1.16 – High ground

7h30 GMT Quantico, VirginieDes hommes sont couchés à terre à plat ventre prêts à viser des cibles éloignées pendant que leur sergent instructeur leur parle et leur donne des conseils :

– Là où on dénombre 200.000 balles utilisées pour un ennemi éliminé, le score moyen des tireurs d’élite chez les Marines est de 1.36 balle pour un ennemi abattu. Si vous suivez à la lettre mes instructions, je vous promets une vie belle et heureuse.

Arrive alors une jeep, d’où descend un Colonel, qui salue le Sergent Instructeur qui ordonne « repos sur la ligne de tir ».

– Bienvenue au champ de tir, Colonel !

– Vous avez de la chance… le Bosnie est le meilleur théâtre d’opérations qu’un Marine puisse espérer !

– ??? n’y a-t-il pas une petite erreur, Colonel ?

– Vous partez demain à 6 heures tapantes pour la base aérienne de Tuzla, Sergent.

– Colonel, excusez-moi d’insister, mais j’avais passé un accord avec le Colonel Garcia….

Le Colonel n’en a cure et se dirige vers sa jeep en demandant à son aide de camp de prévoir le remplacement du Sergent.

Le Sergent instructeur semble très contrarié et soudain demande à l’un de ses hommes, Trevino, de lui présenter son arme pour une inspection : la distance ? 1100 mètres, avec une correction de 2.6 à droite à cause du vent, indique le soldat ; la marge d’erreur ? Et le Sergent prend son arme, vise la cible puis regarde la jeep et ajoute : « disons, 1 kilomètre », trop loin pour un tir ajusté, remarque le Marine. « Faux, Trevino » et il dirige l’arme vers la jeep qui s’éloigne :

– Quand tu vois, tu peux toucher !

– Sergent !

Le Sergent tire en direction de la jeep, la balle vient faire éclater le miroir du rétroviseur gauche et le Sergent conclut :

– Comme je te l’ai appris : tu mets ta cible en joue et tu appuies sur la détente entre deux battements de cœur ! dit-il dans un sourire ; ce qu’il vient de faire laisse ébahis les deux jeunes Marines à ses côtés.

Nous sommes dans la jungle, la lumière filtre à peine tellement les arbres sont hauts, des hommes avancent sans faire de bruit et communiquent par signes ; on entend juste un ordre murmuré « allons-y, en avant »Tout à coup, ils sont attaqués et surpris par une colonne ennemie. Un homme embusqué en haut d’un arbre titre sur les assaillants.

Et l’on entend la voix de l’Amiral AJ Chegwidden ajouter :

– On découvrit 18 Nord-vietnamiens tués cette nuit-là d’un seul coup de feu

– et par un seul tireur, ajoute le Capitaine Krennick à Harm médusé.

– En effet, il y avait un homme dans un arbre, le Caporal Ray Crockett

– Aujourd’hui, Sergent Instructeur, il prend les colonels pour cible, dit Krennick

– A Saigon, je n’ai même pas pu lui offrir un verre, il ne voulait pas que ses sens s’émoussent !

– Si le Sergent Crockett a voulu éliminer le Colonel Gordon, il va être dur de lui éviter la Cour Martiale ! remarque Harm

– Faîtes une enquête honnête, c’est tout ce que je veux, dit l’Amiral

– Et, si la presse met son nez dans cette affaire, observe Krennick

– Elle ne doit pas le savoir ! cet homme m’a sauvé la vie, Capitaine ! je veux lui renvoyer l’ascenseur !

Lorsque le Capitaine Krennick demande à se rendre aussi à Quantico, elle reçoit un refus très net de l’Amiral : le Capitaine Rabb se débrouillera très bien tout seul.

13h20GMT, Base de Quantico, Virginie

Le Capitaine Rabb et le Lieutenant Austin accompagnent le Colonel Gordon : il pense que c’est bien joué de la part du Jag de les avoir envoyés ; plus tôt on en aura fini avec Crockett, meilleur ce sera pour le moral des troupes ! Quand il demande la peine encourue pour une tentative de meurtre sur la personne d’un colonel, Harm répond qu’il y a une vaste gamme de châtiments à la disposition du juge ; cela va de la simple dégradation militaire à une peine de 20 ans d’emprisonnement ; Le Colonel est satisfait :

– Dans les Marines, on lave son linge sale en famille, Capitaine

– Colonel, nous appliquerons l’article 32 qui suivra l’enquête pour mise en évidence de faits patents.

