3.10 – People vs Rabb

– T’as apporté l’argent ? demande un homme à Harm. Ils se trouvent dans un hangar à peine éclairé.

– Voici, 20.000 dollars comme convenu, je peux voir les documents ?

– L’argent d’abord !

– Je suis confiant, mais prudent, je regrette !

A l’extérieur du hangar, on voit deux hommes descendre en combinaison d’ouvriers d’une camionnette :

– Le sujet est entré dans l’entrepôt et ils reçoivent l’autorisation d’y aller.

– Ce sont des originaux ? demande Harm

– Bien sûr, des photos n’auraient pas pu être des preuves pour vous, l’argent, s’il vous plaît, Capitaine Rabb !

– D’abord je les fais traduire, ensuite vous toucherez votre argent !

– Ce n’est pas acceptable !

Dans l’ombre les deux hommes approchent, pistolet au poing. Harm se tourne alors vers une ombre apparue dans l’encoignure d’une porte et dont la voix dit :

– Mais raisonnable, Richie ! dit l’homme inconnu, pistolet au poing lui aussi

– A cause de vous, Misha, mon cœur s’est arrêté de battre !

– Qui est-ce, demande Harm

– J’ai couru de grands risques pour réunir ces documents…

Les yeux de Harm vont de l’un à l’autre ; Misha demande les papiers à Harm et devant son refus ajoute :

– Je n’ai pas reçu l’ordre de vous tuer aujourd’hui, Capitaine Rabb,

Un coup de feu claque, Harm atterré voit l’homme qui lui a remis les documents s’écrouler à ses pieds, au moment où les deux hommes en combinaison interviennent, le bousculent et crient « FBI, ne bougez plus ! Jetez votre arme, maintenant !!! »

6h35 GMT Quartier Général du FBI, Washington DC

Interrogatoire de Harm :

– Cette histoire sent plutôt mauvais : Vous êtes un officier du Jag, mais vous ne travaillez pas pour le Jag…

– Pas cette nuit !

– Vous aviez rendez-vous dans un entrepôt désert au milieu de la nuit ? Pourquoi ?

– C’était personnel !

– Avec un criminel russe !?

– Je n’ai pas vérifié son pedigree

– Stépan Gregorovitch Kolaplanik ! Mafia russe !, un voleur, un trafiquant, un tueur sur la liste rouge du FBI, il a été contacté par vous ! Ces documents mentionnent votre nom !

– Pas mon nom, celui de mon père : il a été abattu en 1969 au Vietnam puis envoyé en Union Soviétique comme prisonnier de guerre, ils sont la preuve que mon père est encore vivant !on s’apprêtait à procéder à l’échange quand ‘l’autre ‘ est arrivé !

– C’est ça ! l’autre gars, Misha !

Derrière la vitre, on découvre l’Amiral Chegwidden, il bout de voir son bras droit malmené par les deux agents :

– Je n’aime pas que l’on traite mes officiers comme des criminels !

– Il n’a qu’à cesser de se comporter comme un criminel et il doit coopérer !

– Mais il a déjà coopéré !

– Pourquoi avait-il des contacts avec la Mafia russe, poursuit son interlocuteur

A l’intérieur de la salle d’interrogatoire :

– Vous avez fait l’échange, il en a voulu plus et vous l’avez liquidé !

– Il y avait un autre type avec nous !

– Alors, il a tué votre pourvoyeur, vous a mis le pistolet de la main et s’est évanoui dans la nature ?

– C’est ça !

– Personne n’est ressorti ! Vous aviez les documents, l’arme, les billets, personne d’autre n’était là, les portes étaient condamnées !

Derrière la vitre, l’Amiral conclut :

– S’il dit qu’il y avait quelqu’un d’autre, il y en avait un !

– Il y a vos empreintes sur le pistolet… des balles de 100 grains tronquées et à pointe creuse…

– J’utilise du 115 grains complètement chemisé !

