10.18 – Death at the mosquee

10.18 Death at the mosque – Au premier coup d’œil

Réalisation : Bradford May
Scénario : Stephen Zito

Diffusé aux Etats-Unis le 1/04/2005  et en France le 8/01/2006

 

12h34 GMT Kerbala, Irak

C’est le petit jour ;  une patrouille de Marines progresse dans un village avec précaution ; soudain,
un tir du haut d’un perron, ripostes, et tirs croisés dont certains assez meurtriers du haut d’un
minaret ; du côté américain, on distingue un cameraman qui suit les troupes. Le chef des marines
décide de l’investir et d’éliminer les tireurs. Les hommes progressent dans le minaret par ses
escaliers, des hommes tombent chez les insurgés comme chez les Américains ; le caméraman décide
de monter aussi, des tirs et on voit son corps débouler les marches, il atterrit aux pieds du
commandant des Marines, il est mort. La bousculade, le bruit des tirs, les cris des hommes sont
indescriptibles ; un homme reprend la caméra au sol et suit, en haut du minaret, des Marines,
dépêchés par leur chef ; ils  se heurtent à deux hommes, l’un d’eux veut tirer sur eux, il est abattu,
le deuxième tend les mains vers eux en leur parlant, fait un geste :  un des Marines présent dans
l’affolement lui tire dessus ; tout a été filmé par la caméra ; le Marine, incrédule, se tourne vers
l’œil de la caméra.

13h30 GMT, Quartier général du JAG, Falls Church, Virginie

Le Lieutenant Vukovic passe en trombe devant le bureau du Quartier-maître Jen Coates et s’apprête
à frapper à la porte du Général Cresswell, quand elle se précipite ; il a tout d’un sauvage ! Elle
rétablit de l’ordre dans sa tenue, lui lisse les  cheveux dans le bon sens
– Voilà, Monsieur !
– Merci, bébé, répond le jeune Lieutenant
– Pas « ‘bébé », Monsieur, Coates, Quartier-maître Coates
– Désolé !
– Mes amis m’appellent Jen, dit la jeune femme qui semble subjuguée par le lieutenant
– Mes amis m’appellent Vic, dit-il dans un sourire et il frappe à la porte
Il commence par présenter ses excuses au général qui n’en veut pas, lui dit « repos » et lui explique
ce qui s’est passé, hier, en Irak à Kerbala. Le Lieutenant a vu ça au moins 20 fois sur ZNN : il prend
les choses à la légère jusqu’à ce que le Général l’informe que le Marine va être accusé de meurtre
d’un civil désarmé. Le JAG sur place poursuivra, lui, il défendra.
– Pas d’inquiétude, Monsieur !
– « Pas d’inquiétude, Monsieur » répète à mi-voix le Général en se demandant d’où peut
bien venir une telle expression et soulignant que  toute vie est douleur
Ils parlent également du principal témoin à charge, le reporter Brad Holeman, auteur de la  vidéo ;
le Lieutenant dit qu’il ne respecte pas les règles et le Général le regardant droit dans les yeux lui
dit que c’est ZNN, il n’y a pas de règles !

14h34 GMT, Hôpital St Vincent, Blacksburg, Virginie

Dans le service des soins intensifs Harm fait les cent pas devant la chambre de Mattie quand arrive
le Docteur Rosenbaum ; il veut parler à son père ! Mais Harm dit qu’il n’a pas de nouvelles de lui
depuis des jours et insiste pour qu’il lui donne des nouvelles d’elle, il a besoin de savoir ce qu’il
sait ! Y a-t-il un espoir ? Peut-être…. Quand ? Quand elle aura retrouvé conscience, pourra respira
seule, après plusieurs semaines de rééducation.. Mais  quand ? Aujourd’hui, demain, d’ici deux
mois… Le corps humain a sa propre logique, et il s’esquive vers d’autres taches.

