2.14 – Cowboys and cossaks

02h00 GMT, à 15 milles nautiques des côtes de Sébastopol, Ukraine A bord d’un navire américain, sur la passerelle : sur les écrans radars apparaît la trace d’un bâtiment. Le commandant demande de naviguer au 2.4.0.1 : – Il dévie de sa route ? – Non, non, Commandant…il continue tout droit…il est à 1500 m et il s’approche toujours … »

Dans les haut-parleurs retentit une voix:²

 

Ici, le Commandant Grinkov, du Vassiliev, nous rejoignons le lieu de rendez-vous des manœuvres, veuillez vous écarter et nous laisser passer !

 

Le Commandant américain réagit aussitôt, et demande à entrer en communication avec son homologue :

 

Ici, le Commandant MacNamara, de l’USS Cayuga, déviez de votre route, réduisez votre vitesse et suivez-nous !

Contact visuel à tribord, Commandant, annonce une jeune femme devant son radar

Machine arrière toute ! Tout le monde à son poste !!!

Ceci n’est pas un exercice, ceci n’est pas un exercice, hurle le second dans le micro

100m…

Paré à l’impact, dit le Commandant

12h00 GMT, au large des côtes de Sébastopol, en Ukraine

Un hélico atterrit sur le pont d’envol du Cayuga ; en descendent Harm, Mac et Bud qui sont accueillis et conduits immédiatement sur la passerelle du Cayuga. Dans les coursives, Harm discute avec le marin venu les chercher et parle des exercices en cours.

Harm demande en quoi consiste ces exercices ? Il s’agit tout bonnement d’un jeu de cache-cache onéreux au milieu de la Mer Noire entre les Russes et les Américains. Harm a remarqué de légers dégâts à la proue de l’USS Cayuga…

Des dégâts, Monsieur ?

Oui, j’ai bien vu une équipe d’entretien

Ceci n’est pas de mon ressort, Monsieur ! Le responsable de la maintenance répondra à toutes vos questions en ce qui concerne la collision

Echange de regards entre les officiers du JAG.

Comment cela, en ce qui concerne la collision ?

Mais ils arrivent sur la passerelle :

Capitaine Rabb, Major MackEnzie et Lieutenant Roberts au rapport, Commandant

Après les avoir salué, le Commandant demande :

– Monsieur Garrett, veuillez conduire le Major dans ses quartiers !

Et devant l’air étonné de ses interlocuteurs, il ajoute :

Le Vassiliev organise, dans une heure, une petite fête de bienvenue en votre honneur, Capitaine !

– Qu’est-ce que ça veut dire, questionne Harm, très étonné ; Quelle est la situation, Monsieur ?

Je vous ordonne de rejoindre le Vassiliev !

Harm fait remarquer qu’ils sont là en tant qu’observateurs pour vérifier que les manœuvres communes se déroulent selon les règles maritimes internationales.

Vous êtes ici, précise le Commandant, pour vérifier que les Russes ne vont pas tricher !

– Ou les Américains, Commandant, lance Harm, dans une boutade

Le Commandant leur annonce, alors, que, selon les ordres reçus, il va y avoir un échange d’officiers : lui et le Lieutenant Roberts iront à bord du Vassiliev, pendant toute la durée des manoeuvres et ils recevront, en retour, deux officiers russes ! Quand Harm évoque les dégâts subis par l’USS Cayuga, le ton monte ; le Commandant constate que Harm a mis moins de 3 minutes avant de l’agacer et conclut en disant que la seule chose qu’il souhaite, c’est qu’il en fasse autant avec celui du Vassiliev !!

A peine sortis, Mac demande à Harm ce qui se passe ;

– Ben, a apparemment, Bud et moi, nous allons faire une croisière !

– Non, entre vous et le Commandant !

– En 1985, un navire russe et un navire américain ont tenté d’entrer en même temps dans le port de Lisbonne ; aucun n’a voulu céder et cela a produit une collision exactement comme ça ! …MacNamara et Grinkov étaient déjà dans le coup ! Et 10 après, ils continuent à jouer aux autos tamponneuses avec leurs navires !!!

– Il faut faire un rapport pour déterminer les causes de la collision, les responsabilités ?

