2.10 – The game of go

8h30 GMT, Villa d’Estruga, Cali, ColombieC’est la nuit, des ombres se faufilent dans un jardin et arrivent sous un balcon : ce sont des Marines, ils avancent en silence et communiquent par signes ; l’un d’eux grimpe à un filin pour accéder au balcon, quand l’un des gardes de la villa le découvre et pointe son arme sur lui ; alors l’un des Marine crie : « Attention ! » Aussitôt des hommes accourent de toutes parts, l’alarme est donnée et ils échangent des tirs avec les Marines ; les balles fusent de partout ; le Marine visé par le gardien est au sol ; l’ordre est donné de se replier, « pourquoi tu ne l’as pas descendu ? » demande un Marine. Son arme s’est enrayée. Il ne veut pas abandonner le corps de son compagnon, l’autre lu dit qu’il est mort et qu’ils doivent se replier. « Grouille-toi ! Si tu y retournes, ce sera ton tour ! »

13h GMT, Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Le Capitaine Rabb et Bud discutent de l’évènement dans l’ascenseur ; mais pour Bud, il y a un problème plus grave qu celui de la récupération du corps du Marine, le Sergent Silva : l’opération était « limite », ils étaient en terre étrangère…Harm remarque qu’ils opéraient sous l’autorité des services anti-drogues colombiens et il n’y a pas de règlement qui interdit de faire ça, n’est ce pas ? ; Bud argumente : aucun règlement ne permet de le faire, non plus ; Harm sourit vers lui en se dirigeant vers le bureau de l’Amiral :

– Un jour, vous ferez un excellent avocat, Bud !

Ils sont à peine rentrés que l’Amiral demande où est Mac. Harm hésite puis répond qu’elle est retenue par… la Cour Martiale du Maître Brocco.

L’Amiral ne semble pas satisfait. Puis revient à leur affaire ; le Capitaine a été mis au courant par Bud : l’Amiral explique que les Marines prétendent que leurs hommes ont été piégés et les Colombiens disent que les Marines ont fait des erreurs ; quelqu’un ment forcément.

C’est alors que Mac fait son entrée, dans la précipitation en s’excusant : elle a été coincée dans les embouteillages, et n’a aucune excuse ! L’Amiral les regarde et reprend :

– Comme je venais de le dire quelqu’un ment… la Cour Martiale de Brocco., Major ?

– J’ai tout fini mardi dernier, Amiral, et mes conclusions doivent être sur votre bureau ?

Regards entre Mac et Harm… Tiner appelle l’Amiral une deuxième fois ; celui-ci demande à ne plus être dérangé et pendant ce temps, Mac s’excuse auprès d’Harm :  » je dormais !  »

– Vous partez immédiatement pour la Colombie, vous serez placés officiellement sous le contrôle opérationnel d’un assistant du Département d’Etat à la Défense

– Pas Clayton Webb, Monsieur ! je le connais, si jamais c’est son opération qui a raté, il se fichera totalement de laisser ce Marine mort derrière lui !

– Surtout un Marine hispano-américain qui ne portait aucun signe d’identification sur lui, ajoute Mac

– Je vais être très clair, dit l’Amiral, vous avez pour mission d’enquêter sur ce qui s’est passé et rien de plus !

– Mais, le corps du Marine tué ? dit Mac

– Récupérer les morts ne fait pas partie de nos missions.

– Avec tout mon respect, commence Mac

– Mais, si tout ce que vous ramenez, c’est un rapport, je considérerai que votre mission a échoué ! poursuit l’Amiral

Il retient le Major comme elle allait sortir et remarque que la radio n’avait annoncé aucun embouteillage ; elle répond que c’est exact, et que cela ne se reproduira plus.

1h30 GMT, Ambassade des Etats-Unis, Bogota, Colombie

Il y a une réception quand les Avocats du Jag arrivent à l’ambassade ; Clayton Webb vient les accueillir dans le vestibule : il parle d’un ton impérieux ; on va tout faire pour que cette enquête soit rapide ; l’Armée de l’Air a mis un avion ARL- avion de reconnaissance à basse altitude –à leur disposition ; les photos corroborent les rapports des marines ; non, ils n’ont pas rendu la dépouille du Sergent Silva. Il veut qu’ils mènent leur enquête sur le Caporal Cordoba et le poursuivent. Avec de la chance, ils pourront tout boucler dans la matinée et cela fera plaisir à tout le monde !