Kerbala, Corps expéditionnaire des Marines
Le Lieutenant Vukovic se présente à son  supérieur, le général Caronworth, surpris de voir un marin
et il doit lui expliquer qu’il a eu de nombreuses expériences avec des Marines, que son commandant
est un Marine et il a  plaidé deux affaires avec un Marine
– Vous avez gagné  ou perdu ?
– J’ai gagné avec elle en tant qu’assistant et je l’ai battue dans la deuxième affaire à la
défense
– Pour comprendre ce qui s’est passé au moment de la fusillade à la mosquée des Martyrs,
il faut savoir ce qu’est vraiment un Marine, Lieutenant, ce qu’est son entraînement,
comment nous travaillons, pourquoi nous faisons ce que nous faisons !
– Je vous promets d’étudier cet aspect avec diligence, Monsieur
– Certains reporters n’ont pas leur place à moins de 100 km des lignes de front, dit le
Général
– Les infos c’est la vérité à grande vitesse, commente ‘Vic’
– Qui a dit ça ?
– Je pense que je viens de le faire, Monsieur ! Connaissez-vous Brad Holyman
personnellement, Général ?
– Il m’a interviewé deux fois et posé de bonnes questions
– Mais ?
– Tout dépend encore du contexte, Lieutenant. Monsieur Holyman s’est servi de mes
paroles contre moi ! ça devrait peut-être faire partie de notre entraînement, traverser
une maison pleine de gaz lacrymogènes sans masque, faire une marche forcée de 30km
avec un paquetage de 40 kilos et 20 minutes avec un reporter !

JAG, Falls Church
– Bonjour Jen, dit Mac
– Bonjour Madame, comment c’était San Diégo, dit le Quartier-maître le sourire aux lèvres
– Pas mal, je suppose, si on aime le grand air, le soleil aveuglant et le crabe tout frais
pêché !
– Et Vic s’est bien comporté ?
– Vic ?
– Le Lieutenant Vukovic ! C’est lui qui m’a dit de l’appeler Vic ! Je le trouve assez
craquant !
– Il est clair que le Lieutenant Vukovic partage votre bonne opinion de lui ! Je sais que ce
n’est pas votre genre
– Non, pas du tout !

Elle entre voir le Général qui manifestement l’a fait demander : il vient s’asseoir à ses côtés
– J’ai un service à vous demander, demande-t-il dans ses petits souliers
– Tout ce que vous voudrez, Monsieur
– Après mes explications, vous changerez peut-être d’avis… J’ai un problème domestique …
Non ! ma femme ne s’est pas enfuie avec le garçon de piscine – en fait, on n’a pas de
piscine !- il s’agit de ma fille
– Cami ? Quel est le problème, Monsieur ?
Il lui demande si elle a des projets ce soir : de la paperasserie … il lui demande de bien vouloir les
rencontrer, sa femme et lui, à 20 heures pour discuter de tout ça.
– A vos ordres, répond Mac
– Ce n’est pas un ordre, Mac, précise-t-il
– Je viendrai, Monsieur !
– Merci, ce sera tout ! oh, dit-il en la voyant repartir, des nouvelles du Capitaine Rabb ?
Elle lui explique qu’elle a appelé sur son portable, laissé plusieurs messages ; rien d’autre ; il lui
demande de lui dire qu’il prenne tout le temps dont il a besoin.

