2.11 – Force recon

6h GMT Zone de soutien aérien rapproché du camp de Pendleton, CalifornieUn Capitaine des Marines regarde dans ses jumelles et parle à son bras droit, un adjudant-chef :

-Selon mon plan, la zone de sécurité s’étend jusqu’à la berge, de l’autre côté de ce pont ; postez une équipe sur la berge, nous détruirons l’ennemi avec le soutien aérien rapproché.

Le Sergent qui emmène l’équipe, s’adresse à ses hommes : nous avons une cible à marquer de l’autre côté » du mont, en avant !

Le Capitaine prend le combiné de la radio :

– Faucheuse, ici Chien Rouge 1, j’ai un objectif pour vous. Le char marqué au laser, éliminez-le avec le Maverick et ensuite, nettoyez le secteur

– Bien reçu, Chien Rouge.

Deux avions de chasse tournoient au-dessus de leurs têtes.

Dans la zone de tir, un homme demande au sergent s’il est sûr qu’ils doivent s’approcher autant du char ; oui, on le marque là où le Capitaine a dit de le faire et le sergent annonce :

– Chien Rouge 1, on est en position.

Et les hommes marquent la cible ; un missile touche le char qui prend feu.

On entend dans la radio, le leader dire :

– Faucheuse à sections 2 et 3, la zone de tir est à vous.

Des bombes tombent sur la zone, trop près des soldats ; le bruit est infernal, ça tombe de toutes parts et l’un d’eux prend peur, il panique, veut s’échapper, sans réfléchir ; le sergent tente de le rattraper, tous deux se retrouvent au sol, touchés.

13h39 GMT, Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Mac et Bud s’apprêtent à partir ; Bud paraît pressé, Mac dit qu’ils ont tout le temps :

– N’hésitez pas à m’appeler si vous avez besoin d’un coup de main dans cette affaire, dit Harm en souriant

– Appelez-nous, vous aussi si vous avez du mal avec la vôtre, répond Mac

– Oh, non ! la mienne c’est du gâteau ! Vous en revanche, vous aurez du fil à retordre !

Mac explique à Bud que les sections de reconnaissances des Marines sont très fermées et qu’ils seront loin d’être ravis de devoir parler de l’un des leurs, de plus le Capitaine Koonan a une sérieuse réputation ; laquelle? De dévorer les officiers du Jag ! Elle poursuit à l’intention de Harm : le Capitaine Koonan est un des dernier Marines de la vieille époque, son surnom est « The Duke », comme John Wayne ! Ce qui la gêne, ajoute-t-elle, c’est qu’il est une légende, sorti du rang, il a plus de médailles que n’importe qui, après avoir fait presque toute sa carrière dans les sections de reconnaissance dont il a mis au point le programme d’entraînement. Comment un officier avec une expérience pareille pourrait mettre la vie de ses hommes en danger ?

– Excellent question, dit Harm tout sourire

– Merci de votre aide précieuse !

– Et au moment où ils vont disparaître dans l’ascenseur :

– Je vous manque déjà, avouez-le ! lâche Harm

Harm, en civil, frappe à plusieurs reprises à la porte d’une maison : Sergent Major Sauwer ! et quand il est sur le point de partir, apparaît le Sergent Major des Marines Sauwer qui commence déjà à lui donner sa leçon : il l’abrutit d’insultes, d’expressions méprisantes pour le diminuer et Harm se voit contraint de jouer le jeu, tout ça sous le regard goguenard des voisins, accoudés à la clôture. La leçon est aussi physique !

18h GMT, Camp de Pendleton, Californie

Le Colonel des marines, Malcolm, accueille Mac et Bud à leur arrivée ; il est satisfait de voir un Marine du Jag arriver ; il leur explique que les temps changent, les méthodes aussi, qu’on ne peut pas agir aujourd’hui comme des dinosaures comme dans un vieux film de John Wayne ; c’est bien d’être dur mais ce n’est pas bon d’avoir des blessés à l’entraînement !

Il leur donne les plans du Capitaine Koonan, il a dit que la ligne de démarcation était brouillée et que c’est pour ça que ses hommes étaient en dehors de la zone de sécurité. Il précise que Koonan est un ami, qu’il regretterait de le déclarer responsable de ce qui s’est passé, mais ce serait encore plus grave si son commandement souillait Corps des Marines.

Quand Mac et Bud sont sur la zone, ils se rendent compte qu’effectivement la ligne est brouillée, me^me carrément effacée ! Mac ajoute qu’exposer ses hommes à des risques inutiles pendant un exercice ou à tout autre moment est inacceptable.

