2.12 – The guardian

20h40 GMT Georgetown Washington DC« Bonjour Dieu, c’est moi, Bud Roberts ; vous allez penser que je viens vous parler seulement quand ça ne va pas mais j’ai un problème en ce moment ; je passe un examen final dans 5 heures et je n’ai pas du tout travaillé… si vous pouvez faire quelque chose pour moi…

Bud, agenouillé devant l’autel de l’église, dans la pénombre, s’interrompt dans sa prière en entendant un hélicoptère au-dessus de sa tête. Un homme affolé se réfugie précipitamment à l’intérieur, armé d’un pistolet, il se parle à lui-même : « il fallait que je le tue…, je ne pouvais pas faire autrement….Attention ! Couchez-vous !… » et il découvre Bud.

Au Jag, Harm debout dans son bureau parle à voix haute : « Je vous rappelle qu’un doute raisonnable est un doute bien fondé… » et Mac qui passe devant, s’arrête et rit

– Des théories non fondées comme celle-ci n’ont pas de place dans votre plaidoirie, croyez-moi ! Vous allez devoir chercher votre argumentation ailleurs, Harm !

– Asseyez-vous, j’ai besoin d’un auditoire…

– Merci, je viens juste de terminer ma sieste, Harm !

C’est alors que Harm reçoit un appel de Bud :

– Je suis retenu à l’intérieur de l’Eglise Notre Dame des Anges ; la personne en question est armée, je lui ai dit que j’allais demander de l’aide au Quartier Général ; non, je ne suis pas menacé ; nous sommes complètement cernés ; on n’est que deux à l’intérieur mais dehors ils ne doivent pas savoir combien on est !

A l’extérieur, de très nombreuses voitures de police et les forces spéciales se sont mises en place : un responsable organise le siège de l’église quand Harm et Mac déboulent, ils cherchent celui qui organise la traque.

Harm lui annonce qu’il est en contact avec quelqu’un à l’intérieur ; dans les arbres proches des tireurs d’élite se positionnent. Son équipier, Bud Roberts a un pistolet pointé sur lui. On les informe qu’ils ne décrochent pas le téléphone ; le Lieutenant parlait de façon sibylline, ce sont ses mots qui lui ont fait penser qu’il s’agissait d’un militaire.

Le responsable les informe qu’il s’agirait d’un sans-abri, qu’on soupçonne d’avoir abattu quatre personnes dans un magasin du quartier et d’avoir quitté les lieux avec une arme ; il s’est enfermé dans cette église avec un otage apparemment. Il veut le numéro du portable de Bud ; Harm temporise ; il vaut mieux que ce soit lui qui appelle, le déséquilibré semble avoir du respect pour l’uniforme.

Harm appelle « décrochez, Bud ! » A l’intérieur Bud demande s’il peut décrocher ; Harm est dehors, il a revêtu un gilet pare-balles ; enfin il décroche : oui, ils vont bien, peut-il s’approcher de la fenêtre près de la porte ? Bud demande à l’homme qui donne son accord.

– Content de vous voir, Capitaine… c’est mon commandant, il veut vous parler…il n’a pas envie de répondre au téléphone, Capitaine

– Ecoutez, soldat, je suis le Capitaine de Corvette Harmon Rabb de la Marine des Etats-Unis, je voudrais vous parler ; votre nom ?

On entend un murmure « élite… »

– Votre grade ? Bon, je vous appellerai Elite si vous le voulez bien. Je voudrais pouvoir entrer et discuter avec vous. On peut vous aider à vous en sortir.

La porte s’entrouvre ; dehors on entend un ordre « prêts à l’attaque », mais Harm s’engouffre et referme derrière lui ! Le responsable de l’opération fulmine et demande à Mac comment un capitaine de corvette peut agir de façon aussi stupide !

« Attention ! aux tireurs, il y a maintenant deux otages dont le négociateur »

Mais Harm a laissé son portable ouvert pour qu’ils puissent tout entendre :

L’homme recroquevillé contre le mur, parle :

– je n’ai pas eu le choix, ils avaient ouvert le feu

– Pourquoi vous êtes-vous enfui ?

– Sais pas… je voulais pas le tuer, si je réfléchis il est mort !

– Votre nom ?

– Bauwer.

