3.04 – Blind side

17h06 GMT Désert du Nevada

Deux Tomcat filent dans le ciel, la cible est en vue, les pilotes balancent leurs appareils et tirent : « touché, excellent tir, Œil de lynx, nous avons droit à une bière maintenant » ; les deux appareils remontent, euphorie d’un des pilotes, qui pousse des cris de joie, mais en haut de la colline, apparaissent les câbles d’un pylône électrique, qu’il touche, il perd le contrôle de l’appareil, et l’on voit deux parachutes descendre, tandis que l’avion vient exploser au sol et s’embrase immédiatement, sur une voiture conduite par une femme.

00h13 GMT Base navale de Fallon, Nevada

Harm et Bud sont accueillis par une jeune femme lieutenant très volubile qui vient les prendre à leur descente d’avion, en jeep : elle a un débit accéléré, pose des questions et n’écoute pas les réponses et ce sera un étourdissement pour les oreilles à chaque fois qu’elle interviendra !

A la voir conduire, Harm lui demande quel métier elle exerçait dans le civil : chauffeur de taxi, et ça n’a pas l’air de le surprendre ! Puis elle a été nommée ici et proposée pour l’Ecole d’élèves officier, elle fait office de coursier, chauffeur et demande à Bud si ça va derrière ? Il se tient à ce qu’il peut pour résister et lui demande de ralentir un peu si c’est possible… elle évite une bonne dizaine de collisions, tous les deux sont tendus, mais le Capitaine les attend, c’est à trente minute d’ici, elle peut y arriver en vingt minutes, Bud en perd sa casquette.

Quand ils arrivent, le Capitaine Hockhausen demande si sa voiture est entière ! Harm présente le ’Faucon’ à Bud, il est le meilleur instructeur de l’aéronavale !

Sur le tarmac de la base, le Capitaine Hockhausen parle à Harm de l’accident : il faisait un vol de mise à niveau de ses jeunes instructeurs, pour ne pas perdre la main. Le Lieutenant Judd était son ailier au moment de l’accident, lui conduisait la patrouille ; il n’a pas vu le pylône ? Non, il n’a pas pu l’éviter, il y a eu une trop forte turbulence ! Et lui ? Quelques mètres ont fait la différence ; Harm demande qu’il lui mette tout ça par écrit ; le Lieutenant Schiparelli lui portera tout ça. Enfin, ça fait drôle : il débarque pour mener une enquête sur Peter Judd en invoquant l’article 32 :

– Nous avons été saisis par l’aviation civile, Capitaine, du fait qu’il y a des victimes civiles

Le Capitaine défend son pilote, c’est un des meilleurs, il est de tout cœur avec lui c’est le seul qui aurait pu l’éviter si c’était possible, non, en fait, Harm aussi et il aurait passé un coup de fil outremer en plus !

Harm et Bud interrogent, à l’hôpital, le RIO du Tomcat : il répond franchement aux questions de Harm ; le Lieutenant Judd est un fou du manche à balai, il est assez imprudent, a fait des acrobaties après le tir en poussant des cris de cow-boy ! Où était le Capitaine Hockhausen pendant ce temps-là ? Il l’a perdu de vue, il ne s’en souvient pas très bien. Donc il ne sait si le Lieutenant a pu cabrer à la suite du Capitaine ? Ce qu’il sait, c’est qu’il leur a fait prendre un sacré paquet de ‘G’ dans les dents ! Combien ? Assez pour perdre connaissance et c’est là qu’on a heurté le pylône. C’est sa première et dernière éjection, il a le genou en compote, il est cloué au sol !

Le Lieutenant Schiparelli parle du Capitaine Hockhausen à Harm : elle prend à peine sa respiration pour parler ; le Capitaine est un père pour elle, pour son anniversaire, il lui a même fait venir une vraie pizza, d’ailleurs on devrait tuer tous ceux qui mettent de l’ananas ou d’autres hérésies dessus ; Harm parvient à lui demander d’où elle vient, du Bronx !

Harm lui demande de déposer le Lieutenant Roberts au contrôle météo, Bud préfèrerait y aller à pied, résiste mais Harm a besoin de l’information de façon urgente :

– je vous l’aurais ramené en un clin d’oeil, Capitaine, j’connais un raccourci par le tarmac !

