3.06 – Vanished

5h30 GMT, 70 milles au large de la Floride

Deux Tomcat essuient un orage carabiné, l’un des pilotes ‘Yankee ‘ demande à son navigateur :

– ça va ? Tu tiens le coup, Bouba ?

– Désolé, ‘Yankee’, ces secousses me bercent !

– y a intérêt à rester éveillé pour le reste de la balade ! Bon, ici Yankee, comment vous me recevez ?

– 5/5, ‘Yankee’ !

– On va à 15000 pieds pour voir si on peut sortir de cette purée de pois

– On est dans votre aile ! Tu as entendu, Hobo, on va grimper !

– Maintenant !

Et l’on voit les deux F 14 dresser leur nez vers le ciel et monter en traversant d’épais nuages, recevoir des trombes d’eau

– Avons perdu le contact visuel, virons de 30 ° à droite, annonce le deuxième pilote, Monk

L’avion essuie de véritables coups de butoir, il est ballotté !

– Donnez votre position, à vous !

-….

La navigatrice, Hobo, ne voit rien sur le radar et annonce :

– Il a tout simplement disparu !

13h30 GMT, Quartier Général du Jag, Falls Church, Virginie

« Le Triangle des Bermudes dévore un avion », c’est le gros titre d’un article de journal qui semble absorber complètement Bud, quand Harm le surprend ; Bud mange un gâteau :

– un beignet ?

– un ‘Megathon’

– Pardon ?

– Pas de matières grasses, 100% farine complète

– 0uais, mais il y a du sucre dessus !

– Du sucre de synthèse composé de plus de 30 minéraux et vitamines essentiels avec du Ginkgo Bi loba

– Giglo bouba ?

– Ginkgo Bi loba, c’est bon pour le cerveau !

Harm passe à l’attaque :

– qu’est-ce qu’il y a dans le manuel du Jag, chapitre II, section B, sous-section 0.2.3.5?

– Euh, sous-section 0.2.3.5. ? ça concerne..

– Inondation accidentelle ou intentionnelle d’un vaisseau ; reprenez un ‘Meganul’, Bud !

Les rires de Mac arrêtent Harm dans son élan ; elle est dans son bureau avec un homme plutôt jeune :

– Qui est dans le bureau avec Mac, Bud ?

– Dalton Lowne de chez Lowell, Hansson et Lowne, un des plus grands cabinets de Virginie

– Et qui représente-t-il ?

– Personne, il recrute plutôt !

Harm lance un regard peu amène en direction de Mac puis fait comme si de rien n’était et d’un ton léger demande :

– Des nouvelles du F 14 disparu ?

– Aucune ; il s’est volatilisé dans le Triangle des Bermudes, vous vous rendez compte !

On entend des éclats de rire, et Harm jette par deux fois un regard vers elle en se rendant dans le bureau de l’Amiral ; il la voit taper amicalement sur l’épaule de son interlocuteur.

Pendant que l’Amiral leur expose les faits – à 5h30, un Tomcat a disparu des écrans radars ; la météo était mauvaise pais le pilote et le navigateur étaient très expérimentés – Harm jette des regards vers Mac, de façon très insistante, reproche ou moquerie ? L’Amiral poursuit : le Tomcat était porteur de missiles :

– Je veux que vous alliez à bord et que vous découvriez ce qui s’est passé et réglez-moi ça avant qu’ils n’en fassent un téléfilm !

Harm et Mac sortent ensemble et Harm, tout en relaçant sa chaussure, lui demande :

– alors, qu’est-ce qu’on mijote avec Dalton Lowne ?

– Pourquoi voulez-vous que je vous parle de Dalton ? Nous sommes sortis pour dîner deux ou trois fois ensemble ; il est très gentil, c’est juste un ami ; seriez-vous jaloux ?

– Major !

– Vous savez il conduit une voiture de sport.

– Et moi, je pilote des Tomcat !

– C’est vrai, vous êtes jaloux ! constate-t-elle avec un grand sourire.

Ils sont rejoints par Bud, tout excité par cette affaire ; il vient d’aller voir sur le Net ce qui concerne les disparitions dans le Triangle des Bermudes ; savent-ils combien de bâtiments ou d’appareils ont disparu ? et combien n’ont pas disparu ? demande Mac ajoutant que le Triangle des Bermudes n’existe pas, c’est un mythe !

– Espérons-le, dit Harm, parce que nous nous joignons aux recherches !

