10.03 – Retrial

10.03 – Retrial / Erreur judiciaire
Scénario :  Larry Moskowitz
Réalisateur : Jeannot Szwarc
Diffusé aux Etats-Unis le 15/10/2004 et en France le 23/09/2005

 


 

10.03 – Retrial / Erreur judiciaire
Scénario :  Larry Moskowitz
Réalisateur : Jeannot Szwarc
Diffusé aux Etats-Unis le 15/10/2004 et en France le 23/09/2005

 

1981, San Diego, Californie
C’est la nuit, nous sommes dans un quartier ‘chaud’, il vient de pleuvoir ; ici et là des lumières de boîtes éclairent les façades  deux personnes face à face discutent ; un jeune homme refuse de régler la prostituée parce qu’elle s’est révélée être un travesti ; le travesti veut se faire payer quand même et devient menaçant et sort un couteau.Ils se battent, l’homme s’empare du couteau et porte un coup dans le ventre de son adversaire…qui commence à s’effondre ; se rendant compte de ce qu’il vient faire, le jeune homme s’écarte,  lâche le couteau plein de sang et s’enfuit. Le travesti appelle à l’aide en se tordant de douleur ; dans l’obscurité, une ombre tapie s’approche lentement :
– Au secours ! Au secours, aidez-moi ! Mais…. Que faites-vous, s’il vous plaît… allez-vous-en !
Mais, il est attaqué avec une sauvagerie incroyable et l’homme lui porte plusieurs coups de couteau.


C’est la nuit, nous sommes dans un quartier ‘chaud’, il vient de pleuvoir ; ici et là des lumières de boîtes éclairent les façades  deux personnes face à face discutent ; un jeune homme refuse de régler la prostituée parce qu’elle s’est révélée être un travesti ; le travesti veut se faire payer quand même et devient menaçant et sort un couteau.Ils se battent, l’homme s’empare du couteau et porte un coup dans le ventre de son adversaire…qui commence à s’effondre ; se rendant compte de ce qu’il vient faire, le jeune homme s’écarte,  lâche le couteau plein de sang et s’enfuit. Le travesti appelle à l’aide en se tordant de douleur ; dans l’obscurité, une ombre tapie s’approche lentement :- Au secours ! Au secours, aidez-moi ! Mais…. Que faites-vous, s’il vous plaît… allez-vous-en !Mais, il est attaqué avec une sauvagerie incroyable et l’homme lui porte plusieurs coups de couteau.

16h10 GMT, Quartier disciplinaire de Leavenworth, Kansas

 