– Voyons, Capitaine, la victime est une crapule, personne ne le regrettera, vous aurez peut-être même une médaille ; reconnaissez les faits et nous pourrons rentrer chez nous !

Harm sourit en l’entendant… Pourquoi ? Parce qu’il utilise la même technique d’interrogatoire que lui dernièrement et… ça a échoué !

07h40 GMT Quartier général du Jag

L’Amiral arrive et s’adresse à Bud en soulignant le caractère particulièrement confidentiel de ce qu’il va lui dire. Le FBI soupçonne le Capitaine Rabb d’être mêlé à une histoire d’assassinat. Qui a été tué ? Un mafioso russe ! Qui est le suspect, le Capitaine Rabb ! Il veut le sortir de là ; mais comment, demande Bud

– Lieutenant, secouez-vous un peu les fesses et trouvez-moi Clayton Webb !

FBI, Clayton Webb pénètre dans la salle d’interrogatoire :

– Webb, je viens prendre en charge le Capitaine Rabb !

– C’est l’affaire du FBI

– Plus maintenant, il y a un ordre direct du Directeur Adjoint !

– Pour qui vous travaillez ? pour la Compagnie ?

– Pour le Département d’Etat.

– Oui, et moi je suis médecin du monde !

Webb fait signe à Harm, qui prend sa veste sur son dossier de chaise, et une fois dehors demande à Webb pourquoi ces « foutaises sue le Département d’Etat, tout le monde sait qu’il appartient à la CIA !

– Stépan Kolaplanik n’est qu’un tueur, celui qui l’a supprimé mérite des félicitations !

– Merci, mais ce n’est pas moi ! Il y avait un troisième joueur, le Colonel

– Parlez-moi de lui

– 1,80m , dans les cinquante ans ! Misha quelque chose…

– Le Colonel Mikhaïl quelque chose, je vous montrerai des photos

– Vous me croyez Webb ?

– Bien sûr, je vous téléphonerai dans la matinée !

– Il me faut ce dossier, il contient des informations sur mon père !

– Je vous ai fait sortir, Rabb, faut pas en abuser !

13h GMT Quartier Général du Jag

Bud retrouve le Capitaine et à mots couverts lui fait comprendre qu’il est au courant et lui souhaite la bienvenue ! Et lui annonce que l’Amiral veut le voir immédiatement Harm le taquine :

– Où j’étais parti ?

– Je suis content que vous soyez revenu de là-bas ! je voulais seulement vous dire que si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous pouvez compter sur moi !

– Merci, Lieutenant !

L’Amiral sort de son bureau, il doit aller au Pentagone et demande à Harm de l’accompagner ; il lui parle d’une voix retenue :

– Mais enfin, à quoi est-ce que vous pensiez ! et lorsqu’ils arrivent sur le parking :

– Votre père, prisonnier en union soviétique, cela a eu lieu il y a plus de trente ans !

– J’ai besoin de ce dossier !

– Ça ne vous servira pas à grand-chose si vous êtes en prison pour meurtre !

– J’ai des jours à prendre, Amiral….

– Négatif, Capitaine, je regrette !

– Monsieur ?

– Cependant jusqu’à la conclusion de cette enquête vus êtes provisoirement relevé de vos fonctions !

– Oui, merci, Monsieur et les deux hommes se saluent. Amiral, je n’ai pas tué Kolaplanik

– Rabb, j’ai déjà perdu un excellent avocat quand le Major a démissionné, je ne veux pas en perdre un autre !

En rentrant chez lui, à peine Harm est-il sorti de l’ascenseur qu’il découvre son appartement investi par la police et le FBI : l’agent Novak aide la police locale ! Et ils trouvent dans la chasse d’eau des toilettes, un paquet de balles du même calibre que celle trouvé sur Kolaplanik ; ils embarquent Harm qui a essayé en vain de leur montrer qu’il s’agissait d’un coup monté..