Bud semble désespéré mais il finit par la suivre alors que Harm lui fait « ouste, du vent ! » de la main !

Harm est dans le hangar où il a demandé à voir toutes les pièces récupérées quand il aperçoit un homme qui prend quelque chose au sol

– Monsieur, une enquête a lieu dans ce périmètre, je suis dans l’obligation de vous demander de ne toucher à rien.

– Ceci appartenait à mon fils…

– Monsieur Lannier, je suis sincèrement désolé, je vous présente mes condoléances, dit Harm au moment où il voit arriver Mac

Elle arrive de Pensacola à la demande de l’Amiral, il l’a fait venir pour assurer la défense du Lieutenant Judd. Ce dernier la suit, et ajoute qu’il aurait souhaité que cela n’arrive jamais.

– C’est vous qui pilotiez l’appareil, demande le père effondré. Pourquoi s’est-il écrasé ?

– Avant que tout ne soit terminé, je vous promets d’apporter une réponse à chacune de vos questions, Monsieur Lannier, dit Harm d’un ton contenu et grave.

20h26 GMT, Base aéronavale de Fallon, Nevada

Harm houspille Mac : elle n’a reçu l’ordre qu’hier soir, d’accord, mais elle ne pouvait pas décrocher le téléphone ? Pourquoi ? Il lui aurait dit de ne pas venir ? Le ‘Faucon’ l’a invité à dîner ? En quoi, ça la regarde… Vous êtes de vieux copains… et il soutient votre client, dit Harm, plutôt remonté.

La version du Lieutenant Judd, ajoute Mac, est basée sur de fortes turbulences ; la même version que le Capitaine, souligne Harm ; il annonce à Mac que le Rio a parlé des acrobaties du Lieutenant et il se tourne vers Mac : tous les pilotes sont habitués aux turbulences, Mac, si celle-là l’a pris par surprise c’est qu’il ne faisait pas attention ! La discussion est vive et Bud demande s’il faut commander le déjeuner, regards interloqués des deux avocats coupés dans leur élan.

Harm et Mac interrogent le responsable du tir : il finit par dire que Le Lieutenant Judd, il est assez agressif dans sa façon de piloter ; Harm s’impatiente :

– Je ne suis pas trop d’humeur à faire de la sémantique…

– Puis-je parler franchement ? Le fait est que le Lieutenant a eu déjà coupé une ligne électrique qui a jeté ma moitié de la région dans le noir et on a découvert qu’il avait omis dans son rapport une chose importante : il volait la tête en bas, il était en vol inversé, 30 pieds au-dessus du sol, à une vitesse de 500 nœuds.

Harm est scié par l’information et Bud, hilare, se fait reprendre du regard. Il s’agit d’un pilote irresponsable ?

– Non dit le juge du tir, c’est un très bon pilote, il atteint sa cible la plupart du temps.

Avec Mac, Harm se demande où est la vérité : il a tardé à cabrer son appareil, et s’il n’a pas poussé les moteurs, pourquoi le Rio a-t-il perdu connaissance ? Il lui faut trouver un sens à toute cette histoire !

Harm entre dans le bar de la base le soir : il s’approche du billard où une jeune femme en position « intéressante » est penchée pour jouer ! Elle vient de perdre contre un joueur, et veut sa revanche mais rien à faire, elle l’abreuve de protestation, et l’écriteau indiquant « bienvenue aux dames » ? Elle veut jouer ! Harm a reconnu tout de suite le Lieutenant Schiparelli et court à sa rescousse : une partie à quatre, elle et lui contre eux deux ?

– Vous savez jouer, demande-t-elle dubitative

– Je me débrouille…

– Mais la question est, demande l’un des deux Marines, vous pilotez ?

– Oui, Ça m’arrive

– Quel appareil ?

– Des Tomcat ! Vous c’est des Hornett, c’est ça ? qu’allons-nous parier ?

– Vos bottes…. et son soutien-gorge !

– Entendu, c’est parti !

