2.01 – We the people

14h30, quelque part à l’est de Yuma, Arizona

Un convoi de quatre camions sur une longue ligne droite dans une zone désertique, l’un d’eux bifurque tout à coup et se retrouve seul. L’un des deux occupants demande s’il y a l’air conditionné ; le conducteur lui répond que ce n’est pas la chaleur qui le fait transpirer. Il n’en revient pas qu’ils transportent ce « machin-là » : à l’arrière, soutenu par des sangles arrimées aux parois, semble flotter un caisson noir, en plastique moulé, qui ne repose pas sur le plancher du véhicule.

– Je me demande qui a mis ça sur pied » dit l’un

– Il n’y a qu’un abruti d’informaticien de Washington pour envisager un tel scénario

– Ce n’est pas si bête d’utiliser un fourgon postal ! »

Tout à coup, un bruit les surprend, au-dessus d’eux, celui d’un hélico ; ils se retournent et le voit dans le rétroviseur, l’hélico les suit en rase-mottes. On entend le pilote, « nous sommes les Defenders », – des Marines ! Deux hommes descendent de l’hélico « go !go ! » lancent une bombe fumigène dans l’habitacle du fourgon, s’emparent du colis, qu’ils transvasent dans l’hélico ; les deux gardes sortent en toussant pour respirer quand l’hélico décolle. « Alors ça y est ! On l’a eue, Colonel ! » – et l’on entraperçoit la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis.

18, 1600 Pennsylvania Avenue, Washington D.C. (dans le fond, on distingue nettement la Maison Blanche)

Une remise de décoration : un officier lit le texte concernant un acte de bravoure, il s’agit de celui au cours duquel bien qu’handicapé par sa mauvaise vision nocturne et malgré les ordres de s’éjecter, Harm a ramené le Capitaine Boone, blessé, à bon port (New Life 2) c’est le Président Bill Clinton qui va remettre au Capitaine Harmon Rabb junior sa Flying Cross : les qualités du Capitaine Rabb et ses actes de bravoure « s’inscrivent dans la plus pure tradition de l’Aéronavale et font rejaillir la notion d’honneur sur lui-même, l’Aéronavale,les Etats-Unis, la Marine et le Jag ; Clinton dit en lui agrafant sa décoration : « Capitaine Harmon Rabb, vous venez à vous seul de rehausser l’image des avocats »Sourire, poignée de main, hymne. L’Amiral Chegwidden, accompagné de l’Enseigne de Vaisseau Roberts se lève immédiatement, ils rejoignent le Capitaine et tous les trois prennent une allée :

– Félicitations » dit l’Amiral

– bien joué » dit Bud Roberts

– N’en rajoutez pas, Monsieur Roberts, dans l’Aéronavale les ailes leur montent à la tête et ils finissent vite pas s’imaginer qu’ils sont des amiraux ! »

– A une ou deux étoiles ? » lâche Bud

– Un enseigne de vaisseau ne plaisante jamais avec un Amiral, lance froidement l’Amiral, ça peut lui valoir une affectation sur un porte containers dans les îles Aléoutiennes ! »

– Alors, vous ralliez le Jag, Bud ? demande Harm

– Je l’affecte à votre section, Capitaine ; il m’a été chaudement recommandé par le Lieutenant Austin quand elle a été mutée, comme assistant. Vous refusez ?

Long regard de Harm vers Bud, puis

– Non, Amiral, je pense que Monsieur Roberts, fera un assistant de valeur.

Dans l’allée arrive une jeune femme, un Marine, elle se dirige à leur rencontre en souriant quand elle les aperçoit.

– Vous n’assistez pas à la réception, Amiral, demande Harm

– Non, et vous non plus d’ailleurs

– Bonjour Amiral, dit-elle

L’Amiral fait les présentations : Major Sarah MacEnzie, Capitaine de Corvette Harmon Rabb ; la jeune femme tend aimablement la main vers Harm en disant « Mac » ; Harm la regarde, a une vision fugitive de Diane, son amie disparue et reste interloqué ; tous sont muets : elle a toujours la main tendue, l’Amiral et Bud regardent Harm, silencieux, comme arrêté dans le temps qui se ressaisit et finit par prendre sa main et dire « Harm » L’Amiral demande s’ils se connaissent : Le Major dit « non » Harm bégaie :

– Oui, … Non, veuillez m’excuser, Major, je ne vous connais pas, c’est évident ; j’ai l’impression de vous avoir déjà vue

– Ce doit être l’uniforme ?