Harm parcourt les couloirs de cette partie de la prison avec une jeune femme qui lui explique le pourquoi de sa présence ici : ils vont voir un détenu qui est ici depuis 22 ans, ce qui est extrêmement long, surtout quand on est innocent :
– Oui, je sais, ajoute-elle suite à un regard de Harm, ils sont tous comme ça mais Wainright est innocent
– En quoi ?
– Vous verrez !
Après avoir passé plusieurs portes électriques dans un grand fracas, ils arrivent à la salle où ils doivent le rencontrer :
–          Bonjour, Saul
–          Alicia !
–          Rachel n’est pas avec vous ?
–          Aujourd’hui, non ; désolée ; Rachel est une des mes étudiantes en droit, dit-elle à l’adresse de Harm, Saul est son projet, voici le Capitaine Harmon Rabb, on lui a confié l’affaire !
–          Merci de venir me voir !
–          J’ail u les minutes de votre procès et le rapport de police, et je dois vous dire que je crois que votre place est bien ici…
–          Merci de votre honnêteté
–          Le verdict a été énoncé à partir de preuves indirectes plutôt convergentes,   mais dites-moi ce qui s’est passé, dit Harm en s’asseyant,
–          Pourquoi ?
–          Je veux entendre votre version
Saul Wainright raconte ce qui s’est passé : il était alors un matelot de 19 ans ; il a rencontrée une prostituée dans une ruelle, qui s’est averée être un garçon, il voulait être payé et lui ne voulait ; il a sorti un couteau et lui a entaillé la joue, ils se sont battus, il a réussi à lui prendre son couteau ; il ne voulait pas le blesser, mais après, il a paniqué et s’est enfui, et a pris un taxi pour rentrer à la base après avoir jeté le couteau dans une poubelle, c’est comme ça que la police l’a retrouvé : il y avait ses empreintes sur le couteau et du sang de la victime, ainsi que sur sa chemise et la banquette du taxi :
–     Je n’étais pas très rusé comme meurtrier, Capitaine
–     On lui a porté 12 coups de couteau
–    Je n’ai porté qu’un seul coup, par accident, sur le côté, il était encore en vie quand je l’ai quitté
–          Donc, selon vous, quelqu’un, après votre départ se serait approché et l’aurait tué ?
–          La seule chose dont je sois coupable est d’être stupide !
–          Vous ne semblez pas être un homme stupide, Monsieur Wainright
–          Eh bien, je l’étais ; en 22 ans de sécurité maximum soit on devient malin, soit on devient dangereux, soit on crève
Alicia explique à Harm qu’il a mis 7 ans à passer un concours pour devenir Conseiller d’Orientation, il s’occupe des jeunes délinquants et les aide à préparer leur sortie de prison et leur réinsertion.
–          Qu’est-ce que vous attendez de moi, Monsieur Wainright ?
–          Pour commencer, que vous croyez ma version !


Harm parcourt les couloirs de cette partie de la prison avec une jeune femme qui lui explique le pourquoi de sa présence ici : ils vont voir un détenu qui est ici depuis 22 ans, ce qui est extrêmement long, surtout quand on est innocent : – Oui, je sais, ajoute-elle suite à un regard de Harm, ils sont tous comme ça mais Wainright est innocent- En quoi ?- Vous verrez !Après avoir passé plusieurs portes électriques dans un grand fracas, ils arrivent à la salle où ils doivent le rencontrer :-          Bonjour, Saul-          Alicia !-          Rachel n’est pas avec vous ?-          Aujourd’hui, non ; désolée ; Rachel est une des mes étudiantes en droit, dit-elle à l’adresse de Harm, Saul est son projet, voici le Capitaine Harmon Rabb, on lui a confié l’affaire !-          Merci de venir me voir !-          J’ail u les minutes de votre procès et le rapport de police, et je dois vous dire que je crois que votre place est bien ici…-          Merci de votre honnêteté-          Le verdict a été énoncé à partir de preuves indirectes plutôt convergentes,   mais dites-moi ce qui s’est passé, dit Harm en s’asseyant,-          Pourquoi ?-          Je veux entendre votre versionSaul Wainright raconte ce qui s’est passé : il était alors un matelot de 19 ans ; il a rencontrée une prostituée dans une ruelle, qui s’est averée être un garçon, il voulait être payé et lui ne voulait ; il a sorti un couteau et lui a entaillé la joue, ils se sont battus, il a réussi à lui prendre son couteau ; il ne voulait pas le blesser, mais après, il a paniqué et s’est enfui, et a pris un taxi pour rentrer à la base après avoir jeté le couteau dans une poubelle, c’est comme ça que la police l’a retrouvé : il y avait ses empreintes sur le couteau et du sang de la victime, ainsi que sur sa chemise et la banquette du taxi :-     Je n’étais pas très rusé comme meurtrier, Capitaine-     On lui a porté 12 coups de couteau-    Je n’ai porté qu’un seul coup, par accident, sur le côté, il était encore en vie quand je l’ai quitté-          Donc, selon vous, quelqu’un, après votre départ se serait approché et l’aurait tué ?-          La seule chose dont je sois coupable est d’être stupide !-          Vous ne semblez pas être un homme stupide, Monsieur Wainright-          Eh bien, je l’étais ; en 22 ans de sécurité maximum soit on devient malin, soit on devient dangereux, soit on crèveAlicia explique à Harm qu’il a mis 7 ans à passer un concours pour devenir Conseiller d’Orientation, il s’occupe des jeunes délinquants et les aide à préparer leur sortie de prison et leur réinsertion.-          Qu’est-ce que vous attendez de moi, Monsieur Wainright ?-          Pour commencer, que vous croyez ma version !