– Je vais vous les donner, les faits patents, tonne le Colonel : Crockett m’a mis en joue avec un fusil et a appuyé sur la détente ! c’est suffisamment patent pour vous ?

Meg et Harm arrivent dans la prison ; dans sa cellule, Ray Crockett , immobile comme une statue, écoute voler une mouche et d’un geste rapide, il l’attrape.

– Joli coup, dit Harm

– Il suffit, simplement, de savoir attendre !

Harm se présente, dit que c’est l’Amiral Chegwidden qui l’envoie, il a une dette envers lui ; apparemment, le Sergent ne s’en souvient pas. Harm donne alors des précisions, au bord de la rivière Tan Hoa, au Vietnam.. Le nom ne lui dit rien.

Le Sergent précise qu’il n’a pas besoin d’aide, qu’il n’a rien à se reprocher puis explique qu’il lui restait trois ans à faire ici pour avoir sa retraite avec « tout ce qu’il faut », plus de missions, plus d’opérations : il avait passé un accord avec les prédécesseurs du Colonel Gordon, les Colonels Garcia et Handsworth ; il restait comme instructeur. Oui, il a essayé d’expliquer ça au Colonel qui n’a rien voulu entendre ; s’il a tiré c’est pour attirer son attention !

Quand Harm lui fait remarquer qu’il est tireur d’élite, il ajoute que cela fait bien longtemps qu’il n’a tué personne. Le Colonel Garcia pensait qu’il était indispensable qu’il reste ici pour enseigner aux soldats à rester en vie ; puis il lui fait une démonstration de ses qualités de tireur :

– je peux vous dire que vous avez des rapports avec des femmes, ou du moins vous travaillez avec l’une d’elle… parfum… Lilas… français, je dirais… Channel…

Harm rejoint Meg dans le bureau qui leur a été assigné ;Harm remarque que le Sergent est un homme plutôt intéressant, Meg n’est pas contente, elle cherche des informations sur le dossier du Sergent mais tout ce qui n’a pas été crypté a été rayé !

– Morale du Pentagone, Lieutenant, dit Harm.

Harm téléphone au Capitaine Krennick et lui explique les difficultés rencontrées ; elle le bouscule, s’il n’est pas à la hauteur, elle serait ravie d’envoyer quelqu’un à sa place !Non, répond Harm, il ira jusqu’au bout, mais il ne voudrait pas se faire embrocher par ce taureau !Cet homme est une énigme au sein des Marines ; il a juste besoin de plus de détails. Elle finit par lui faire dire qu’il a besoin de son aide et l’on voit Harm lui dire, non sans peine :

– Oui, Madame, j’apprécierai le coup de main que vous pourrez me donner….

– Je ferai ce que je pourrai mais, attention ! à charge de revanche !

Meg retrouve Harm : elle lui annonce qu’à 6 heures, il y a avait six hommes devant sa porte , tous envoyés par le Colonel Gordon, pour témoigner contre Crockett.

Quand ils arrivent dans la prison, ils ne voient pas le garde, le trouvent au sol et le prisonnier s’est évadé ; en sortant précipitamment, ils voient arriver la jeep du Colonel Gordon ; il est furieux, l’armurerie a été forcée des armes ont disparu et il ordonne de bloquer toutes les issues pour attraper le fugitif.

– J’ai la vague impression que votre enquête est terminée, Capitaine !

16h GMT Quantico, Virginie

Un hélicoptère décolle ; Meg fait remarquer au Colonel, qu’ils ne le reprendront jamais comme ça, du ciel ; un Marine précise qu’ils bénéficient d’un système à infrarouges :

– On se pose et on l’attrape ; vous direz à l’Amiral Chegwidden que je suis désolé…

– Le Jag continue à s’occuper de cette affaire, dit Harm en haussant le ton

– C’est moi que ça concerne ; alors vous et votre joli Lieutenant, vous feriez bien d’aller faire amidonner vos uniformes !