– Aucun ne reconnaîtra les responsabilités, dit Harm, suivi de Mac dans les coursives ; et la Marine ne réprimandera pas un commandant pour avoir affirmé sa supériorité ! Le point de départ de tout cela, c’est que chacun veut prouver – regard vers Mac, explicite- qu’il a le plus gros…

Navire ?

Oui, c’est un peu l’idée, commente Harm, goguenard

15h00 GMT, USS Cayuga

Mac accueille deux officiers de la Marine russe, un Lieutenant et un Capitaine, tout étonnés d’être reçus par une femme, une Marine qui plus est et qui leur parle en russe.

L’un d’eux s’exclame, quand elle se retourne pour les précéder dans les coursives :

Que Dieu bénisse l’Amérique !!!

15,15 h GMT, RNS Vassiliev

Harm et Bud sont accueillis avec les honneurs à bord par le Capitaine Youri Gretchiak – que Harm reconnaît pour avoir participé aux Jeux Olympiques, dans l’équipe de hockey !- à son tour, il le félicite en tant que pilote de chasse ; puis il les conduit devant le Commandant Grinkov.

A bord du Cayuga, le Second présente le navire aux Russes mais ces derniers pressent Mac de questions sur le personnel féminin à bord ! Sourires amusés de Mac et du Second qui les guide dans les coursives, et qui ont du mal à garder leur contenance.

A bord du Vasiliev, le Capitaine Kretchiak vante l’équipement du bâtiment quand retentit une alarme ; il décroche un téléphone, on lui fait un rapport d’avarie : aussitôt c’est le branle-bas, précipitation, courses de marins en tous sens, un homme se tord sur le sol, transformé en torche vivante. Après un temps d’étonnement, Harm réagit suivi de Bud : ils s’équipent avec des masques mais celui de Bud ne fonctionne pas ; Harm lui passe le sien, retire sa chemise, s’en sert pour se protéger de la fumée et court vers le lieu où gît l’homme brûlé ; le Capitaine Kretchiak se démène pour l’emmener, jette à son tour son masque défectueux mais aidé de Harm réussit à le tirer loin de la zone. Harm retrouve Bud qui lui demande ce qui s’est passé ? Probablement un court-circuit ! Le feu a pris dans la chambre des missiles, au cours d’un chargement. Mais pourquoi chargeaient-ils des missiles demande Bud ? Harm interroge le Capitaine qui lui répond qu’il lui faudra le demander au Commandant Grinkov !

21h30 GMT RNS Vasiliev, quelque part en Mer Noire

Dans le carré des officiers, le Commandant fait l’éloge du Capitaine Harmon Rabb, juriste maritime, pilote de chasse émérite sur chasseur Tomcat et qui s’est distingué le 16 avril 1989 contre trois Migs libyens dans le golfe de Cittara…Harm précise que ce sont les Migs qui l’ont attaqué alors qu’ils patrouillaient avec son ailier au dessus d’une zone interdite de survol !

Oui, souligne le Commandant, c’est ce que vous dites ! Mais, vous savez ce qu’il a fait ? demande le Commandant, en prenant à témoin tous les hommes présents : il en a abattu un, endommagé un second et renvoyé » le 3ème tout piteux dans ses foyers

J’ai surtout eu de la chance !

Vous êtes beaucoup trop modeste, Capitaine ! Vous avez été remarquable, brillant, beaucoup mieux que le pilote que vous avez abattu… C e pilote n’était pas libyen – on sent que Harm tend le dos- c’était un Russe !

Tout autour d’eux le silence se fait, on se demande comment ça va se terminer

Je sais de quoi je parle, poursuit le Commandant Grinkov, parce que c’était mon frère !

Les visages se figent, Harm est dans ses petits souliers, se demande comment il va s’en sortir quand son interlocuteur éclate de rire et précise :

Je plaisantais !!!

Il souhaite ensuite porter un toast à l’océan, berceau de l’humanité ajoutant que tous, nous retourneront en son sein protecteur : un verre de vodka – Bud s’étrangle, un autre toast ; l’ensemble des marins russes pousse un triple « hourra » : Harm prend un deuxième verre, sourit en faisant bonne figure, mais légèrement tendu, le Capitaine Kretchiak, quant à lui, ne boit pas. Le Commandant Grinkov parle du Commandant MacNamara, fait son éloge et dit qu’il espère qu’il ne le décevra pas. Harm et lui se fixent du regard dans une sorte de défi.