17h45 GMT Quartier général du JAG, Falls Church, Virginie


Mac et Bud discutent de l’affaire qui va les opposer au restaurant du Jag : l’Adjudant-chef, Morris Renfield a quatre femmes : 3 aux Etats-Unis et une en Australie ! Mac est ulcérée ; Bud argue du fait que c’est un crime sans victimes ! Sturgis Turner, un plateau- repas entre les mains se joint à eux… et la discussion reprend : il n’ y a eu aucun tort… mais chacune d’elle pensait qu’il était son époux, oui, mais il était un bon époux et un bon père… Mac conclut :
–          De facto, c’est un tricheur, un menteur et un affront à la Marine ! La polygamie rabaisse la femme et réduit le caractère sacré du mariage
Bud et Sturgis bataillent, la Bible ne justifie-t-elle pas ça ? C’est le moment où Jen apparaît pour annoncer à Bud que Madame Renfield vient d’arriver. Laquelle ? La 3ème, pense-t-elle et Bud de renchérir que ce serait bien e’avoir plusieurs épouses : une pour les tâches ménagères, une pour élever les enfants, la 3ème ferait carrière, Sturgis lui emboîte le pas et Jen de dire :
–          Vous savez, moi, ce qui me paraît assez logique ? Un parc à bestiaux ! Oh, excusez-moi d’intervenir
–          Attendez ! un  parc à bestiaux ? relève Mac
–          Oui, vous savez plein de maris, un pour le bocal de cornichons, un autre… un autre pourquoi d’autre, demande-t-elle à Mac, à quoi ils servent d’autre ? (grimace vers Mac), les messieurs présents exceptés, bien sûr !
–          Et vous partageriez Harriet avec votre équipe de bowling, ironise Mac… Je vous remercie Quartier-maître !
–          Tout le plaisir était pour moi !
Alicia et Harm repartent de la prison : il lui accorde qu’il est très persuasif, il dit peut-être la vérité, mais comme le conseil supérieur a refusé de revoir le dossier, il craint qu’il ne reste plus aucun recours ! Et s’il existe de nouvelles preuves ?

 

Harm est dans le bureau de Sturgis pour lui expliquer l’affaire :

 