– Si je n’avais pas fait appel aux Marines, je ne me retrouverais pas assis le cul entre deux choses, sans vous offenser Major !

– Aucun risque, répond mac du tac au tac, j’ai souvent affaire à des mufles dans ma profession !

Harm sourit, content qu’elle le mouche.

Ils sont présentés à l’Ambassadeur Witherspoon ; il félicite Harm; son père avait disparu quand il a rejoint le Lexington mais il a volé avec Boone et a appris pour sa Flying Cross, il lui a sauvé la vie !

– J’ai surtout sauvé ma propre vie, répond Harm, le Capitaine se trouvait simplement dans le même avion que moi !

– La modestie, Monsieur Webb, observe l’Ambassadeur, cela devient de plus en plus rare !

Dans le bureau se trouvent Alfredo Rincon et la secrétaire, Marisol qui vient apporter le café ; l’Ambassadeur présente Alfredo tout en offrant des cigares aux hommes présents : c’est le meilleur agent anti-drogue qu’il ait connu. Bud et Harm ont un énorme cigare entre les lèvres, Alfredo Rincon allume celui de l’Ambassadeur et Harm prend celui que Bud garde dans la bouche pour…. en couper le bout et le lui allumer. Alfredo Rincon explique qu’il a des contacts, des indiens, à la villa d’Estruga qui le tiennent informé régulièrement : ils ont rapporté que les gardes d’Estruga étaient loyaux et féroces. Les gardes n’étaient pas au courant de l’attaque des Marines et c’est l’un d’eux qui leur a donné l’alarme en criant, apparemment ; Mac a du mal à le croire, de la part d’un Marine ! Clayton Webb lui n’est pas étonné ; il sera poursuivi et inculpé.

Mac, Harm et Bud interrogent le Caporal Cordoba : son arme s’est enrayée, il a crié et les tirs ont commencé ; Mac remarque que ce n’est pas de sa faute si son arme s’est enrayée ; le Caporal conclut qu’il ne pense pas que le Sergent Silva serait d’accord avec elle.

– Ce type est une honte pour tous les Marines ! une arme qui se bloque, ricane Clayton Webb

– Ne prenez pas ça mal, Monsieur Webb, dit Mac,est-ce que vous avez déjà combattu ?

– Oui, j’ai fait la Guerre du Golfe.

– Dans quelle arme ?

– Major, c’est confirmé : par la faute de Cordoba et de sa lâcheté un très bon soldat a été tué ! Alors, inculpez-le ! par sa faute Carlos Estruga pourra continuer à inonder notre pays de cocaïne !

– Nous l’inculperons si nous trouvons des indices suffisants contre lui, répond Harm, très calme

– Le plus urgent, dit Mac c’est qu’un Marine a été tué en servant son pays ! Sa dépouille doit être ramenée pour être remise à sa famille !

– Major , répond d’un ton cinglant Clayton Webb, je comprends les vertus du « Toujours fidèle » mais il y a des questions plus importantes en jeu.

– Comme d’ouvrir le parapluie, remarque Harm

– Je ne vais pas courir le risque de renvoyer des hommes dans cette jungle !

– Oui, cela pourrait nuire à votre carrière ! dit Mac

– Nous allons boucler le dernier chapitre de ce triste incident.

L’Ambassadeur Witherspoon les rejoint alors ; Alfredo Rincon a de mauvaises nouvelles : Carlos Estruga leur a fait savoir qu’il détenait le Sergent Silva… en vie !

« Mon vœu le plus sincère est que tout ceci ne se transforme pas en un incident international qui mettrait le Président des Etats-Unis dans une situation difficile »…

– Il peut aller se faire voir, tonne Webb

Harm remarque que si le Sergent Silva est vivant, Estruga sera tout à fait capable d’expliquer au monde comment les Marines espéraient le kidnapper dans sa propre villa.

8h GMT Salle des opérations de l’Ambassade des Etats-Unis à Bogota, Colombie

Harm, Bud, Mac, Webb et l’Ambassadeur regardent les clichés pris par l’avion CrazyHawk : Mac observe que l’on ne transporte un cadavre de cette façon-là, il est vivant ! Harm demande à l’opérateur de zoomer sur le corps, puis sur le bras ; l’agrandissement permet de voir une identification à infrarouges. Etonnement de Webb. Mac remarque que tous en avaient pendant la Guerre du Golfe ! Le Lieutenant Diaz confirme, il s’agit bien du code de Silva. Webb pense qu’Estruga cherche seulement à leur faire croire qu’il est vivant. Rincon précise qu’Estruga veut une réponse avant 6 heures du matin. Webb est catégorique : pas de négociations avec des parrains de la drogue !