Kerbala, poussière, bruit des hélicos, des explosions, tanks en manœuvre
Au camp, le lieutenant Vukovic interroge le 1ère classe Smith ; il lui demande de  lui raconter ce qui
s’est passé, sans omettre quoi que ce soit.
– Je sais ce que je pensais sur le moment, Monsieur mais cette vidéo me contredit
– Oubliez cette vidéo pour l’instant !
– Comment y arriver quand près de 2 milliards de gens l’ont vue ?
– Parce que vous êtes un Marine, dit le Lieutenant avec conviction
Ils étaient six dans l’équipe d’assaut,  ils avançaient à travers Kerbala quand ils ont essuyé des
coups de feu en provenance de la mosquée ; le Caporal Thirkin a été touché, Quick et lui l’ont tiré
en arrière, à couvert, mais il est mort avant que l’infirmier n’arrive près de lui !
Etait-il en colère ? Non, pas à ce moment-là, tout ce qu’il voulait c’était pénétrer dans la mosquée et
éliminer le tireur avant qu’il n’allume un autre Marine ! La colère est venue plus tard ! Le caméraman
était près d’eux à ce moment-là, l’équipe de ZNN prend les mêmes risques qu’eux. Et le reporter ?
Avec le Caporal Thirkin, il lui tenait la main quand il est mort ! Il l’a filmé ? Non !
Et le jeune Marine explique que Brad Holyman a la côte auprès d’eux, il leur passe son portable,
envoie leurs lettres avec ses envois professionnels. Il dit s’être senti gêné d’enter dans la mosquée ;
parce que c’était un lieu saint ? Non, parce que les insurgés transformaient un lieu saint en stand de
tir. Comment ont-ils fait pour sécuriser la mosquée ? Ils ont descendu trois de leurs hommes en bas
puis ont commencé leur progression dans l’escalier du minaret et l’équipe de ZNN était là ; le
caméraman est monté devant eux… Sans leur accord ? Oui, il voulait faire le reportage. Son corps
soudain a voltigé jusqu’au bas des marches, une moitié de son visage avait été emportée…. Le soldat
Quick et lui sont monté, Quick il a lancé une grenade, essuyé des tirs, abattu un insurgé, non ce
n’est pas sur la vidéo, Holyman les a rejoints après ça et lui a tué le 2ème homme ; il était touché,
blessé à la jambe, conscient mais il n’avait aucun moyen de voir q’il était armé ou pas et ces gars-là
quand ils se rendent, ils sont souvent piégés et ‘bang’, on est mort ! Alors, il l’a abattu et quand il
s’est retourné, il s’est rendu compte que Brad Holyman avait  filmé toute la scène…
Le Lieutenant va trouver le journaliste :
– Lieutenant Vukovic, l’avocat qui défend le soldat 1ère classe Hawk Smith….vous savez le
gamin dont vous allez gâcher la vie !
– Ce n’est pas mon intention, c’est un gentil garçon, je ne suis qu’un journaliste,
Lieutenant, je vais là où se trouve l’info et je montre ce que je trouve !

Le lieutenant argumente, ils vont sacrifier ce gamin ; il continue de dire qu’il n’y est pour rien, il a
commis une erreur et maintenant il est dans la panade….Il risque de vieillir  à Leavenworth, oui !
C’est un dommage collatéral, une victime de la guerre, c’est la vie !

1h00 GMT, Domicile des Cresswell, Montclair, Virginie

– Je tiens à vous dire, dit Dora Cresswell que c’est moi qui en ai eu l’idée…. « Beef » avait
peur de vous demander…
– Je ne dirais pas que j’avais peur, précise le Général
– Je pense qu’il a dû vous poussez à imaginer que notre fille était enceinte (sourire de
Mac) et ce n’est pas le cas ; Cami nous a dit qu’elle voulait abandonner l’Académie
Navale
– C’est à toit qu’elle l’a dit, corrige le Général, moi je suis toujours le dernier à savoir
– Je suis surprise par sa décision, dit Mac
– Elle se pose des questions, elle a l’impression que son sexe risque de la desservir dans la
Marine…
– Elle  ne pourra pas  servir dans les sous-marins, sourit Mac
– Ou être commandos, ajoute le père
– Mais elle aura bien d’autres opportunités.., ajoute Mac, les femmes militaires repoussent
les limites tous les ans, elle pourra s’élever aussi haut que ses capacités le lui
permettront
– Je suis d’accord, dit Madame Cresswell, mais vous allez devoir le lui dire….
– Je vous demande pardon ?
– C’est ça le service en question, Mac, parlez à Cami, faites-lui comprendre combien les
choses ont changé et continueront de changer pour les femmes sous les  drapeaux
– Et bien, je peux essayer… Qu’est-ce qui vous fait  croire qu’elle voudra m’écouter ?
– Je le sais, affirme le Général

