1.05 – Deja vu

105En noir et blanc : un hélico survole la jungle, des soldats tirent à la mitrailleuse sur une femme qui court, portant un chapeau de paille conique comme on en voit au Vietnam, elle tombe touchée à mort, une jeune fille qui la précédait, revient sur ses pas en hurlant « non ! », de l’hélico les soldats continuent de tirer, elle est touchée elle aussi, un jeune homme qui venait de s’abriter derrière un arbre hurle à son tour un « non » de douleur et de protestation qui résonne dans l’espace ; la scène est rapide, violente, terrible.Gros plan sur le visage de Harm, vêtu de son uniforme blanc de cérémonie, il a les yeux exorbités, il est comme statufié et regarde une jeune femme qui se retourne vers lui ; elle porte une fleur rouge au-dessus de l’oreille, elle est asiatique : « Vous avez vu un fantôme, Lieutenant ou est-ce que vous dévisagez toutes les femmes comme ça ? » , Interroge-t-elle avec un sourire éclatant ; Harm tente de se reprendre, encore sous le coup de sa vision, elle lui offre un chocolat, dit qu’elle allait partir et au moment où Harm se propose de la déposer, arrive Meg.Vêtue d’une robe de soirée, resplendissante, elle le cherchait ; la mystérieuse jeune femme s’éclipse. Harm la suit des yeux, Meg se dit navrée d’avoir perturbé leur tête-à-tête et quand Harm lui dit qu’ils ne faisaient que discuter, elle a un franc sourire : « Harm, vous et moi, on ne fait que discuter, en revanche, elle et vous, vous dansiez déjà une sorte de tango qui aurait dû se terminer à moitié nus dans une chambre » Harm contre-attaque : « ah, vous avez remarqué ça à travers un ‘simple bonjour, Lieutenant, ravie de vous avoir rencontre’ ? »Ils sont yeux dans les yeux, Harm incline la tête vers elle mais elle tient bon : « j’ai surtout vu votre façon de la regarder » ; il lâche « elle me rappelle quelqu’un » et Meg d’ajouter : « la femme de l’Ambassadeur de Thaïlande ? » Stupeur de Harm.Le Commandant Lindsay vient les chercher pour assister au spectacle : et pendant quelques instants, on voit Bill Clinton lui-même, très concentré, jouer au saxophone un morceau de jazz avec sensibilité et maestria. Harm voit un jeune Lieutenant de Vaisseau proposer à la femme de l’Ambassadeur de la raccompagner, il la voit de dos, sa nuque lui rappelle celle d’une jeune fille, qui se retourne vers lui, une fleur au-dessus de l’oreille et qui lui sourit en toute confiance ; il est très troublé.

11 heures, Cimetière National d’Arlington :

La sonnerie « Aux morts » retentit ; des marines en uniforme de cérémonie rendent les honneurs et déposent un cercueil enveloppé dans le drapeau américain sur un char, ils portent l’arme à l’épaule, « Compagnie en avant » dit l’officier et ils s’éloignent ; au milieu des stèles blanches du cimetière, un corps est étendu, des hommes de la police scientifique font les premiers relevés.

Harm et Meg qui prend des photos sont sur les lieux. Harm parle de blessures mortelles à la poitrine et de plaies aux mains et aux bras ; Meg constate qu’il n’a pas été attaqué par surprise, il n’a pas cherché à se défendre, il devait donc connaître son agresseur. Un policier qui se présente comme étant Axel Radd va à leur rencontre et leur demande ce qu’ils font là ; Arlington est une installation non active de la Marine donc précise- t-il d’une façon lapidaire : « ceci est mon crime, mon enquête, mon cadavre » Meg l’informe que c’est le troisième Lieutenant de Vaisseau lié à la Maison-Blanche poignardé depuis onze mois, Harm émet l’hypothèse qu’il s’agit peut-être d’un groupe d’activistes paramilitaires ; ils ont tous été tués dans un rayon de huit kilomètres ; et Harm propose leur aide, ils veulent coopérer. La réponse fuse : « Moi, pas, Lieutenant » A cet instant, un agent de police vient informer l’inspecteur qu’on a retrouvé la voiture de la victime à moins de 200 mètres et qu’un témoin affirme l’avoir vu quitter l’Ambassade de France accompagnée d’une jeune femme asiatique non identifiée ; long regard entre Harm et Meg qui n’échappe pas à l’Inspecteur et leur demande s’ils savent quelque chose ; Harm fait demi-tour dans la foulée en le remerciant de sa coopération !