Un groupe d’étudiant d’Alicia Montes s’est attaché à ce dossier et a retrouvé l’existence de cas similaires dans la région à la même époque ; comment ça, dans une affaire de plus de 20 ans et comme Mac entre, Turner lui demande son opinion : Harm explique que le jour suivant du meurtre de Tamaray, le travesti, un homme du nom de Waldo Sapphyre a été condamné pour meurtre d’une prostituée dans un parking, il l’avait poignardée à plusieurs reprises. Et les étudiants ont réussi à obtenir d’un juge de refaire l’examen ADN du sang sur la chemise de Wainright : c’est bien  celui de Waldo Sapphyre. Sturgis objecte qu’il y a plusieurs explications  à sa présence dessus, ce n’est pas une preuve !
Mac remarque que ce  genre de preuve devant le jury de la Cour martiale de Wainright aurait pu soulever des doutes raisonnables ! Oui, mais dit Sturgis,  déjà à 17 ans,Wainright était violent , bagarreur; d’accord, concède Harm, mais il n’a pas été condamné et cela n’en fait pas un meurtrier pour autant !
–          Seul le Président à le pouvoir de demander la révision d’un procès après 20 ans, leur dit-il
Harm se lève, alors, face à lui :
–          Sturgis, tu fais office de Jag, alors, va voir le Secrétaire d(Etat à la Marine et dis-lui de demander à parler au Président !
–          Je veux plus qu’une tache de sang…
–          Je te demande d’avoir confiance en moi, dans cette affaire, dit Harm, insistant et parlant d’une voix contenue
–          Il en faut plus, je suis navré !
–          Oui ? et moi, donc !
–          Merci pour votre contribution, Colonel !
A sa sortie, Harm remercie Mac de son appui
– Vous pensez vraiment que Wainright est innocent ? Turner a raison, il vous en faut plus !
– Ce qu’il faut, c’est un nouveau JAG !
– Qu’est-ce qui vous arrive à tous les deux ? Vous étiez amis avant…
– Oui, eh bien, les gens changent, leurs chemins se séparent…
Ils sont face à face, il se reprend
–          Je parlais seulement de Sturgis et de moi !
–          De quoi d’autre pourriez-vous parler, demande Mac, qui fait l’innocente
Et ils évoquent le cas : l’étudiante en droite d’Alicia Montes… Alicia Montes, les yeux de Mac pétillent, elle ironise, ah, elle comprend son intérêt pour l’affaire, une brillante avocate et elle s’éloigne, en souriant,  en direction de son bureau, suivie par Harm qui tente de s’expliquer :
–          Ah, ah, ah…
–          Il n’ y a pas de « ah » ! Ecoutez !
–          C’est une brillante avocate et elle est très séduisante
–          Le professeur Montes a demandé mon aide dans une affaire légalement valable… mon devoir, en tant qu’avocat du Jag est de me pencher dessus
Mac est écroulée :
–    Quoi ? dit-il
–    Non, rien !
–   Quoi, c’est tout ? Est-ce que vous m’avez surpris, une seule fois, à compromettre mon   intégrité  pour une femme ?
Mac est dans bureau et lance :
–          Vous n’avez jamais compromis quoi que ce soit pour une femme !
–          Alors ça, ça c’est loin d’être tout à fait…
Elle lui claque la porte au nez :
–          vrai !…
On retrouve Harm et Alicia Montes attablés à une terrasse, le soir ; on entend la fin d’une phrase :
–          Par intermittence, toute ma vie, du moins  c’est l’impression que j’ai, dit Harm, je dois avouer que vous n’avez pas du tout l’air professoral, ce soir ?
–          J’ignore si je dois prendre ça pour un compliment ou non
–          Je crois que vous devriez, dit Harm
Sur ces entrefaites, arrive une jeune femme qu’Alicia présente à Harm comme son étudiante Rachel Hanna. Harm la félicite pour l’excellent travail d’investigation qu’elle a mené en trouvant la chemise de Sapphyre ; de la chance, simplement ! Harm regrette mais c’est insuffisant pour rouvrir le dossier ; elle répond qu’elle a la preuve que Sapphyre était sur les lieux ce soir-là !
Henry Cayle, un des meilleurs avocats conseils  d’entreprise de Washington, se trouvait il y  a 20 ans à San Diego, en tant qu’adjoint au Procureur et a poursuivi Sapphyre pour meurtre ; Harm s’étonne : comment est-elle entrée en possession de ces informations ? Il vaut mieux qu’il l’ignore, précise-t-elle. Elle lui tend le dossier : pour quoi l’a-t-elle obtenu ? Parce que si l’on en croit le dossier, la Marine savait que Saul Wainright était innocent !

 

18h40 GMT, Quartier général du JAG, Falls Church, Virginie

 