15h15 GMT, voiture du Secrétaire d’Etat à la Marine ; il converse avec l’Amiral Chegwidden :

– Vous êtes hors jeu, Amiral ! S’ils ont envie de juger Rabb devant une Cour civile, laissez-les faire !

– C’est un officier de Marine affecté au Jag, Monsieur le Secrétaire, il est passible d’une Cour martiale !

– Nos relations avec la Russie sont, disons, dans une relative convalescence… Un officier de marine se procure des secrets volés à Moscou, sa conduite n’est pas digne d’un allié

– Des secrets qui concernent des prisonniers de guerre américains qui ont fini prisonniers en Union soviétique !

– Une Cour martiale donnerait une meilleure apparence à cette affaire, elle prouverait que Rabb a agi seul sans implication de sa hiérarchie !

– Je vais en parler au Ministre de la justice…

En prison, Harm est conduit à sa cellule par un Sergent – Chef, Teddy Ramirez qu’il a défendu dans une affaire de manquement au devoir et l’a tiré de là. Il est désolé pour lui, et passera la consigne, il sera bien traité, d’ailleurs il a de la visite :

Le Capitaine Carolyne Himes l’attend ; elle a été rappelée d’Espagne par l’Amiral pour le défendre, elle est spécialiste en criminalité ; celui qui requerra, c’est Mattoni.

Harm lui raconte les faits, le coup de feu, la disparition du Colonel, disparu sans laisser de traces ! Mattoni ne veut parler que des témoins visuels, et des munitions trouvées dans ses toilettes. Harm amer, souligne :

– Oui, je cache toujours mes munitions dans mes toilettes ! on les a placées là, c’est évident !

– Je vais probablement vous obtenir l’homicide involontaire…

– Non, on ne va pas marchander !

– J’en étais sûre : on plaidera la légitime défense !

– Vous vus basez sur l’hypothèse que j’ai tué cet homme ! dit Harm en s’étranglant presque de fureur, vous croyez que j’ai tué cet homme ?

– Ce que je crois n’a aucun intérêt

– Pas pour moi, je regrette !

21h05 GMT, Hansson, Lowell & Lowne

On entend la voix de Mac:

– Si Harm dit qu’il ne l’a pas fait, il ne l’a pas fait !

– Vous avez travaillé ensemble, vous étiez très liés ?

– Ça dépend de ce que vous entendez par là !

Dalton se montre alors, s’excuse, il a besoin du dossier de l’affaire Palomar ; oui, elle va le lui apporter quand elle aura fini de rédiger la demande de pourvoi, rédiger, c’est ce qu’elle n’arrête pas de faire depuis un mois, souligne-t-elle en soupirant.

– Pensez-vous que Harm est capable de commettre un meurtre ?

– Dans certaines circonstances, nous sommes tous capables d’en commettre un ! Harm est obsédé par l’histoire de son père, surtout depuis qu’il a trouvé un carnet à bord du Hornet. (saison 3. épisode 1)

Dans un flash-back, on revoit la scène au cours de laquelle Harm, pendant une fouille, retrouve un minuscule carnet dans une cachette portant des noms dont celui de son père, des noms de pilotes américains disparus et déportés en union soviétique ; ce carnet a disparu par la suite …

– L’homme qu’Harm a tué… commence l’avocate

– Qu’il a soi-disant tué, corrige Mac ; Harm ne s’est jamais pardonné de s’être laissé subtiliser le carnet, c’est devenue une obsession !

– Donc il a un mobile ! Je voulais vous faire témoigner en sa faveur…

– Je ne demande pas mieux !

– Mais après ce que vous venez de me dire, il n’est pas question que vous approchiez de la barre des témoins !

16h25 GMT Quartier général du Jag, audience préliminaire : Le procureur présente l’affaire ; Mac entre alors pour aller s’asseoir derrière Harm, Bud la remarque, fait signe au Capitaine qui se retourne , la découvre, et un sourire éclaire son visage quand il se replace face au juge, il est content qu’elle soit venue.

