1.10 – Boot

1105h baraquement du peloton 4010 Centre de recrutement des Marines de Parris Island

Deux femmes réveillent le baraquement en faisant un bruit infernal ; elles tapent sur tout ce qu’elles trouvent sur leur passage et l’une d’elles crie «debout là-dedans ! secouez-vous les puces… vous faisiez de beaux rêves et bien tout ce qui vous reste maintenant c’est moi, votre pire cauchemar » Elles donnent des coups de bottes sur les lits, bousculent les recrues et apostrophent l’une d’elles pelotonnée encore dans son lit : « Soldat Whitley, ce n’est pas le Hilton, ici, je veux un lit au carré dans 30 secondes ! »Et comme une des recrues sourit, elle lui crie dessus : « Soldat Johnson, vous trouvez ça amusant ? effacez ce sourire bovin sur votre visage ! » Une recrue manque à l’appel, le soldat Schuller ; personne ne sait où elle se trouve ; un déserteur ? C’est la Cour Martiale assurée ; l’une des deux femmes, le sergent Gonzalez regarde distraitement par la fenêtre, puis appelle sa collègue : le Soldat Schuller est pendue après le mur d’escalade en bois ; les deux sergents sortent en courant.

13h Quartier Général du JAG, Washington D.C.

Le capitaine Lindsay, Harm et Meg arrivent ensemble ; le capitaine fait part à ses subordonnés du mécontentement du Département d’Etat à la Défense qui suite à l’affaire sur la Bosnie – épisode « Légitime défense »-ne comprend pas comment un avocat a abandonné une Cour Martiale pour se retrouver parachuté en Bosnie ; apparemment, le capitaine a renvoyé ses interlocuteurs dans leurs starting-blocks, à la grande surprise de Harm et de Meg.

Il leur propose donc une affaire de routine pour calmer les esprits : et leur explique qu’il y a trois jours, une jeune recrue qui avait effectué la moitié de sa formation a été retrouvée pendue à la tour de saut. Le prévôt a conclu à une mort accidentelle mais les parents de la jeune fille ont reçu une lettre anonyme qui disait qu’en réalité il s’agissait d’un meurtre, et qui mentionne par ailleurs que l’un des sergents instructeurs était absent cette nuit-là. Ils portent plainte contre l’une des sergents instructeurs. Le Capitaine se rendra à Parris Island vendredi, quant à Meg elle commencera cette enquête sous un angle légèrement différent.

8h45 Centre de recrutement des Marines de Parris Island

Harm rencontre le Major Kline, commandant la base ; il lui fait un compte-rendu de l’affaire et ajoute que les sergents Carrington et Gonzalez sont dures mais justes ; leurs déclarations concordent ; cependant il conclut « je vais être franc avec vous, je connais votre réponse ; vous êtes un poids lourd et pour que le JAG vous ait envoyé jusqu’ici c’est que l’affaire est plus compliquée qu’elle ne m’a paru »

Le peloton des recrues avance au pas gymnastique sous les hurlements du Sergent Carrington ; elles avancent par quatre, se font traiter de tous les noms « de minables, vous me faîtes honte, j’ai envie de vomir »… les filles suivent mais ne peuvent s’empêcher de faire des commentaires. L’ordre claque : « stop ! Soldat MacIntyre (il s’agit de … Meg) vous me traitez de menteuse ? » Non, Madame » répond Meg ; elles sont nez à nez ; le sergent punit tout le peloton pour l’intervention de Meg, trois kilomètres de plus !

Harm poursuit son entretien avec le Major

Ils sont au pied de la tour de saut ; Harm réfléchit tout haut : le Soldat Schuller s’est entravée toute seule, est montée puis s’est coincé la tête entre les deux cordes ; c’est aussi simple que ça ? Harm monte à son tour, entreprend de descendre en rappel puis redescend : s’il est difficile de passer la main entre les deux cordes quand un poids pèse sur elles comment le soldat Schuller a-t-elle pu y glisser la tête ? Ce n’est pas un accident, pas un suicide non plus, non un meurtre !

