de se porter garant ? Bien sûr, la réponse fuse, avec grand plaisir ; Tom lui demande comment va Mattie ? Bien, collée à son ordinateur portable et à la messagerie instantanée ! Oui, Kevin Really est un brave garçon, il n’y a pas de souci à se faire, dit Tom ? pour rassurer Harm…Tom le remercie pour tout ce qu’il a fait pour lui et Mattie et Harm réplique que c’est lui qui en a fait le plus pour les rapprocher, il refait sa vie !

Tribunal

Mac s’adresse à l’ancien Sergent artilleur Mc Daniel, un collègue de Tom Elgart : aucun conseiller n’est censé donner des ordres de combat comme l’a fait Thomas Elgart, n’est-ce pas ? Non ; ils ne doivent pas porter d’arme, et le Sergent-major était armé ce soir-là, n’est-ce pas ? Il répond qu’ils sont sur une ligne de front, et c’est folie que de ne pas en porter ! les règles de conduite imposent aussi de tenir les forces américaines informées de vos déploiements dans les zones de combat, n’est-ce pas ? Pourquoi n’ont-ils pas attendu la confirmation ? Ils ont attendu six heures avant d’intervenir… et les équipes de 4 personnes ? ils n’étaient plus que 3 ce jour-là, leur collègue avait été mutilé, traîné à travers les rues, ils étaient en colère et horrifiés…L’étaient-ils assez pour ouvrir le feu au hasard et mitrailler dans le but de se venger ? Objection !
Elle retire sa question mais il veut répondre : lui et Thomas Elgart servent ensemble depuis 22 ans et pas une fois il ne l’a vu outrepasser un ordre ou risquer une vie sans nécessité,  ils ne sont pas des justiciers, ils sont des Marines… et il marque des points, Harm jubile.
Harm s’approche de Mattie pour discuter alors qu’elle pianote sur son ordinateur, il parle d’un livre que son père lui a offert « l’histoire des aviatrices » et qu’il avait pensé lui offrir aussi, et Kevin ? La voilà avec deux pères avec des pistolets chargés !
–          Enfin, le mien est un colt 9mm, dit Harm, c’est plus précis !
Elle lui dit souhaiter un peu d’intimité », il s’excuse, mais demande si c’est du sérieux avec ce Kevin, elle n’a que 15 ans… et si elle en sait beaucoup en matière de…. sexualité ? demande Mattie ; elle le rassure entre les programmes à la télé et ses copines, elle connaît le B A BA ; il réplique que ce n’est pas ça qui va le rassurer ! Ajoute que c’est un sujet grave et qu’elle devrait en parler avec son père, c’est avec lui qu’il faut voir ça !

Tribunal

Mac interroge Madame Sheehy et évoque l’incident du 28 mai, une semaine avant que son mari ne soit tué : il a rencontré l’accusé, pas loin de Kirkuk, il assurait la protection du leader kurde quand il est tombé sur le Sergent-major et ses conseillers ; ils étaient mal renseignés, les Marines ne savaient pas qu’ils étaient là et Thomas Elgart et son équipe opéraient en solo ; le Sergent-major a dit que tôt ou tard quelqu’un allait se faire tuer !

16h35, GMT, Quartier général du JAG, Falls Church, Virginie

A l’interruption de séance, Harm voit que le Sergent-major parle avec James Merrick et son avocat, devant la porte de la salle ; il s’approche et le Sergent-major lui dit qu’ils pensent qu’ils sont en train de perdre ! Harm le rassure, ils reprendront l’avantage demain ! Le Sergent-major dit que son patron conseille un repli stratégique, qu’il plaide coupable auprès du Ministère public, il prendrait une peine de deux ans d’emprisonnement ; Harm l’entraîne vers la salle de réunion, il est assez furieux et attaque :
– Combien vous offre-t-il ?
– J’ai une famille à nourrir, Merrick m’offre 2 millions de dollars
-et deux années de prison… je vous croyais quand vous me disiez que vous n’étiez pas coupable !
– Ce n’est pas la question, Capitaine ! J’ai prêté serment quand je suis entré dans les Marines, j’ai peut-être pris le mauvais chemin et Leavenworth peut me remettre sur mes rails, je ne suis pas un mercenaire !
– En revanche, si vous prenez les 2 millions vous le devenez !
– Nous sommes restés là-bas plus longtemps que prévu, 3 mois c’est la moyenne, et mes hommes et moi y sommes restés presque un an !
– 3 mois c’est la politique de l’entreprise ?
– A quoi pensez-vous, Capitaine ?
– Je pense que 2 millions de dollar, c’est une sacrée indemnité !

