3.07 – Against all enemies

01h10 GMT à 150 milles au large d’Akita, Japon

Un « Awacs » survole une zone et transmet les communications :

-‘Représailles’, ici Œil-de-lynx la cible téléguidée est en position, l’espace aérien clair, vous pouvez envoyer l’intercepteur ; deux F 18 décollent du porte-avions, la cible est en vue, le missile armé.

Mais à bord, sur le radar, on détecte un appareil civil dans l’espace aérien de la zone d’essai ; le second ne veut pas les prévenir et demande d’interrompre l’essai de missile puis va prévenir le commandant qu’il y a un avion de ligne dans la zone d’essai.

-‘Représailles’, ici Œil-de-Faucon, je remets ne position initiale mais il y a déclenchement, le pilote annonce « missile lancé, missile lancé ! » puis s’écrie « oh, mon Dieu ! » en voyant l’explosion.

16h30 GMT, Quartier général du Jag

L’Amiral Chegwidden fait part de l’information à Harm, Mac et Bud : Une escadrille de F 18 de la marine testait une nouvelle version du missile AMRAM quand un avion de ligne surgi de nulle part a reçu un missile. Les Nord-coréens considèrent les Etats-Unis comme responsables ; le Président doit présenter des excuses d’ici une heure. Harm demande ce que faisait un avion de ligne dans la zone d’essai ; c’est l’une des questions à laquelle ils devront répondre ! les Nord-coréens prétendent qu’ils ont prévenu les bâtiments américains et qu’ils ont montré une attitude belliqueuse ; les radars l’ont bien détecté mais pas assez vite ; l’Amiral ajoute que le Commandant Ray Hobbard est un type bien, un très bon officier ; il leur annonce que leur vol est à 13 heures et leur demande un rapport préliminaire dans les 36 heures.

– Capitaine, Major, j’espère que vous trouverez des indices …

– Et, si personne n’a rien fait ? interroge Harm

– Alors, c’est que Dieu existe !

Bud est assez inquiet, se demande ce qui se passera si les Nord-coréens veulent se venger sur leur hélico…

– Non, je ne pense pas, réplique Harm mais cela dit, il serait prudent de prévoir un gilet pare-balles !

– A mon avis, c’est une idée absolument ridicule, ajoute Mac, ce qu’il faut c’est vous asseoir sur votre casque, ce sera mieux !

Harriet vient au devant de Bud : elle est inquiète, il va lui manquer, elle lui demande de l’appeler dès qu’il le pourra et lui lance :

– Je t’aime, tu sais !

Bud coincé ne peut rien dire devant tout le monde et s’éloigne.

1h40 GMT USS Représailles, Mer du Japon

Harm, Mac et Bud sont accueillis à bord et dirigés vers la passerelle. Harm et Bud sont contents de se retrouver là.

Le Commandant Hobbard explique de quoi il retourne, ces nouveaux missiles contiennent un carbone tout nouveau, qui les rend invisibles au radar, en théorie. Il a envoyé un navire sur le lieu de la catastrophe.

Le Chef leur explique que le F 18 a été remisé dans un hangar pour ne pas gêner leur enquête, seul le porte missiles a été enlevé ; le Capitaine Ryder qui pilotait l’appareil dit qu’il n’a pas déclenché le tir, le missile est parti sans raison apparente. Quand Mac lui demande s’il le croit, il lui répond :

– Ou je suis un mauvais chef et dans ce cas, mes pilotes me mentent ou je les crois !

Au mess des officiers, Harm et Mac interrogent le Capitaine Ryder : il confirme que le missile s’est déclenché tout seul ; Mac le presse un peu : il a eu des problèmes dernièrement ; exact, son frère souffrant d’un cancer, il a demandé à être exclus des feuilles de vol.

Quand Harm et Mac se retrouvent seuls, elle demande s’il ne s’agit pas tout simplement d’une erreur de pilotage ; Harm n’en est pas sûr du tout.