Harm est torse nu au sol, il est malmené par son adversaire qui veut bien lui laisser une seconde chance malgré son inaptitude et son incompétence ; les voisins ne perdent pas une miette du spectacle et sont écroulés de rire ; Harm prend alors le mors aux dents, fait une prise et envoie valser son instructeur ; la leçon est terminée !

Au Camp de Pendleton, Mac et Bud ont rejoint le Capitaine Koonan et l’Adjudant Chef ; des hommes combattent au corps à corps, deux par deux ; Mac est très impressionnée par la démonstration ; le Capitaine Koonan lui répond que si un Marine est impressionnant, un homme des sections de reconnaissance doit être exceptionnel, sinon, il meurt. Il les encourage, corrige les défauts et Mac, admirative, dit à Bud, qu’il connaît à fond le close combat. Le Capitaine s’est approché d’un homme :

– Sergent Tesla, s’il vous faut plus de deux coups pour tuer votre ennemi, vos chances de mourir augmentent de 60% ! Major, tout ce que j’avais à dire, je l’ai dut noir sur blanc dans mon rapport !

Mac demande l’autorisation d’interroger toute l’équipe ; le Capitaine répond que ses hommes participent à un exercice de fin de formation à tir réel, sinon ils ne pourront pas faire partie des sections de « reco » :

– le réveil est à 4h30, les premiers exercices sont à 6 heures, vous pourrez les interroger avant, si ce n’est pas trop tôt ?

– J’en suis déjà au déjeuner, répond Mac qui demande des nouvelles des blessés : le Sergent Kristschuk et le Caporal Bell sont à l’infirmerie, il va les voir tous les jours. Le Capitaine précise que les sections de reconnaissance ont une énorme responsabilité, ce genre d’exercice est conçu pour éliminer ces types comme le Caporal Bell.

– Alors c’est une réussite, ajoute Mac.

Dans le Bureau du Colonel, quand Mac et Bud entrent, un homme est de dos, face à l’officier, au garde à vous.

– Major, voici le remplaçant du Sergent Kristshuk, le Sergent Post.

Ce dernier fait demi tour, il s’agit de … Harm ; Mac en reste sans voix et Bud écarquille les yeux :

– Ravie de vous revoir, Sergent, dit Mac

– Moi de même, Major

– Nous avons servi ensemble en Bosnie, hein, Sergent (la panique se lit dans les yeux de Harm) au 29ème.

– Excellent bataillon, commente le Colonel, commandé par… par.. (Harm supplie Mac du regard)

– Le Capitaine Waltz !

– Alors, vous devez avoir un tas de choses à vous dire ; pas question de traiter les hommes avec des pincettes, Sergent mais le temps où l’on devait les démolir pièce par pièce pour en faire des Marines est fini, si jamais quiconque ne se conformait pas à la façon dont je veux que les choses soient faites, je compte sur vous pour me le dire ; c’est un ordre ! rompez !

Une fois dehors, Harm et Mac s’apostrophent :

– Ce n’était pas très intelligent de votre part, Major !

– Pas plus intelligent que de ne pas prévenir votre co-équipière que vous travailliez à couvert sur la même affaire qu’elle.

– Ce n’est pas l’endroit idéal pour discuter de ça, temporise Bud

– L’Amiral a estimé que c’était mieux de travailler de l’intérieur..

– On fait équipe pourtant, non ? Vous l’avez fait exprès !

– Vous vous trompez tous les deux, dit Bud ; euh, vous avez raison à 95ù et tort à 5% ?

Ils éclatent de rire.

Les hommes de la section de reconnaissance témoignent : tous admirent leur capitaine, ils étaient sûrs qu’il les ramènerait, si le Caporal Bell est blessé, c’est de sa faute ! Il était mort de frousse, cette nuit-là. L’un d’eux ajoute que grâce à cette expérience, il sait qu’il peut encaisser ce genre de peur sans paniquer !

Au mur d’entraînement, les hommes évoluent sous le commandement du Sergent Post : le Capitaine lui donne les consignes, il n’est pas une nounou, pas un animateur, ni un thérapeute ! Il est l’instructeur de sections de reconnaissance, il les veut bien trempés, endurcis pour qu’ils reviennent vivants. A vos ordres, patron, dit Harm.

L’un d’eux est en difficulté pour monter en haut du mur, Harm l’invective de la voix à la façon des Marines :

– Caporal Sibly, vous êtes un des plus minables spécimens…

Rien n’y fait et quand il l’a devant lui, il lui dit que demain, il devra essayer de prendre appui sur le pied droit ; le Capitaine intervient auprès d’Harm ; à la guerre, il n’y a pas de deuxième chance, épuisé ou pas

Harm relance le Marine, et demande à l’équipe de le soutenir – si un échoue, vous échouez tous et il finit par y arriver.