– Non, en réalité, elle appartenait à la Marine

– Vous allez travailler ensemble, dit l’Amiral, alors gardez vos distances.

En arrivant après de la limousine de l’Amiral, tous attendent devant la portière ouverte : l’Amiral demande à Bud Roberts s’il connaît le protocole militaire pour entrer dans une voiture en présence d’un officier supérieur ; tout content, l’Enseigne récite le paragraphe concerné, une des premières choses qu’il ait apprise ; c’est l’officier subalterne qui entre en premier, puis… Harm fait remarquer que c’est lui l’officier subalterne !

– J’imagine que notre départ à quelque chose à voir avec les Marines, dit Harm

– Un fourgon postal a été attaqué en Arizona en arrivant sur une base de l’Aéronavale aux environs de Yuma, dit le Major

– Par des Marines ? s’étonne Harm

– C’est ce qu’on prétendu les deux agents du FBI qui le conduisaient

– ça me surprend, dit Harm

– C’est aussi ce que m’a dit l’officier responsable de la base mais ce n’est pas ce qui satisfera la presse, le Président et le plus important de tous : moi !

– Des agents du FBI dans un fourgon postal, interroge Harm

– Ils convoyaient la Déclaration d’Indépendance, explique Mac. Rire de Harm, vite arrêté en voyant le visage de son interlocutrice. Il écarquille les yeux.

18h30 quelque part à l’est de Yuma

Une voiture du FBI arrive sur les lieux de l’attaque ; trois hommes en descendent et s’approchent du car de transmission d’une chaîne de télévision. Ils se mettent en place ; un reporter face à une caméra fait son commentaire : la route départementale 319 a été bloquée par des troupes des forces de police locale, des Marines de la base de l’Aéronavale toute proche : un camion transportant une arme nucléaire a été attaqué.

18h31 Au Quartier Général du Jag, un homme voyant cela sur les écrans, s’exclame « c’est parfait »

L’Amiral arrive alors suivi de ses officiers, tout le monde se met au garde-à-vous ; en voyant l’homme, il lui demande s’il y a des fuites au niveau de la chaîne ZNN « pas exactement, dit l’homme, satisfait, c’est un bruit que nous avons fait courir et ZNN a marché » « Si vous croyez que ça me rassure, Monsieur Webb, dit l’Amiral » ; puis il présente Monsieur Clayton Webb, assistant personnel du Sous-secrétaire d’Etat qui est affecté à cette affaire

– Ce n’est pas une simple affaire, dit C. Webb ; la Déclaration d’Indépendance est un document fédéral, il s’agit donc d’une enquête du Département d’Etat, effectuée en coopération avec le bureau du Juge Avocat Général, bien sûr !

L’Amiral le reprend :

– Dîtes Jag, Monsieur Webb, j’ai horreur qu’on me passe de la pommade

– Alors vous l’avez égarée, dit Harm, assez ironique

– On n’a rien égaré du tout, Monsieur Rabb, on se l’est fait juste voler par des Marines

– MacEnzie, dit le Major, vous êtes sûr que c’étaient des Marines ?

– C’était la technique propre aux Marines, des uniformes de Marines, un hélico des Marines, ce disant, il ignore la main tendue de Bud que cherche à se présenter. S’ils ne sont plus des Marines, dit-il assez agressif, ils l’ont été forcément et comme vous autres militaires le dîtes souvent, il n’y a rien de plus dangereux qu’un ex-Marine

– Un qu’un ex-agent de la Cia, glisse doucereusement le Major

– Pourquoi convoyer ce document, demande Harm

Il s’agissait en fait de l’apporter à un laboratoire spécialisé pour la restaurer car elle avait souffert des ultras violets qui avaient causé d’irréparables dommages, seul ce laboratoire de San Diego pouvait réaliser ce travail. Le FBI enquête sur une sorte de milice, basée dans l’Idaho, Les ‘Defenders’ dirigée par un ancien colonel des Marines, O’Hara, Matthew O’Hara ; à ce nom, le Major ne peut s’empêcher de réagir, ce qui n’échappe pas à Harm « vous le connaissez, Major ? » Elle répond qu’il fut l’un des seuls Marines à revenir du Vietnam, la médaille militaire autour du cou et non autour du cou de sa veuve.