Mattoni entame son interrogatoire de l’agent fédéral ; les informations devaient être très précieuses pour 20.000 dollars ! Harm objecte : « il influence le témoin ! » Objection rejetée et à l’avenir, le Capitaine Rabb devra laisser son avocat parler à sa place !

Le procureur poursuit son avantage : « assez précieuses pour qu’il tue pour elles, » « Possible, oui ! » Harm lance un regard à Mac, navrée de la tournure des évènements.

Webb a retrouvé Harm dans la salle des visites de la prison ; parmi les photos qu’il lui présente, et il découvre celle du Colonel entrevu dans l’entrepôt : le Colonel Mikhaïl Parlovski Pendant qu’il lui parle, Webb assemble les différentes pièces d’un pistolet qu’il sort de sa mallette : le Colonel Parlovski appartenait au KGB, il aimerait bien pouvoir l’interroger ; Harm aussi, d’ailleurs !, s’il pouvait le trouver… Webb pense que cela sera facile quand il sera dehors, c’est Parlovski lui-même qui le trouvera : lui, il veut se blanchir, le colonel veut le dossier, ils ont besoin l’un de l’autre ! C’est le début d’une belle amitié ! Il lui remet le pistolet que Harm cache dans sa manche et lui demandant de ne descendre personne ! 9a marche à la condition qu’il n’y ait pas de filature, pas d’émetteur ; Webb acquiesce.

Harm pointe son arme sur son gardien, lui demande de lui passer son uniforme en lui promettant que s’il a des ennuis, il le défendra : « oui, à la condition, qu’il soit toujours en vie ! »

Au Jag, l’Amiral est dans une fureur noire et hurle au nez de Bud et de Carolyne Himes, au garde à vous :

– Qu’est-ce qui lui est passé par la tête, une évasion à main armée ?!!! Qu’est-ce que c’est que ce cirque ? Où a-t-il eu cette arme ? Quand il apprend que la dernière personne à l’avoir vu c’est Webb, il s’exclame :

– J’aurais dû le prévoir ! Aucun de vous n’a de nouvelles de Rabb ?

– Non, Monsieur, mais si on en avait…

– Su vous en avez, vous lui diriez (il a le nez sur leurs visages) de courir, pas de marcher, jusqu’à la prochaine maison d’arrêt, caserne de pompiers où même chez les scouts, ça m’est égal ! S’il ne se rend pas de lui-même, je veillerai personnellement à ce qu’il passe le restant de sa vie à transformer d’énormes pierres en petits cailloux ! Vous lui expliquerez ça, hurle-t-il.

20h05 GMT Appartement de Sarah Mackenzie

Elle est en train de travailler quand elle entend deux fois deux coups frappés à la porte ; quand elle ouvre, elle découvre Harm :

– Vous n’appelez jamais, vous n’écrivez pas…

– Si vous me laissez entrer, vous abriterez un fugitif

– Vous l’avez tué ?

– Non ! et, elle lui ouvre grand la porte.

– Comment est votre russe ?

– Un peu rouillé…

Dans sa voiture, le Colonel veille, il est garé devant l’immeuble de Mac. Au petit matin, Mac est épuisée, elle a mal au cou de s’être penchée sur les documents ; Harm se lève pour lui faire un massage, elle lui demande de ne pas arrêter, ça fait du bien. La sonnerie du téléphone les fait sursauter ; c’est l’Amiral :

– Major, si vous êtes là, décrochez ! surtout si vous avez des nouvelles du Capitaine Rabb ! C’est un ordre, Major !

Elle efface le message :

– Vous ignorez un ordre direct ?

– Je ne suis plus dans l’armée, Harm ! rappelez-vous, je n’ai plus à obéir aux ordres ! D’après ce que j’ai compris, votre père est arrivé à Prague en avril 70, de là il a été transféré à Moscou et emmené par le Transsibérien dans un bourg appelé Tchelisk, à côté du Lac Bochna , ensuite, la piste s’arrête là, dit-elle désolée. Mais, où allez-vous ?