Dehors, le responsable demande que l’on vérifie la liste de tous les noms de criminels portant ce patronyme et Mac se met à l’écart pour demander les renseignements militaires.

– Sortez avec moi, donnez-moi votre arme, vous leur expliquerez

– Il ne doit pas savoir !

– Qui ?

Le téléphone de Bud sonne, il le passe à Harm c’est Mac :

– J’ai vérifié auprès du Pentagone : un officier des troupes d’élite de la Marine, le Premier Maître Paul Bauwer a déserté il y a 9 ans au cours d’une évaluation psychiatrique à Bethesda après avoir failli tuer un homme qu’il soupçonnait de suivre sa femme ! Il a été porté disparu pendant quatre ans au Vietnam jusqu’à ce qu’on retrouve sa trace dans un camp de prisonniers mais l’essentiel de son dossier est confidentiel ; ce type est une machine à tuer ! c’est un instable très entraîné. Sortez de là, Harm !

21h35 GMT, Georgetown Washington DC

– Lieutenant, vous n’aviez pas un examen à bûcher ? Il faut sortir, c’est un ordre ! dit Harm

Dehors, l’ordre est donné : Les otages s’apprêtent à sortir, reculez ! Bud sort, se met à l’abri, mais Harm referme la porte derrière lui.

– Vous ne pensez pas que j’allais vous abandonner, pas vous un porté disparu, mon père aussi l’a été.

Mais à l’extérieur, ils n’entendent plus la conversation et Mac est sommée de communiquer les infos qu’elle a transmises à Harm ; elle s’abstient.

– Rien ne presse… on sortira quand vous serez prêt

– Cela va mal se terminer, Capitaine

– Sortez ; soyez raisonnable, il faut me donner votre arme.

Dehors, les tireurs ont l’homme dans leur viseur et l’un d’eux tire ; Paul Bauwer est touché ; quand ils ouvrent en force l’église, ils découvrent Harm assis sur les marches de l’autel, il tient contre lui Paul Bauwer à terre et blessé :

– Vite, les secours ! grouillez-vous, bon sang !

15h35 GT Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Bud informe Harm : l’Amiral les attend tout de suite, oui, l’opération s’est bien passée mais il a été arrêté immédiatement après. Bud dit que si quelqu’un doit recevoir un blâme c’est lui ; Harm lui dit qu’il est beaucoup plus courageux que lui, en lui donnant une tape amicale sur l’épaule.

Dans le bureau de l’Amiral, les trois officiers sont debout, au rapport !

– Il semblerait que vous ayez passé une sacrée journée hier tous les trois ! J’ai pour ma part passé une matinée au téléphone avec tous les représentants possible de la hiérarchie militaire et de la police ; je vous ai soutenus à …95% ; je me fiche de savoir à quel point cet homme a pu sombrer – 20 ans dans les tireurs d’élite, prisonnier de guerre, vous avez mis vos vies en danger comme vous deviez le faire ! La question est : devons-nous en rester là ? Pensez-vous qu’il voulait empêcher ce cambriolage ?

– J’en suis certain, dit Harm, je pense aussi qu’il va être broyé par la machine judiciaire s’il ne bénéficie pas d’une bonne défense

– Il fait toujours partie de la Marine, ajoute Mac

– Il est sous notre responsabilité mais comme il n’a pas les moyens de vous rémunérer, vous poursuivrez donc vos affaires en cours et vous vous chargerez de ce cas social !

– Ce type-là, Amiral, a l’air un peu dérangé, remarque Bud

– C‘est vrai, Lieutenant mais c’est aussi le cas de ses avocats ! dit-il dans un demi-sourire Rompez !

A l’hôpital, deux inspecteurs de police interrogent Paul Bauwer et lui parlent d’un ton encourageant, ils cherchent à lui faire reconnaître les faits : il était devant le magasin, on l’a vu souvent là-bas, il a vu ces types avec leur pistolet, il s’est interposé, et il a basculé… la porte s’ouvre, on introduit Harm :

– Vous interrogez un suspect sans que son avocat soit présent, il y a infraction au Code de Procédure pénale

– Mais il n’a appelé personne depuis ce matin, nous étions là !

– Monsieur Bauwer m’a engagé hier !