– votre joli lieutenant ?, reprend Meg dégoûtée

– Il vous adore ! dit Harm

L’hélicoptère arrive sur zone ; au sol on distingue une forme, le Sergent en tenue de camouflage, spéciale, avec de longues fibres comme une peau végétale ; une biche s’échappe ; dans l’hélico, les Marines constatent qu’ils sont en fait en train de recenser tous les cerfs dans les parages avec leur système à infrarouges .Ils refont un passage.

Harm et Meg arrivent dans la chambre du Sergent .

– Plus on en saura sur lui, plus on aura de chances de l’empêcher de se faire tuer, dit Harm

Arrive le Capitaine Krennick, elle apporte des documents sur le Sergent, étonnement de Meg, il a demandé de l’aide ! Il a l’état des services du Sergent sans aucune censure ; Harm tombe sur son journal de tireur d’élite : les tireurs d’élites tiennent un compte précis de leurs tirs, cible, évaluation , résultats ; il a tué 163 personnes… Krennick expédie le Lieutenant Austin et, restée seule avec Harm, lui dit qu’il faut que cela soit terminé avant le week-end. Elle est invitée, comme lui d’ailleurs, à la résidence de l’Amiral ; Harm est désolé, lui demande de l’excuser auprès de l’Amiral :

– Ce n’est pas la peine, il n’y aura que vous et moi !

Elle le quitte le laissant sans voix ; il sait de quoi il s’agit !

Un hélicoptère se prépare à décoller ; le Colonel Gordon informe les avocats du Jag qu’on a retrouvé le Sergent dans les collines ; Harm est étonné, ce n’est pas un endroit difficile et ne croit pas le Colonel quand ce dernier dit que les aptitudes du Sergent se sont émoussées. Le Colonel ordonne à ses hommes de le ramener par tous les moyens.

– Je vais avec eux, dit Harm qui ajoute devant le refus du Colonel, soit j’embarque avec eux soit je vous accuse de vouloir entraver l’enquête !

– Vous savez bien que cela n’aura aucun effet, dit le Colonel

Meg intervient alors pour lui faire remarquer que si cela n’a aucun effet pour l’affaire, cela fera toujours une tâche sur un CV, il sait bien que cela peut avoir un effet néfaste sur sa carrière et conclut d’un ton impérieux :

17h30 dans les montagnes, près de Quantico, Virginie

Dans l’hélico, Harm se fait chahuter parce qu’il n’a pas d’armes ; c’est un juriste, il croit que c’est en discutant qu’il va récupérer Crockett ! Rires. On entend le signal, l’hélico dépose les hommes dans une clairière : cinq hommes et Harm qui décide de rester là ; les hommes se déploient, Harm s’éloigne.

Deux des hommes voient une forme, crient « les mains en l’air » et voient dans le faisceau de leur lampe un sanglier… attaché ! Et l’on voit le Sergent à quelques mètres : « désolé, les gars, c’est à moi de jouer maintenant ! »

La base reçoit un appel radio, le Colonel se précipité : c’est le Sergent lui-même :

– Prévenez le Colonel qu’il peut rappeler l’hélico! Prévenez le Colonel Gordon que je veux conserver mon accord avec le Colonel Garcia !

Quand les hommes arrivent et descendent de l’hélico, ils ont été dépouillés de leurs vêtements ! et Harm ? demande Meg ; le Capitaine Rabb veut se débrouiller tout seul : Trevino ajoute qu’il ne lui donne pas beaucoup de chances, Meg réplique qu’il ne connaît pas le Capitaine.

Harm au sol cherche Crockett dans ses jumelles, il accroche un miroir dans une branche ; quand le jour se lève Crockett voit le reflet dans l’arbre et vise le chapeau au dessous ; on ne l’a pas avec ses trucs de débutant !