0h30 GMT, Site de récupération, Mer du Japon

‘L’Etoile des mers’ a détecté un objet métallique par une centaine de brasses de fond. Mais ils ont de la compagnie ; ils viennent d’immerger une caméra sous-marine. Le Commandant informe ses officiers et les deux avocats que la VIIe flotte leur ordonne de se rendre sur la zone de récupération et il envoie deux destroyers pour s’assurer que les Nord-coréens ne vont pas interférer ; il demande d’envoyer des coups de semonce, à la proue du « Chosen » nord-coréen, fait calculer la route et le temps nécessaire pour arriver sur les lieux : 14heures et vingt minutes

Temps avant interception, 13h24 ‘ 42’’

Dans le hangar, près de la carlingue du F 18, Mac demande à Harm ce qu’ils cherchent exactement ? Il le lui dira quand il l’aura trouvé ! Il lui demande de regarder de plus près le porte missiles ; il n’y a pas de brûlures, il a bien quitté l’aile avant la mise à feu. Donc, autre chose l’a déclenchée.

Temps avant interception, 11h50’11’’

Ils interrogent l’Artilleur Austins, chargé de placer les missiles ; il explique que toutes les opérations sont vérifiées deux fois ; la mise à feu a eu lieu trop tôt ; Mac trouve que la réponse est loin d’être satisfaisante, mais devant son agressivité, Harm s’interpose. Il lui conseille d’y aller sur des œufs ; elle n’a pas l’impression d’y aller fort ; si, elle les tyrannise :

– Je sais que vous voulez emballer cette affaire rapidement pour pouvoir rentrer…

– L’Amiral attend son rapport dans 6h22 minutes !

– Je ne sais pas si c’est l’océan que vous détestez ou votre amour pour Washington ou si c’est ce vieux Dalton Lowne qui vous incite à rentrer au bercail….

– Ho ! Ho, une petite seconde !

– oui, les avantages que ce genre d’avocat peut représenter…

– Je peux savoir lesquels ?

– Et bien la fortune, le prestige, répond-il, (ils sont les yeux dans les yeux), la voiture de sport, tout ce que vous n’aurez jamais en travaillant au Jag !

– Oui, c’est vrai, je m’intéresse à Dalton en tant qu’homme, un point c’est tout ! je ne cherche pas à ce qu’il améliore ma carrière ; c’est la chose la plus idiote que j’ai jamais entendue !

– Désolé, je me trompe peut-être…

– Tout à fait !

Bud en compagnie d’une spécialiste écoute l’enregistrement de la bande du tir de missile ; il est rejoint par Mac et Harm : il a entendu un écho, c’est ce qui a dû provoquer la mise à feu anticipée ; Harm sait de quoi il s’agit : c’est le son qu’on entend quand un radar balaie un missile, et dans certaines circonstances un puissant radar peut court-circuiter un système de mise à feu et activer le propulseur du missile. Le Capitaine Ryder n’a pas entendu ce balayage et de plus les avions de ligne ne possèdent pas ce genre de radar ; Mac le menace presque « on va voir ce que vos amis pilotes vont dire ! » Harm lui reproche de les brusquer quand tout à coup la jeune femme qui leur sert le café en renverse sur le pantalon de Harm, qui se lève en hurlant, ça le brûle; la jeune femme cherche à l’essuyer, il arrive à surmonter la douleur et à l’éviter mais Mac ne peut s’empêcher de rire sous cape ! Merci il n’a plus besoin de rien… « et vous, ça vous fait rire ? ».

Les pilotes sont unanimes, il n’ y a eu aucune erreur ; quatre appareils étaient en vol, le responsable est forcément l’un d’entre eux ; tout à coup on entend des éclats de voix dans la cuisine à côté : un officier s’en prend à la jeune femme maladroite ; Mac lui demande de baisser le ton ; décidément ce n’est pas sa journée ! elle se présente, matelot Alice Toppani ; une simple divergence de vue ; Mac remarque que son supérieur lui passait un fameux savon ! Elle a quitté la cuisine pendant 15 minutes il y a trois jours pour aller voir un exercice au centre de transmissions et il y a eu le feu à la cuisine ; il lui en veut, peut-être parce qu’elle est nouvelle ou une femme ? Mac lui promet d’aller le trouver.

Temps avant interception, 9h36’31’’

Bud et Harm sont dans leur cabine ; ils vont revérifier tous les messages passés depuis le bateau ; Harm cherche en vain sa brosse à dents, c’est Bud qui est en train de l’utiliser ! Quand il croise le Capitaine Rockwell aux transmissions, Harm lui demande les bandes qu’il veut vérifier ; le Capitaine lui demande s’il doute de sa parole ou de ses compétences ?

