1.07 – War cries

Le drapeau américain flotte sur le fronton de l’ambassade ; une longue limousine blanche franchit les grilles du portail d’entrée après que les Marines de garde ont donné le feu vert. Devant le perron, les passagers descendent de voiture, on entend des rires puis une voix dans un talkie-walkie annonce « l’oiseau est rentré au bercail ». Près d’une grille dans l’enceinte de l’ambassade, une petite voix appelle l’un des Marines de garde : « David ! Tu m ‘écoutes ?» Une jeune femme qu’il appelle Tiena a quelque chose d’important à lui dire mais il est de garde ; soudain, il entend un bruit puis voit une silhouette : « vous sur le mur, plus un geste ! » L’ombre se tourne vers lui et le vise, il épaule et riposte immédiatement ; peu après un autre garde accourt et examine le corps au sol : il est mort et c’est un….enfant ! 15h20 Aéroport international Jorge Chavez, Lima, Pérou :

Les Lieutenants Harmon Rabb et Meg Austin sont accueillis sur le tarmac par le Sergent Major Granger du détachement des Marines de l’ambassade. Meg est surprise :  » Vous êtes contre le fait de saluer vos supérieurs, Sergent ? » « Non, Madame, répond-il c’est pour des raisons de sécurité, si je le fais, on saura un kilomètre à la ronde que vous êtes des officiers et vous constituerez une cible idéale pour un tireur embusqué » Meg fait observer qu’ils ne sont que des avocats mais on abat aussi les avocats dans ce pays ; en revanche les hommes de l’escorte les saluent ; Harm s’approche de lui et d’un ton bas mais ferme : « vos hommes n’ont pas l’air au courant, Sergent ! » La voiture pénètre dans la ville et essuie des jets de pierres et toutes sortes de projectiles ; les Péruviens sont assez agités depuis que l’ on a éliminé ce…terroriste, précise le Sergent ; Meg est ulcérée ; c’est un enfant, je crois » ; pour le Sergent cela revient au même ; Meg et Harm échangent un regard.

Dans le bureau de l’Ambassadrice, un homme parle avec elle de l’affaire : le Sendero Luminoso n’a pas fait parler de lui depuis quelques mois ; son gouvernement redoute qu’ils se servent de ce regrettable incident pour recruter ; l’Ambassadrice l’assure qu’ils vont mener une enquête complète et impartiale et que s’il est prouvé que le Caporal Parr est dans son tort, il sera poursuivi. Sur ces entrefaites, Harm et Meg se présentent. L’Ambassadrice leur présente Monsieur Vargas, Ministre des Affaires Etrangères du pays : il leur parle d’un accident tragique, il fera tout pour les aider dans leur enquête et se retire.

L’Ambassadrice semble plutôt à cran et elle leur propose un verre, ce qu’ils refusent :  » les Péruviens sont nerveux, Washington est nerveux, je suis nerveuse ! » Elle n’avait pas besoin qu’un Marine abatte un enfant qui gambadait sur les murs ! La situation est explosive ; le Sendero Luminoso cherche à prendre le pouvoir par tous les moyens, et il va peut-être falloir faire un exemple avec le Caporal Parr. A eux de lui dire ce qui s’est passé et ensuite comment arranger ça !

Harm et Meg interrogent le Caporal Parr : il raconte qu’il patrouillait près du mur d’enceinte quand il a vu un intrus, grâce à ses lunettes à infra-rouges, qui a tiré sur lui et il a dû ouvrir le feu ; combien de balles, ce n’est pas dans le rapport ; la moitié de son magasin, s’étonne Meg, soit 15 projectiles ! Non, son arme n’a pas été retrouvée ; et personne d’autre que lui ne l’a entendu tirer ; il est certain qu’il l’a fait, il a vu un éclair, comme celui d’un silencieux ; Meg le pousse dans ses derniers retranchements, elle est assez agressive : cela pouvait tout aussi bien être l’éclair d’un appareil photo ou d’un briquet ! Pas d’arme ni de douilles, conclut-elle.