– Les Marines n’ont pas l’habitude d’abandonner leurs morts sur le terrain, dit Mac

– Il y a toujours une première fois, dit Webb

Dans le bureau de l’Ambassadeur la communication est établie avec Carlos Estruga ; le ton impérieux de Webb ne lui plaît pas, de plus il ne connaît pas le jeu de go, mais Harm lui le connaît ; le Capitaine Rabb sera son interlocuteur pour la négociation.

Il annonce qu’il détient un Marine américain blessé et qu’il s’en sortira, cela les intéresse-t-il ? dans ce cas, que le Capitaine Rabb vienne à midi à la plantation Salavia, il y a un hangar à sécher les bambous ; Harm veut d’abord vérifier que le Marine est bien vivant et tout en parlant, demande à Alfredo s’ils auront assez de temps, non Harm demande s’il est possible de repousser le rendez-vous à 17h ; c’est d’accord, il lui offrira à dîner, des grillades de bouc, il viendra sans arme et pourra même venir avec des amis, hormis Monsieur Webb ; s’ils essaient de lez capturer, un vidéo avec la confession du Sergent Silva sera aussitôt envoyé à CNN, dès ce soir.

Mac est à l’armurerie : elle démonte l’arme du Caporal pièce par pièce ; Bud la rejoint ; c’est un AK 47 mais avec des munitions chinoises, elles viennent rarement des Etats-Unis ! Bud lui demande où elle a appris à faire ça ? Elle lui rappelle qu’elle est un Marine ; ce qu’elle cherche ? une éraflure dans la culasse, une pièce abîmée ou casée dans le mécanisme, quelque chose qui explique qu’elle se soit enrayée ; mais non, il n’y a rien de visible, c’est probablement le chargeur ; non, il n’est pas là, le Caporal Cordoba l’a jeté en s’échappant.

Harm demande à Mac si elle aime le bouc grillé et elle lui répond en souriant que cela dépend de sa cuisson !

Clayton Webb, sur le perron de l’ambassade, donne ses instructions à Harm : il n’est pas autorisé à négocier, il doit établir la mort du Sergent Silva et il ramènera ses « six heures », comme disent les pilotes, immédiatement ; il est surpris de voir Cordoba devant la voiture. Il ne veut pas de lui comme chauffeur ; Harm intervient :

– Caporal, Monsieur Webb pense que vous n’êtes pas assez grand pour conduire cette voiture

Et quand le Caporal s’est éloigné, Harm s’approche de Webb assez près pour le regarder droit dans les yeux et lui souffler au visage :

– Vous ne voulez pas qu’il vienne, parfait ! mais si vous recommencez à l’humilier , la prochaine fois, vous aurez affaire à moi !

Quand Mac arrive, Harm lui dit qu’elle est en retard et elle lui répond aussitôt que non, il lui restait encore 18 secondes ; Harm regarde sa montre et constate que c’est juste. Quand Webb remonte à la salle d’opérations, il passe ses nerfs sur Bud .

Mac informe Harm qu’elle a testé l’arme du Caporal et qu’elle fonctionne ; alors ? Ce doit être le chargeur, il a dû presser la détente ! Et ils quittent l’Ambassade

Carlos Estruga suit de chez lui toutes les communications échangées entre les Américains.

Quand Harm et Mac arrivent au hangar, avec le Lieutenant Diaz, ils découvrent, assis à une table, le corps du Sergent Silva, mort. C’est alors qu’Estruga demande à son opérateur radio d’envoyer un faux message en direction de l’Ambassade – des échanges de coups de feu- il utilise des enregistrements précédents pour tromper les Américains et Clayton Webb réagit immédiatement , il demande une voiture , Cordoba se trouve cette fois au volant et ils démarrent à toute allure ; dans les rues de la ville, les véhicules sont bloqués : c’est une embuscade, Rincon est assommé, Webb est fait prisonnier sans que le Caporal Cordoba puisse intervenir en toute sécurité sous les yeux de Bud; le Caporal tente de se justifier, il y avait trop de monde entre lui et Monsieur Webb.