Temps avant interception 8h47’00’

On annonce sur la passerelle que deux navires nord-coréens sont en approche du site de récupération. Au service des transmissions, Harm est au rapport avec l’Amiral : on arrête pas de lui casser les pieds en haut lieu avec cette affaire ! est-ce une erreur de pilotage ? Harm parle de l’écho radar enregistré sur la bande et lui demande de lui faxer les états de service des quatre pilotes et ceux du Capitaine Rockwell quand l’alarme est déclenchée et il doit raccrocher : »Aux postes de combat, ce n’est pas un exercice, alerte de niveau 3 » : le Comandant les informe qu’il vient de recevoir un ultimatum des Nord-coréens : ils doivent quitter la zone avant l’aube et retirer leur navire de récupération, sinon cela sera considéré comme un acte de guerre.

Temps avant interception 3h 08’45

– Si on joue à qui cèdera le premier, ce ne sera pas nous, gronde le Commandant, et il ajoute en direction du Second

– Dites à un F 14 de passer en rase-mottes sur le pont du Chosen, une vitesse de mach 1.2 serait appréciée ! On va leur secouer les écoutilles !

– Vous avez la permission d’aller faire « boum »

Bud toujours sur le bande d’enregistrement avec la technicienne repère un signal : il s’agit d’un signal digital compressé, très puissant, mais il lui faudra une ou deux heures pour savoir ce que c’est… il pourrait aller prendre un café ?

Bud en profite pour appeler Harriet au Jag, il est tard mais elle est là :ils sont en état d’alerte 3 mais tout va bien ; leur conversation est difficile, ils s’entendent mal, mais Bud parvient à lui dire qu’il l’aime lui aussi « avant qu’il n’arrive quoi que ce soit »

Dans la cuisine, Mac demande à l’officier ce qu’a fait le Matelot Toppani : elle a abandonné son poste en plein service et le feu a pris ; se rend-elle compte de ce que cela signifie quand il faut servir 15000 repas dans la journée ? Il a décidé de transmettre le rapport au Commandant, c’est lui qui décidera de la punition à infliger

Temps avant interception 0h58’09’’

Le message sur la bande dure à peine une milliseconde : c’est quelqu’un à bord qui l’envoyé la veille du jour où l’avion a été abattu ; il indique l’heure et l’emplacement de la zone d’essai des missiles. Dans les dossiers faxés par l’Amiral, Harm a découvert que le Capitaine Rockwell avait deux maisons, dont l’une de 9.000 dollars achetée récemment. Harm se rend sur la passerelle et rend compte de sa recherche au Commandant qui se refuse à croire que son officier de transmissions est coupable : il finit par s’expliquer, cet argent lui vient d’un héritage ; il ajoute qu’il n’est pas le seul à pouvoir transmettre sur le navire ; on peut le faire avec le radio téléphone du Central ou avec les téléphones qui sont sur le pont.

On prévient le Commandant du Central que deux Migs coréens viennent de décoller. Le navire de récupération est maintenant complètement encerclé : il ordonne d’envoyer un message au ‘ Chosen’ :

– Ceci est notre dernier message, écartez-vous ! On va ponctuer le message, que vos Tomcat mitraillent la proue du ‘Chosen’ !

Et il passe en « intercom général » : ils ne prendront pas l’initiative d’une attaque mais s’ils essaient de les attaquer, ils se défendront par tous les moyens nécessaires… »

Le commandant du navire de récupération transmet par vidéo ce que filme la caméra immergé : ça n’a rien d’un avion de ligne cette épave, on dirait un avion de surveillance électronique…Le Commandant dit à Harm qu’il va s’occuper des Nord-coréens et lui de trouver l’espion à bord !

Et il passe en état d’alerte n° 1 !

Temps avant interception 0h25’39 ‘’

C’est le radar nord-coréen qui est à l’origine de la mise à feu. Mais c’est quelqu’un qui était à bord qui a envoyé le message depuis le centre de transmissions ; cela met la puce à l’oreille de Mac qui en compagnie de Harm se rend aux cuisines pour voir le Matelot Toppani. Elle leur confirme qu’elle s’est absentée 15 minutes ; dans la salle de transmission, on se souvient qu’elle est venue mais n’est pas restée longtemps. Mac demande à l’officier d’où elle pourrait envoyer un message si elle le voulait ; tout simplement d’un téléphone public !