Harm avance en reptation, et de sa lame de poignard découvre un fil tendu au sol dissimulé dans les feuilles, il s’arrête et recule légèrement, et son talon touche alors un autre fil et déclenche une explosion ; il s’agit d’une fusée éclairante ; un avertissement !

Base de Quantico : des hélicos attendent sur le tarmac ; des Marines en tenue de camouflage s’y engouffrent ; le Colonel retient Meg, pas question qu’elle y aille ! Elle réplique que un officier du Jag va partout où le conduit son enquête ; alors d’accord, mais pas question de traitement de faveur. Deux hélicos décollent.

Harm à cheval sur un tronc d’arbre taille tranquillement un bout de bois avec la lame de son couteau, il attend, entend un cri d’oiseau et sait que le Sergent est tout près.

– Allez, ça va, Crockett, je suis tout seul !

– Si cela avait été une mine au lieu d’une fusée vous seriez mort, Capitaine ! vous n’êtes pas une poule mouillée, Capitaine, il y a du sang de Marines en vous !

Harm raconte alors qu’il a passé une partie de sa jeunesse au Laos avec un type nommé Striker

– Le Colonel Francis Striker ?

– Il n’y a que sa mère pour l’appeler comme ça ! c’est Striker qui m’a appris a repéré ce genre de fil… en 1971

Il était parti à la recherche de son père disparu et Harm se sert de ce qu’il a appris sur le Sergent pour lui parler d’évènements qu’il a connus ; des informations classées mais il y a eu accès ! Harm conclut :

– Il faut qu’on retourne à la base, Sergent !

Deux hélicos sont en approche ; Harm tente de le convaincre : il y aura bientôt beaucoup trop d’armes dans cette affaire ; le Sergent lui conseille de refaire son maquillage de camouflage ! Les hélicos déchargent tous les hommes qui se mettent à couvert sous les arbres.

Harm et Crockett ne sont pas très loin ; le Sergent passe à Harm une lunette et lui demande d’observer, à 900 mètres juste devant se trouve leur cible. Harm est surpris, le sergent répond qu’il sent les choses. Harm parle alors du cas de Beyrouth, oui il sait ça aussi : il y avait un snipper chiite qui arrivait régulièrement vers midi et tirait sur les Marines chargé de garder l’aéroport ; c’était difficile, loin, il y avait des civils ; il a pris un Browning 50 et à 2500 mètres il l’a eu ! Harm continue de surveiller et annonce qu’entre 1 et 2 heures, à gauche du tronc d’arbre, il y a un talon qui dépasse !

– Vous avez l’œil, Capitaine

– Oui, sauf pour les atterrissages en pleine nuit !

Le Sergent vise au-dessus des hommes et tire… dans un essaim ; ils s’enfuient poursuivis par les abeilles.

Le Colonel a perdu le contact avec sa première équipe.

Harm trouve que ça suffit et le Sergent ajoute qu’il faut qu’ils se séparent ; soudain, Harm s’approche de lui et le frappe d’un bon coup de poing ; le Sergent se retrouve au sol. Il a le revolver de Harm face à lui ; il le met en joue mais le Sergent observe qu’il y a très peu d’hommes capables de regarder un homme dans les yeux et d’appuyer sur la détente ; un instant de relâchement de Harm ,et le Sergent lui saute dessus ; les deux hommes s’empoignent et dévalent un monticule en faisant des « tonneaux » ; ils se rendent coup pour coup jusqu’à ce que Harm parvienne à maîtriser son adversaire, lui mettre la lame de son couteau sous la gorge et, furieux, s’écrie :

– Il faut aller jusqu’où pour qu’on s’arrête ?

7h30 GMT base de Quantico, Virginie

Harm rejoint le Colonel dans son jogging matinal pour « discuter » : le Sergent Crockett est un élément de premier ordre ; cela fait 27 ans qu’on l’emploie pour des tâches difficiles mais nécessaires, on peut maintenant lui assurer la quiétude pour vivre en paix. Il voudrait arrondir les angles ; le Colonel rétorque qu’il est un danger pour lui et pour les autres. Harm lui remet alors son carnet de route, qu’il le lise, il saura qui est le Sergent Crockett.