Kerbala
Le Lieutenant tente de négocier avec le JAC chargé de l’accusation :
–   Homicide volontaire, 2 ans d’emprisonnement rayé des cadres de l’armée pour conduite
déshonorante
–    Non ! Meurtre sans préméditation, 20 ans rayé pour conduite déshonorante
–    30 mois, ce Marine a tué un civil désarmé !
–   C’est pour ça ou parce que la scène a été filmée et montrée partout dans le monde ?
s’insurge le Lieutenant
–   Je ne sacrifierai jamais un Marine  sur l’autel des relations publiques ! mais même le 1ère
classe Smith pense qu’il est coupable !
–   Il ne sait pas quoi penser pour l’instant ! Tout ce qu’il sait c’est que le monde entier le
prend pour un tueur sans pitié !
–  Peut-être que les membres du jury seront indulgents, avec bonne conduite, il pourra sortir
à l’âge de 35 ans !
–   Pas d’accord ! Passons en Cour martiale, dit le Lieutenant
–  Ce sera dur de mettre une défense au point !
–  J’ai la sensation qu’on ne connaît pas toute l’histoire
–   Il vous faudra plus qu’une sensation, remarque le JAG
–   Je suis mon instinct
–   Avez-vous raison plus souvent que tort, Lieutenant ?
–   Jusqu’à présent, ça va !
–  Quand vous faisiez votre école d’officier, vous n’avez jamais pensé à rejoindre les
Marines ?
–   Je pensais ne pas avoir l’étoffe pour ça, sourit-il
– Mais peut-être qu’un jour vous le découvrirez, dit le Major en s’éloignant en boitillant

Cour Martiale,  Kerbala

Le Major interroge le témoin principal, Brad Holyman ; il vient de passer 36 jours avec les Marines,
il est passé par l’Afghanistan avant de venir en Irak. Il a été affecté à cette équipe de la 3ème
escouade ; il lui est demandé de commenter la vidéo ;  arrivé à la fin en voyant l’image de l’insurgé
tendant les mains vers le soldat Smith, il dit
– Il semblerait que l’homme le supplie de le laisser en vie !
Ce qui suscite une objection de la part du Lieutenant qui est rejetée par le juge. Il ajoute qu’à son
humble avis, il ne présentait pas une menace…
Contre interrogatoire du Lieutenant : il cherche à le déstabiliser sur ses appréciations de la
situation, mais sans succès ; il en arrive au cas du soldat Brian David, tué la veille de l’opération
sous ses yeux ;  il se penchait sur un blessé ennemi quand ce dernier a actionné sa veste piégée et
qui  a mis tant de temps à mourir, il l’a vu mourir, mais a-t-il filmé ? Non. Pourquoi ne l’a-t- il pas
filmé ? Parce qu’en Amérique, les gens n’ont pas envie de voir leurs fils mourir ! Donc, il décide de
ce que les gens peuvent ou ne peuvent pas voir ? Silence. Le Lieutenant lui demande si, ce jour-là, le
soldat Smith n’a pas été blessé ? Si. Et qu’il a voulu rejoindre, malgré tout, son équipe ?
Effectivement.

Hôpital St Vincent, Blacksburg, Virginie
– Navrée de venir sans y être invitée, dit Mac découvrant Harm mais je voulais savoir
comment vous alliez
– Je m’accroche !
– Comment est-elle ?
– C’est trop tôt pour le dire… Je voulais être là au cas où…. je veux dire quand elle se
réveillera
– Le général vous fait dire de prendre tout le temps qu’il vous faudra !
– Pourquoi n’avez-vous répondu à aucun de mes appels depuis que je suis rentrée de San
Diego ?
– Parce que vous m’auriez posé des questions auxquelles je ne peux pas répondre et dit
des choses que je ne voulais pas entendre !!
– C’est à ça que servent les amis, proteste doucement Mac, en s’asseyant à côté de lui
– Oui, mais là, c’est mon problème !
– Vous avez l’air épuisé…
– Faut bien qu’il y ait quelqu’un à ses côtés, dit Harm, lentement
– Où est passé Tom ? (geste de la tête de Harm) Depuis longtemps ?
– Je ne l’ai pas vu depuis trois jours !
Quand elle lui demande si il a prévenu les services sociaux ? Non, il dit qu’il espère qu’il va cesser
de boire ; elle tente de lui dire qu’en tant qu’officier à la cour, il sait parfaitement qu’il n’a pas
d’autre option ; il a peur qu’ils lui enlèvent la garde de sa fille et qu’elle atterrisse dans un foyer,
ça fera d’elle une pupille de l’état ; non, rétorque Mac, pas s’il en demande la garde à nouveau !
Harm remarque, effondré, que maintenant, il lui faut plus qu’un filet de sécurité !
– Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous, demande Mac
– Vous pouvez faire des miracles ??
Elle lui propose d’aller se reposer, elle restera là, mais il refuse. Elle le quitte, désemparée de
n’avoir rien pu faire, en le laissant fermé à tout sauf à son inquiétude et son chagrin.