– J’espère que vous savez ce que vous faites, dit le Lieutenant à Harm

On les retrouve tous les deux dans la voiture du Lieutenant ; affalés sur leur siège, ils fument des cigares en regardant le ciel. Elle cherche à savoir à qui il lui fait penser, à un acteur dans une série médicale – elle donne des détails horribles- elle avait sa photo dans sa chambre ; non

, c’est le regard et soudain, elle se jette sur lui et l’embrasse sur la bouche. Dans le même temps la voiture de Mac est venue se garer à côté, elle en descend et Harm l’aperçoit du coin de l’œil et se redresse, elle claque sa portière. Mac se tient debout, du côté du Lieutenant, les bras croisés.

– Bonsoir, Mac, vous venez boire un verre ? Harm joue les « décontractés » car il sait pertinemment que rien ne lui a échappé et il fait les présentations.

– Quelles sont exactement vos fonctions, ici, Lieutenant ?

– Je suis affectée au Bureau des Affaires publiques

– Quel rapport cela a-t-il avec le Capitaine ?

– Je l’aide pour ses déplacements,

– Et, Mac, vous savez quoi ? on a gagné deux pantalons de pilotes d’hélicoptère d’El Toro !

– Vous harcelez des Marines ?

– Non, non, en général je préfère de vrais défis, lance le Lieutenant

Et on sent l’explosion assez proche… d’ailleurs Harm se lève brusquement, s’extirpe de la décapotable

– Nous aurons sûrement besoin d’un chauffeur demain à 9 heures, lance-t-il je vais rentrer avec le Major ! Bonne nuit, Lieutenant !

– Elle sera moins bonne que prévu !

Quand Harm arrive dans les couloirs, il manque renverser Bud : il ne pensait pas le trouver ici ce soir ; ça ne fait rie, il est déjà tombé sur Mac, alors… pourquoi pas sur lui et Bud lui tend un papier rapporté du contrôle météo, mais ce n’est pas le bon ! Puis un autre, toujours pas le bon

– Bud ! Je perds des neurones à chaque seconde qui passe !

Enfin, il s ont le bon sous les yeux et par des explications techniques,il dit à Harm que les vents n’étaient pas d’un flux descendant mais ascendant en haut de la crête ce jour-là ! Cela les poussait vers le haut et non vers le sol ; Le Capitaine et le Lieutenant se sont trompés sur le côté où ils ont abordé la crête, dit Harm ; Bud trouve aussi cela surprenant.

7h32 GMT, Base aéronavale de Fallon, Nevada

Harm interroge à nouveau le Capitaine : a-t-il une idée de la puissance de la turbulence qu’ils ont essuyée ? Il a dit qu’il l’avait sentie ; oui, il a été un peu secoué. A quel point exactement ? Où veut-il en venir ? Cette version des faits pose problème.

– Vous avez du mal à me croire et cela me déplaît fortement, dit le Capitaine Hockhausen

– Je pense que vous essayez d’aider le Lieutenant Judd à ne pas assumer sa part de responsabilité, dit Harm, très grave

– Vos accusations sont non fondées

– C’est à moi de mener cette enquête, Capitaine

– J’ai trop souvent vu des pilotes de faire démolir par des obsédés du règlement ou des ignorants !

– Vous ne pensez pas qu’un homme devrait aussi payer le prix de ses erreurs ?

Et le Capitaine Hockhausen rappelle à Harm qu’il a aussi commis une erreur qui a failli lui coûter son brevet de pilote; Harm lui rappelle que cette évaluation avait été annulée par la suite….

– Vous étiez le meilleur pilote de la promo, vous méritiez une deuxième chance et là, c’est moi qui vous ai sauvé la mise, Capitaine !

Bud rejoint en jeep Harm sur le tarmac ; oui, c’est le Lieutenant Schiparelli qui l’a accompagné ; la bibliothèque n’est qu’à deux kilomètres et il avait enlevé ses lentilles de contact avant de monter à côté d’elle, alors pas de problème ! Qu’allait-il faire à la bibliothèque ? Consulter un manuel de maintenance aéronautique. Et il parle au Capitaine de l’accélero-compteur variomètre, un appareil destiné à mesurer la vitesse verticale ; Harm félicite Bud, comment n’y a-t-il pas pensé plus tôt !

Avec Mac et Bud, ils se rendent dans le hangar auprès du Chef « avia » ; oui, ils ont retrouvé l’appareil à500 mètres de la carcasse ; ils regardent ensemble son contenu sur un écran : le dernier relevé de l’appareil indique une accélération de 7 ‘G’ – de quoi décoller l’émail de vos quenottes, ajoute-t-il ! Cela corrobore la version du RIO.