11h15 GMT, USS Cayuga, quelque part en Mer Noire

Les deux officiers russes, accompagnés de Mac et d’un marin, n’arrêtent pas de prendre des photos comme des gosses en vacances ; Mac cède à leur demande d’être prise en photo avec eux en ayant l’impression d’être une « pin up » russe, tout ça dans l’intérêt de la détente !

Au mess des officiers du Vassiliev, Bud et Harm sont attablés : non, pas de café ! Bud se tient la tête, les bruits de et l’énorme cigare que fume son voisin l’indisposent ; Harm sourit en le voyant, il n’a plus l’habitude de naviguer ; Bud lui demande de se taire ! Quatre marins russes, assis derrière eux, se moquent du Lieutenant, Harm le réconforte. Bud lui présente des excuses au cas où il aurait commis un impair la veille ; Harm se moque de lui en lui répondant qu’il n’a fait que comparer Staline, Lénine et Marx aux 3 Petits cochons ! Ça aurait pu être pire !

Harm se rend auprès du Capitaine Kretchiak dans les profondeurs du navire ; quand il le trouve, il est en train de réparer des fils qui pendent dans une coursive ; Y a-t-il beaucoup de détériorations ? Ils n’ont plus de pièces de rechange. Ils font de la récupération sur les autres navires ! Dans la chambre des missiles, Harm voit qu’ils sont en train d’en charger : Pourquoi demande Harm ? Exercice de routine, lui est-il répondu. Pourquoi effectuer un tel exercice avant des manœuvres amicales ? Kretchiak lui conseille d’aller lui demander.

A bord du Cayuga, on détecte un navire inconnu sur le radar ; MacNamara ne croit pas qu’il s’agisse du Vassiliev, il poursuit sa route. Ses intentions sont aussi déterminées que celle du Commandant Grinkov.

Sur le Vassiliev

Les règles de ces manœuvres sont très simples, dit Grinkov à Harm «  cherchez l’ennemi et le détruire avant qu’il ne vous en fasse autant ! et il ordonne le changement de cap.

J’ai bien peur que vous n’ayez pas le droit, proteste Harm la ligne de démarcation de ces manœuvres est très stricte : non seulement vous allez franchir les limites de l’enceinte réservée à cet exercice mais vous pénétrerez aussi dans les eaux territoriales de pays non participants

Vous êtes un vrai juriste !

Oui, Monsieur, et je peux aussi vous rappeler que si vous passez à l’action, vous seriez disqualifié au cas où vous remporteriez une éventuelle victoire au cours de ces exercices

Vous avez terminé votre discours, Capitaine ?

Non, je demande la permission de contacter le Cayuga et de l’informer de vos intentions

Permission refusée !

Harm proteste mais la réponse fuse :

Capitaine, il n’y a qu’une seule et unique règle en période de guerre, se battre avec honneur, passion et conviction… même si vous devez perdre, vous aurez au moins une mort noble !

A bord de la passerelle du Cayuga, c’est l’incertitude : ce navire sur le radar, qui est-il ? Le Commandant en second réfute l’idée que cela puisse être le Vassiliev, ce ne peut pas être lui, il est hors des limites des manœuvres.

– On abandonne, Monsieur ?

– Et laisser ce cosaque faire ce qu’il veut dans notre dos ???

Mac intervient, tentant de calmer le jeu :

Commandant ! A l’instant où le Vassiliev est sorti des limites, il s ‘est disqualifié !!Il vaudrait mieux rejoindre le Montgomery !

Le Montgomery saura très bien se débrouiller tout seul, dit le Commandant américain, d’un air gourmand, Grinkov est à moi !!!

Sur le Vassiliev, Bud propose d’informer les autorités que Grinkov a violé le règlement, mais Harm est contre, ils ne peuvent pas, il s’agit d’une tricherie, ce sont de vieux ennemis

Vous croyez qu’ils veulent régler un vieux compte ?

Oui, et leur récente collision n’est que la partie émergée de l’iceberg ; ces deux capitaines ont une puissance de feu suffisante pour nous envoyer cul par dessus tête !!!

Derrière eux, une bagarre éclate, violente ; Harm intervient ainsi que Kretchiak pour séparer les hommes ; il présente, d’ailleurs, ses excuses à Harm, au nom de la Marine russe ; Harm charge Bud d’ouvrir l’œil, il n’est pas sûr que ce soit juste une bagarre à cause d’une fille à Yalta !