Cour martiale à Kerbala, interrogatoire du supérieur direct du 1ère classe Smith, le Capitaine Ellis :
il se montre précis aux questions du Lieutenant ; cette mosquée n’était pas un lieu de culte et les
règles de combat les autorise  à attaquer de telles cibles. Il approuve la conduite de son soldat
d’autant plus que la veille il en avait perdu un de cette façon ; il ajoute que, au combat, ils n’ont pas
le loisir de délibérer !
Le contre interrogatoire tend à lui faire dire qu’on a tiré sur un homme désarmé qui tendait de se
rendre ; objection….

18h20 GMT, Quartier général du corps expéditionnaire des Marines, Kerbala

Le Lieutenant Vukovic et le Jag se retrouvent, à l’extérieur pendant une suspension de séance, non
loin du journaliste qui devant la caméra fait un compte-rendu d’opérations et du procès.
– Prêt à jeter l’éponge, Lieutenant ?
– Je résiste à l’envie de le faire, Major, confie le défenseur
– Dès le premier coup d’œil, dit ce dernier
– Pardon ?
– A la bataille de Medina Ridge, vous voyez un char à plus de 3 km qui arrive vers vous
dans un nuage de poussière, ami ou ennemi ? il faut décider ou mourir ! J’ai pris la
bonne décision mais trop tard, cela m’a coûté un pied !
– Pourquoi avez-vous hésité, Major ?
– Je l’ignore encore ! j’ai été le seul de mon équipage à être blessé et j’en remercie Dieu !
je pense que, très souvent, les décisions que nous prenons au premier coup d’œil sont les
bonnes ! Ma proposition est toujours sur la table…
– Mais vous pensez que je devrais refuser ?
– Mais je n’ai jamais dit ça ! la profession exige une certaine éthique !dit le Major en
s’éloignant

Cami et sa mère accueillent Mac qui vient d’arriver ; la jeune fille demande à sa mère de s’éloigner
et les confidences commencent assez vite : elle lui demande s’ils la traitent bien ? Elle ne se laisse
pas marcher sur les pieds et comment en est-elle arrivée là ? après avoir fait des millions d’erreurs,
puis recommencer, puis en étant la plus maline la fois suivante, c’est tout, il suffit de travailler dur !
Pourquoi ce revirement soudain ? elle a eu une plus mauvais note qu’un imbécile de sa classe, au
lycée, elle était la meilleure, là, ils sont des milliers et en plus, il y a …Mike Roberts.. Si elle est
mordue ? Soin sourire répond pour elle. Par ailleurs, elle craint de décevoir sa mère et son père !
Mac lui fait remarquer qu’il n’y a rien de bien étrange dans tout ça. Elle parle alors de l’histoire
d’amour de ses parents, sa mère a su qu’elle l’épouserait avant même qu’il ait tenté de l’embrasser !
Mac souligne que pour bien des gens ce serait un don du ciel ; la jeune fille lui demande si elle a
déjà aimé comme ça ? Non.  Mais elle ne veut pas de ça…elle veut vivre ; Mac lui répond doucement
qu’elle n’a que 18 ans… à son âge, elle penserait différemment.

Harm fait la tournée des bars pour retrouver Tom quand il découvre le camion de « Grace
Aviation » garé au bord du trottoir et à quelques pas, appuyé contre un mur, tom est là, u buvant à
la bouteille. Il lui demande de se ressaisir, il y a de l’espoir ! il ment ! il y a des décisions à prendre,
dit Harm, il n’a qu’à les prendre, il est son tuteur, non ? Il le sera bientôt, il va le dénoncer aux
services sociaux, n’est-ce pas ? Harm demande s’il a vraiment le choix ?