Dans la salle de réunion, Mac piaffe : le client de Bud, Morris Renfield a 20 minutes de retard ; quand il entre, il s’excuse – les embouteillages- et mac lui signifie les articles qu’il a enfreint, notamment jeter le discrédit sur la Marine. S’ensuit un interrogatoire assez désopilant, entre ce petit bonhomme au look de Woody Allen qui explique qu’il aime toutes ses femmes à une Mac, hors d’elle : oui, il les aime profondément et veut partager sa vie avec elles ! Les 4 en même temps et dans 4 endroits différents ?? Renfield en vient même à excuser Mac auprès de Bud, son instinct la pousse à le mépriser ! Mac lui demande sa version des faits et il lui demande de garder l’esprit ouvert : en tant quez technicien, il parcourt  les bases dans le monde entier, seul, en voyage tout le temps
–          Vous n’avez jamais été seule, Colonel
–          Si, mais je n’ai pas éprouvé le besoin d’avoir plusieurs maris pour me réconforter !
–           Il y a des tas de femmes sur terre moins fortes que vous, Madame, qui ont besoin de maris…et quand je suis là, je suis là !
Il a déjà deux enfants et un autre est en route ! Il subvient à toutes ces familles grâce à des  revenus familiaux ! Techniquement, il sait que la polygamie est un crime mais si elle l’arrache à sa famille, ça ce serait le véritable crime ; il laisse Mac muette !

 

Harm et Alicia se trouvent dans le bureau d’Henry Cayle

 

Il se souvient bien du cas Sapphyre, un mauvais souvenir ; ce malade avait massacré une femme dans un par cet il a été condamné de 25 à 30 ans, à St Quentin, il était assez fier de ça ; on lui apprend qu’il est mort depuis longtemps, au cours d’une émeute. Sait-il s’il a avoué à un moment avoir été impliqué dans un autre meurtre ?
–          Pourquoi cette question ?
–          Parce que nous avons des raisons de penser, dit Harm, qu’il a commis un autre meurtre, un travesti prostitué surnommé Tamaray
–          Oui, je me souviens qu’il a proposé d’avouer un autre meurtre
–          Et pourquoi n’avez-vous rien fait ?
Il demande à sa secrétaire d’aller chercher le fameux dossier, mais on ne le retrouve pas, il doit être mal rangé…
–          Il voulait l’immunité et une réduction de peine ; or j’étais persuadé de pouvoir le faire condamner pour un meurtre…
–          Même si ça voulait dire sauver un innocent de la prison ? s’étonne Alicia
–          Oh, ce marin…
–          Vous saviez que Saul Wainright était inculpé, proteste Harm,
–          et jugé pour meurtre et vous n’avez rien fait, dit Alicia
Il s’avère qu’il a prévenu l’officier du JAG qui devait poursuivre le matelot en question que quelqu’un était peut-être impliqué dans le meurtre.
Harm fait une grimace en regardant Alicia : il devait saisir l’avocat de la défense et il n’en a rien fait ! Pourquoi le Procureur ne lui a-t-il jamais parlé de Saul Wainright ?
–          On dirait que le JAG va avoir de gros problèmes, conclut Harm

 

On le retrouve dans le bureau de Sturgis

 

auquel il vient de rapporter les informations
–          Le procureur se serait rendu coupable de vice de procédure, s’exclame Sturgis
–          Je le pense, oui
–          Tu ferais mieux d’en être persuadé ! L’ancien procureur est l’ancien Capitaine de Corvette Marvin Bolton, aujourd’hui le dépité Bolton !
–          L’avocat de la défense a confirmé que Bolton ne lui avait jamais relayé cette information !
–          Tu insinues que Bolton a volontairement dissimulé une information disculpant l’accusé ???
–          Le privant ainsi du droit fondamental et légitime qu’a tout homme à avoir un procès équitable !
–          Jusqu’où il est prêt à aller, Harm ?
–          Aussi loin qu’il faudra !
Dans la salle de tribunal, trois des quatre femmes de Morris Renfield viennent témoigner tour à tour : il les rend heureuses, il les aime et elles l’aiment ! Oui, même si elles le voient une fois tous les 6 mois ! Il est merveilleux avec les enfants ! L’une d’elles est une femme de petite taille, il lui a fait sentir qu’elle était une femme à part entière.