L’affolement se lit dans les yeux de Bud : Qu’il se détende des milliers de navires, d’avions traversent cette zone quotidiennement, c’est une des plus jolies parties de l’Atlantique !

On les retrouve tous les trois assis dans la carlingue bruyante d’un avion de transport militaire : Harm dort pendant que Bud est aux cent coups.

16h10 USS Coral Sea, Océan atlantique

L’avion se pose et notre trio reçoit des trombes d’eau; le temps de se mettre à l’abri, ils sont trempés et dégoulinent de partout.

– Enseigne, on peut dire qu’il fait beau chez vous, dit Harm

– Il faisait beau jusqu’à ce que nous entrions dans les ‘mers obscures’, c’est comme ça que les vétérans appellent cette zone ; de plus, comme vous le voyez nous avons des problèmes électriques que nos ingénieurs s’efforcent de régler depuis ce matin.

Bud dessine dans l’espace un triangle sous le regard goguenard de ses deux partenaires.

Une fois secs, ils se rendent au poste de pilotage où les accueille le commandant. Ils n’ont aucune trace de l’appareil ni de ses hommes et ils ne quitteront pas la zone avant de les avoir retrouvés.

– je compte sur vous, capitaine Rabb, pour nous fournir des réponses

– Nous ferons de notre mieux !

Harm et Mac interrogent Monk, le pilote du 2ème Tomcat : « on savait qu’on rencontrerait du gros temps mais pas à ce point-là !c’était vraiment violent ! Le Capitaine Douglas a voulu grimper pour sortir de l’orage, j’étais juste derrière lui, je l’ai perdu de vue, j’ai viré pour éviter une collision possible comme le veut la procédure normale, mais ensuite, il n’était plus sur le radar, je n’ai pas eu de contact radio après qu’il a quitté l’écran ; il a touché l’eau, c’est une possibilité » La navigatrice témoigne dans le même sens : « c’est comme s’il avait disparu ; ‘ Yankee’ était un de nos meilleurs pilotes », elle s’excuse d’en parler au passé, elle est émue, ils sont tous remués et quand Harm remarque que c’est une des possibilités, un des risques quand on pilote, elle précise : « s’écraser c’est une chose, mais disparaître c’en est une autre, Capitaine ! »

Bud planche sur Internet : Christophe Colomb aussi a vu des lumières bizarres et sa boussole s’est déréglée en arrivant dans le Triangle des Bermudes ; Mac lui fait remarquer que c’est pour ça qu’il a découvert l’Amérique au lieu des Indes ! Bud dit que dans le terminal du Capitaine Douglas, il n’y a que des lettres adressées à sa femme, Lee et à sa fille, Kim ; quant à Harm, il fait une découverte dans la corbeille à papier du Capitaine qu’il récupère avec un crayon qu’il a piqué dedans :

– C’est un Hondurien (un bout de cigare), oui c’est ça un Hondurien, de mars, ou d’avril…du printemps 95 ; il a beaucoup plu cette année-là !

– Oui, Sherlock ! dit Mac

Tout à coup le bateau change de cap, il y a peut-être du nouveau ? Harm sort de la cabine, des hommes courent dans tous les sens, certains un casque sur la tête ; renseignement pris il s’agit d’une « anomalie atmosphérique et les trois officiers du Jag se précipitent vers le poste de pilotage : devant eux, se déploie à quelques centaines de mètres une énorme tornade, comme une grande figure blanche, qui tournoie devant leurs yeux, rugissante et inquiétante ! Le Commandant pense qu’il n’y a pas de danger mais veut rester prudent et Mac pense à voix haute :

– et si ‘Yankee’ volant plus bas, avait voulu passer sus l’orage ? et s’il avait rencontré « ça » ? Harm ne dit rien mais la réflexion ne lui semble pas si bête.

22h30 GMT à 100 milles au sud des Bermudes

Les trois officiers prennent leur petit-déjeuner ; Harm a les journaux du matin, tous proposent des hypothèses, certains parlent de suicide, d’autres de miliciens, en tous cas, Washington prend tout ça au sérieux. La tornade ? L’orage ? Les F 14 sont conçus pour voler à travers des ouragans si nécessaire. Il partage les tâches : Mac ira interroger le reste de l’équipage, Bud doit parler à la femme de ‘Yankee’ et lui ? Il va essayer de retrouver un appareil disparu !