– Il faut que je trouve Mikhaïl Parlovski

– Vous avez dit qu’il avouera le meurtre si vous lui remettez les papiers !

– Je ne cherche pas ses aveux, je veux qu’il m’aide à retrouver mon père !

Mac soupire, il s’en va au moment où les deux agents fédéraux arrivent devant l’immeuble ; le russe les voyant arriver, les empêche d’atteindre Harm qui s’en débarrasse et parvient à l’extérieur de l’immeuble et leur « emprunte »leur voiture !

Quand Mac arrive au bureau, elle rencontre Dalton ; il l’a appelée plusieurs fois, hier soir : elle s’excuse, elle avait la migraine ; il lui rappelle que leur client est là, il a commencé sans elle, elle va prendre ses notes et elle arrive !

Mais le Colonel Parlovski est assis derrière la porte ; il l’attendait ; que fait-il là, elle n’a pas les documents !

– C’’est quelqu’un de très enthousiaste votre Capitaine Rabb

– Ces papiers sont très importants pour lui !

– Voici mon offre : le Capitaine Rabb me remet le dossier personnellement, toutes les copies seront détruites et je jurerai que j’ai tué Kolaplanik…

– Et vous ne serez pas poursuivi grâce à votre immunité diplomatique… !

Dalton revient, ils l’attendent ! Mac est troublée :

– C’est quelle affaire ?

16h12 GMT Baie de Chesapeake

Bud au volant de sa Coccinelle rouge se gare sur un quai ; il prend un sac et monte à bord d’un vieux bateau ; en haut, Harm l’attend ; c’est le major qui lui a dit où le trouver. Elle l’envoie parce que Parlovski l’a contactée ; non, il n’a pas perdu de temps ! Il veut le voir ; Bud lui apporte des provisions, des cigares, des vêtements et lui demande ce qu’il veut qu’il fasse :

– Rentrez chez vous !

– Non, sérieusement !

– Bud, si l’Amiral découvre qu vous étiez là, vous déblaierez de la neige en caleçons pendant trois ans ! Dépêchez-vous !

– Attendez, ne faites pas ça, dit Bud énergiquement en haussant le ton ! Un type croit en vous, vous fait confiance et vus propose son aide et vous vous défilez ! Vous ne pouvez pas faire ça !

– Allez-y doucement, Bud !

– Je suis votre ami et en ce moment vous avez besoin de tous vos amis !

– Bud, c’est parce que vous êtes mon ami que je ne veux pas que vous vous mêliez de tout ça !

– J’y suis forcément mêlé !

Le rendez-vous sera au Musée de l’aviation à Alexandrie, devant un Stearman.

19h10 GMT, Alexandrie, Virginie

Le Colonel prend contact avec Harm qui lui demande pourquoi les documents sont si importants pour lui : ils sont embarrassants pour son gouvernement qui veut montrer qu’il est maintenant libre de toute corruption, et ne veut pas être soupçonné de mensonge. Pour Harm, la meilleure façon de commencer serait de relâcher les prisonniers américains, dont son père. Mais c’est impossible ! D’ailleurs, s’il accepte de l’aider, rien ne pourra lui garantir qu’il le retrouvera ; Harm est prêt à courir le risque.

– Messieurs, restez où vous êtes s’il vous plaît !

– Webb, s’exclame Harm !

– Rabb, doucement, vous êtes toujours un fugitif !

– J’avais dit pas d’émetteur !

Et soudain, les deux hommes s’enfuient, sortent du musée, poursuivis par les agents de la Compagnie, arrivent à s’emparer d’un véhicule de livraison et échappent à leurs poursuivants qui ne leur tirent pas dessus, de peur de blesser le Capitaine.