11h GMT Hôpital naval du Camp de Pendleton

Mac interroge les deux blessés : le Sergent reporte la faute sur le Caporal Bell ; sans lui, il serait en train de boire une mousse au carré.

Quand elle va voir Bell, il paraît mal en point : il a l’impression d’avoir été renversé par un char ; elle lui demande s’il a quelque chose de particulier à lui dire : dans un murmure, il lui dit, qu’avant le début de l’expérience, il a vu le Capitaine Koonan faire quelque chose sur le plan, il le frottait avec de la terre ; après, il avait tracé dessus une ligne au crayon ; il était près de lui, et la lune brillait.

5h45 GMT Carré des Sous-officiers

Harm s’y trouve avec sa section ; ils en viennent à parler de l’accident ; Harm leur demande comment ils se sont retrouvés si près de la zone de l’objectif ; pas de réponses ; et quand l’un d’eux semble vouloir dire quelque chose, on lui coupe la parole rapidement. Face à eux, des Rangers les « cherchent », se moquent d’eux ; Harm temporise un peu « ces messieurs sont nos invités, ils viennent chez nous pour apprendre » et d’un seul coup, il déclenche la bagarre qui devient générale ; on les retrouve tous les cinq en prison.

14h GMT Prison de la Base de Pendleton

– J’aime bien votre force de caractère, Sergent, vous vous êtes retenu d’assommer ce crétin pendant 2 ou 3 secondes !dit l’e Caporal Sibly.

Harm qui se frotte encore la main répond que c’est difficile de nos jours de trouver une bonne bagarre! Il demande s’ils pensent que le Capitaine est trop dur avec ses hommes ; un certain flottement répond à cette question mais l’un d’eux avoue que le Capitaine Koonan a l’habitude de rajouter des problèmes au cours des missions pour les aguerrir ; ses hommes, au moins, reviennent en vie.

Quand le Capitaine Koonan arrive, il les traite de tous les noms « vous êtes le pire ramassis…. Des bagarreurs… Des Marines au mitard, c’est consternant ; oui répond Harm mais les Rangers sont tous à l’infirmerie ! Mais comme ils participent à une opération à tir réel dans la matinée il demande leur levée d’écrou.

Harm va à la rencontre de Mac et elle lui demande en souriant si l’habitude n’est pas de saluer un officier supérieur :

– Vous adorez votre nouveau statut, il me semble!

– Moins que vus n’adorez votre nouvelle carrière dans l’infanterie, je crois !

Elle l’informe que le Caporal Bell a repris connaissance et la révélé que le Capitaine Koonan avait modifié délibérément son plan ; oui, dit Harm, il rajoute des problèmes exprès ; Mac pense qu’il a été trop loin, cette fois. Harm rétorque que tout ce qu’ils savent a présent vient du témoignage d’un caporal qui a eu peur ; Mac souligne qu’il semble bien aimer le Capitaine ; oui, il le respecte ; même s’il enfreint la loi ? Mac précise que le Colonel Malcolm attend un rapport préliminaire de sa part à midi ; elle n’a rien à lui dire sinon qu’il y a des constantes dans sa conduite :

– Si rajouter des problèmes met des vies en danger, alors c’est un mauvais officier.

– Comment préparer des hommes à la guerre, Mac?

– Il n’y aura plus jamais de guerre si vos Marines sont morts avant qu’elle ne commence !

Dans le bureau du Colonel, les choses ne sont pas faciles pour Mac mais elle ne veut rien dire de définitif contre le Capitaine, elle veut garder les résultats de son enquête confidentiels jusqu’ à ce qu’elle soit terminée.

-Si jamais quelqu’un est blessé au cours de ses manœuvres à cause du capitaine Koonan, j’aurai ses galons !

Dans la cour, Harm réunit ses hommes pour le Capitaine :

– Section de Reco, Chien Rouge 5, présents !

Le Capitaine donne les consignes : deux ou trois Marines sont retenus prisonniers dans un village, quelque part vers 16 heures, l’attaque sera précédée d’un barrage d’artillerie, ils seront déposés sur le toit d’un bâtiment par hélico ; 5 minutes après leur évacuation, le périmètre sera rasé par l’artillerie. Harm essaie alors d’intervenir, n’a-t-il rien d’autre à ajouter, rien omis ou négligé ?e lui ; le Capitaine s’approche de lui et ajoute que si c’est le cas, il faudra se débrouiller seul. Harm le regarde droit dans les yeux : ce n’est pas de se débrouiller seul qui le gêne.

On voit le Capitaine Koonan, en retrait, échanger une radio pour une autre, au dos d’un camion.