A la salle de contrôle, Harm reprend les enregistrements ; l’officier radar lui fait visionner un enregistrement pris par un radar côtier plus performant qui a suivi le Tomcat pendant 12 minutes de plus : il a changé de cap , a grimpé quelques secondes puis l’avion du Capitaine a changé de trajectoire, a filé droit sur la tempête et longé la côte vers le Nord ; il voulait naviguer en utilisant le relief côtier, il a décrit des cercles, il semblait chercher une piste mais il n’a pas atterri ; sa dernière position connue est à 160 milles au large ; pour l’officier, il s’est écrasé dans l’océan.

Mac interroge le mécanicien de ‘Yankee’ : il le connaît depuis qu’il est arrivé à bord, et l’aime bien parce qu’il parle aux simples soldats, il joue au poker avec lui, oui il parie, pour le plaisir ; en fait, c’est plutôt un flambeur ? Il mise gros, les pilotes ont le goût du risque ! A-t-il entendu parler de milices à bord ? Cela le fait sourire : les milices c’est plutôt l’affaire de l’armée de terre ces

trucs-là : il ne voit pas des hommes de la Navy, monter des calibres de 50 mm sur leur barque de pêche !

Quand Mac retrouve Harm, il est en train d’écouter la bande de l’enregistrement ; les radars confirment ce qui disent les enregistrements.

Bud, tout excité, dit alors que c’est comme pour le vol 19, et Mac l’encourage à continuer : en 1945, une escadrille d’entraînement de 5 bombardiers torpilleurs de la Marine a disparu dans le triangle ainsi que l’hydravion parti à sa recherche ….!

– Vous voyez ce que vous avez fait, dit Harm

– Peut-être que Yankee est resté délibérément bas pour voler le Tomcat, peut-être que… et il raconte toutes les hypothèses trouvées sur le Net.

– Ridicule !

– Une tornade géante… mais ça c’est juste une rumeur

– Qui s’avère exacte, néanmoins ! et sur le ton de la confidence, Harm parle de « l’Opération Tourbillon » : c’est un procédé ultrasecret dans lequel une demi-douzaine de sous-marins de classe SeaWolf se déplacent en cercle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre jusqu’à créer un vortex de Coriolis qui peut aspirer un avion ou un bateau aussi facilement qu’un canard en plastique au fond d’une baignoire !

Silence puis :

– Vous vous moquez de moi, Capitaine, demande Bud

Sourires.

C’est la nuit, Harm du haut d’une passerelle regarde longuement les appontages et les décollages des F 14, en fumant un de ces cigares qu’il affectionne. Mac le rejoint :

– Vous attendez que le Capitaine vous donne l’autorisation de fumer ?

– Comment m’avez-vous trouvé ?

– Où peut être un ex-pilote de Tomcat ?

– Aux commandes d’un avion de tourisme en route pour Hawaï !

Il regarde l’horizon, la mer sous la lune :

– Il est peut-être par là encore quelque part…

– Le Capitaine Douglas ou votre père ?

– Le Capitaine Douglas ; vous croyez que je suis obsédé par mon père depuis que j’ai découvert cette liste, n’est-ce pas ?

– Non, il vous obsédait bien avant que vous ne la trouviez ! Apprendre que les Nord-vietnamiens l’ont envoyé en Russie n’a fait qu’intensifier les choses… En tous cas, si on retrouve le capitaine Douglas, ça ne résoudra pas la question de votre père.

– Ce n’est qu’en retrouvant mon père que je la résoudrai !

– Vous êtes loin d’être seul, dit Mac, en s’accoudant au bastingage ; d’une façon ou d’une autre, nous cherchons tous quelque chose.

– Oui, qu’est-ce que vous cherchez, vous ?

– Ce que toute femme désire, dit-elle en lui souriant, une carrière intéressante, un homme bien, des chaussures… des tas de chaussures !

– Et c’est là que Dalton Lowne entre en scène ?

– Vous voulez rire ! vous avez vu la taille de ses pieds, franchement !

– En tous cas, j’espère que vous n’allez rien faire de stupide, dit Harm, lentement comme hésitant

– Pourquoi ? Ne me dîtes pas que vous craignez de me perdre ?!!!

Un silence trop long pour être anodin suit cette remarque :

– J’’ai un…. Je déteste devoir former un nouvel équipier ! lâche-t-il dans un sourire, sans la regarder

– J’avoue que pendant un moment j’ai cru qu’on allait carrément sombrer dans le sentimentalisme ! répond Mac en lui souriant.