Harm demande à la voir dehors : ils sont sur le perron, il lui reproche de se comporter comme un Procureur ; elle n’est pas d’accord : la situation est explosive, ils doivent rapidement mener leur enquête, plus vite ça ira, mieux ce sera ; Harm tente de la calmer : ce n’est pas une tête brûlée ; Meg fulmine : en revanche, le Sergent en est une ! Harm hausse le ton : « je me fiche de ce que le Sendero Luminoso veut, de ce que les Péruviens veulent, de ce que l’Ambassadrice veut ; nous n’allons pas sacrifier le Caporal Parr par souci d’efficacité ». Quand ils viennent voir l’Ambassadrice, elle a reçu une lettre de menace du Sendero Luminoso qui lui demande de remettre le Caporal Parr aux autorités péruviennes et qu’il soit jugé pour meurtre.

Au-delà de la porte d’entrée, une vieille femme habillée de noir, un grand panier de fruits au bras, s’approche de la grille pour le déposer. Les marines de garde ne lui prêtent pas attention. Une bombe explose.

13h45 Ambassade des Etats-Unis, Lima, Pérou : on répare la grille sous bonne protection, des chiens policiers tentent de découvrir des indices. Harm s’exclame : « si la sécurité devient plus serrée, on va bientôt passer à la fouille corporelle ! »

Ils retrouvent l’Ambassadrice au téléphone : elle est en train de faire jouer ses relations pour partir d’ici, quitte à faire appeler « Hillary »(Clinton). Elle leur annonce que la victime de Parr a été identifiée ; il s’agit de Ramon Escamilla, il avait 15 ans tout juste. Le garde blessé lors de l’attentat survivra, elle est plutôt survoltée ; Washington vient de la prévenir qu’elle doit inaugurer demain un hôpital subventionné par les Etats-Unis ; autant lui mettre une cible au milieu du front ! Désamorcez la situation avant demain, Lieutenants, ou vous serez assis devant moi à l’inauguration ! » Meg sort en pestant : « elle nous menace de servir de boucliers humains ! » Harm sourit :  » Madame l’Ambassadrice apporte un nouveau sens à l’expression « survie politique » ; il va aller faire une visite officielle à la famille de la victime, elle n’a qu’à aller sur le lieu de l’accident avec le Caporal Parr ; non ce n’est pas pour qu’elle reste en retrait, c’est par souci d’efficacité.

Les Marines sont à l’entraînement sous la direction du Sergent Major Granger qui hurle : « allez cognez ! Parr, tu es sensé lui trancher la gorge, pas danser avec lui !il ne faut jamais hésiter… » et Meg arrive alors, assez hostile après ce qu’elle a entendu : les deux officiers se saluent, et elle demande : « à quoi ça rime ? » Un entraînement à l’arme blanche ; elle dit d’un ton très ferme que cela ressemblait plutôt à de l’intimidation. Il rétorque qu’un ennemi secret est toujours intimidant ; un vrai duel les oppose : elle pensait que le Caporal Parr était consigné dans ses quartiers ; oui, il l’est mais l’entraînement ne s’arrête jamais. Elle prétend qu’il les rend enragés, non, ils sont prêts à toute éventualité. Pour tuer des adolescents du pays ? Non, c’est comme ça que le Sendero Luminoso opère : il recrute des enfants dans les villages, leur donne des armes automatiques. Meg : mais celui-ci n’en avait pas ! Si, il en avait une, c’est certain.

Peu à peu, le ton a monté entre eux ; ils sont face à face. Elle lui dit qu’elle veut emmener Parr sur le lieu de l’accident et qu’ensuite elle le reconduira dans ses quartiers.