Meg lui fait remarquer qu’en ne communiquant pas des preuves matérielles dans une enquête officielle, ils ont commis un crime. Harm dit qu’il veut aller discuter avec Angélique, la femme de l’Ambassadeur et surtout faire en sorte que les trois dossiers de meurtres soient liés. Cela va prendre du temps, selon Meg et elle lui suggère de chercher plutôt à coopérer avec la police : « Evitez d’entrer en conflit avec ce type, c’est lui qui gagnera. Ils se défient du regard, elle termine en disant qu’il faut sympathiser avec lui, la jouer en finesse.

Un homme, accroupi non loin d’eux a levé la tête en les entendant parler ; ils se dirigent vers lui, il est en train de réparer un moteur de tondeuse; il était de service de midi à minuit et dit n’avoir rien vu de spécial, il a déjà tout dit à la police ; il porte un tatouage au bras qu’Harm identifie tout de suite, 4ème commando de plongeurs sous-marins ; ils ont connu de lourdes pertes au Vietnam ; oui, il a perdu beaucoup de frères d’armes là-bas ; Harm conclut en disant qu’il vient d’en perdre un et lui tend malgré tout sa carte au cas où il se souviendrait de quelque chose, tout cela sous les yeux de l’Inspecteur qu les regarde.

14heures, résidence de l’Ambassadeur de Thaïlande, Mc Lean, Virginie :

Une corvette rouge franchit l’entrée d’une résidence cossue et monte une allée bordée de frondaisons. Ils sont introduits par une domestique et accueilli par le Colonel Pattano, chef des services de sécurité de l’Ambassadeur ; Harm souhaite parler également à sa femme pour lui poser quelques questions et des précisons sur certains détails. Harm : « quand avez-vous rencontré le Lieutenant Harbin ? » « dans une soirée avec beaucoup d’autres personnes passionnantes » dit-elle en le regardant ; Harm sourit, message reçu. Sont-ils venus directement ? , a-t-elle remarqué quelque chose d’inhabituel ? A-telle été suivie ? Elle répond que le Colonel Pattano est toujours derrière elle ; l’Ambassadeur coupe court à la conversation et ne veut pas qu’ils la reprennent c’est une fin de non-recevoir ; Harm en se levant fait tomber quelques photos de son dossier : ce sont celles du lieutenant assassiné. Cri d’effroi de la femme de l’Ambassadeur.

En sortant de la propriété, Meg annonce, toute guillerette « nous sommes sur la bonne voie c’est le Colonel Moutarde qui est l’assassin ! (allusion au jeu de société Cluedo) « ou L’Ambassadeur ou sa femme », complète Harm et est-ce un hasard, demande Meg si les photos ont glissé du dossier à terre ?- » le même hasard qui nous fait croiser cet Inspecteur » dit Harm en voyant l’Inspecteur de police.

15h Quartier Général du Jag, Washington, DC :

Le commandant Lindsay joue de la clarinette dans son bureau et il a encore beaucoup de progrès à faire, un supplice pour les oreilles quand nos deux Lieutenants se présentent au rapport : leur supérieur a reçu une lettre des plus hautes sphères : Harm aurait traité l’Ambassadeur de menteur et offensé sa femme ; le Département d’Etat veut qu’on laisse tomber, on laisse tomber. Harm saisit la balle au bond : je crois que l’Amiral (celui que remplace temporairement Lindsay) poursuivrait et refuserait de se soumettre à l’injonction et il part dans un raisonnement spécieux où il cherche à faire croire qu’ils peuvent continuer leur enquête tout en étant couvert par un ordre de ne pas le faire et qu’il serait content s’ils découvraient finalement un « revolver fumant »…ça marche « Je veux que vous vous soumettiez aux ordres du Département d’Etat » dit Lindsay qui rattrape Harm sur le pas de la porte « le Lieutenant Harbin a reçu un coup de couteau…. (regard de doute vers Harm) puis c’était une figure de style bien sûr» et il reprend sa clarinette.