Les inspecteurs sortent :

– Vous voyez, on se serre les coudes dans la Marine

– Je vous défends, sous aucun prétexte d’entrer en contact avec mon ex-femme, c’est compris Capitaine ? dit le Premier Maître d’un ton contenu et très ferme

– Si c’est ce que vous voulez !

14h20 GMT Chambre d’accusation District de Columbia, une semaine plus tard

Paul Bauwer est accusé d’un homicide volontaire et de deux homicides involontaires, il plaide « non coupable » Le Procureur, Nardoni, met l’accent sur le fait qu’il est indigent et a résisté aux forces de l’ordre ; le juge tranche : il sera maintenu en détention jusqu’au procès ; le Procureur nargue Harm en lui disant « Bienvenue dans la cour des grands, mon cher ! »

Dans un bureau, Harm et Mac travaillent ; ils visionnent la cassette vidéo de surveillance et Harm raconte à Mac ce que le procureur lui a dit :

– Il se prend pour qui celui-là ?

– Pourquoi un homicide volontaire ? c’est le meurtre aggravé qu’il veut obtenir ?

– Ils ont mis du spray sur la caméra, on ne voit rien après leur entrée.. mais qu’est-ce que c’est que ça ?

Ils découvrent une casquette de base-ball ; donc quelqu’un est entré juste avant le braquage ; personne n’est entré dans l’intervalle : il y avait quelqu’un près du jeu vidéo, hors du champ de la caméra ; bien, ils ont un témoin !

Entrevue avec la juge et le Procureur : il n’a pas de témoin, lui, et ne se fonde que sur des hypothèses d’après les avocats ; on verra bien !

17h57 Prison du district de Columbia

Harm se rend auprès de son client, qui est accroupi contre le mur ; il a de bonnes nouvelles, quelqu’un a vu ce qui s’est passé, et on le recherche activement. Le silence lui répond :

– Vous êtes peut-être un dégonflé, moi pas, dit Harm alors si vous voulez vous passer de mes services, autant le faire tout de suite ! parce que je suis parti pour donner à votre défense le meilleur de mes compétences ! demain, je vous ferai couper les cheveux et raser..

– Parfois, les vieux chiens de garde, il vaut mieux les piquer, je ne suis plus bon à rien !

– Il y a toujours un moyen de vous rendre utile

– Qu’est-ce que je peux faire ? je peux tuer un homme à mains nues de 18 façons différentes, je peux monter et démonter 43 fusils d’assaut, je peux sauter d’un hélico en train de filer à trente nœuds…

16h50 Quartier Général du Jag

Mac a obtenu les états de service du Premier Maître, une vraie faveur ! le grand jury vient de l’inculper d’homicide involontaire ; Bud a-t-il retrouvé le témoin ; non par manque de temps ; Harm lui dit qu’il sera privé de jeux vidéo jusqu’à ce qu’il l’ait trouvé ! et Bud file…

Harm découvre les états de service de son client : deux Silverstar, une Bronzestar, une Purple Heart, une Navy cross et Mac remarque qu’avec tout ça, il inspirera plus de crainte à un jury que pitié.

14h GMT, Tribunal d’instance du District de Columbia

Harm a fait préparer son uniforme pour Paul Bauwer, avec toutes ses décorations et quand il le découvre, les larmes lui viennent aux yeux.

Le procès commence par un témoin de l’accusation, une psychologue ; elle a relevé le comportement antisocial et violent de l’accusé qui entraîne différents symptômes, colère, agressivité, réactions disproportionnées, elle marque des points ; lors du contre-interrogatoire Mac lui met devant les yeux un rapport de police qui fait part de l’arrestation d’un homme qui suivait les femmes dans un parc, donc l’accusé n’est pas un affabulateur violent.

Bud a trouvé une précision concernant la casquette du témoin grâce à un copain féru d’informatique : on distingue une inscription « les patriotes du collège de Madison »

– Si vous étiez une fille, je vous embrasserais ! dit Harm

– Alors, je peux reprendre mes jeux vidéo ?

En prison, Harm face à son client : ils ont découvert le témoin, un enfant de dix onze ans, mais Paul Bauwer ne veut rien dire.

– ça ne fait rien c’est une question de temps, on a le nom de son collège…

– Laissez-le tranquille, c’est mon fils !