Tout à coup l’écran laisse apparaître un message des ‘Defenders’ : « mes chers compatriotes, dit le Colonel, nous sommes entrés en possession de la Déclaration d’Indépendance » ; ils sont sur ZNN ! ils veulent destituer un gouvernement qui n’a pas su répondre aux aspirations du peuple –la drogue, les gangs, la violence et la peur ont envahi les rues et les campagnes- Comment la nation la plus puissante du monde permet-elle à une telle situation de perdurer ; l’heure est venue que ce gouvernement remette le pouvoir au peuple.

Clayton Webb est ulcéré : se rendent-ils compte des ressources dont ils disposent pour faire ce genre de choses ? Bud répond qu’ils n’ont eu qu’à pirater un faisceau du satellite dont se sert la chaîne de télévision. Webb renchérit : c’est un traître qu’il va falloir abattre et le Major monte au créneau : « depuis quand abat-on les Américains pour avoir osé dire ce dont ils ont envie ? » Harm ajoute qu’à ses yeux ce n’est pas un extrémiste et qu’on doit pouvoir négocier avec lui ; l’Amiral est d’accord il faut l’amener à rentrer dans le rang ; « A vos ordres » disent les trois officiers.

18h50 Quartier Général du Jag

Un coup de téléphone confirme l’hypothèse de Bud Roberts : vous aviez raison, Monsieur Roberts, ils se sont emparé d’un car de la régie de ZNN ; sourire de Harm qui a du mal à le dissimuler. L’Amiral est persuadé que toutes les forces de polices réunies sur les lieux ne vont rien trouver ; ils vont y aller tous les quatre ; « non, tous les trois, rectifie Webb, disant clairement que Bud n’est pas un officier qualifié pour cette mission ; l’Amiral se fâche : « c’est peut-être votre enquête, Monsieur Webb, mais c’est mon Aéronavale ! » Webb lui demande si son esprit de contradiction vient de sa formation d’avocat, et l’Amiral lâche « non, services secrets ! » Décollage dans une petite heure, annonce, Webb.

L’Amiral s’adresse à ses officiers : il est évident que c’est ce pauvre Mr Webb qui a perdu la Déclaration d’Indépendance et qu’il risque de passer le reste de sa carrière à classer des dossiers d’archives – sourires de son auditoire – qu’il efface d’un « et ça vous guette aussi ; disposez ! »

Mac est prête à partir comme tout bon Marine, elle a son sac dans la voiture ; Harm lui a ses clubs de golf, c’est ce qui fait la différence entre la Marine et l’Aéronavale ! ; elle va l’accompagner chez lui « vous me parlerez de votre Colonel pendant que je me préparerai » Mac sur le qui vive répond « que voulez-vous dire avec « mon Colonel » ; Harm réplique que lui et elle sont des Marines ; ils ont une heure ; Mac en le regardant dit « il ne vous reste plus que 55 minutes ! » Il regarde sa montre, c’est exact.

Arrivé à l’appartement que Mac trouve ‘ intéressant’, Harm lui propose des boissons fraîches dans le frigo ; elle repère une photo dans un cadre celle d’un petit garçon auprès de son père aviateur ; dans le frigo, une glacière conserve les boissons – « utilisation intéressante du frigo » sourit-elle ; Harm ajoute qu’il aime bien tout faire seul, bricoler, « il a l’impression que c’est le genre de son colonel »Mac le reprend : c’est la deuxième fois qu’il dit ‘Son Colonel ; pour Harm c’est une façon de parler ; il finit de se changer dans sa chambre et revient, une boîte de cigares à la main, pour les humidifier. Elle remarque que la possession de cigares cubains est illégale ; elle ne va pas le dénoncer ? non, mais ça lui donne une idée de son caractère ; il contre attaque : « c’est votre Colonel qui vous a appris ça quand vous étiez sous ses ordres, » Non, elle n’a jamais été sous ses ordres ; tous les Marines le connaissent, c’est une légende ; il est impossible qu’il ait volé la Déclaration d’Indépendance pour de l’argent comme tend à le faire croire Clayton Webb ; donc, elle le connaît bien, ajoute Harm !