15h30 Baraquement : le Major et Harm vont à la rencontre du Sergent Gonzalez ; elle était de service ce soir-là ; mais elles dormaient, elles n’ont rien entendu ; quand elles ont trouvé Schuller, elles n’ont pas pensé à la procédure, elles ont cherché à la décrocher tout de suite, parce qu’il y avait une chance qu’elle ne soit pas morte ; Harm lâche froidement »mais elle l’est »

A la cantine, les filles n’ont pas le droit de parler ; le sergent Carrington continue ses invectives ; le Soldat Whitley s’assoit à côté de Meg qu’elle remercie de ne pas l’avoir dénoncée lors de la marche. Elles font connaissance, et Meg explique qu’elle est là parce qu’à la suite d’une pneumonie elle n’a pas pu finir sa formation précédente. Le Soldat Johnson s’approche d’elles et agresse Meg « la prochaine fois que tu débloques, je te ferai une petite visite la nuit ! » menace-t-elle.

Parcours du combattant : les filles se démènent sous les cris de leurs sergents instructeurs : elles rampent sous les barbelés, sautent dans un fossé de boue, on leur demande d’aller toujours plus vite. Meg s’accroche une botte ; le sergent Carrington choisit justement Johnson qui a beaucoup d’avance pour aller l’aider au nom de la solidarité qui règne chez les Marines. Ensuite ce sont les déplacements aux barres, la corde puis la boue ; une fille semble se trouver mal, Meg sort sa gourde quand retentit un « garde-à-vous, Soldats ! » Meg tente d’expliquer son geste, le Sergent Carrington la reprend vertement puis la pousse dans l’eau boueuse et remarque à voix bien haute qu’elle patauge dans la boue comme un cochon puis ordonne « à plat ventre, 20 pompes ! » mais Harm et le Major sont là depuis quelques instants et le Major demande au Sergent de ramener son peloton au baraquement ; le Sergent Carrington n’abandonne pas la partie : le Soldat MacIntyre sera de corvée de nettoyage ; Meg en partant croise le regard de Harm désolé de ce qu’elle vient de subir.

Harm interroge à son tour le Sergent instructeur Carrington : a-t-elle testé les performances du Soldat Schuller ? d’après elle, elle n’avait pas l’étoffe d’un Marine ; son but ? éliminer les recrues qui ne sont pas à leur place et faire des autres des Marines. Harm objecte : mais quelle est la limite réellement, jusqu’où les pousser ? Il lui fait remarquer qu’elle a commis une faute en ne signalant pas l’accident assez vite ; quand elle s’en va, Harm est très réservé.

18h Baraquement : les filles se détendent mais le Sergent Gonzalez leur fait remarquer qu’il reste 20 minutes de temps libre puis va rejoindre Carrington dans la pièce voisine où celle-ci regarde un vieux film dans lequel un officier hurle sur ses soldats.

Meg est dans les douches ; elle brosse les carreaux quand elle se rend compte que l’un d’entre eux sonne creux ; elle le descelle et découvre dans la cavité une lettre cachée accompagnée d’un article et d’une photo : celle de Schuller ; l’article dit que la meilleure élève du lycée Jackson a choisi de s’engager dans les Marines ; elle s’empresse de tout cacher quand elle entend quelqu’un arriver ; c’est Johnson qui vient régler des comptes avec « la blondinette » ; elle salit volontairement tout ce que Meg vient de nettoyer, et le Sergent Gonzalez les surprend alors : elles doivent s’y remettre toutes les deux ; regard furibond de Johnson.

10h15 Harm interroge les recrues

Le Soldat Johnson n’est pas tendre envers le Soldat Schuller qui ralentissait tout le peloton. Quand c’est au tour de Meg, il lui dit de fermer l’écoutille derrière elle ; Meg le rassure, elle va bien ; Harm sourit : oui, les Sergents Gonzalez et Carrington sont des anges ! Pour lui, le Sergent Carrington avait une dent contre Schuller et elle est le suspect n°1 ; elle va toujours trop loin ; Meg n’est pas d’accord, elle veut poursuivre ; pour Harm l’entraînement de base des Marines est trop dur pour elle, elle n’a pas la condition physique nécessaire, il pense plus prudent d’abandonner ; Meg, elle veut aller jusqu’au bout. « Jusqu’à vos funérailles ? » demande H arm.