Meg et Harm descendent au parking, elle est écœurée par ce comportement ; Harm lui dit « qu’une fois qu’ils sont au Pentagone les militaires deviennent des politiques », en se dirigeant vers sa Corvette, il lui écrit sur un bout de papier une liste de matériel qu’elle doit demander à Lindsay ; quand elle la découvre, elle lui demande s’il veut la transformer en voyeur, c’est politiquement incorrect. Il réplique que les femmes ont bien le droit de mater un peu, elles aussi ; elle dit qu’il va la pervertir et demande sous quel prétexte elle doit demander tout ça ; « enquête sur un mensonge » dit-il en souriant ; leur ton est badin et léger..

A peine assis dans sa voiture, Harm voit s’asseoir sur le siège passager…Angélique, une fleur toujours sur l’oreille ; elle lui remet une enveloppe dans laquelle il découvre un couteau à lame courbée et au manche vert, le même qui celui trouvé sur le corps du Lieutenant Harbin, elle l’a trouvé dans sa cuisine. Son visage reflète la désolation, elle est éperdue.

17 heures, Quartier Général du JAG, Washington DC :

Elle dit avoir reconnu le couteau sur les photos par terre, il fait partie d’un service, elles les a comptés, il en manque un ! Elle explique que son mari et le Colonel appartenaient à l’armée thaïlandaise et ont l’habitude de faire ce qu’ils veulent sans se soucier des lois en vigueur ; et découvre sur sa joue un hématome, conséquence de leur venue à la résidence, il frappe assez souvent ; « Quand vous demandez à un Lieutenant de vous escorter chez vous ? demande Harm ; « Aucun n’avait votre charme » dit-elle et Harm lui demande si elle est déjà revenue avec l’un des hommes assassinés ; le meurtrier pourrait être son mari, le Colonel ou elle-même ; elle sort indignée de sa voiture et, en la voyant s’éloigner, Harm a une vision du passé – en noir et blanc- d’une jeune fille retournant vers lui un visage éclatant de jeunesse et lui souriant- puis il revient au parking du Jag…

Quand Meg vient faire part de sa demande de matériel à Lindsay, il demande si c’est pour un conflit armé et ce qu’ils veulent faire avec : elle répond dans la lignée de Harm qu’il ne préférerait certainement pas le savoir, ce qui lui permettrait de les désavouer en cas de problème…et il signe.

Le soir, Harm dans une voiture, attend, le matériel à ses côtés et reçoit un appel de Meg, on la voit en train de se préparer à sortir : le premier lieutenant assassiné a été tué il y a onze mois et l’Ambassadeur Sansirri est aux Etats-Unis…. », depuis moins d’un an », complète Harm. Elle lui annonce qu’elle a rendez-vous avec l’inspecteur Axel Radd. « Vous tentez de sympathiser, dit Harm, vous avez mis une robe ? » on voit son reflet dans une glace et effectivement elle a mis une robe mais réplique « ne croyez pas que vous savez tout de moi… » « je parie qu’elle est rouge »,ajoute-t-il» et elle est effectivement rouge et particulièrement courte et moulante. Elle esquive la réponse en lui demandant de bien faire attention à sa voiture, elle n’a pas fini de la payer et lui souhaite bonne chance ; L’air amusé, il répond : »je crois que c’est plutôt vous qui avez de la chance ce soir ! ».

Meg rejoint l’Inspecteur assis dans un bar et commande un verre de Chardonnay ; il prend les devants en la voyant : il a peu de temps, elle a beau venir pour coopérer, il dit qu’il ne s’agit plus de gentillesse, il y a trop de cadavres, non ils n’ont pas de visées communes, il aimerait bien en savoir plus sur elle, il la trouve, bien sûr, séduisante, mais il n’est pas dupe : pour gagner du temps il lui donne une copie du dossier Harbin et lui fera parvenir les deux autres, il note son numéro de téléphone, et s’il l’intéresse réellement, elle pourra l’appeler, il s’en va en lui offrant sa consommation..