Il reste 33 minutes, Capitaine, dit-elle ; comment fait-elle ça ? Elle est toujours ponctuelle !

La séquence suivante nous montre un hélico, dissimulé dans une zone rocheuse dans la région de Yuma.

23h50 Red Rock Mesa, Arizona :

Un écran de télévision est allumé, une journaliste présente les évènements et les réactions très modérées de la Maison Blanche face au vol de la Déclaration ; une partie de la presse et l’opinion ont plutôt bien reçu les thèses du Colonel O’Hara.

Le Capitaine Cayle, bras droit du Colonel commente aussi : il a touché la corde sensible des Américains, ils le suivent et il est un héros ; le Colonel le reprend : il veut réveiller Washington, pas faire la révolution ; il n’a pas passé 22 ans à servir ce pays pour tout renverser, il fonctionne à l’opposition loyale pas à la trahison.

23h57 Yuma, Arizona

Bud visionne le message télévisé et fait ses remarques ; ils se trouvent tous avec un journaliste dans le camion de transmissions de ZNN : ils ont utilisé une caméra BetaCam digitale et des spots halogènes. C’est du très bon matériel ; il ne s’arrêtera pas là ; évidemment dit le journaliste, il n’aura pas besoin de pirater quoi que ce soit la prochaine fois, il « est » l’information. Il peut émettre de n’importe où dit Bud, il n’ y a que ‘River Joint’ pour… mais Webb l’interrompt « Top secret » ; tous sortent ; Webb est fou furieux : River Joint est un programme ultra secret, il va voir ! Mac rectifie : il y a eu un article dessus dans Aviation Magazine, il y a quinze jours ! Webb donne l’ordre de confisquer le camion de transmission !

Les trois officiers vont se séparer : personne ne veut de Bud, ni Webb ni Mac qui va se rendre à la base pour interroger le Colonel Pike ; elle prétend qu’entre Marines ce sera plus facile. Bud et Harm iront inspecter sur le lieu du vol ; de l’hélicoptère, Harm se rend compte que Mac au volant de la voiture part dans l’autre sens ; il demande à descendre en prétextant qu ‘il a le mal de l’air ( !) ; on le dépose non loin de la voiture du Major.

Quand il la rejoint, il n’est pas content : « j’aimerais savoir à quoi vous jouez ?elle sait où le Colonel a établi son camp » elle lui demande d’arrêter de faire l’idiot. Qui est-il pour elle, enfin ? » Ce colonel est… mon oncle ! »

0h30 quelque part au Nord de Yuma

Il est furieux ; elle ne lui en avait pas parlé ; non, elle pensait qu’il était au courant et qu’il jouait le jeu ; ni lui, ni l’Amiral ne savaient rien ; elle lui apprend alors qu’elle ne pense pas que c’est pas hasard qu’on l’a retiré précipitamment d’une enquête sur un double meurtre pour l’envoyer ici. Il veut aller avec elle ; pas question ; elle veut raisonner son oncle, il n’y pas eu de blessé jusqu’à présent, si il vient avec elle, ce sera impossible ; il prend son téléphone et appelle… D’accord, dit-elle ; en fait c’est Bud ! Webb est toujours enfermé dans un camion de transmissions du FBI avec plus d’antennes sur le toit que les fourmis qui montent sur sa jambe ! Harm lui dit qu’ils se sont trompés de route, qu’ils vont allez grignoter quelque chose puis rentrer à la base ; Clayton Webb ne perd pas une miette du coup de fil ; Harm qui a tout compris ajoute à l’intention de Bud que si Webb l’énerve, il a la permission d’utiliser le privilège de l’Amiral.

Il se retourne vers le Major : « c’est bien Webb qui vous a mise sur cette enquête dans l’espoir que vous le conduiriez à votre oncle, nos portables sont sur écoute et il y a peut-être des micros dans la voiture ; il faut s’en débarrasser. »

Au Jag, l’Amiral est en train de regarder un match de base-ball quand on lui signale une autre intervention du Colonel O’Hara sur ZNN : il dit que la demande de ½ milliard de dollars est un pur mensonge inventé pour le discréditer par des gens qui ne pensent qu’à leurs intérêts avant ceux du peuple ! » Dans le désert de Yuma, Webb perd le signal de la transmission.