11h Entraînement des recrues féminines, Parris Island

Le Sergent Carrington présente le bâton de combat ; une lutte à un contre un ; elle choisit MacIntyre comme volontaire et celle qui se présente pour la combattre n’est autre que le soldat Johnson ; elles portent un casque ; il n’y a pas de règle « votre ennemi veut vous tuer »hurle-t-elle, mais au premier coup net à la tête, on arrête ! » les deux recrues ne se font pas de cadeau, sous les cris d’encouragement de leurs congénères ; le Sergent Gonzalez remarque tout à coup que Johnson veut faire mal mais le Sergent Carrington n’interrompt pas la lutte acharnée que se livrent les deux jeunes femmes ; finalement, Meg prend le dessus et se contrôlant parfaitement, touche le casque de son adversaire en douceur.

Harm examine les affaires du Soldat Schuller sur le bureau du Major quand le dernier arrive pour lui dire qu’il l’a déjà fait ; mais Harm remarque que quelqu’un a fouillé avant lui ; il n’y a pas de cadenas, or c’est la première chose que l’on donne aux recrues quand elles arrivent. Par ailleurs, le Major n’apprécie pas qu’il ait sorti les dossiers des deux Sergents instructeurs et leurs états de service ; cela pose un problème, Major ? il est contraint de répondre par la négative. Harm poursuit : pourquoi les protège-t-il autant et la réponse fuse : « je ne veux pas qu’un avocat du JAG aux dents longues gâche leur carrière ! il repart travailler furieux, non sans que Harm ne lui ait demandé une copie du journal où se trouve l’article que Meg a trouvé.

C’est l’heure du repas et Meg est à genoux dans les douches où elle continue de gratter ; les deux Sergents ne la voient pas : « le gars du JAG devrait avoir fini son enquête » dit l’une « il n’est au courant de rien » dit l’autre. « Il sait que l’ une d’entre nous était absente cette nuit-là ; une des recrues a envoyé une lettre » « Aucune importance, il n’a aucun moyen d’apprendre quoi que ce soit » et elles sortent.

Exercice avec des gaz dans une pièce fermée ; le peloton nez devra mettre le masque que lorsque le Sergent l’ordonnera ; elles entonnent l’hymne des Marines pendant que les gaz s’échappent de deux bidons, elles se mettent à tousser à qui mieux mieux, mais chantent encore, pleurent, résistent ; on ne voit plus rien dans la pièce, les filles crachotent, toussent quand on leur dit de mettre les masques ; Meg est alors agressée et se voit contrainte de sortir à l’extérieur, suivie de près par le Sergent Gonzalez qui lui demande ce qui lui a pris : Meg s’évanouit et tombe au sol.

17h Hôpital de Parris Island

Harm pénètre dans la chambre, légèrement moqueur ; il vient de voir le médecin : régulièrement une ou deux recrues perdent leur masque pendant l’exercice chaque année ; Meg proteste : on le lui a arraché ; Harm est sceptique ; elle ajoute que quelqu’un a essayé de la tuer ;Harm sarcastique : « les gaz lacrymogènes n’ont jamais tué personne ! » Meg répond : « les gaz lacrymogènes, non, mais un étranglement si ! » et baissant le col de sa chemise lui montre les marques sur son cou. En voyant cela, Harm réagit au quart de tour : « ça suffit, on arrête immédiatement ; ils doivent savoir qui vous êtes ». Ils passent en revue les suspects possibles, Carrington, le Major, Johnson ? On frappe alors à la porte, Harm va se cacher dans la salle de bains et le Soldat Whitley entre ; on l’a chargée de venir la chercher pour l’escorter : elle a le droit de sortir. la pauvre, Carrington s’acharne sur elle, comme avec Schuller et le soldat Whitley porte des accusations sur l’une des deux Sergents ; une fois qu’elle est repartie, Harm sort et dit qu’il s’agit probablement de la correspondante anonyme, il lui laisse 24 heures et lui conseille de ne jamais rester seule avec l’une ou l’autre des deux sergents.