– Vous savez… quand l’Amiral m’a dit, au début, que j’allais, désormais, faire équipe, avec un Major des Marines, je me voyais déjà face à une tête de lard, tatoué, en train de me défier au bras – de – fer pendant le déjeuner…

– Eh bien, il est vrai que j’ai un tatouage, je suis plutôt douée au bras de fer et quoique je récuse le terme, techniquement, je suis une tête de lard !

Il la regarde de bas en haut :

– Ho, Ho, pas si vite, Major ! Vous avez un tatouage ? Comment se fait-il que je ne l’aie jamais vu ? où… pourrait bien… se dissimuler ce tatouage ???

– J’ai bien peur, dit-elle en se retournant pour partir, que cette information ne soit confidentielle, Capitaine !

– Ah, oui…. Vous avez un tatouage… dit-il tout sourire, en la suivant…

03h50 Parc National des Everglades, Floride

Une femme plutôt éméchée parle à son chien « Chouchou, pas pipi dans la tente » et elle se rapproche du feu dont les flammes éclairent la scène ; derrière elle, s’approche un homme, en qui on reconnaît un pilote, il est blessé, il titube, le chien aboie sans s’arrêter, la femme se retourne et pousse un hurlement de peur.

14h30 GMT, Hôpital du Comte de Byscaine, Floride

L’Amiral Chegwidden entre dans la chambre du Lieutenant et l’interroge sur ce qui lui est arrivé : il a l’impression d’avoir été renversé par un char énorme ! Il demande si « Yankee » a été retrouvé ? Non, ils poursuivent leurs recherches.

Cela doit être sérieux si un Amiral se charge de cette affaire. Il raconte : ils ont été pris dans un orage, ça secouait très violemment, il pense qu’il s’est évanoui ; il se souvient juste d’une lumière très forte, qu’il y avait des gens autour de lui, il avait mal à la tête et pensait qu’elle allait exploser ! Quelqu’un l’a piqué avec une aiguille ; mais son sens de la chronologie est tout déformé, il ne sait plus très bien ; il ne se souvient pas du passé récent, une impression bizarre ; a-t-il vu le parachute du Capitaine Douglas se déployer ? Il a bien peur que non. N’a-t-il rien vu d’anormal dans la conduite du Capitaine avant ? Si, justement, il était de mauvais poil ce jour-là ; quelque chose semblait le perturber, il pensait qu’il avait des problèmes à la maison car le soir avant le vol il a passé deux heures dans la salle de radio pour parler à Lee, sa femme. Elle voulait le persuader de raccrocher, échanger son Tomcat contre un Jumbo ; mais, il ne voulait pas en entendre parler, c’était un trop bon pilote pour emmener une bande de touristes en goguette faire un tour au septième ciel ! Sourire entendu de l’Amiral qui prend congé en lui disant que s’il reçoit la visite d’hommes en costume noir et avec des lunettes de soleil (le FBI), qu’il garde le silence sur tout ça. Oui, c’est entendu.

Harm et Mac se retrouvent dans la salle de radio : en effet, le Capitaine Douglas a demandé à l’opérateur d’appeler sa femme, 7 fois ! mais il y avait toujours le répondeur et il ne l’a jamais eue au téléphone. Bud continue de chercher sur le terminal du capitaine et parmi les « favoris » il a retrouvé pas mal d’adresses, toutes sur des sites scientifiques sauf une : il s’agit de celui des Frères de la Liberté, une milice dirigée par Jack Lambert et Harm remarque:

– Ils se disent patriotes mais peuvent être des terroristes à la mode de chez nous ! Cela vaut la peine de creuser ; Bud ajoute que la femme du Capitaine est injoignable :

– On va faire un tour vous et moi ! dit Harm ; ils vont aller à terre.

Mac reste à bord et contactera le NCIS pour en savoir plus sur ces milices et Bud, repart dans son délire d’appareils disparus quand il réalise qu’il va devoir prendre l’avion dans cette zone tourmentée sous les yeux amusés de ces eu co-équipiers :

– Le voyage va être long, j’en ai peur, dit Harm en souriant à Mac

En effet, dans l’avion alors que Harm consulte un dossier Bud est plongé dans …un Manuel de survie pour les kidnappés !

– D’accord, je me rends, rit Harm

– Il s’agit de récits de vrais survivants !

– Ayant vécu quoi ?