Nuit d’orage dans le désert, le Major et le Capitaine ont changé de tenue et troqué leurs uniformes contre des vêtements légers de touristes, ils seront un couple ; il y a d’ailleurs un lit de camp à l’arrière de la voiture, cela accréditera leur histoire ; Harm règle d’un bon de la Navy les frais de location du véhicule; ils prennent la route sur un fond de musique country.

Vers où on va? demande Harm ;  » vers le Nord  » répond-elle, il réplique sarcastique « merci, il avait trouvé ça tout seul » puis il lui demande si le Colonel l’a élevée, elle répond que c’est un peu ça ; lui, il n’arrive pas à comprendre comment un Marine est prêt à prendre autant de risques ; elle répond que le Colonel a des convictions personnelles très fortes ; non, il parlait d’elle et il lui envoie un sourire éclatant :

– Vous avez un joli sourire, Capitaine, et je suis persuadée qu’il vous permet d’obtenir tout ce que vous voulez mais sans vouloir vous vexer, je préfère garder mes raisons pour moi

– J’oublie sans arrêt que je ne vous connais pas, dit Harm, grave soudain

– Votre sensation de déjà vu ? demande Mac

– Quand je regarde votre visage et que je vous écoute parler… mais je suis moins affirmatif sur votre sourire, je n’y ai pas encore eu droit !

– Il n’y a vraiment pas de quoi sourire pour l’instant

– C’est vrai

– Alors comme ça, j’aurais une jumelle ou un sosie ?

– Plus maintenant, répond Harm après un grand silence pendant lequel il revoit Diane, morte et ensanglantée sur un brancard

Et Mac comprend que cette femme a disparu.

Ils arrivent devant les fameux rochers de Red Rock Mesa ; une pancarte annonce qu’on peut trouver ici des « rattlesnakes « et des infos sur les Ovnis ! C’est un endroit que le Major connaît bien ; elle y est venue, pour chercher des traces de dinosaures ; elle a passé un mois ici avec son oncle : oui, c’est loin de tout ici, mais ça évite de boire ; le Colonel serait alcoolique? demande Harm ; non, c’est elle ; elle n’y a pas retouché depuis l ‘âge de 19 ans, grâce à lui ! Comment on y monte ? deux moyens d’arriver là-haut, la grimpette ou l’hélico.

Harm trouve la solution : il lance des signaux en morse avec les phares de la voiture ; en bons Marines, le Colonel et ses aides les repèrent immédiatement ; et on entend rapidement un hélico approcher ;quand le Colonel atterrit, il dit à sa nièce : « qui est ton prisonnier, Sarah ? » Harm se retourne et voit le Major monter une arme sur lui.

10h15 Red Rock Mesa

Le Colonel et Sarah regardent la Déclaration : « elle est pure et simple ; on a passé deux cents ans à la compliquer, mais tu n’es pas venue pour te joindre à moi »Non, Washington ne va rien reconnaître ; non loin de là, deux des soldats discutent : non le Colonel n’est pas intéressé par l’argent ; ils font des suppositions sur les deux arrivants : ce sont peut-être des soldats ou des agents qui veulent les avoir.

12h30 à l’est de Yuma :

Dans le camion du FBI Webb attend toujours ; il demande à son aide combien de temps Rabb et MacEnzie vont mettre pour dîner ; ça dépend, elle est « canon votre Major ? » Webb : « je dirais 7,6 sur l’échelle de Richter » et ils entendent soudain la conversation d’un certain Billy qui utilise le portable du Capitaine ; il appelle Thelma et l’invite à dîner ; il raconte qu’on lui a loué sa voiture pour deux cents dollars… et Webb est furieux ; ils ont fichu le camp, il va les faire passer en Cour Martiale dit-il à Bud qui s’étonne « vous les faisiez surveiller ! » et veut l’accompagner « pas question, répond Webb. »Bud menace alors d’en référer à l’Amiral et lui rappelle un article du code qui interdit la surveillance d’enquêteurs de la Navy ; Bud parvient à ses fins.

A Red Rock Mesa, le Colonel informe ses hommes qu’ils vont lever le camp, ils doivent porter la Déclaration dans l’hélico ; et que fait-on de Harm ? On le laisse là, le temps qu’il redescende, ils seront loin ; le Colonel s’approche de Harm :

– J’espère que vous avez compris pourquoi Sarah a fait ça ? » Pour éviter le risque que mes hommes vous touchent. Je suis ravi que Sarah soit venue me trouver mais elle vient de fiche en l’air une carrière prometteuse.

