2.07 – Ghosts

ghosts_111h GMT, Mac Lean, Virginie

L’Amiral AJ Chegwidden fait son jogging matinal ; il est suivi de la juge Laura Delaney qui le rejoint : ça va ? Oui, mais quand elle parlait d’exercice ce matin, ce n’était pas tout à fait à ça qu’elle pensait !

– Et à quoi pensiez-vous exactement, Votre Honneur ?

– Rentrer à la maison et se glisser sous la couette tous les deux… mais attrape-moi d’abord, dit-elle en s’élançant

Tout à coup, AJ est sur le qui-vive , il a repéré quelque chose dans l’air, il l’appelle « Laura » et se lance à sa poursuite, mais elle fait tout pour qu’il ne la rattrape pas, elle accélère, ne voit pas un fil en travers du chemin qui explose la jetant à terre avec AJ tout près d’elle ; sur un caillou, en levant la tête, l’Amiral repère une statuette d’un petit bouddha, levant les bras en l’air, hilare et dont le ventre rebondi est percé d’un trou.

14h GMT, Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Dans le bureau de Harm, un jeune aspirant répond aux questions de Mac, et de Harm, en présence de Bud :

– Quand avez-vous compris qu’il était mort ?

– On a cru tout d’abord qu’il était saoul –on lui avait fait boire de l’alcool de force – et on l’avait mis dans le coffre.

– Vous avez tenté de le réanimer au moins ?

– L’un d’entre nous lui a fait du bouche à bouche, sans succès.

Mac et Bud qui étaient déjà au bord de l’explosion, pouffent de rire et Harm demande à leur parler dehors !

– Vous trouvez ça drôle ? Il est décédé, ils l’ont supprimé !

– Harm, c’était un bouc ! Ils lui ont fait du bouche à bouche sans hésiter, à un bouc !

– Billy était la mascotte d’Annapolis depuis aussi longtemps que je m’en souvienne !

– S’il vous plaît, Harm, c’est un accident !

– N’en avez-vous pas fait de belles vous-même quand vous y étiez ?

– Il ne s’agit pas de moi !

– Pourtant, Keeter m’a dit…., commence Bud

La Juge Delaney demande à parler à Harm quelques instants ; elle l’informe de l’incident de la veille : quelqu’un a placé un engin explosif sur le parcours de l’Amiral, il dit que c’est une blague, mais ce n’est pas son avis, AJ ne veut absolument rien lui dire.

Dans la foulée, le Capitaine demande à Tiner de l’annoncer à l’Amiral.

Il est à son bureau et vient d’ajouter un codicille à son testament ; il demande à Harm de s’en occuper ; il a écrit tout ce qu’il devait faire et comme Harm ne bouge pas en le regardant fixement, il lui demande s’il y a un problème. Harm lui parle de l’engin explosif, quand on annonce que Monsieur Osborne veut le voir ; l’Amiral accepte de le voir et le Capitaine sort ; Tiner lui confirme qu’il n’avait pas rendez-vous.

Osborne entre dans le vif du sujet :

– Nous savons tous les deux de qui est cette carte de visite, dit-il en parlant du bouddha et en montrant la photo

– Je ne crois pas aux revenants, dit l’Amiral, qui déchire la photo.

Dans un rapide flash-back, on découvre un homme accroupi, au-dessus du corps d’un homme mort, il sourit à l’interlocuteur.

Harm est revenu dans son bureau où Mac parle encore du cas du bouc Billy : elle est sûre que l’on pourrait convaincre le Commandant qu’il ne s’agit pas d’un acte mal intentionné ; il n’est certainement pas le seul aspirant à s’être risqué à ce genre de blagues, n’est-ce pas Capitaine ? Mais Harm est plutôt « absent ».

Il retourne au bureau de l’Amiral, il veut lui parler mais ce dernier a réuni ses affaires et lance un « pas maintenant Capitaine », impérieux puis s’en va. Harm est désarçonné ; son regard est attiré par la photo dans la corbeille à papier ; il revient au galop voir Mac, fait sortir Bud et l’Aspirant Danvers et fait part de ses découvertes à Mac ; le bouddha a-t-il un rapport avec l’incident de la veille, Comment le savoir ? Il connaît quelqu’un qui répondra peut-être à cette question.