Harm de son côté, escorté d’un Marine, le Caporal Cortez, qui lui sert de chauffeur et sera son interprète, va voir la famille : ils ne seront pas heureux de le voir, ce à quoi il répond qu’il est avocat et qu’on est jamais heureux de voir un avocat.

Meg accompagnée du Caporal Parr lui demande des précisions ; où il était quand il a ouvert le feu, ont-ils passé le terrain au détecteur à métaux ?quand le Caporal Douglas est-il arrivé sur les lieux : quelques secondes après l’échange de coups de feu. Il se trouvait près de l’entrée de service quand il a entendu du bruit ; Meg regarde très attentivement l’endroit et remarque que c’est un endroit étrange pour se glisser ici. Les fenêtre là-bas ? les quartiers privés de l’Ambassadrice.

Harm arrive devant la maison de la famille de la victime ; la personne qui lui ouvre se présente comme la sœur de Ramon, Tiena.; la mère se lamente ; son fils était un bon garçon, il n’avait pas de problème ; que faisait-il cette nuit-là à l’ambassade ? elle n’en sait rien, il était très curieux. Faisait-il partie du Sendero Luminoso ? Elle se récrie, non, non ! et se signe. Il s’occupait d’elle, allait à l’église, beaucoup de foot aussi ; quand elle lui demande le nom de celui qui a tué son fils, Harm refuse, il n’a pas le droit de le révéler ; et tout à coup, elle dit « Parr, c’est Parr » Harm est surpris, elle le connaît ? La fille demande qu’ils partent, ça suffit ; elle et sa mère se disputent quand les deux Américains sortent.

Meg: « c’est là qu’il est tombé? » Le Caporal Parr ne s’en remet pas: « si petit, si jeune…du genre à grimper à un mur juste pour voir ce qu’il y a derrière » Meg l’interroge du regard, il le connaissait? « juste comme mon petit frère.. »il a des doutes parce qu’il a tué un être humain» Meg: « mais si c’était en état de légitime défense, vous avez choisi la bonne solution… » Quand il lui demande de ne pas parler de sa faiblesse au Sergent, elle répond que ce n’est pas de la faiblesse, « c’est ce qui nous rend humains » Puis, elle grimpe sur le mur et saute de l’autre côté alors que le Caporal insiste à plusieurs reprises pour faire des excuses à la famille, il veut même y aller lui-même; Meg trouve que ce n’est pas une bonne idée du tout et l’envoie chercher le détecteur à métaux; elle s’aventure un peu plus loin le long du mur d’enceinte dans la zone suspecte et finit par mettre la main sur une douille.

Une fois dehors, le Caporal Cortez traduit pour Harm ce que la femme disait à sa fille : « par ta faute, mon fils est mort, maudite fille ! et ce maudit bâtard que tu portes dans ton ventre ! »

Meg retrouve Harm à l’Ambassade: elle a fait des recherches de balistique; la douille appartenait à un 7,65 mm de fabrication tchèque probablement, elle pourrait avoir été utilisée avec un pistolet Scorpio avec un silencieux; il visait les quartiers de l’Ambassadrice; non, dit Harm, il n’en voulait pas à l’Ambassadrice mais au Caporal Parr, sa sœur est enceinte et Parr est son petit ami. Meg précise que les Scorpios, le Sendero Luminoso en raffole.

Soudain, l’alerte est donnée: le Caporal Parr soi-disant consigné a été enlevé par le Sendero Luminoso. Aussitôt le Sergent Major et ses hommes sont prêts à l’action: « ils ont enlevé un des mes hommes, Lieutenant » dit-il à Meg qui une fois encore s’oppose à lui: « une fois que ses hommes seront dehors, ils seront assimilés à une force d’invasion : « je ne vous laisserai pas commencer une guerre, Sergent! » Il réplique: « Restez en dehors de mon territoire et je resterai en dehors du vôtre! » Meg est tellement furieuse que cela déforme son visage: « Rappelez vos hommes, sur-le-champ, c’est un ordre, Sergent! »

Harm déboule à ce moment, demande au Sergent que ses hommes retirent leur tenue de combat, il a besoin du Caporal Gomez, de lui et de deux autres Marines. Meg ne croit pas qu’il a été enlevé: par trois fois Parr lui a demandé d’aller faire des excuses de vive voix à la mère; mais non, ce n’est pas la mère qu’il veut voir, mais la sœur, lui dit Harm.