Tribunal

Interrogatoire du seul témoin de la défense, James Merrick est appelé à la barre : en tant que PDG, il est bien responsable de ses hommes sur le terrain ? Il est responsable du choix de la politique de l’entreprise que les employés sont censés respecter !
–          Selon vous, l’accusé a-t-il manqué à la politique de l’entreprise ?
–          Malheureusement, oui !
–          Pour quelle raison, avez–vous contacté » le Quartier Général des Marines et demandé une Cour martiale ?
–          Je les ai contactés pour servir la justice.
–          Ce n’était pas dans votre propre intérêt pour éviter un procès civil avec la veuve de la victime ?
–          – Objection !
–          Retenue
–          Est-ce pour servir la justice que vous avez proposé à mon client 2 millions de dollars pour qu’il plaide coupable
–          Objection, Votre Honneur, il met ses mots dans la bouche du témoin
–          Je veux bien entendre la réponse, dit le juge
–          Monsieur Elgart est coupable, il a agi de manière irresponsable et a provoqué une fusillade, dit le témoin, dont le ton monte
–          Le règlement de l’entreprise indique que les conseillers sont remplacés tous les 3 mois pour éviter des erreurs fatales ; or le Sergent-major est resté dans le pays et au combat près d’un an
–          Il est coupable, l’application de la justice est désirée par nous tous, dit Merrick, qui s’enflamme
–          Par nous tous ou par vous, Monsieur Merrick ! Vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour empêcher toute véritable enquête sur cette affaire ! dit Harm, les poings sur les hanches et qui se tourne vers les jurés en haussant le ton
Il soumet à la Cour les rapports venus de la Cia, rapports d’enquêtes non rédigés sur les opérations détaillées par ses hommes sur le terrain, les documents font état d’informations troublantes, d’incidents multiples et d’accrochages dont Aziz a été la cible ; or, sa société a fusionné avec une autre, formant un conglomérat ; cette fusion lui a rapporté 200.000 actions de la société mère… Mac lève le nom en entendant les arguments de Harm. Et cette société a des intérêts pétroliers en Irak, en particulier dans la province Kurde. Confirme-t-il ou préfère-t-il laisser à son avocat le soin de continuer ?
Si Aziz venait à prendre la fonction de ministre du pétrole dans une région kurde devenue autonome, ils auraient eu tout à perdre ! N’a-t-il pas tout fait pour qu’Aziz soit une cible  et qu’il ait  ainsi toutes les chances d’être éliminé « par erreur » par des hommes placés par lui sur le terrain, épuisés et prêts à tuer à la moindre alerte??? Harm hausse le ton, et malmène le témoin, assénant ses preuves….Il n’a pas d’autre question !
Conclusion du jury : pour l’accusation d’homicide involontaire, non coupable, pour l’accusation de manquement au devoir, non coupable ; Harm et son client se serrent la main.
James Merrick vient voir Harm :
–          Je regrette que vous n’ayez pas eu la courtoisie de me parler personnellement au lieu de me surprendre à la barre des témoins.
–          La courtoisie n’est pas de mise ici, Monsieur Merrick !
–          Le Sergent-major a pris de bien mauvaises décisions
–          Et vous, non ?
–          Qu’avez-vous fait de votre honneur et de votre honnêteté, demande Mac
–          J’ai rejoint le monde réel, Colonel, peut-être avez-vous du mal à le comprendre ?
–          J’en ai eu un aperçu dans un cabinet privé, cela ne m’a pas changée, vous savez !
–          A l’évidence, oui ! Vous avez repris du service ! C’est ça la grande différence entre vous et moi et il leur tourne le dos pour s’éloigner
Harm le rattrape de la voix :
–          Tout peut s’arranger ! La Marine a rappelé le Sergent-major Elgart, elle pourrait avoir la même courtoisie  envers vous !
–          Nous vous avons évité Leavenworth une fois, dit mac, ça pourrait ne pas se reproduire !
–          Parlez à mon avocat ! et il s’en va
–          Nous allons prendre la file d’attente, dit Harm fortement, quelque chose me dit que demain matin, vous recevrez une poursuite au civil sur votre bureau !!! et ça vous coûtera un plus de 2 millions de dollars !!!
–          C’est incroyable qu’un homme puisse faire un revirement pareil, dit Mac
–          Ça peut arriver, dit Harm doucement en regardant le Sergent-major qui a rejoint la veuve du Caporal.
Il lui demande pardon, la tête basse et dit que lors de la seule rencontre qu’il a eue avec son mari, il a fait preuve de courage et d’une force de conviction qu’il espère un jour pouvoir retrouver en lui
–          Peut-être avez-vous commencé, Sergent-major, répond-elle

Chez Harm : Mattie vient le chercher avec Tom pour sortir ; il est assis à un bureau, une pile impressionnante de dossiers devant lui ! Une basse vengeance de son supérieur pour avoir mené une enquête à son insu ! Elle insiste, il refuse ; elle finit par se résoudre à sortir sans lui, elle ne rentra pas tard et ferme la porte ; mais elle revient quelques secondes après, elle a oublié son pull :
–          Ecoute, tu devrais venir avec nous
–          Je regrette, j’ai trop de boulot !
–          Tu sais, Harm, j’ai cessé de me demander si tu cherchais à m’éloigner
–          C’est bien !
–          Alors, je voudrais que tu arrêtes de te demander si tu comptes pour moi.
–          Je fais ça parce que je pense qu’il faut que tu passes un peu de temps avec ton père !
–          Tu te fais du souci, tu évites les questions personnelles, ce soir, tu me poses un lapin !
–          Mattie ! je t’ai dit que j’avais du travail à faire !
–          Honnêtement Harm, je n’aurais jamais pensé à ce livre sur les aviatrices, sans toi !
–          Je sais.
–          Et les questions sur ma vie privée, j’en ai besoin, j’ai besoin de toi ; je te suis reconnaissante pour tous les efforts que tu fais pour nous rapprocher mon père et moi et tu ne vas pas te débarrasser de moi !
–          Tant mieux !
–          Alors, tu viens ?
Harm lui montre les dossiers qui l’attendent
–          Amuse-toi bien, à tout à l’heure… hey, ton pull !
–          Réduis l’altitude, demande Mattie
Harm se penche et tout doucement elle dépose un baiser sur sa joue et file.
Harm réalise ce qui vient de se passer, et un sourire attendri affleure à ses lèvres.

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