Clayton Webb est en train de monter les marches au bras de sa mère quand il aperçoit Harm et Mac qui l’attendent ;il s’excuse auprès d’elle, elle remarque qu’il ressemble de plus en plus à son père, il la remercie, mais elle souligne que ce n’était pas un compliment ! Harm cuisine Webb : Osborne était le Chef de la Compagnie en poste à Saigon pendant l’opération Phoenix, il faisait partie des commandos de Marine ? C’est tut ce qu’il sait, non la photo ne lui dit rien ; Harm à son habitude insiste, et il lâche « Goliath », Thomas Wilson, en poste avec Osborne, il leur donne sa carte et un numéro de téléphone pour l’Amiral, en compensation, Harm offrira le repas de sa maman ! Vendu, dit Harm. Savez-vous que le repas ici vaut 500$ par tête, demande Mac…

Quand AJ arrive devant le bureau de Laura Delaney, elle est au téléphone avec son ex-mari, Phil : « c’est terminé, Phil ». Ils s’embrassent et il entre dans le vif du sujet :

– Ecoute, je pense qu’il vaudrait mieux qu’on arrête de se voir pendant quelque temps ; ils doivent te confirmer bientôt à ton poste et je ne voudrais pas qu’un fantôme sorti de mon passé vienne le compromettre

– les revenants ne m’ont jamais fait peur ! dit-elle

21h40 GMT, Quartier général de la CIA

Harm, accompagné de Mac, montre la photo à Thomas Wilson ; il l’a trouvée dans la corbeille à papier d’un Amiral ; y a-t-il un rapport entre le bouddha et l’engin piégé ; T.Wilson espère que non et explique : pendant l’opération Phoenix, un de nos hommes y est allé un peu fort avec les Nord-vietnamiens sympathisants, il a mené sa propre campagne d’intimidation : il éviscérait ses victimes ! La CIA a couvert ça ? Il laissait aussi un bouddha mutilé, comme celui-là en guise d’avertissement pour les autres. Il s’appelait Jack Halford, porté disparu. Votre Amiral, Chegwidden faisait partie des Services secrets, le 3ème Commando et Halford avait une équipe dans le 3ème ! les noms de ce commando ? Ils apparaissent sur l’écran et sont tous morts, à l’exception de l’Amiral; le dernier est mort il y a quinze jours dans un accident de voiture ! Harm et Mac échangent un regard.

13h GMT, Mac Lean Virginie

A la fourrière, ils ne trouvent rien, la voiture est passée sous les presses, elle était drôlement amochée- mais l’homme qu’il interroge a trouvé ça- il montre un bouddha-, il ne sait pas comment ça pouvait encore se trouver sur le pare-chocs après cet accident et il l’a gardé comme fétiche ! Harm le lui demande.

Quand ils rentrent au Jag, Bud est tout content, il a trouvé une ligne de défense pour « Billy » : il a fait exhumer le corps, en fait le bouc est mort d’une crise cardiaque due à son âge. Il ne lui reste donc comme accusation que le « kidnapping » dit Mac, enfin si on peut dire ça pour un bouc!

Harm se rend dans le bureau de l’Amiral : il a quelque chose à lui montrer, la statuette ! Elle se trouvait sur le pare-chocs de la voiture du Maître Stout, mort dans un accident, il y a quinze jours !

– C’est la carte de visite de Jack Halford, c’est ça Monsieur ?

– Dites-moi plutôt ce que vous ne savez pas !

– Halford est vivant et vous en veut ?

– Je n’ai pas envie d’en parler ! Je l’ai vu mourir et même si j’apprécie votre sollicitude, c’est mon problème, pas le vôtre ! Vous pouvez disposer !

Harm retrouve Webb à la pause déjeuner et lui demande ce qu’il a sur l’affaire : un ancien vétéran a escroqué des familles de portés disparus et leur faisait envoyer du Vietnam par ses copains des objets leur ayant soi-disant appartenu.

– Heureusement que ma mère n’en a pas trouvé un sur son chemin, mon père aussi est porté disparu

– Désolé, Harm, je ne savais pas.

– Ce type a retrouvé la plaque d’identité d’Halford et s’il est encore vivant, c’est potentiellement très gênant pour l’Agence !

– Et Osborne

– C’est un « nettoyeur », il tuera Halford s’il le découvre !

16h GMT, Tribunal d’instance des Etats-Unis, Washington DC

Mac et Harm se demandent si Halford est vivant et si c’est l’Amiral qui l’aurait abandonné ?