– Ce n’est pas certain si vous arrêtez tout maintenant ; on pourra toujours dire que le Major a pris l’initiative de vous retrouver et qu’elle a négocié le retour de la Déclaration. Mais que faites-vous de la demande d’1/2 milliard de dollars ?

– c’est un mensonge, diffusé sur ZNN pour le discréditer.

Harm lui demande alors comment il a su que la Déclaration serait convoyée dans un fourgon postal ; il reconnaît qu’il a appris sur Internet une partie des éléments ; chaque matin le fourgon partait avec le convoi, se séparait du reste tous les matins et le retrouvait le soir.

A la station de Bill, Webb arrive, le questionne et arrive enfin à savoir dans quelle direction les deux officiers sont partis.

13h40 Red Rock Mesa : Le Colonel va montrer à Sarah des traces de dinosaures réapparues depuis son dernier passage ; il explique à Harm qu’elles racontent une histoire ; tiens, là avec un peu d’imagination, on voit la trace d’un carnosaure – un carnivore et puis ici, celle d’un sauropode – le déjeuner du carnosaure, dit Harm qui ajoute :

– ils suivaient peut-être le même chemin

– c’est une autre façon de voir les choses, répond le Colonel

– Il y a toujours une autre façon de voir les choses, réplique Harm

– J’ai la vague impression que vous allez me l’expliquer

– Vous voyez le retour à Washington comme une fin, moi je le vois comme un commencement ; vous pourrez plaider votre cause au cours d’un procès auprès de l’opinion publique américaine

– Et sauver la carrière de Sarah…

– Rien à faire de ma carrière, Oncle Matt, je n’ai pas envie de te voir en prison !

– Vous démontrerez que vous avez trouvé les informations sur Internet, et dans ce cas vous pourriez avoir une simple suspension de sentence, Colonel

– Et vous me défendriez?

– Oui, Monsieur

– Vous vous rendez compte des implications sur votre carrière ?

– Oui, Monsieur

– Où l’as-tu trouvé ce marin, Sarah ?

– Dans une roseraie, Oncle Matt !

L’hélicoptère du FBI arrive à la voiture abandonnée par Harm et Mac sur la route au pied de Red Rock Mesa.

En haut, le Colonel avise ses hommes qu’il a changé d’avis, ils vont rendre la Déclaration, un journaliste de ZNN les attend au carrefour ; ils chargent la Déclaration dans l’hélico et lui va poursuivre avec sa nièce et le Capitaine Cayle en voiture : il veut plaider sa cause au tribunal ; mais le Sergent et le soldat ne l’entendent pas de cette oreille ; ils voient un demi milliard de dollars leur passer sous le nez et au moment où le Capitaine leur donne l’ordre d’obéir, ils lui tirent dessus ; il s’écroule, Mac se précipite, il est mort. Pas question de voiture, ils prennent en otage le Colonel qui va piloter et sa nièce.

En bas, Clayton Webb entend tout à coup le bruit d’un hélico qui s’approche.

Mac et Harm se jettent un regard d’impuissance, mais au moment où l’hélico décolle, Harm court derrière, attrape un patin, s’y suspend. A l’intérieur, le soldat essaie de le faire tomber, lui écrase les mains, Mac intervient, se bat avec le sergent et l’empêche de tirer sur Harm et l’assomme ; la lutte dans un endroit si étroit déséquilibre la caisse de la Déclaration qui est éjectée, et va s’écraser sur le sol puis Harm parvient à faire tomber le soldat qui tombe dans le vide ; sa chute est suivie de loin par Bud et Webb.

Harm demande un coup de main à Sarah en lui demandant la permission de monter à bord. « Accordé » Tous deux se regardent, vraiment soulagés et se sourient.

Au sol, Webb et Bud ont couru vers la caisse, elle semble intacte, l’ouvrent avec précaution et leur émotion est visible à voir le vieux texte intact dans son écrin !

Au Tribunal, le Colonel prête serment …. « Je le jure » Sur le banc de la Défense, Harm très serein est aux côtés de Mac, Harm est sûr de lui, il attend son heure.

 

 

10771 vues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*