 

22h20 GMT, Pentagone, Washington

 

Harm est face au Secrétaire d’Etat à la Marine : il parle d’une erreur judiciaire très grave, il demande la suspension de la peine de Saul Wainright ; le Secrétaire veut que l’on laisse le Président en dehors de tout ça et Bolton, il fait bien partie de son district ?
–          Pour l’instant, il est hors de question d’entamer des poursuites contre lui
–          Cela veut dire jamais, Monsieur, demande Harm, très motivé
–          Vous devriez vous surveiller, Capitaine, le reprend le Secrétaire, le député Bolton est un membre haut placé du Conseil des Forces Armées, il s’est opposé au projet de la Marine sur le sonar actif à basse fréquence et il considérerait ça comme une vengeance
–          La politique, ironise Sturgis, écoeuré
–          Peut-être l’année prochaine !!
Harm intervient alors d’un ton très ferme
–          Voici  un homme qui vient de passer les 22 dernières années de sa vie en prison pour un crime qu’il n’a pas commis, Monsieur le Secrétaire,chaque nouvelle journée qu’il passe là-bas est un affront ; il ne peut pas se permettrez d’attendre l’an prochain, Monsieur !

 

13h55 GMT, Quartier général du JAG, Falls Church, Virginie

 

En sortant de l’ascenseur, Mac est attendue par les trois femmes de l’Adjudant Renfield : qu’elle le laisse s’en aller, qu’elle abandonne les poursuites, elles refuseront de témoigner et sont prêtes à aller jusqu’au bout.
–          Vous avez déjà aimé, une belle femme comme vous ?
Silence de Mac.
Entrevue dans les jardins près du Capitole
du Secrétaire d’Etat à la Marine avec le député Bolton ; commencée sur un ton amical et courtois, quand le Secrétaire lui demande des précisions à propos de l’affaire Wainright… Il en a un vague souvenir… Non, il n’a pas jugé opportun d’en parler à la défense ; quand le Secrétaire lui dit qu’il va y avoir un vice de procédure, il monte sur ses grands cheveux, parle de vengeance pour avoir coulé le projet du sonar et le menace carrément :
– Attention, je vais littéralement vos écraser
– Je ne voudrais pas vous mettre en retard, répond le Secrétaire

Tribunal :

eu égard aux éléments fournis lors de l’audience préliminaire, le juge décide que le cas de l’Adjudant-chef sera soumis à une Cour Martiale. Bud se dit navré, mais non, il a fait de son mieux
–          Colonel, je veux que vous sachiez que je ne vous en tiens pas rigueur
–          Je vous en remercie
–          Mais je vous inspire du mépris ?
–          L’audience est levée, insiste Bud qui ne veut pas que Mac s’énerve
–          Je n’ai aucun mépris envers vus, dit Mac, je méprise ce que vous faites ! Vos femmes croient qu’elles vous aiment !
–          Si j’étais plus malin, plus séduisant avec plus de galons sur la manche, vous trouveriez peut-être ces conditions un peu plus attrayantes, ose le malheureux
–          Je vous défends de supposer que vous me connaissez, compris ? dit Mac, blanche de fureur,
–          Vous avez souffert, Madame, je le vois dans vos yeux, ne laissez pas ce que vous avez vécu vous rendre amère !
Mac s’en va et Bud soupire en récupérant son client.
Harm demande des nouvelles de Mattie à Jen, il  n’arrive pas à la joindre
–          C’est curieux ce problème existe depuis qu’elle passe le week-end chez son père
–          Je crois savoir que le terme technique est « adolescente avec un petit copain ! »
–          D’accord, merci, dit Harm qui se tient le front devant ce nouveau problème.
Et il fait entrer dans son bureau Alicia Montes qui s’assoit, remarque qu’à peu de chose près, c’est le même que le sien, seul diffère le Stearman ; elle  connaît cet avion ? Oui, son grand-père en avait un. Il a une bonne nouvelle pour elle : le SecNav a vu le député Bolton et il accepte de suspendre le reste de la condamnation de Saul Wainright ; mais c’est merveilleux, sourit-elle ! A une seule condition, qu’il soit présent quand elle le lui annoncera ! Avec plaisir, elle le quitte en lui parlant de billets à prendre pour un concert, oui c’est entendu, il la contactera ! Mac arrive alors et demande si elle a interrompu la célébration d’une victoire ? Il a obtenu la suspension de la condamnation ! Harm l’accompagne dans le couloir, elle souligne qu’Alicia Montes ne semble pas être le genre de femmes à se contenter d’une aventure, mais on  ne sait jamais finalement.
–          Hé, hé ! quelque chose vous tarabuste, Colonel ? demande Harm, sur un ton de confidence
–          Oui ! expliquez-moi comment 4 femmes d’intelligence normale, acceptent de se partager un mari sans trouver rien à y redire ?
–          Vous croyez au mariage unissant seulement un homme et une femme pour le meilleur et pour le pire ? répond –il face à elle… Vous accepteriez de partager ?
–          Non, je ne suis pas assez généreuse !