Ils retrouvent Laura Delaney, encore une fois avec son ex-mari « j’ai changé, Laura » puis « c’est terminé » et « pas encore ! » et il sort en bousculant Harm. Ils lui posent des questions mais elle ne savait même pas qu’il avait servi au Vietnam jusqu’à ce qu’elle lui pose des questions sur ses galons ! Il fait ça pour la protéger, dit Harm ; elle ne veut pas être protégée, elle veut partager sa vie ! il ne veut même plus la voir avant que tout ça soit terminé.

Quand AJ gare la voiture devant chez lui, il découvre stupéfait que Laura est là, – Laura, que fais-tu là ?- Elle a mis un petit tablier, lui a préparé une bonne petite soupe

– AJ, tu vas grimper ici, je vais te servir à dîner et ensuite nous aurons une longue discussion

Et comme il est furieux, elle avance vers lui et commence à descendre les marches du perron. Elle pose son pied sur une marche, déclenche un mécanisme et la bombe explose ; l’Amiral a tout juste le temps d’aller auprès d’elle, elle gît ensanglantée et inerte. Il hurle sa douleur en criant son prénom.

A l’hôpital, il suit, hébété,derrière une vitre les efforts de l’équipe pour la ranimer mais c’est en vain ; le décès est prononcé ; il entre lui faire ses adieux, prend sa main et se retire comme un somnambule. Il crise son mari, affolé et lui annonce qu’elle est morte :

– Elle est morte à cause de vous !

14h GMT Quartier général du Jag

Bud, Harm et Mac sont devant la machine à café, il y a des jours où il n’est pas assez fort ! Comment va l’Amiral ? Il n’a jamais été très expansif !

– Bud a déterré un vieux truc pour nous…

– Oui, je sais dit Mac en riant, un vieux bouc ! et tous les trois rient franchement.

– La vie continue, dit Mac

Et Bud leur explique qu’il a trouvé une sorte d’arrangement avec le Commandant d’Annapolis ; il va abandonner les charges : l’Aspirant Danvers va racheter un bouc et fera une centaine d’heures de marche forcée, cela devrait le mener au moins jusqu’à la fin de l’année…

– Excellent travail, Bud, dit Harm

Harm et Bud vont aller chercher des renseignements au Pentagone et Mac ira au FBI.

Gaël Osborne force le passage du bureau de l’Amiral ; il est désolé pour la Juge Delaney parce que la bombe lui était destinée.

– Halford est toujours vivant ; l’ennemi c’est vous ! c’est votre commando qui a liquidé Halford, c’est ça ? Et vous êtes là, à la tête du Jag alors que vous avez commis un meurtre ! J’espère qu’il vous aura, AJ, avant que d’autres innocents meurent !

16h30 GMT, Siège du FBI Edgar J.Hoover FBI Building

Mac est assise dans un labo face à un technicien qui la découvre au bout de 10 minutes tellement il était absorbé. Oui, elle est là pour l’affaire de l’engin piégé ; il en, profite pour obtenir une acceptation à dîner le samedi soir suivant. Et il poursuit son analyse.

16h50 GMT, Département de la Défense, fichier du Service des inhumations, Washington DC

Oui, le Gouvernement a la liste des tous les portés disparus et des morts ; Hanoi les inonde d’effets personnels ; y a-t-il des choses au nom de Halford ? une boîte contenant des photos, des magazines ; il demande à la voir ; quand Harm se ravise et demande s’il a quelque chose sur Harmon RABB, Roméo Alpha Bravo Bravo, non rien du tout. Ils y trouvent effectivement des magazines « Platinium Panther » avec des tâches de sang sur la couverture et une photo du Commando avec le Lieutenant Chegwidden.

Au Jag, Harm retrouve l’Amiral assis dans la salle d’audience :

– J’ai une photo de votre équipe de commandos avec une plaque d’identité d’Halford et une BD… quelqu’un essaie de vous tuer, Amiral…

Dans un flash-back : Halford est devant Chegwidden :

– Vous avez dit à vos hommes de m’éliminer, Lieutenant,

– Donnez-moi votre arme, Jack !

– Une balle lui a transpercé le cœur, je prenais son pouls quand les Viets ont attaqué, il était mort. Nous nous sommes réfugiés dans la jungle avec mon équipe, j’ai demandé un appui aérien pour les éliminer et quand nous sommes revenus à la hutte, Halford avait disparu.

– Une balle de pistolet ?

– Oui mais les Viets avaient des armes automatiques !

– Celui qui a posé ce piège veut venger Halford !

– On venge rarement des assassins, remarque l’Amiral

– Ce n’est pas son fantôme, Amiral, son spectre, dit Mac en entrant ; le détonateur a été construit en 1992 par la CIA !