Harm s’est approché de la résidence de l’Ambassadeur et grâce au micro sophistiqué de sa caméra entend toutes les conversations à l’intérieur, notamment celle de l’Ambassadeur qui s’adresse à une domestique pour lui proposer d’aller manger un morceau dans sa chambre ; c’est à ce moment qu’on lui saute dessus : le Colonel Pattano le menace : il aurait pu lui briser le cou… non, eux ThaÏlandais n’ont pas les faiblesses des occidentaux pour les femmes ; et d’ajouter : n’approchez plus, si non il y aura un quatrième cadavre de Lieutenant de Vaisseau.

21 heures, Washington D.C

Harm découvre en haut des marches qui mènent à son appartement… Angélique. Elle ne savait pas où aller. Ils sont assis côte à côte sur un canapé, il fait sombre, en fond sonore, une musique très douce, comme une confidence : si son mari et le Colonel ont tué les lieutenants, ils seront renvoyés au pays et elle sera obligée de partir avec eux ; à moins de demander l’asile politique, dit Harm ; a-telle un endroit où aller ? Elle dit qu’elle a le restant de ses jours pour y réfléchir. Leurs visages sont très proches, ils murmurent presque. »Quand vous me regardez comme ça, vous voyez qui ?demande-t-elle et Harm explique :à 16 ans, il a voulu partir au Vietnam, à la recherche de son père, porté disparu, il y a rencontré une femme qui avait une fille, Jim.

« Amoureux, dit-elle, Roméo et Juliette », Harm répond « oui, un peu mais elle a été tuée»

Il approche une main de son visage, là où il est tuméfié, sa main en suit la courbe et elle murmure : « vous savez que vous me rappelez quelqu’un aussi… », leurs visages lentement se rapprochent, elle poursuit : « je suis toujours suspecte ? » dans un souffle, il répond ‘oui’ et ils s’embrassent passionnément puis Harm se reprend : « vous pourrez passer la nuit ci, je prendrai le canapé ». De l’extérieur, on voit quelqu’un les surveiller par la fenêtre, allumer une cigarette dans la nuit : le Colonel Pattano.

Pendant la nuit, Harm fait un cauchemar, il voit toujours le même visage tourné vers lui : les yeux de la jeune fille et sa bouche lui sourient comme au début de l’épisode, et l’ on comprend que le jeune homme c’était lui ; il se réveille en sursaut, haletant.

La fanfare défile sous ses fenêtres et fait des manœuvres : Angélique demande s’il a droit à ça tous les matins ; il répond que c’est mieux qu’un réveil, et que cela fait partie de sa vie,il aime le monde auquel il appartient.

Le téléphone sonne : il s’agit du plongeur du 4ème commando, il a des choses à lui dire, il s’est passé quelque chose ce matin-là, on l’a payé pour qu’il se taise, Harm lui donne son adresse, 1250 8ème rue ; la fanfare précédée de marines en uniforme de cérémonie défile sous ses fenêtres … quand Meg frappe à sa porte, Angélique court se cacher dans la chambre. « voici le dossier, bingo » dit-elle en souriant et triomphante quand elle remarque la fleur sur le bar ; elle le traite de fou, Angélique est impliquée, il est malade, il risque sa carrière et lui demande s’il a couché avec elle ? « Vous êtes à cent lieues de pour désigner le tueur, sur le seuil se présente le Quartier-Maître.

A l’extérieur, les Marines s’exercent à manipuler leurs armes dans un bel ensemble ; le Quartier-Maître décrit l’homme qui l’a payé, on reconnaît le portrait du Colonel et à ce moment un tir l’abat, venu de la fenêtre ouverte, puis d’autre suivent, couverts par la fanfare ; Meg et Ham se mettent à couvert, le Quartier-Maître est blessé à l’épaule, Harm se saisit de son pistolet, demande à Meg d’appeler la police et une ambulance , de rester à terre et se lance à la poursuite du tireur auquel il échappe de justesse dehors en se protégeant derrière une benne à ordure.