24h GMT de son poste d’observation le Capitaine Koonan – Chien Rouge – voit l’équipe arriver en hélico, être déposée sur un toit, les hommes s’approchent du village et sous les ordres de Harm vont commencer, bâtiment après bâtiment, à chercher les prisonniers ; le Capitaine est satisfait de leur façon d’opérer et félicite son Adjudant qui aura une promotion.

0h05 Batterie B du 3/214e d’artillerie

Le Commandant ordonne

Préparez vos pièces, artilleurs !

Harm et son équipe nettoient les bâtiments et poursuivent leurs recherches ; ils passent de cible en cible jusqu’à ce qu’ils tombent sur deux mannequins : « les prisonniers » sont libérés.

Harm demande de tester la radio mais constate que la radio de Chien Rouge 1 n’est plus opérationnelle et l’un des hommes de s’exclamer :

– je le savais ! moins d’une heure avant, j’ai surpris le Capitaine en train d’échanger sa radio avec la mienne alors du coup, j’ai interverti à nouveau les radios.

Harm demande aux hommes de considérer les blessés comme des invalides et ils les chargent sur leur dos ; il contacte Angel 1 :

– Chien Rouge 5 a libéré les prisonniers, nous vous contacterons quand nous aurons évacué le secteur.

A la batterie, les ordres sont donnés : Artilleurs, à vos pièces !

Harm et ses hommes sont partis, et annonce leur sortie du secteur.

– Coordonnées de tir…

Ils sont sur le point de quitter le périmètre du village quand Harm réalise qu’il lui manque un homme, il le rappelle : Evacuez, c’est un ordre ! mais le Sergent Tesla a cru trouver un prisonnier – mais c’étaient des chiffons – et quand il revient sur ses pas , il butte dans une poutre de soutien, qu’il renverse et tout s’écroule sur lui ; Harm le rejoint à ce moment-là et va tenter de le dégager.

Le Capitaine Koonan a tout vu dans ses jumelles et veut prévenir l’artillerie de cesser le tir qui doit commencer dans 5 minutes mais sa radio ne fonctionne pas ! Il cherche à rejoindre en jeep le poste de tir mais sa jeep est arrêtée par un camion de transport de troupes embourbé ; tous ensemble ils arrivent à le déplacer et le Capitaine passe.

Pendant ce temps, Harm essaie de dégager le Sergent, mais n’y arrive pas quand les autres reviennent pour les aider, ils forment une équipe, non ?

On entend les ordres : « feu, feu ! Feu ! » Et une pluie de bombes commencent à pilonner le village.

Harm prend le Sergent sur ses épaules, les hommes filent à toute vitesse vers l’extérieur de la zone ; ils s’en sortent in extremis.

Le Capitaine Koonan arrive à la batterie « Cessez-le feu, mes hommes sont toujours dans le village ! Sous le regard atterré de Mac et de Bud.

Harm et sa section se rendent compte que les tirs ont cessé. E Sergent souffre mais ils sont saufs ; il remercie Harm de l’avoir tiré de là ; non, c’est toute l’équipe qui l’a fait.

Le Colonel Malcolm demande au Capitaine pourquoi il n’a pas prévenu ses hommes à temps et il doit reconnaître, qu’il a échangé les radios ; stupéfaction du Colonel

– Vous avez privé votre équipe de radio !

– Je voulais qu’ils goûtent à la poudre, Colonel, leur faire connaître la peur d’un barrage ; Vous entendez, Major Mackenzie et Lieutenant Roberts, le Colonel l’ignorait.

Dans le bureau du Colonel, Mac et Bud reçoivent les félicitations du Colonel ; Mac répond qu’ils n’ont rien fait ; si, ils ont permis de révéler des méthodes qui mettaient la vie des hommes en danger ; Koonan va quitter le Corps avec une lettre de réprimande jointe à ses états de service et il conclut :

– John Wayne est mort !

Le Capitaine Koonan a revêtu son uniforme de cérémonie et sort de ses quartiers ; Harm va à sa rencontre :

– Je vous préférai en treillis.

– J’ai été fier de le porter

– Vous faisiez honneur à l’uniforme ; merci d’avoir ramené mes hommes, Sergent !

– Vous savez Capitaine, à l’Aéronavale, on nous apprend aussi des choses ! Je regrette que le Corps perde un officier tel que vous.

– J’avoue ne pas comprendre le nouveau corps, je ne crois pas que c’est bon pour le pays.

– J’espère sincèrement que vous avez tort !

– L’avenir le dira, Capitaine, l’avenir le dira !

Les deux hommes se serrent la main, puis se saluent ; le Capitane Koonan s’éloigne suivi des yeux par Harm.

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