A Leavenworth

Harm et Alicia font part de la bonne nouvelle à Saul Wainright ; il est surpris que l’ADN sur la chemise n’ait pas suffi, mais cette suspension ne signifie pas qu’il est innocent, n’est-ce pas ? Il soupire, réfléchit puis refuse : il ne veut pas de ça, il veut être acquitté
–    Pour ça, il faudrait la révision du procès, dit Harm
–    Je ne partirai pas d’ici avant d’avoir été reconnu innocent !

On retrouve Harm et Sturgis avec le SecNav

–          Est-il sain d’esprit, hurle ce dernier
–          Je pense que oui
–          Il doit être totalement fou
–          Non, Monsieur, il vient de passer 20 ans en prison
–          Raison de plus pour accepter la liberté que nous lui offrons
–          Il y a certaines choses plus importantes, comme laver son nom
–          Mais rien ne garantit qu’une autre Cour martiale ne le jugera pas coupable !!!
–          Il est prêt à prendre ce risque, Monsieur, intervient Sturgis
–          Et s’il est de nouveau jugé, ferez-vous comparaître le Député Bolton ?
–          Probablement, Monsieur !
–          C’est à prendre en considération, Monsieur le Secrétaire, ajoute Sturgis
–          Il m’a menacé, je n’aime pas être menacé ! eh bien alors, je vais aller voir le Président
Les deux officiers du Jag ressortent :
–          Tu as eu ce que tu voulais, dit Sturgis, j’espère que tu sais ce que tu fais !
–          Merci
–          De rien ! tu assureras la défense et tu sais que le Procureur fera tout son possible pour le maintenir derrière les barreaux ?
–          Tu penses à qui, à Mac ?
–          Non, à moi !

Tribunal

le Procureur Sturgis Turner interroge d’abord le médecin sur les  multiples coups de poignard multiple, il reconnaît l’arme du crime ; c’est lui qui a fait l’autopsie de>Tamaray, il y a 23 ans.        Harm contre-attaque en soulevant la possibilité que n’importe lequel des couteaux qu’il lui montre aurait pu servir, de même le médecin reconnaît que quelqu’un d’autre a pu porter les coups.
Dans les couloirs du JAG, les trois femmes de Renfield courent à la rencontre de Mac : elles ont trouvé une solution, elles vont divorcer, il n’en restera plus qu’une ; elles ont tiré à la courte paille !  Elle devra donc abandonner les poursuites !