– Osborne !!! je vais le tuer, rugit l’Amiral, qui se lève précipitamment

Harm le retient à bout de bras, lui parle de tribunal ; non, rien à faire, ils ne pourront jamais rien prouver devant un tribunal ; il ne peut pas l’abattre même s’il en a envie !

– Vous avez raison, Capitaine ! et il s’en va !

AJ est chez lui, il sort un pistolet d’un coffret et y introduit un chargeur.

15h GMT au Jag, Harm et l’Amiral sont dans le bureau.

Oui, tout est prêt pour le testament, pas besoin de le relire s’il a fait tout ce qu’il lui avait indiqué et s’apprête à partir :

– Essayez mon fauteuil, capitaine, je pense que ce sera le vôtre dans quelques années ! Allez, Rabb ! il ne va pas vous changer en vieil ours aigri ! il vous manque quelques étoiles pour ça ! et comme Harm s’y assoit, avec précaution

– Il vous va très bien.

Après son départ, Harm découvre sur le bureau une lettre de … démission ! L’AMiral est parti pour tuer Osborne!

Quand Bud fait irruption dans le bureau :

– ça y est, je l’ai trouvé ! Halford, il est vivant !

Le spectateur découvre un micro sous le plateau qu’écoute attentivement Osborne dans sa voiture. C’est la veuve du Maître Stout qui lui a donné l’adresse et Osborne démarre aussitôt. Harm envoie Mac chez l’Amiral, lui et Bud vont aller trouver Webb.

17h30 37 Elm Street, Middleburg, Virginie

Osborne pénètre avec effraction dans la maison qu’il commence à explorer quand un pistolet s’appuie sur sa nuque: AJ l’a piégé, “comme une mouche avec de la glue”; oui, il savait pour le micro, Jack est mort

– Vos officiers doivent donc être au courant ; si vous me tuez, ils seront complices d’un meurtre, vous ne leur ferez pas ça…

– Je les ai manipulés exactement comme vous, dit l’Amiral en le poussant dehors.

Harm a trouvé Webb, il allait déguster un plateau de fruits de mer excellent…il lui explique que l’Amiral est sur le point de descendre Osborne et ils filent.

AJ ramène Osborne dans le coffre de sa voiture, chez lui : il a posé la mine, n’est ce pas?

– Vous vouliez me faire trembler, comme vous regardiez souffrir les prisonniers que vous torturiez !

L’Amiral parle avec une rage contenue ; Laura a souffert et il n’aurait pas raté ça pour un million de dollars ! Il l’entraîne dans un sous-bois à l’écart et pointe son arme sur lui, puis s’éloigne ; à quelques pas, il lance un couteau à ses pieds.

– Toujours un homme d’honneur, ricane Osborne ; étonnant que vous ayez pu survivre aussi longtemps !

– Plus vraiment, dit l’Amiral

En effet, quand Osborne avance pour récupérer le couteau, son pied arme une mine. C’est l’affaire Maguida, n’est-ce pas ?

– Vous m’aviez ridiculisé, après ça, l’Agence m’a envoyé au Zaïre !

– Et le Maître Stout ?

– Je lui ai rendu service, il avait un cancer et allait mourir Je me suis servi de lui comme appât pour mieux vous coincer !

Et il s’éloigne malgré les supplications de Osborne qui commence à transpirer.

Ses aveux sont enregistrés sur une bande : à quelques dizaines de mètres, Mac a les écouteurs sur les oreilles.

– Il n’y a pas suffisamment pour le faire condamner ?

– Ce ne sera pas utile, dit Harm ; que se passera-t-il si nous envoyons cette bande à la CIA ?

– Ils lui enverront un nettoyeur ! répond Webb

Quand l’Amiral apparaît, il demande s’ils ont tout sur la bande : oui, Webb va donner ça aux personnes concernées ! L’Amiral remercie Webb.

– Il va tenir d’après vous ?

– Pas longtemps, il va essayer de la désamorcer, mais c’est impossible

– Il faut que je voie ça, dit Harm

– Restez-là, Capitaine !

– Il s’agit bien d’une mine d’entraînement? demande Mac

Osborne essaie de désamorcer la mine, elle explose et un Bouddha, au sol, le nargue !

– Pourquoi m’avez-vous empêché d’y aller ?

– Le voir vous aurait procuré du plaisir ; c’est ce qu’il faisait !

Et il s’éloigne, seul.

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