Ils retrouvent le Capitaine Rockwell : tout le monde peut utiliser ces téléphones ; il va falloir vérifier qui a acheté des cartes : Harm suggère qu’elle a pu générer le message, le stocker et l’envoyer par un modem ; un fax arrive pour Mac : un dossier qu’elle a demandé à l’Amiral ; elle y trouve la photo du Matelot Toppani, qui n’est pas la femme qu’ils ont eu en face d’eux. Elle va rappeler l’Amiral tandis que Harm se rend aux cuisines, mais auparavant s’excuse auprès du Capitaine Rockwell pour les soupçons qu’il a eus envers lui.

La jeune femme comprend à la question que lui pose Harm qu’il a tout découvert, elle prétexte un plat à ranger dans le four placard pour se pencher et prendre un pistolet qu’elle braque sur lui ; elle l’entraîne dans une cabine où elle le force à mettre sa combinaison de vol, en enfile aussi puis dégoupille une grenade ; elle tente d’expliquer que le fait de livrer des secrets militaires n’est pas une trahison, sinon une transaction commerciale, Harm la traite de criminelle mais elle n’en a cure et c’est sous la menace de ses armes qu’elle le pousse vers le pont ; il prend les devants pour éviter tout carnage et demande au mécanicien de s’écarter ; Harm le convainc de ne pas vérifier la feuille de service.

Mac revient trouver le Commandant : on ne trouve ni la fille qui se fait appeler Toppani ni le Capitaine Rabb ; elle craint pour sa sécurité, il ordonne à une équipe de fouiller le bateau.

Dans le cockpit du Tomcat, elle lui demande la commande d’éjection ; il appelle la tour de contrôle et pas de parlotte !

Quand Mac annonce que le Capitaine Rabb a pris les commandes d’un Tomcat et qu’il est sur le point de décoller, qu’il faut l’en empêcher … elle se rend vite compte qu’il est trop tard.

Dans l’avion, Harm et sa « navigatrice » discutent : si elle croit que les Nord-coréens vont lui dérouler le tapis rouge…. Elle est plutôt gênante pour eux !

Sur l’écran du porte-avions, le radar détecte deux Migs qui s’approchent du Capitaine Rabb ! le Commandant Hobbard demande de faire décoller immédiatement des Tomcat et de déclencher l’alerte rouge. L’avion de Harm pénètre dans l’espace aérien nord-coréen. Les Migs s’approchent d’eux ; elle tente d’appeler la tour de contrôle de Pyongyang ; les Migs attaquent mais elle demande à Harm de ne pas riposter, elle va les appeler par radio mais ils sont touchés et « Toppani » ne répond plus ; Harm entend la grenade tomber au sol ; il saisit la clé d’éjection derrière son casque et l’on voit le cockpit du navigateur s’élancer dans le ciel puis exploser !

– Ici, Œil-de-Faucon ! aidez-nous à dégager ce Mig de votre sillage ! maintenant !

Sur la passerelle, le Commandant a tout surveillé dans ses jumelles :

– Officier d’appontage, ici passerelle ! il manque un cockpit à l’appareil du Capitaine !

– Je vous aide à apponter, Harm, à ¼ de mille au 3.5… dans l’axe… affirmatif

Et Harm prend le câble !

Sur le pont Bud appelle Harriet : elle est toute émue, ZNN a retransmis l’information en direct ; ils ont couru de grands risques, ils sont des héros

– Le Capitaine Rabb a vraiment bien joué le coup

– Vous êtes des héros !

– Non, je n’irai pas jusqu’à dire que nous sommes des héros, on est un groupe de gens qui fait ce qu’il doit faire quelles qu’en soient les conséquences

Harm et Mac arrivent sur ces entrefaites et entendent sa conversation.

– Jamais on ne lâche et chaque homme était prêt à donner sa vie, poursuit-¬il avec emphase ;

– Hé, Rambo ! donnez le bonjour à Harriet de notre part ! sourit Harm

– Cela va être difficile de retrouver un bureau après tout ce qu’on a vécu ! ces sensations de danger….

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