Alors l’homme prend Harm à la gorge, en fureur ; les gardes arrivent précipitamment, ils ont tout vu sur la caméra ; entre-temps, il a lâché Harm qui les éloigne en disant qu’il ne faisait que lui montrer une prise…

– Cet enfant ignore qui je suis ! Rebecca s’est remariée, il avait deux ans et demi, il a une vie normale ; je préfère qu’il me croit mort !

– Je vous donne l’assurance absolue que personne ne lui dira quoi que ce soit sur vous

– Vous pourriez faire ça ?

Dans le bureau du juge, Mac et Harm exposent les faits, l’accusé ne faisait que protéger son fils ; le procureur résiste, il voudrait bien interroger l’enfant ; il pourra l’appeler comme témoin à la barre à la condition expresse de ne pas révéler son identité au cours de l’interrogatoire pour le bien de l’enfant ; le jury sera informé en dehors de la présence du public. Le procureur sort très mécontent.

– C’est amusant comme c’est arrivé, dit Harm, enchanté, une fois dans le couloir

– Vous avez tout manigancé ?

– Et alors, moi aussi, je sais jouer dans la cour des grands, dit Harm, à voix haute, en passant devant le Procureur Nardoni.

13h55 GMT District de Columbia

Interrogatoire de Marty Bauwer, qui prête serment, par Harm ; il est normal qu’il se sente un peu nerveux et l’enfant, répondant à ses questions successives, raconte les faits : le 8 mars dernier, il s’était installé dans le coin du jeu vidéo en sortant du collège quand il y a eu le braquage, il n’a pas bougé ; il a entendu deux coups de feu, ila vu le Monsieur se battre avec trois hommes et quand le dernier skinhead est venu vers lui il l’a tué.

Le procureur commence à l’interroger mais très vite il dépasse les bornes, repris par la juge, arrêté par les objections de la défense mais rien n’y fait, il l’agresse verbalement. Quand l’accusé se lève soudain et le prend à la gorge, ne pouvant contenir sa fureur ! Harm, sa femme dans l’assistance tentent de le raisonner et il est enfin maîtrisé ; devant l’enfant interloqué, on lui passe les menottes alors qu’il est à terre !

Dans sa prison, Harm lui explique qu’il peut obtenir le vice de procédure mais les jurés sont remontés contre lui… Paul Bauwer veut que tout cela cesse, qu’on en finisse rapidement!

Dans sa plaidoirie, Harm met en avance le souci de protéger son fils, celui qu’a chacun d’entre nous, il a agi et rempli son rôle de gardien, de protecteur. Il a certainement besoin d’aide ! Mais c’est notre société qui a créé ces hommes, ces combattants et comment les traite-t-elle ?Dans ce cas il s’est battu pour son fils, comme auparavant il s’était battu pour chacun d’entre eux.

Bud arrive en courant et joue des coudes pour arriver jusqu’à l’entrée de la salle d’audience, noire de monde : il arrive juste pour voir, à travers la vitre, Harm debout, lever le bras en signe de victoire et Mac embrasser Paul Bauwer ; ils ont gagné !

Sur le perron du tribunal, tous trois prennent congé : on va signer son retour à la vie civile, il pourra toucher une partie de sa pension de vétéran ; Harm a un ami qui dirige une école de parachutisme, il saura mettre ses qualités à profit et il lui donne la carte :

– Je ne sais pas comment vous remercier, vous m’avez déjà sauvé la vie deux fois, Capitaine

– Ça a été un honneur pour moi, répond Harm en lui tendant la main

Paul Bauwer le salue, Mac et Harm répondent et Harm sourit car en bas des marches, Marty Bauwer attend avec son vélo.

– C’est l’occasion ou jamais… allez lui parler !

-Vous êtes très bien en uniforme ! Je regrette de m’être enfui, dit le petit garçon

– Je peux ? une sacrée bécane, dit le Premier Maître en l’enfourchant

– Un cadeau de mon père, de mon beau-père, en fait. Ma mère me dit qu’un jour, mon vrai père viendra me voir, quand il sera prêt

– Et, ça te ferait plaisir ?

– Oui. Alors je vous reverrai bientôt ?

– Oui!

Ils se serrent la main, sous les regards attendris et heureux de Mac et de Harm.

 

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