– Son Journal est rempli, il n’y a aucune page vide, Colonel.

– Vous croyez vraiment en votre client, Capitaine ?

– Oui !

– C’est une chance ; ce n’est pas mon cas !

17h20 Base de Quantico, Virginie

On « amène » le drapeau : Harm et Meg retrouvent le Capitaine Krennick dans le bureau du Colonel ; les deux officiers ont mis au point une issue pour le Sergent Crockett :il s’agit de le soumettre à un test de santé mentale

– Crockett n’est pas fou ! s’exclame Harm

– Après le teste, il sera démissionné du Corps des marines avec perte de ses avantages acquis, bien sûr et on notera « mauvaise conduite » sur son livret militaire, ajoute le Capitaine Krennick

– Et l’accord passé avec les autres colonels ? demande Harm

– Pas de trace d’accord, dit le Colonel

– Voici les deux déclarations sur l’honneur de vos prédécesseurs, dit Meg

Le Colonel est furieux : on a voulu le tuer !

– désole de vous contredire, dit Harm, mais si le Sergent avait voulu vous tuer, vous ne seriez plus là

– à 900 mètres, une cible mouvante, vous avez du culot de me dire qu’il a touché ce qu’il visait !

– Pas du culot, une certitude ! et je voudrais vous prouver le contraire !

9h GMT, Base de Quantico, Virginie

Sont présents, le Colonel Gordon, les Capitaines Krennick et Rabb, le Lieutenant Austin et deux o trois Marines quand une jeep arrive d’où descend le Sergent instructeur Crockett ; il répond aux questions de Harm : non il n’avait aucune intention meurtrière, il voulait juste attirer l’attention du Colonel.

On va recommencer l’expérience, et le chauffeur de la jeep sera… Harm. C’est alors que s’arrête une limousine blanche : l’Amiral Chegwidden les rejoint,;il a été prévenu par Krennick, elle a insisté pour qu’il vienne faire un tour ; elle ne voulait pas qu’Harm se fasse tuer ! Harm est flatté, non ce n’est pas ça, elle a trop de travail pour s’occuper de la mort d’un juriste !

L’Amiral s’approche de Crockett tout content de le retrouver, ce dernier le salue.

Harm se met au volant de la jeep ; le Colonel Gordon demande son arme à Trevino, lui dit de vider le chargeur et donne une balle au Sergent qui pose alors les questions d’usage au Marine sur son arme: son zéro ? à 800 mètres ; le sergent vise, prend son temps, regarde fixement la cible qui s’éloigne et épaule.

Harm surveille du coin de l’œil ce qui se passe dans le rétroviseur et continue d’avancer.

La balle siffle et va faire éclater le rétroviseur de la jeep. Soulagement général !

Le Colonel est stupéfait, l’Amiral satisfait. Un seul coup et dans la cible !

Le colonel prononce sa « sentence » : le Sergent est coupable d’avoir intentionnellement détruit un objet appartenant à l’armée américaine et devra le restituer ; il est consigné à la base pour 60 jours et lui envoie quelque chose que le Sergent attrape au vol : ses galons ! Il peut reprendre son enseignement.

Le Sergent remercie Harm, il a montré beaucoup de courage ; Harm en réponse, attrape derrière l’oreille de son interlocuteur, une mouche d’un geste rapide.

– huit semaines et je fais de vous un tireur d’élite

– une prochaine fois, je n’oublierai pas, dit Harm, en souriant

L’Amiral invite le Sergent Crockett à prendre un verre qui accepte, mais semble toujours ne pas le reconnaître ; les deux hommes s’éloignent.

Harm, Meg et le Capitaine Krennick sont au garde-à-vous ; Allison Krennick libère Meg, elle a quartier libre jusqu’à lundi 7 h précises.

– Capitaine Rabb, joignez-vous à nous, dit l’Amiral

Harm regarde le Capitaine Krennick qui fait la grimace.

– Vous aviez des projets pour le week-end, demande Meg, qui a tout compris

– Oui, mais ils viennent de tomber à l’eau, dit le Capitaine Krennick en s’éloignant.

Enorme soupir de Meg.

 

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