Dans le hangar, l’écran du poste de télévision : Carlos Estruga annoncent à Harm et à Mac qu’il détient maintenant un otage vivant, l’Assistant spécial du Département de la Défense !

– On dirait que Webb va découvrir par lui-même ce que voulait Estruga, commente Harm.

1h45 GMT, Ambassade des Etats-Unis, Bogota, Colombie

Des photos de Webb emprisonné dans une cage de bambous ; l’Ambassadeur est très embarrassé. Il va négocier, Rincon s’y oppose : il a mis cinq ans à convaincre son gouvernement de ne pas négocier avec les parrains de la drogue ! Ils sont pris entre le fer et l’enclume, sauf si on va le délivrer, remarque Harm. Il demande un autre passage du CrazyHawk, pour localiser Webb. Tous se demandent ce que veut Estruga en échange de Webb. Quand Marisol, la secrétaire entre pour apporter du café, son regard s’attarde sur les photos de Web dans sa geôle, Harm remarque son attitude et le doute se lit sur son visage.

2h30 GMT Base de Howard, Panama : l’avion décolle et survole la villa d’Estruga ; elle ressemble à celle des stars californiennes, remarque Mac.

Coup ce fil d’Estruga à l’Ambassadeur : leur ARL l’empêche de dormir ; il veut faire libérer son petit frère Norberto, en échange de Webb ; il se trouve dans une prison fédérale à Miami, pour trafic de drogue ! Ils ont jusqu’à 6h demain soir pour venir à la plantation ; et ajoute « vous connaissez le chemin, Capitaine Rabb ! »Tous découvrent alors un élément de la situation que Webb leur avait caché ; Estruga a du mal à les croire ! L’Ambassadeur va prévenir Washington et conseille aux avocats d’aller se reposer.

Dans les escaliers :

– Nous n’allons surtout pas dormir, dit Mac

– Ah, bon, relève Bud

– Bien sûr que non, dit Harm ; quelqu’un à l’Ambassade transmet des informations à Estruga, je veux qu’il pense qu’on a renoncé à localiser Webb !

– Vous le savez vous aussi, Major ?

– Oui !

– Comment ?

– Quand Estruga nous a appelé il connaissait le nom du Sergent Silva ; or il était mort, il n’avait aucun papier…

– Félicitations, dit Harm admiratif.

Bud va se charger d tendre le piège pendant qu’ils vont y aller.

Harm est dans sa chambre, il s’habille devant une glace : il s’apprête à boutonner la veste de son uniforme de cérémonie blanc quand on frappe à la porte ; c’est Mac :

– Très joli, Major !

– Vous aussi ! J’ai toujours eu un faible pour les uniformes blancs

– Oui, à condition qu’ils soient cousus de galons à défaut d’or !

– Je veux emmener le Caporal Cordoba avec moi !

– Mac, peut-être son arme s’est-elle enrayée, peut-être n’avait-il pas la place pour tirer quand ils ont enlevé Webb mais peut-être aussi qu’il n’a pas pu appuyer sur la détente…

– Vous ne pouvez pas croire à ça ! sinon vous ne l’auriez pas défendu contre Webb

– Webb est une enflure et je ne tiens pas à le croire, mais je ne vais pas tout risquer en pariant là-dessus !

– Non, vous allez tut risquer en pariant sur ce plan insensé !

– C’est ma tête qui en jeu !

– Et la mienne, et celles des Marines, de Webb et même s’il ne vient pas, celle du Caporal Cordoba !

Harm s’éloigne pour se replacer devant le miroir :

– Vous savez, Mac, vous n’auriez pas dû me parler de Webb, dit-il en pointant un doigt vers elle et en la regardant de côté avec un demi-sourire, vous avez bien failli rater votre coup !

Et il se tourne vers elle :

– Il viendra ?

– Bien sûr ! dit-il d’un ton très doux, presque tendre

Dans un élan impulsif, elle va vers lui, lui pose les mains autour du cou, approche son visage du sien est sur le point de l’embrasser, puis elle se ressaisit.

– Merci !

Mac se rend auprès des Marines, et s’adresse au Caporal Cordoba :

– Vous venez, Caporal

– Oui, Madame, merci

– Ne me remerciez pas, vous remercierez le Capitaine !