C’est la nuit, le soldat Smith redescend du minaret de la mosquée des Martyrs et lui signale
« RAS » ; le Lieutenant Vukovic, une lampe torche à la main, monte les marches qui mènent à la
scène du drame ; il l’inspecte, se déplace et  découvre sous ses pieds, une cache dans laquelle se
trouve une veste piégée.
Le lendemain matin, lors de la Cour martiale, le Lieutenant Vukovic interroge le Capitaine Ellis : il lui
demande s’il est courant que les snipers soient accompagnés de repéreurs ? Tout à  fait ! Est-il
possible que le type que le 1ère classe Smith a abattu en soit un, C’est en effet assez logique. Et il
précise à une question du Lieutenant que ces hommes sont aussi dangereux pour les soldats que les
snipers qui appuient sur la détente. Ensuite est projetée une vidéo enregistrée par le Lieutenant
Vukovic, accompagné pour l’occasion par le Major : qui montre la cache et la veste : elle était située
à portée de main de la position initiale de l’insurgé, il était presque dessus quand le 1ère classe Smith
l’a abattu ; s’il avait tiré sur le détonateur, toute la mosquée se serait effondrée. Il ne les suppliait
pas de le laisser en vie, il essayait d’atteindre une bombe !

Le Général Cresswell retrouve Mac dans son bureau, elle se lève :
– Puis-je faire quelque chose pour vous, Général
– Non ! Oui, seulement si….
– Oui, Monsieur, j’ai parlé à Cami hier soir…
– Et, vous allez refuser de me dire ce que vous avez appris….
– Je lui ai promis la confidentialité absolue au sujet de notre conversation, Général !
– Je peux vous ordonner de le dire, tente-t-il sans conviction
– Les poules auront des dents avant que je parle, Général !
– Oui, dit-il en repartant
–  Je dois néanmoins vous avouer une chose : votre fille est très intelligente, et belle…
– Et a une forte personnalité !
– Et en cela, elle me rappelle beaucoup son père, d’ailleurs ! Elle fera des choix
personnels, pensera par elle-même et c’est très bien, c’est ce que vous devriez lui
souhaiter, dit Mac en souriant
– Avez-vous conspiré avec mon épouse ?
– Non, Monsieur !
– Elle m’a dit textuellement la même chose hier soir !
– Vous devriez peut-être lui accorder un peu de considération dans ce cas !
– J’ai moins d’ennuis  avec les 2000 personnes qui servent sous mes ordres qu’avec une
seule fille !
– Prenez-en l’habitude, dit Mac au Général qui s’en va et se retourne vers elle, Monsieur !

La Cour martiale a délibéré et jugé le 1ère Classe Smith non coupable des chefs d’accusation ; il
remercie son défenseur et lui demande :
–   Je fais quoi, maintenant, Monsieur ?
–   Rejoignez votre unité, vous auriez été plus à l’abri en prison, note le Lieutenant Vukovic
Le Lieutenant Vukovic est rejoint alors par le général Caronworth qui,  après l’avoir félicité, lui
annonce qu’en accord avec le Général Cresswell, il lui remet de nouveaux ordres : il sera affecté à
une unité de combat. Le Jeune Lieutenant est stupéfait, ils ont pensé que ça lui ferait du bien : ce
soir à 19h, il rejoindra l’équipe et donnera de, en tant que JAG, des conseils sur le terrain !

Chez les Creswell, Cami vient voir sa mère, lui présente des excuses pour son comportement et
évoque sa conversation avec Mac ; elles sont assises toutes les deux sur les dernières marches de
l’escalier. La jeune fille explique que Mac a  été ‘cool’ : elle est tireuse d’élite, a négocié une prise
d’otages en Indonésie et lui a donné de très bonnes raisons de rester à l’Académie ! Elle l’a
convaincue. Sa mère lui dit que c’est tout ce qu’elle-même et son père souhaitent ; la jeune fille
reconnaît que sa mère joue un grand rôle auprès de son père et le soutient au quotidien, elle sait
que, sans elle, il n’y arriverait pas ; ce n’est pas un métier de prestige, mais elle est très heureuse de
l’avoir pour mère et si elle lui dit quoi que ce soit, elle la tuera, dit-elle affectueusement ; pas même
à son père ? Non, il se ramollirait complètement !
Et Dora de confesser :
– J’adore voir un Marine pleurer !