Bud est allongé sur sa couchette et dort à poings fermés, tout en ronflant. Harm au-dessous de lui est éveillé, il entend des mouvements, des passages dans la coursive, des portes qui grincent et finit par se lever.

Il suit les hommes discrètement : sous l’œil du Capitaine Kretchiak, des hommes, après des embrassades, quittent le navire en silence. Quand le Russe rentre, il tombe sur Harm, lui demande s’il a des insomnies ?

Vous venez de mettre une vingtaine d’hommes dans un canot, Capitaine, pourquoi ?

Encore une fois, c’est un exercice de routine ! dit-il a Harm, qui le regarde, les bras croisés sur la poitrine et n’en croit pas un mot

Ces hommes vous ont pourtant dit au revoir, l’un d’entre eux était l’un des officiers qui se sont battus au foyer, ce soir !

Vous êtes ici en tant qu’observateur, Capitaine, ceci ne vous regarde en aucune façon !

Eh bien, je vais peut-être aller en discuter avec le Commandant Grinkov !

Non ! Vous n’avez pas le droit de faire ça !

Pourquoi ?

Notre Marine est totalement détruite, nous avons à peine de quoi nourrir l’équipage, les seules choses qui nous restent sont notre fierté et notre…vodka !- ce qui peut être une association mortelle !-

Tout ceci n’explique pas pourquoi vous avez fait partir 20 hommes au milieu de la nuit !

Tous les hommes qui sont partis sont pères de famille…Très bien : le Vassiliev effectue sa dernière mission, après celle-ci, il sera débité en tranches et transformé en lames de rasoir ! et son capitaine redeviendra un simple civil ! Grinkov préfèrera aller au tapis en se battant !

Tout serait sérieux pour lui ?

Je n’ai aucune certitude, c’est pour ça que je m’inquiète, dit le Capitaine russe

Une sorte de mission suicide, vous devez absolument le relever de son commandement !

Harm insiste énormément auprès du Capitaine Kretchiak ; il n’y a que lui qui peut faire ça ; il finit parle con vaincre, le Russe se dirige vers l’armurerie, l’ouvre et confie une arme à Harm.

03h40 GMT, Quelque part en Mer Noire

Bud ronfle toujours…. Harm arrive subrepticement, lui met la main sur la bouche pour le réveiller en silence ;

Habillez-vous !

Mais… mais qu’est-ce qui se passe ?

Vous dormez tout le temps avec votre uniforme,

Oui ? quand j’ai peur, je le garde

On prend le commandement du navire !!

A nous deux ?

On frappe à la porte, Bud ouvre précautionneusement, c’est Youri Kretchiak avec un fusil-mitrailleur

Il fait partie des gentils, dit Harm à Bud

Ils veulent aller à la radio pour prévenir le Cayuga de ce qui se passe à bord du Vassiliev.

Dans la coursive, suivant à grand peine Harm Bud demande :

On ne peut pas nous accuser de mutinerie à bord d’u navire étranger, Capitaine ?

Non ! ça ne peut être considéré que comme un acte de terrorisme !

Tête ahurie de Bud !

L’orage gronde sur la mer, des éclairs illuminent sporadiquement les bâtiments en lice.

A bord du Cayuga, une jeune radio annonce que des signaux de détresse ont été envoyés depuis un canot de survie à bâbord ; dans un premier temps, le commandant américain s’en tient à l’idée qu’il s’agit d’un leurre ; quand elle annonce qu’il y a des survivants à bord du canot.

Mac intervient vigoureusement » Suivant l’article 18 de la Convention de Genève, après chaque engagement, les parties en conflit doivent, sans retard, prendre toutes les mesures nécessaires pour récupérer – autour d’eux, le silence s’est fait, et tous écoutent- tous les blessés, les malades, les naufragés, de façon à les protéger »

Le Capitaine s’est rapproché de Mac, il lui fait face, furieux ! Et il persiste : ‘il’ leur fait le coup du cheval de Troie !

Vous devez, pourtant, les secourir !

Qu’est-ce que c’est ??? Vous oseriez me dicter ma conduite ?

C’est mon devoir de le faire

Et bien, sachez que vous avez largement dépassé les limites de votre fichu devoir, Major ! Enlevez-la moi de la passerelle, et mettez les frères Karamazov (les deux officiers russes présents) avec elle !