Il appelle Meg, lui demande de faire diversion, un tir et il repère un canon de fusil dépassant de la toiture, il monte quatre à quatre, arrive sur les toits et part en chasse, il s’agit du Colonel Pattano ; il appelle Meg à nouveau pour lui demander de lui téléphoner dans 25 secondes : la sonnerie détourne l’attention du Colonel et Harm se retrouve à le viser derrière lui, mais il tente de tirer sur Harm qui riposte par trois fois : le Colonel est mourant, Harm demande une deuxième ambulance et dit « le revolver encore fumant, on l’a ! »

17 heures, hôpital de Bethesda, Bethesda, Maryland :

l’Inspecteur Axel Radd vient à la rencontre des deux Lieutenants : le colonel a reçu deux balles près du cœur, et il serait mort à l’heure actuelle si à la suite d’une blessure de guerre on ne lui avait pas mis une plaque d’acier devant le cœur. Il a reconnu avoir tué les trois lieutenants et ajoute que cette affaire leur revient maintenant ; « vous prenez le dossier, je vous l’emballe ? » demande—t-il à Harm ; on voit ce dernier hésitant parce qu’au bout du couloir il vient d’apercevoir Angélique et Meg vient à son secours, elle s’empare du dossier et lui dit : « sauvez-vous et… bonne soirée… » L’Inspecteur se rapproche de Meg, dans son regard comme une interrogation, elle répond qu’elle a un rapport à faire, il s’éloigne en lui disant de ne pas perdre son numéro et qu’ils ont eu beaucoup de chances : le Colonel a commencé comme sniper dans l’armée thaïlandaise. Meg est stupéfaite et se précipite dans la chambre du Colonel : « vous avez voulu vous suicider ?, vous avez tiré sur le Lieutenant Rabb avec une arme sans chargeur ! »

L’important pour le Colonel c’est d’avoir sauvé l’Ambassadeur ; elle lui assure que le gouvernement va le rappeler et que si le Lieutenant Harbin a été trouvé, là où on l’a trouvé, les deux autres ont été déplacés. S’est-il passé cette fois-ci comme les autres fois ? Il Si Angélique reste ici, les meurtres ne s’arrêteront pas et Meg comprend qu’il s’est sacrifié pour elle, pas pour l’Ambassadeur.

Harm en grand uniforme blanc arrive dans une salle de restaurant où l’attend Angélique ; elle a prévu du champagne : « tout ce que vous voulez, Jim, » lâche-t-il sans le vouloir. Ils trinquent et elle lui demande de lui parler de Jim : il raconte, Bangkok, le Colonel Striker et sa femme persuadés de pouvoir retrouver au Laos des Américains portés disparus, la fille de cette femme Jim, il s’est joint à eux et Jim a voulu les accompagner puisque lui y allait ; c’est sa faute, elle est morte à cause de lui : en route, ils ont été repérés en bordure de la frontière par un hélicoptère qui leur a tiré et l’ont revoit la scène du début : les hurlements humains, les « non, non ! » Le Colonel Striker a réussi à s’en sortir, mais elles, non ; les laotiens ont emporté leurs corps ; Angélique s’écrie : « vous les avez laissées, vous les avez abandonnées » Harm dit que ce n’était pas un abandon, elles étaient mortes ; Angélique rétorque : « qu’est-ce que vous en savez, »et se lève pour aller prendre l’air, laissant Harm éberlué par sa réaction.

Meg force l’entrée de la résidence de l’Ambassadeur, elle est furieuse : votre femme va quitter les Etats-Unis, elle va recommencer à tuer, elle a assassiné d’autres Lieutenants et elle va assassiner Harm, son partenaire ; elle se fâche, elle n’a pas de temps à perdre ; il trouve tout ça fascinant mais ne peut rien faire ; elle hurle, une vraie lionne : « ce n’est ni fascinant, ni intéressant ni amusant , elle va demander l’asile politique… » et elle apprend qu’elle est en fait américaine, son père était un Lieutenant de Vaisseau américain , Lawton Parker, et sa mère vietnamienne. Meg se précipite au-dehors et quand elle attend sa voiture entend un coup de feu ; l’Ambassadeur s’est suicidé avec son arme.