Et tous les deux en même temps, l’un interrogateur, l’autre assuré :

– à des enlèvements par les extra-terrestres…

– Vous ne croyez pas à la possibilité de vie sur d’autres planètes ? demande Bud

– De vie, peut-être mais à des soucoupes volantes qui enlèvent des vaches et des fermiers, je n’y crois pas ! Je crois seulement à ce que je vois, jà ce que je sens, ce que je goûte, à ce que je touche ! Combien de ces ‘méganul’ vis engloutissez par jour ?

18h30 Lotissement des Officiers, Base aéronavale de Jacksonville

Harm et Bud arrive chez le Capitaine, la porte est entrebaillée : quand ils entrent, les occupants semblent partis depuis peu, mais le lait caillé sur la table, des meubles renversés dans le salon, et le répondeur avec les messages répétés du Capitaine Douglas apparemment restés sans réponse, mettent vite la puce à l’oreille de Harm ; il demande à Bud d’appeler le NCIS pour qu’ils viennent avec une équipe médico-légale au plus vite : cette maison doit être considérée comme le lieu d’un crime ;

A bord du Coral Sea, Mac reçoit un appel de Harm :

– Major, on a un sérieux problème ; la femme et l’enfant du Capitaine sont parties, manifestement contre leur gré ; la petite est absente de l’école depuis une semaine.

Et peu à peu, leurs réflexions les amènent à penser qu’elles ont été kidnappées pour faire pression sur le pilote pour qu’il vole un F 14 ; Harm préviendra l’Amiral que le F 14 n’a peut-être pas disparu et Mac, le Commandant.

Bud fait la remarque que si ‘Yankee’ a volé le Tomcat, où est-il ? Le F 14 a besoin d’une piste de 2000 mètres pour atterrir ou décoller. Harm réagit aussitôt : il lui demande s’il peut obtenir sur le Net la liste des OVNIS aperçus le long de la côte de Floride ; pas de problème, tous deux sont penchés devant l’écran pendant qu’il accède au site, jusqu’au moment où Bud doit taper son mot de passe, Harm doit détourner son regard : et Bud tape « Stud »= »étalon ( !) il y a des photos ? oui : et la meilleure, ce sont deux gros points bleus ; Harm comprend immédiatement, demande si on sait qui l’a prise ? oui, Oppenheimer ! Cela a-t-il une relation avec la disparition de ’Yankee’ ?

– et comment ! Vous avez bien regardé cette photo, Bud ?

– Deux beaux Ovnis, je sais

– mais non, ces sphères bleues, ce sont les gamelles des réacteurs !

On les retrouve, dans un coin perdu, sous la lune : ils attendent dans la voiture pour un rendez-vous, ceux qu’ils attendent sont en retard. Déjà minuit moins dix et Bud se lamente : il a oublié d’appeler Harriet !

– Cela devient sérieux entre vous, on dirait, dit Harm

Et ils en viennent à parler des femmes et de leur fameuse « prérogative féminine » à pouvoir changer d’avis à tout moment, quand ça les arrange :

– J’ai horreur de ça ! Dieu sait que j’ai horreur de ça, dit Harm, d’un ton pénétré

– Ben, tenez, ajoute Bud, j’ai demandé au Major Mackenzie si elle allait partir du Jag, parce que j’ai vu la façon dont elle regardait Dalton Lowne ; elle a dit non ! Mais elle pourrait changé d’avis d’une seconde à l’autre !

Harm est excédé par ses remarques :

– Non, elle ne partira nulle part, Bud !

Bud est écroulé de rire :

– Ben, d’un autre côté, je parie que les Lieutenants Pyke et Austin vous ont dit exactement la même chose, Capitaine, avant d’être transférées

Et il ajoute,hilare :

– Maintenant, de plus en plus, il faut voir les choses en face, Capitaine, avec les filles, vous avez la poisse !

Le regard de Harm lui fait redresser la barre :

-avec vos équipières, je veux dire, les femmes du Jag… que vous avez été amené à fréquenter… en situation de travail, Capitaine ! regard très insistant de Harm.

Une lumière très forte les aveugle : leurs correspondants, Oppenheimer et Einstein, auteurs de la photo sur le NET sont là ; avec des précautions de conspirateurs, ils amènent les deux officiers sur le lieu où ils ont vu l’OVNI, Harm a eu les yeux bandés pour l’occasion ! après avoir négocié de les emmener visiter le Pentagone jusqu’au niveau -2, au-delà de la machine à café violette ( !) ils acceptent de dire vers où ils ont vu s’éloigner l’OVNI.