A vos ordres !

Faites monter les hommes à bord !

Vassiliev :

Quand Harm arrive à la radio, Youri éloigne le marin de garde, mais surgit un officier que n’entend pas se laisser faire : Youri se retourne contre Harm et le désarme !

Cayuga : Le commandant arrive dans la pièce où l’on tente de faire dire aux rescapés ce qu’il en est. Ils n’ont rien dit (sauf qu’ils devaient quitter le navire et qu’il est un héros à leurs yeux). Quand Mac arrive, elle s’inquiète de leur état physique, on devrait les emmener à l’infirmerie du bord, le commandant la rabroue : pourquoi pas une pédicure et des massages !

Harm et Bud se retrouvent face au commandant du Vassiliev : il n’a jamais pensé qu’ils étaient des saboteurs mais leur attitude inconsidérée l’oblige à les mettre aux arrêts : dommage ils ne seront pas en mesure d’apprécier cette dernière bataille ! Et il annonce, calmement

Je vais faire ce pourquoi on m’entraîne depuis si longtemps ! Mettez-les aux fers, et s’ils résistent, tuez-les !

Mac est dans la salle de sport, elle passe ses nerfs sur un punching-ball quand arrive un des officiers russes ; il lui tourne autour et lui fait du ‘gringue’ ; elle juge qu’il a passé trop de temps en mer ! Il lui fait un baise-main sur son énorme gant et quand elle lui demande pourquoi ses collègues ont quitté le navire, quelles sont les intentions du commandant, il ne répond pas ;

Je vais vous faire mal si vous ne dites rien !

Ils combattent et elle le met rapidement au tapis ; à cheval sur lui, elle est en position de force :

Quel punch, Major

Et, je ne me suis pas encore échauffée !

Au carré, son camarade discute avec lui ; mac lui apporte une poche de glace et il confie, enfin :* – Le commandant Grinkov est un grand commandant, mais il lui arrive d’oublier, aujourd’hui, que la guerre froide est terminée. En fait, il oublie une quantité de choses !

Il ne sait pas si c’est Alzheimer, mais il n’est plus le même homme qu’il était, il y a quelques années. Mac demande, alors, à être reçue par le Commandant. Elle arrive sur la passerelle au moment où on parle de contact ; le Vassiliev a mis en panne.

Mac le prévient qu’il y a un problème. Elle ne lui apprend rien ! On ne sait si Grinkov a la maladie d’Alzheimer ou est dépressif ; il qualifie ses dires de théories fumeuses, et pour lui, Grinkov est aussi sain de corps et d’esprit que lui

Si ce n’ »est pas le cas, on va perdre un temps précieux, Commandant !

Armez un Harpoon ! Simulation de tir n°1 !

La cible a été touchée, le Vassiliev est par le fond ; le commandant jubile, il veut qu’on contacte le Vassiliev pour savoir ce qui se passe. Quand soudain le radar annonce que le Vassiliev se déplace et vient de verrouiller son radar sur eux. Mais il n’a pas le droit ! En fait, deux missiles se dirigent sur le Cayuga ! MacNamara le traite de ‘tricheur’.

A bord du Vassiliev, au fond de leur geôle, les deux officiers du JAG ont bien entendu le tir de missiles. Sur le Cayuga, le Commandant tarde à réagir, les missiles se rapprochent, menaçants. Mac tente d’intercéder.

Enfin, l’ordre arrive : « en arrière toute, pleine puissance, changement de cap » ! Des contre-mesures sont lancées qui font exploser les missiles russes. Mais Mac n’en a pas fini : le commandant ordonne d’ouvrir le feu sur le Vassiliev qui est touché et le russe s’éloigne.

S’il croit qu’il va nous lâcher ! je veux un Harpoon dans 10 secondes !

Mac plaide qu’il doit s’agir d’une erreur, de toute évidence mais le Commandant s’entête. Grinkov ne tire pas un missile par erreur, c’est un acte de guerre !

Mac souligne qu’il s’agit d’une attitude suicidaire, que le Capitaine Rabb et le Lieutenant Roberts sont à bord : rien n’y fait ; il argue qu’il a la responsabilité de 303 hommes et femmes d’équipage et ordonne la mise à feu !