Elle appelle Lindsay de sa voiture – il est train d’améliorer son jeu à la clarinette, – et la route est longue – : elle lui demande de faire des recherches sur un certain Lieutenant Lawton Parker, il s’en occupera demain. Non, hurle-t-elle, tout de suite, la vie du Lieutenant Rabb est en jeu ! elle a trouvé le lien entre les trois meurtres : elle les terrasse avec de l’antihistaminique. Le seul lien qu’elle possède serait l’adresse du Lieutenant Parker.

Angélique et Harm sont en voiture ; à sa demande, il arrête la Corvette et pour « récompense » reçoit un chocolat ; il le prend du bout des lèvres. Harm demande : « c’est ici que vous vous êtes arrêtée avec le Lieutenant Harbin, » ici ? le cimetière d’Arlington est juste derrière. Il aimerait qu’elle lui donne son sac à main , il a bien peur d’y trouver un couteau ; elle est ulcérée par cette demande ; il a été drogué ? pas par le champagne, non. Elle s’enfuit et il la poursuit.

Lindsay rappelle Meg : le Lieutenant Lawton Parker demeure au cimetière i il est mort deux ans après être revenu du Vietnam ; elle fait demi-tour et appuie sur l’accélérateur.

Harm rattrape Angélique au milieu des stèles blanches du cimetière ; il ouvre son sac, y trouve le couteau, demande pourquoi et elle répond : « tu nous as abandonnées, les soldats sont arrivés, maman était jolie et quand ils ont su qu’elle était mariée à un Américain, ils l’ont tous violée et m’ont forcé à regarder » Harm tout à coup voit trouble et semble avoir du mal à rester debout : « je ne suis pas votre père » « mon père avait un uniforme blanc et des galons dorés » et elle se jette sur lui le couteau à la main, il trébuche sur une stèle, tombe sur le dos, elle se jette sur lui ; il se débat, elle le touche au bras, ils luttent quand une forme arrive, Meg se jette sur elle : elles luttent farouchement pendant quelques instants, Angélique le couteau toujours à la main ; elles sont au sol quand Meg arrive à lui asséner un coup de poing et à l’assommer ; elle se précipite vers Harm qui lui dit d’une voix pâteus « je vous connais, vous ». Angélique est à terre, la tête à deux pas d’une tombe, celle de Lawton Parker.

Harm chez lui , un livre sur les genoux, regarde la télévision où une journaliste vient de parler des évènements concernant l’Ambassade de Thaïlande ; on attend des informations complémentaires lors de la conférence de presse qui sera bientôt donnée à la Maison Blanche.

On frappe, c’est ouvert : deux doigts apparaissent, combien en voit-il ? « deux » ; « génial ! vous êtes bon pour le service ! » ; le test de Meg ne convainc pas Harm, c’est pourtant celui qu’elle employait avec sa tante Ellie quand elle avait une gueule de bois ! Il lui offre le café et elle veut lui poser une question ; tant que ce n’est pas personnel…

« Vous vous êtes toujours dit qu’elle pourrait être l’assassin ou vous lui avez fait confiance à un moment ? » Harm répond : « la seule raison pour laquelle je ne pilote pas c’est ma mauvaise vue, mes examens sont parfaits, mais je suis nul pur atterrir pendant la nuit. » « vous êtes aveugle ? »

Harm : « il y a un tas de choses pour lesquelles on est aveugle mais quand vous vous en rendez compte, il est trop tard … allez à la conférence de presse et laissez Lindsay récolter tous les lauriers » et comme elle est sur le point de fermer la porte, il ajoute : « je n’ai pas couché avec elle ». Elle explose et sourit : « je le savais », laissant Harm avec son livre sur les genoux : entre les pages, est glissée une photo de ..Gyn.

 

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