Dans le camp, le jeune avocat croise le Major : c’est une idée à lui ? Oui, il a pensé qu’il voudrait
voir un combat de près !
– J’ai innocenté votre gars, non ?
– Mon gars ? je voulais l’envoyer en prison !
– Quand vous avez été blessé, vous avez été touché au cœur ? demande Vukovic
– Je n’en ai jamais eu, dit le Major, en le quittant, bonne chance !

19h : l’équipe qui part en mission se réunit ; le Capitaine Ellis s’assure que le Lieutenant ait un gilet
pare-balles en kevlar et il retrouve  Brad Holyman avec son cameraman : il s’est fait taper sur les
doigts mais c’est un super reportage et il aura une bonne presse ; le Lieutenant n’apprécie pas du
tout qu’il prenne ça à la légère
– Le  système marche, Vic dit le journaliste, et vous allez être célèbre
– Ça n’est pas Vic, lui répond le Lieutenant, c’est Lieutenant Vukovic et allez vous faire
foutre !
Le Capitaine Ellis, en entendant ces paroles, revient vers le jeune homme et lui dit qu’il faut le
traiter comme il faut ; il lui rappelle qu’il est sous ses ordres !
– Vous êtes un bon avocat mais vous ferez un piètre soldat !
– Soldat ?  je ne me suis pas engagé dans l’armée de terre ! je suis Lieutenant dans la
Marine des Etats-Unis !
– Vous êtes drôlement de l’océan
– J’ai la trouille, Monsieur, dit le 1ère Classe à Vukovic
– Pourquoi je trouve ça rassurant, lui répond-il
– Ma mère vous remercie, Monsieur
Et le Lieutenant lui avoue qu’il a eu la trouille pour sa défense, ça l’a empêché de dormir et il a eu
de la chance, c’est tout ; il a suivi son instinct remarque le Marine Smith! Oui, le premier coup
d’œil !!

L’unité avance de nuit, arme pointée, les hommes sont très prudents quand ils sont accrochés, le
caméraman et le journaliste suivent de près. Le Capitaine Ellis demande au Lieutenant de se tenir en
retrait ; mais les échanges de tirs sont violents, la confusion extrême ; les soldats Smith et Quick
pénètrent dans une maison quand l’un d’eux aperçoit un homme qui va dégoupiller une grenade, le
1ère Classe sauve son camarade de justesse.
– Nasser, dit Brad Holyman, par ici ! Filme-les !
– Eteignez-moi ça, dit le Lieutenant qui tire sur un insurgé, couchez-vous !!
– Les tirs sont justifiés, on a tout filmé, dit Holyman tout content
Le Lieutenant Vukovic  arrache la caméra, la lance et tire dessus

– Quel imbécile ! dit le journaliste, j’allais faire de vous un héros ! je veux qu’il soit
poursuivi, Capitaine
– Je pense, répond celui-ci, que vous devriez aller rejoindre la compagnie, Monsieur
Holyman
– Vous ne pouvez pas faire ça, c’est trop génial, franchement !
– Vous mettez les Marines en danger en dévoilant à l’ennemi leur position, vous avez
enfreint la règle que vous aviez acceptée
– J croyais que nous étions mais ?
– Je n’ai pas d’amis, j’ai des frères Marines !
– Ça va, Hawk ? demande le Lieutenant au 1ère Classe qu’il soutient par-dessous les bras
– Ça peut aller !
– Ça fait quatre fois que vous êtes blessé, je pense que vous allez avoir droit à une
permission pour rentrer au pays !
– Je ne serai pas contre une semaine en Allemagne, Monsieur !
– Au fait, merci de m’avoir sauvé la vie, soldat !
– Vous avez sauvé la mienne !

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