Devant la Cour

Le député Bolton est sur la sellette : Sturgis objecte car il n’était pas sur les lieux, Harm se tourne vers le juge et lui dit qu’il n’a pas transmis des informations disculpantes !
Il reconnaît n’avoir accordé aucun crédit à l’information selon laquelle Waldo Sapphyre était mêlé à ce meurtre de Tamaray. Mais la défense avait droit à celle-ci pour explorer cette piste, n’est-ce pas ? Harm l’accuse d’avoir voulu un grand procès aux effets retentissants pour soigner sa carrière, il hausse le ton avec virulence,  il voulait faire «  une entaille de plus à son revolver » ! Un homme innocent a passé 22 ans de sa vie en prison à cause de son ambition politique ! Le magistrat le condamne pour outrage à la Cour !
Harm fait ses excuses, il n’a plus de question pour… pour ce ‘’témoin’’ dit-il avec mépris !
Le dépoté Bolton sort furieux en disant à Harm
–          Votre carrière est finie !
–          La vôtre aussi, répond Harm, peu inquiet
Harm rencontre Sturgis dans le couloir : il vient du cabinet du juge, alors des remontrances ?
Une centaine de coups de fouet !
Seulement, Turner vient lui faire une révélation qui remet tout en cause : Rachel Hanna est en réalité la fille de Wainright : un juge a exigé le droit qu’elle rende la chemise de son père, elle a pu faire un échange, donc la preuve de l’ADN n’est plus recevable : Turner lui dit qu’il a mal fait son boulot !
Alicia et Harm vont voir Saul Wainright : il a découvert sa fille quand elle avait 13 ans, il ne  savait même pas qu’il en avait une, elle lui a fait de très nombreuses visites en prison, elle le croyait innocent ; stupeur d’Alicia ! En écoutant le témoignage de Rachel effondrée, Harm semble apercevoir une issue intéressante : sur la première chemise, celle de Wainright il y avait deux types de groupe sanguin, sur la seconde, celle de Sapphyre qu’un seul, celui de Tamaray, donc, il n’y a pas eu d’échange !

Devant la Cour,

En présence de Bolton, Harm fait sa démonstration et il s’emporte : le juge se voit obligé de lui demander de ne plus faire de dérapage ! Waldo Sapphyre a proposé d’avouer être le meurtrier, Saul Wainright n’est pas coupable ! Il retourne à sa place en disant au passage à Sturgis «  Tu as mal fait ton travail ! »

Mac face à Bud et son client :

Elle va abandonner les poursuites
–          je l’avais lu sur votre visage, Madame
–          Vous y avez lu aussi que je vais recommander à la Cour qu’elle vous rende à la vie civile, sans la moindre compensation financière ?
–          Là, vous dites « merci », dit Bud qui anticipe toute velléité de réponse de son client
–          Inutile !  ce n’est pas pour lui que je le fais : quatre femmes que je respecte voient en vous des qualités qui m’échappent ! Ne les faites pas souffrir
–          Vous voulez dire comme vous avez souffert, Madame ?
Bud l’entraîne dehors avant que Mac n’explose !

Au tribunal

Le juge demande leur verdict aux jurés : Saul Wainright est reconnu coupable pour l’agression et non coupable pour le meurtre. Condamné à 6 mois d’emprisonnement
–          Déduits de la peine purgée, Votre Honneur ? demande Harm
–          Accordé !
Puis, le juge s’exprime : Cette Cour martiale a mis en évidence une tragique erreur judiciaire perpétrée à son encontre ; des excuses seraient une compensation insuffisante pour ces années perdues : il lui restitue tous ses droits, privilèges, ses objets personnels et sa solde de retard
; Au nom de la Marine des Etats-Unis,  il lui souhaite « bon vent » et prie pour que l’avenir lui apporte bonheur et épanouissement ! Il le rend à la vie civile avec les honneurs :
–          Vous êtes un homme libre !
Rachel se précipite dans les bras de son père.
Que va-t-il faire maintenant ? Apprendre à connaître sa famille et faire du droit peut-être ? Alicia convoque Rachel dans son bureau pour le lendemain. Pour la radier ? Elles iront voir le Doyen et trouveront bien une bonne défense à elles deux ! Saul remercie Harm.
–          Excellent travail, le félicite Alicia
–          Merci !
–          Vous savez que le député Bolton est un ennemi redoutable à avoir?
–          Oh, mais moi aussi, sourit Harm
–          Nous ferions bien de vous surveiller quand même !
–          Nous ? interroge Harm
–          C’est moi qui vous ai mis là-dedans !
Elle lui prend le menton par en dessous, approche son visage et lui dépose un baiser sur la joue en disant « A bientôt » !

2561 vues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*