« On est forcés d’y aller avec le Sergent Granger ? demande Meg, il est dangereux, vous savez »; Harm ajoute: « La ville aussi est dangereuse, Meg.

16h20 Eglise de Santa Rosa, Santa Rosa, Pérou:

Sur la place de la ville, des enfants jouent, des femmes se promènent; à l’intérieur de l’église, Tiena prie, une mantille noire sur ses cheveux. Le Caporal Parr, en civil, la rejoint; il est venu dès qu’il a reçu sa lettre; elle lui demande pour quelle raison il a tué son petit frère : il avait tiré sur lui; elle lui dit alors: «il croyait défendre mon honneur; je suis enceinte » et elle s’effondre en pleurs. La réponse fuse aussitôt: il va l’épouser; il la regarde, lui prend le menton et lui avoue son amour; mais elle le repousse: comment pourrait-elle épouser celui qui a tué son frère?

Harm se présente avec les Marines chez la mère de Ramon: un homme entrouvre la porte, la referme aussitôt donnant l’alerte; ils s’enfuient en sautant par la fenêtre ouverte; la mère se lamente « ils vont tuer sa fille, c’est le Sendero Luminoso, elle est cachée dans l’Eglise de Santa Rosa »

Dans l’église, un membre du Sendero vient d’entrer; il faut que le Caporal s’en aille avant qu’il ne l’aperçoive mais il réagit trop tard, il s’approche d’eux et les menace au moment où Meg, Harm et les Marines arrivent; il s’empare de Tiena et pointe un revolver sur sa tempe, ce qui lui permet de s’enfuir. Harm demande alors à la jeune femme pourquoi il voulait la tuer: elle porte l’enfant de David, ils sont partout, sa vie est menacée, elle pourrait bénéficier du droit d’asile. Harm et Meg sont très inquiets.

A peine ont-ils tous regagné l’ambassade, que le Sergent convoque Parr, il a déserté; Meg s’interpose violemment : « il est jeune, Sergent, ce sont des circonstances exceptionnelles » Le Sergent dit qu’il est un Marine avant tout; si on le bichonne, il doutera de sa valeur, de son instinct, de son entraînement et c’est le doute qui tue. Il sait qu’elle ne l’apprécie pas mais il a le devoir d’assurer la protection de l’ambassade; ce n’est pas une salle de tribunal ici mais un champ de bataille.

Harm rejoint Tiena près d ‘une gloriette: les hommes dans l’Eglise savaient tout sur elle; c’était le Sendero Luminoso? Des amis de Ramon, dit-elle. Votre frère en fait partie? Elle s’obstine à répondre que c’est un petit garçon qui défendait son honneur..

Dans le bureau de l’Ambassadrice, Harm et Meg font leur rapport: le droit d’asile!!! un mariage comme solution à tout ça! Harm l’informe que l’enfant appartenait au Sendero Luminoso et qu’il devait la tuer; ils possèdent des Scorpios, elle doit annuler l’inauguration, cela vaudrait mieux.

Quand le téléphone sonne, on comprend qu’elle parle à quelqu’un d’important qu’elle appelle Monsieur: elle ne se laissera pas intimider aussi facilement; elle remercie son interlocuteur dont on découvre alors le visage, Bill Clinton. Elle annonce: « Lieutenants, j’espère que vous avez vos tenues d’apparat, vous allez en avoir besoin pour l’inauguration demain! »

Dans un entrepôt, des hommes du Sendero arrachent le couvercle de caisses : sous les poteries indiennes, des armes automatiques qu’ils se répartissent.