Bud trouve que « ça sent mauvais », les contre-mesures ont été insuffisantes, et le Vassiliev est sérieusement touché, l y a de nombreuses voies d’eau, des hommes courent dans tous les sens ; là où ils se trouvent, ils sont bien placé : l’eau commence à envahir leur espace ! Ils se démènent pour parvenir à ouvrir l’écoutille.

Mac est très inquiète. A bord du Vassiliev, le capitaine Kretchiak demande au Commandant Grinkov d’évacuer le navire, il lui est répondu que ce n’est pas un jeu, qu’il faut se battre, c’est la guerre ! Enfin, le capitaine dit à son commandant qu’il va trop loin. De leur côté, Harm et Bud appellent au secours, l’eau monte. Mac continue à parler au Comandant

Nous avons 2 hommes à bord de ce navire qui doivent être secourus !

Approchez de lui et pointez un canon de 5 pouces sur ce bâtiment !

Harm et Bud ont, enfin, réussi à se libérer et Harm veut absolument contacter le Cayuga quand il rencontre Youri ; les deux hommes s’expliquent sur l’attitude de ce dernier quand il a arrêté  Harm, il lui explique que c’était pour le sauver. Ils sont en train de sombrer, il doit relever Grinkov de son commandement ! Il arme Harm et enfin, ce dernier peut contacter le Cayuga.

Le capitaine Kretchiak a pris le commandement, il a donné l’ordre d’abandonner le navire et ils ont besoin d’aide. La réponse fuse « on arrive ! »

Mais, ils se rendent compte que quelqu’un vient d’armer un missile à bord : Grinkov !! Il doit être dans la chambre des missiles. Harm se précipite et le repère finalement grâce à l’odeur de son cigare !

– Le Commandant MacNamara a gagné…

– Vous avez toujours su que vous alliez perdre, constate Harm

– Il n’y a pas de défaite ou de victoire, le seul but, c’est le combat !

– Vous avez sabordé votre navire

– Cela vaut mieux que de rouiller dans un arsenal

– Pensez à votre équipage, il ne mérite pas de mourir en mer !

– Non, ils sont tous beaucoup trop jeune pour mourir en mer, dit-il en pointant une arme sur l’officier du JAG

– Ce que j’ai des difficultés à saisir, c’est comment un commandant peut risquer la vie de ses hommes

– On dirait que vous ovulez faire appel à notre sens de l’honneur et du devoir ; vous vous servez d’arguments légaux pour convaincre un pauvre russe malade de se rendre !

– Je ne vous crois pas malade du tout !

– Oh, si ! Je le suis ! Et c’est cette démence qui va permettre à tout le monde de sauver la face !

Il évoque alors sa vie consacré à la mer, le passé prestigieux de la marine soviétique, ce navire est le vestige d’une époque révolue. Harm plaide toujours en faveur de l’équipage. Ils l’ont bien servi, il leur doit cela. Qu’il leur donne la possibilité de vivre et de combattre encore. Il ne lui refuse pas l’honneur de sombrer avec le navire ? Echange de regards, les deux hommes savent ce qui est en jeu, moment de gravité.

Non, Monsieur !

Marché conclu, Capitaine ! Dites au Commandant MacNamara que nos petits exercices vont me manquer ! Nous étions les meilleurs ennemis du monde !

Harm rejoint le bord : les hommes fissent de sauter à la mer, ou dans des canots ; le Capitaine Kretchiak remercie Harm d’avoir laissé sa dignité au Commandant Grinkov.

Quand, enfin, Youri, Harm et Bud sont repêchés à bord du Cayuga où se trouve Mac prêtant main forte aux marins russes :

Où est cette espèce d’enfoiré de Grinkov ? hurle le Commandant

Harm lui montre le navire russe.

A ce moment, des explosions successives illuminent le Vassiliev à quelques encablures ; il commence à sombrer

Le commandant ordonne :

Présentez, armes ! Cet ordre est relayé par le Capitaine Kretchiak en russe.

Repos ! Rompez les rangs !

Mac et Harm sont restés en retrait :

J’avoue que je suis surprise !

Certains apprécient plus la valeur de leurs ennemis que celle de leurs amis !

Et vous êtes de ceux-là ?

Qu’est-ce que vous en dites ? répond Harm

Mac lui donne une tape amicale sur le bras et s’éloigne ; Harm reste, debout, jette un dernier regard vers le lieu du naufrage.

 

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