Harm appelle aussitôt Mac sur le Coral Sea : il faut trouver un aérodrome à 80 kilomètres autour de Perkane Valley en Géorgie, qu’elle contacte les narcotiques, ils connaissent les pistes utilisées par les trafiquants, et si ça ne marche, Webb ; Bus et lui se rendent directement sur les lieux !

11h17 GMT, PerKane Valley, Georgie

Un camp de mobile home : le Capitaine Douglas parle à sa femme et lui raconte comment il a endormi ‘Bouba’, son Rio, avec un somnifère ; ils ont fait comme s’il s’était éjecté puis après ils l’ont relâché ! Il n’avait pas le choix ajoute-t-il devant les remarques de sa femme qui n’est pas dupe ; ils les tenaient, elle et Kimmy. Il va juste faire un vol pour eux et après ils rentreront à la maison ; que l’ont-ils obligé à faire ? aucune importance ; ils s’étreignent, on vient le chercher, c’est l’heure !

Mac sort d’un fax une carte et dit « Bingo ! »

Le F 14 décolle ; à terre Jack Lambert ordonne à l’un de ses sbires d’éliminer la femme et la fille après la mission. Et à ce moment, un groupe armé d’intervention investi le campement ; les hommes de la milice résistent mais tombent l’un après l’autre quand Jack Lambert se dirige vers la caravane où se trouvent la femme et la fille du Capitaine ; il en ouvre la porte et se trouve nez à nez avec le canon d’un revolver braqué sur lui : Harm est là ! Le camp est cerné, ils se rendent.

Bud revient de voir Kim et Lee, l’équipe médicale s’occupe d’elles, elles vont bien mais sont inquiètes pour le Capitaine. Harm également : i la découvert le plan de vol d’un avion, de Jericho à Washington ; or Arafat y est attendu ce matin pour un sommet de la paix avec Israël. Si le Capitaine doit abattre cet avion ? Harm en a bien peur, oui; comment l’empêcher ? deux appareils viennent de décoller de l’USS Coral Sea et ont l’ordre de l’abattre si nécessaire !

On suit un vol Oceanic : le Tomcat du Capitaine Douglas s’en rapproche.

«Dans la radio, on entend un message du Coral Sea : « Yankee, ici le Coral Sea, votre famille est hors de danger, je répète… » Mais il ne répond pas ? cela ne lui est pas possible, Jack Lambert a fait retirer la radio de son avion ! Harm s’élance furieux et veut frapper l’homme mais Bud le retient de la voix :

– Aucune importance, dit Harm, de toutes façons, il ne pressera pas la détente !

– Pourquoi ça ? demande le chef de la milice

– Parce que c’est un pilote de l’Aéronavale et que les abrutis de votre espèce ne comprendront jamais ça !

Dans les airs, le Tomcat de Monk et Hobo : elle l’a sur son radar ; Monk lui demande de lui envoyer un message, même s’il ne les entend pas , qu’elle essaye ; en vain.

A bord du Coral Sea, Mac demande au Commandant ce qu’ils espèrent ? Ils espèrent qu’un miracle se produise, répond-il.

Hobo demande s’il va utiliser les « Phoenix » ? Non, c’est trop dangereux, il va s’approcher et utiliser les mitrailleuses ; ils se rapprochent de l’avion du Capitaine, il vient de « locker » l’appareil de ligne ; mais n’arrive pas à appuyer sur le bouton ; Hobo l’a en acquisition ; dans un dernier sursaut, elle lui envoie un message en morse « Kim et Lee sont saines et sauves », ils sont prêts à tirer mais «il vire de bord, je répète, il vire de bord, il a rompu le contact avec l’appareil civil, je le ramène à la maison »

Mac au Commandant : « Vous l’avez votre miracle, on dirait ! »

Dans le campement, des hourras de joie saluent la nouvelle, les hommes se congratulent, Bud court annoncer la bonne nouvelle à la femme du Capitaine ; Harm allume un cigare et s’approche de Jack Lambert, à genoux à terre, lui ainsi que les autres prisonniers :

– Ne sous-estimez jamais l’intégrité d’un pilote de l’Aéronavale, dit-il de tout son haut, en lui jetant son allumette à la poitrine ; puis il s’éloigne pour savourer l’issue de cette affaire, content et plutôt fier !

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