21 h Centre de recrutement des Marines de Parris Island :

L’obscurité règne sur le dortoir mais Meg garde l’œil ouvert et voit sortir l’une des Sergents ; dehors, dans la pénombre, Harm la voit et la suit jusqu’à un baraquement ; dans le couloir il entend des voix, il entre pour découvrir le Major et le Sergent Gonzalez, tout penauds : « cela n’a rien à voir avec votre enquête, Lieutenant » « Cela, c’est difficile à avaler , Major ! vous me mettez des bâtons dan les roues depuis le début, vous cachez des dossiers, vous passez des informations au Sergent Instructeur et vous entretenez une liaison avec un sous-officier ! » En réalité, ils sont mariés, ils savent que c’est contraire au règlement des Marines et c’est pour cette raison qu’elle a demandé à être intégré dans le corps des officiers. La nuit du meurtre, elle était ici avec lui ; alors c’est le Sergent Carrington qui a tué Schuller ? non, ce n’est pas possible, elle s’en porte garant. Sur la table se trouve la photocopie du journal demandé par Harm ; que va-t-il faire pour eux ? pour l’instant, rien. Sur la page au dos de l’article, une photo du Soldat Whitley : elle est recherchée pour meurtre !

Dans le baraquement, une recrue sort de la chambrée. Meg éveillée, la voit faire et part à sa poursuite.

Elles s’enfoncent dans le campement pour atteindre le marais ; il fait nuit noire, les herbes sont hautes, puis commence une course poursuite ; Meg appelle « Johnson ? » quand tout à coup on voit un corps disparaître dans les sables mouvants et on entend une voix appeler « aidez-moi ! au secours ! »

Une jeep arrive au baraquement et stoppe : Harm en descend à toute vitesse suivi de près par le Major et le Sergent ; ils demandent la lumière, cherchent le soldat MacIntyre ; le lit est vide; Johnson qui montait la garde n’a rien vu de précis mais a aperçu une ombre qui se dirigeait vers le parcours du combattant, elle était sortie 5 minutes pour fumer une cigarette ; Carrington lui hurle après « elle sera de corvée de nettoyage jusqu’à l’an 2000 ».

« MacIntyre, aide-moi » ; il s’agit du Soldat Whitley,elle se débat dans les sables mouvants ; elle crie qu’ elle en a assez, elle veut quitter l’île parce que l’officier du JAG a vu un article sur elle , comme Schuller l’avait vu auparavant. Elle avoue l’avoir tuée pour ça ; mais elle doit l’aider, comme un Marine .

La jeep suit le cours d’eau et tous phares allumés cherche dans la nuit ; ; Meg porte secours à Whitley –Semper Fi !- non sans mal et arrive à la faire sortir de sa gangue de boue ; mais à peine est-elle dehors qu’elle fait basculer Meg à son tour dans les sables et s’enfuit. Quand Harm la voit dans ses phares , il s’arrête, demande aux autres de continuer la poursuite, et se lance dans la direction des cris de Meg ; il arrive alors que sa tête dépasse difficilement de la surface, il lui tend une main, mais ce n’est pas suffisant, le Major et le Sergent Carrington forment une chaîne et tous trois arrivent à la faire sortir de là.

Harm fait alors les présentations : « Sergent-Chef Carrintgton, je tenais à vous présenter le lieutenant G.J Austin « ; les deux femmes se retrouvent nez à nez et Carrington de s’excuser « Madame, cela n’avait rien de personnel » « Non, vous faisiez votre devoir » et Meg couverte de boue des pieds à la tête lui serre généreusement la main en disant « ravie de vous rencontrer, Sergent Carrington » et lui envoie une bonne bourrade sur l’épaule, sous le regard amusé de Harm.

9h Baraquement du peloton 4010, centre de recrutement des Marines de Parris Island :

Le Major Kline reconnaît qu’il a eu tort ; le Sergent Gonzalez demande s’il va les dénoncer ? non, il est persuadé que si elle n’obtient pas sa promotion d’ici un mois, elle le fera elle-même ; Meg leur souhaite bonne chance, dit qu’elle guettera dans le journal de l’Aéronavale son nom sur les listes de promotion et les deux lieutenants sortent au moment où le peloton arrive sous le commandement du Soldat Johnson ; Harm demande : « vous voulez finir vos classes avec le peloton ? » Meg sourit : « non ». Le peloton s’arrête ; elle aimerait leur dire au revoir ; Johnson ordonne « garde-à-vous » Meg s’approche, sourire en coin de Johnson, sous le regard intéressé de Harm. « Soldats, saluez ! » Meg leur rend leur salut « Semper Fi, Marines ! » et à l’unisson, elles lui répondent « Semper Fi ! Madame ! ». Meg leur adresse un sourire éclatant, et le visage de Harm s’éclaire aussi d’un sourire.

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