Deux voitures les attendent sur le perron ; Mac se dirige vers Harm :

– Vous ne vous sentez pas soulagé ?

– Je vous le dirai quand tout sera fini !

Elle le regarde à nouveau, s’approche et dit :

– Ce qu’on dit à propos des uniformes blancs et des galons dorés…

– Oui ?

– C’est très exagéré !

Harm s’assoit au volant de sa jeep et dit tout bas : « nous verrons ! »

De la salle d’opérations de l’Ambassade, Bud appelle l’Ambassadeur, aux côtés duquel se tient Alfredo Rincon et le prévient que les deux avocats vont lancer l’opération pour sauver Monsieur Webb vers 13h GMT, soit 8h du matin ; il l’a localisé ; l’opération est approuvée par ses supérieurs et des Marines et le CrazyHawk viendront en soutien ! La secrétaire n’a rien perdu de la conversation téléphonique. Bud prévient Mac que « l’invitation » est lancée.

12h01 GMT Ambassade des Etats-Unis, Mac surveille de ses jumelles l’entrée de l’Ambassade et communique avec Harm qui attend de voir qui va sortir et tomber dans le piège ; Harm est près de la villa et voit soudain dans son rétroviseur arriver deux hommes armés, il va devoir deviner qui est la taupe.

Alfredo Rincon sort alors de l’Ambassade, trop tard pour prévenir Harm.

Il est amené à la villa d’Estruga sous bonne garde ; Estruga a devant lui un jeu de go et lui propose les pions blancs, déjà pratiquement tous encerclés ! Sa tenue officielle alerte Estruga : c’est une visite officielle en quelque sorte…, un pion, il vient négocier ?un pion, Harm retire son cigare de sa bouche, sourit et lui dit que c’est à peu près ça , un pion : il lui promet une menace d’extradition vers les Etats-Unis et vingt ans dans une prison fédérale ! Chacun à son tour avance des pions sur le jeu. Estruga lui dit qu’il doit être idiot ou désespéré, un pion ; Harm : dans quelques minutes, il ne détiendra plus Webb ! Les agents doubles, un pion, peuvent devenir triples ! Rincon travaille à nouveau pour nous ! Aussitôt,Estruga prend son téléphone et Harm sait alors qu’il a vu juste. Estruga demande l’hélico.

Sur la route, la voiture de mac et des Marines est à l’arrêt : une panne d’essence ! il leur reste un demi mille pour arriver à la plantation ;les quatre Marines se mettent à courir.

Rincon a rejoint Webb qui voit en lui un libérateur jusqu’au moment ou l’hélico de Carlos Estruga apparaît ; quand Estruga descend de l’appareil, il croit que Rincon l’a trahi et de son siège Harm enfonce le clou : « il sait déjà tout, Rincon, vraiment tout ! » Alfredo Rincon proteste de sa loyauté, le Capitaine Rabb les a tous manipulés ; et tous s’enfuient au moment où Mac arrive avec les Marines :échanges de tirs, les gardes veulent abattre Webb et c’est Cordoba qui les élimine.

– Vous étiez un peu en retard, dit Harm

– De 30 à 35 secondes, répond Mac sans regarder

– A quoi vous jouez, proteste Webb

– On vient de vous sauver, Monsieur Webb, et Mac lui explique la situation ; le gouvernement ne voulait pas entendre parler d’échange.

Harm, Mac et deux Marines s’enfoncent dans les bambous à la poursuite de Rincon et d’Estruga, ils les encerclent et les deux hommes rendent.

– Vous êtes vraiment un excellent joueur de go, Capitaine

– merci, señor !

– je vous dois une revanche.

– Je vais vous l’accorder dans 20 ans !

Harm et Mac se sourient : ils ont rempli leur mission

Sur le perron de l’Ambassade, tous s’apprêtent à partir ; Webb cherche en bégayant à faire des excuses ; Mac lui répond que ce n’est pas à eux qu’il doit en faire et désigne le Caporal Cordoba ;

Il va vers lui,suivi de Bud qui ne veut pas en perdre une miette !

– Il n’y arrivera pas, dit Mac

– Donnez-lui un peu de temps, dit Harm

– Il ne nous reste que 46 minutes, ajoute-t-elle

– Comment vous faîtes ? demande Harm qui a vérifié à sa montre

– C’est un petit truc des marines, dit-elle en s’éloignant.

Sourire de Harm, amusé et admiratif.

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