Harm précise à Mac que son client rattrapait son retard mais que sa vision s’est brouillée et il a perdu le contrôle de son appareil ; Mac demande alors si on sait où se trouve l’accéléro-compteur de l’appareil du Capitaine ; le mécanicien revient, il ne l’a pas trouvé, il se fait malmener par Mac ; mais il est aussi perplexe qu’elle ; Mac souligne qu’il n’y a que le personnel de maintenance à avoir officiellement accès aux avions ; Harm répond que c’est inexact, elle oublie les pilotes !

Ils se disputent sérieusement et Bud tente d’intervenir dans l’ouragan qui se déchaîne, on finit par entendre un « Le Major a raison, Capitaine » et Harm de rétorquer :

– Lieutenant, vous permettez que je parle pendant que vous me coupez la parole ?

C’est le Faucon lui-même qui a fait disparaître son accéléro-compteur afin de protéger son ailier !

Mac se demande comment le prouver ? Et Harm pense qu’il y a un moyen : ça ne l’ennuierait pas de le lui prouver ? On les retrouve tous les deux sur le tarmac en combinaison de vol

– Je ne sais pas si vous allez supporter une telle vitesse, Mac ?

– Je vois que l’Aéronavale ne sait plus comment faire pour dépenser l’argent des contribuables, ironise le Capitaine Hockhausen

– Nous voudrions reproduire les conditions de l’exercice, dit Harm

– Ne soyez pas téméraire, dit Harm à Mac

– On m’a briefée, vous savez ; je sais sur quel bouton appuyer !

– Tant que ce n’est pas sur le mien, sourit Harm

Pendant le vol, Mac a du mal à résister ; elle répond d’une toute petite voix à Harm qui s’inquiète de son sort ! Elle finit même par vomir au moment où ils atteignent la zone du pylône. Quand le Capitaine Hockhausen pose son avion, l’appareil balance d’une aile sur l’autre et touche rudement le sol. Mac parvient à descendre du cockpit, Harm la soutient ; elle lui présente ses excuses pour toutes les blagues qu’elle a faites sur les pilotes ! Et demande à combien de millions de « G » ils sont montés, une douzaine ? Harm constate que le Lieutenant Judd suivait bien son leader en arrivant sur la ligne de crête et qu’en réalité, le leader a volé l’accéléro-compteur pour détourner l’attention de lui-même ! Et il a failli y parvenir ! Il a raté son atterrissage, s’est posé comme un bleu ! Il l’a bien vu, ses facultés s’amenuisent ; si un pilote comme le RIO perd connaissance avec 7 « G », que penser d’un pilote de vingt ans son aîné ? Le Capitaine a sous-estimé les distances, face au pylône et tout à l’heure sur la piste. Mac constate alors que « ailier ou leader » , cela les met maintenant du même côté ; tout à coup elle ressent les conséquences de son vol, Harm la fait s’appuyer contre un véhicule, lui montre comment retrouver son équilibre en mettant sa tête entre ses jambes puis il va vérifier son hypothèse.

Il rencontre le Lieutenant Schiparelli qui, confuse, s’excuse pour son comportement de la veille, elle n’aurait pas dû l’embrasser ! Harm relativise la chose, elle a agi en prenant des initiatives, c’est tout ce qu’on attend d’un officier ! Il l’interroge alors sur le Capitaine Hockhausen, a-t-elle remarqué des changements chez lui, ou des troubles ; elle se montre très réticente, s’il l’empêche de voler, il en mourra ! Et s’il causait la mort d’autres personnes, demande Harm ? Elle avoue qu’elle croit qu’il triche lors des examens pour la vue, et ce, depuis plusieurs années !

– J’ai entendu des bribes de phrases… vous croyez que cela a un rapport avec l’accident ?

– Lieutenant, j’apprécie votre candeur !

20h13 GMT Résidence de James Dawkins, Amiral à la retraite

Harm lui demande s’il a jamais triché lors des tests pour la vue quand il pilotait ; non, jamais, mais d’autres l’on, et fait, ça se pratique… Cela concerne-t-il Gary Hockhausen ? Oui. Il souligne que c’est un type bien, un ami ; Harm remarque que deux civils sont morts.