12 h Ambassade des Etats-Unis, convoi de diversion

Une voiture précédée d’une jeep sort de l’Ambassade. On équipe l’Ambassadrice d’un gilet pare-balles, ce qui se fait de mieux ; inquiète, elle demande « et si on vise ma tête ? » Le Sergent lui conseille, dans ce cas, de se baisser ! Ils sortent tous par derrière et montent dans lune deuxième limousine.

Tiena est dans l’Ambassade, elle cherche à rejoindre David Parr et arrive jusqu’à lui alors qu’il est aux communications ; elle n’a pas le droit d’être là, elle l’aguiche mais il arrive à s’en défaire.

En ville, le convoi est arrêté dans des embouteillages inextricables ; on voit de nombreux guetteurs sur les toits, des hommes qui se font signe de loin : leur déplacement n’échappe à personne ; Harm finit par voir un canon d’arme qui dépasse d’une terrasse et c’est l’embuscade ; coincée par-devant et par derrière, la limousine est prise sous le feu de rockets. Les tirs sont nourris et viennent de partout ; le Ministre Vargas, assis aux côtés de l’ambassadrice, est tué ; le Sergent Major dans la jeep de devant défend sa position mais demande à Harm et à Meg d’emmener l’Ambassadrice à l’abri ; à peine sortie de la voiture, elle s’écroule ; non sans mal, ils parviennent à s’abriter ; en fait, la peur l’a terrassée. Le Caporal Cortez leur sauve la vie en abattant un tireur isolé ; Harm ne voit pas d’autres solutions que de conduire l’Ambassadrice à nouveau à sa voiture et en marche arrière de fuir pendant qu’il protégera sa retraite avec Meg.

Quelques minutes après, le calme est revenu, le Sergent Major, l’arme au poing et aux aguets, les rejoint ; tout près d’eux, une femme est effondrée et pleure sur un corps. Le Sergent baisse sa garde, la femme se découvre, tire sur lui et le tue : la mère de Ramon et de Tiena appartenait aussi au Sendero Luminoso ; Meg est catastrophée par la mort du Sergent ; tout à coup Harm et elle se rendent compte que Tiena était la seule à connaître leur itinéraire et a prévenu les terroristes, elle est seule à l’ambassade où va revenir la diplomate ; le guet-apens a été mené de main de maître. Meg appelle l’Ambassade : le Caporal Parr est en ligne, et elle lui annonce que Tiena fait partie du Sendero Luminoso ; il n’en croit pas un mot.

La limousine rentre à l’ambassade ; l’Ambassadrice en descend, commotionnée et demande un médecin ; le Caporal Parr est troublé par le message de Meg ; on voit Tiena descendre les escaliers et finir de visser un silencieux à son arme quand David Parr la voit et la met en joue ; elle cherche à faire diversion et à profiter d’un moment d’inattention pour ouvrir le feu mais le Caporal est plus rapide, il tire et elle s’écroule en bas des marches, à ses pieds ; il vient de la prendre dans ses bras quand Harm arrive en courant.

7h08 Aéroport International Jorge Chavez, Lima, Pérou :

Le Caporal Parr, Harm et Meg échangent quelques mots : Tiena n’était pas enceinte, elle a roulé tout le monde.

Une jeep arrive portant le cercueil du Sergent Major Granger, enveloppé dans la bannière étoilée ; les deux lieutenants sont très émus, Meg tout particulièrement. Les soldats en uniforme de cérémonie rendent les honneurs et le Caporal donne des ordres à ses hommes ; Harm remarque qu’on croirait entendre le Sergent. Meg murmure « j’espère qu’il sera un aussi bon soldat que le Sergent » ; quand le cercueil est déposé dans l’avion, tous restent au garde-à-vous..

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