On retrouve Harm chez le Capitaine ; d’entrée de jeu, il attaque :

– je suis intimement convaincu que vous êtes en ce moment et que vous étiez lors de l’accident inapte physiquement au pilotage en catégorie 1 et cela veut dire que je vous rends personnellement responsable de la mort de Mélanie et Joshua Lannier. Si vous vous montrez coopératif, j’en parlerai à l’Amiral Luxley pour vous éviter l’humiliation d’un procès.

– Je pensais que vous aviez confiance en moi, je vous ai appris tout ce que vous savez

– Gary, vous avez de gros ennuis, n’essayez pas de tirer profit de ma loyauté, je ne suis pas le Lieutenant Judd ! Vous l’avez convaincu de porter le chapeau !et il a effacé vos traces en volant l’accéléro-compteur de votre appareil ! Vous étiez l’officier le plus honnête que j’ai jamais rencontré ! Renoncez, je suis passé par là…

Mais le Capitaine refuse tut en bloc, il est capable de fermer les yeux en pilotant et de tenir le manche avec ses orteils !

Harm retrouve au bar, le soir, le Lieutenant Judd qui ne veut rien dire et Harm lui raconte la même histoire que celle qu’il vient de vivre : l’admiration d’un jeune pilote pour son leader qui a réussi à corriger une des ses erreurs et le moment venu s’est senti obligé de rendre la pareille ; il s’agissait de ….lui ! Il ajoute que Ted Lannier mérite de connaître la vérité et ajoute :

– Je le lui dois par simple humanité, je le lui dois en tant que représentant de mon pays, je le lui dois en tant qu’homme qui espère avoir une femme et un enfant moi aussi !

Il lui demande de réfléchir.

Dans les bureaux, quand arrive le Lieutenant Schiparelli, Mac lui dit qu’il est temps qu’elles fassent la paix ; elle détient des informations à charge et il faudra qu’elle aille témoigner ; elle proteste, elle ne peut pas faire ça contre son propre mentor ! Harm souligne qu’il y a une différence entre agir par loyauté ou parce que l’on se sent redevable envers quelqu’un.

19h18 GMT, Base de Fallon, tribunal militaire

Le Capitaine Hockhausen maintient son témoignage initial. Harm apporte alors- pièce à conviction n° 1- les précisions concernant la météo ; il tient tête ; il donne alors au juge la pièce à conviction n° 2 : un rapport sur des faits signé de lui-même et du Major Mackenzie concernant les aptitudes du Capitaine, il a complètement raté son atterrissage ; le Capitaine poursuit dans son récit, minimise les choses.

Il ne reste plus alors que le témoignage du Lieutenant Schiparelli ; elle entre par l’allée centrale, le visage d’une tristesse inouïe ; Harm soudain se lève, et demande s’il peut reprendre l’interrogatoire ; accordé.

Harm rappelle tous les trucs qui permettent aux pilotes de « bluffé » le médecin lors des tests de vision ; il fait alors subir ce test au Capitaine qui se lance et lit les lettres de ligne en ligne, chaque fois plus petites ; sauf qu’il en a modifié l’avant-dernière ligne. Le Capitaine tombe dans le panneau. Harm lance son accusation : il a mis la vie de son ailier et de son navigateur en danger et provoqué par cette erreur la mort de Mélanie et Joshua Lannier….

A la sortie, Harm se sent mal à l’aise le Capitaine ne méritait pas ça ; Mac remarque qu’il avait accepté de témoigner ; quant au Lieutenant Judd, il encourt des mesures disciplinaires pour avoir menti ou s’être laissé manipuler…

– Belle journée pour voler, Capitaine, dit Gary Hockhausen à Harm

– Ou réfléchir…

– Vous m ‘avez torpillé en beauté, Capitaine !

– Le devoir passe avant tout, au combat comme dans la vie

– Qui vous appris ces sottises ?

– Vous ! la première fois que je vous ai rencontré !

– Je suis tombé, soit, mais à l’issue d’un beau combat !

– Rien ne sera plus comme avant, mais cela ne signifie pas qu’un jour on ne pourra pas se rencontrer à nouveau ?

– Je crois que si ! dit le Capitaine Hockhausen en s’éloignant, sous le regard de Harm.

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