A bord du ferry, dans la baie de Chesapeake, Harm retrouve les documents cachés : le Colonel Parlovski les parcourt rapidement pendant que Harm fait les cent pas et s’exclame :

– Ah, le sale petit escroc ! Je le tuerais s’il n’était pas déjà mort ! Ce sont des faux et il prend son briquet et les documents commencent à brûler sus le regard éperdu de Harm, effondré :

– Ce sont des faux, tout est faux, ce village de Tchelisk n’a jamais existé ! Tout est inventé ! Laissez les morts en paix, Capitaine, je repars chez moi !

Dans le bureau de l’Amiral, Harm est en uniforme et au garde à vous ; il finit de l’informer de l’évolution de l’affaire : Parlovski est en route pour la Russie, le dossier n’a jamais existé, c’est terminé : l’Amiral demande au Lieutenant Roberts d’entrer et d’escorter le Capitaine jusqu’au tribunal. Il y retrouve Carolyne Himes, qui va plaider la légitime défense ou il se trouvera un autre avocat.

C’est déjà fait répond-il, et l’on voit Mac approcher, sa serviette de documents à la main :

– et, si on travaillait, sourit-elle

Elle commence par interroger l’expert en balistique et en quelques questions appropriées arrive à démontrer que si quelqu’un tire et qu’on essaie de l’en empêcher, on récolte aussi des traces de poudre sur la paume de la main, donc il n’est pas interdit de penser que le Capitaine essayait d’éviter le tir ?Puis, elle interroge l’agent Novak et lui montre un bout de tissu qu’elle a trouvé près d’une trappe qui conduisait à l’entrepôt ; dans leur hâte, les agents n’ont même pas réalisé qu’il y en avait une : le morceau de tissu, de laine d’agneau Karakul, venu d’Asie centrale permet de penser que quelqu’un d’autre se trouvait sur les lieux et qui portait des vêtements confectionnés en Russie…. Enfin, elle interroge Webb, qui confirme que le type d’arme utilisée pour tuer Kolaplanik correspond à celles utilisées couramment par les services secrets russes.

Pendant l’interruption de séance, Harm demande à Mac de l’appeler à la barre ; elle refuse catégoriquement :

– Appelez-moi à la barre

– Non !

– Mac, le bénéfice du doute ne suffira pas ! je peux contrer Mattoni !

– Pas un jour ne passe sans que vous ne pensiez à votre père ! Vous feriez n’importe quoi pour le retrouver et que Dieu protège ceux qui vous en empêcheraient ; vous êtes obsédé… vous êtes une vraie bombe !

– Ça va ! je crois que j’ai compris !

– Est-ce que vous me faites confiance pour assurer votre défense ?

– Et, si vous vous trompez ?

– Il restera la Cour martiale mais je ne me trompe pas !

Mac retrouve Dalton au Cabinet :

– Tu es une sacrée avocate, Sarah ! tu aurais pu m’en parler avant de prendre cette affaire, j’aurais compris !

– Ça ne se reproduira pas !

– Tu as des responsabilités envers ce cabinet et envers moi !

– Pas seulement pour mes talents d’avocate

– Tu as tort et tu nous fais du mal à tous les deux !

– Il vaut mieux que je quitte ce cabinet

– Tu ne peux pas quitter un endroit où tu n’as jamais été !

Elle poursuit, elle ne veut pas d’un semblant de carrière, tout ça ce n’est pas elle, elle ne se sent pas à l’aise. Il lui prend la main, l’attire vers lui, l’embrasse rageusement. Comprend-il qu’elle ne peut plus travailler ici ? Ça lui est égal où elle travaille du moment qu’elle reste avec lui ! Et ils s’embrassent fougueusement

Salle de tribunal au Jag : le juge en est arrivé à la conclusion qu’il n’y pas d’indices suffisants pour réunir une Cour martiale ! Harm, reconnaissant, étreint Mac, donne une bourrade amicale à Bud :

– Et vous devez penser que je vous dois quelque chose,

– Et, comment !

Une fois sur le perron, il reçoit les félicitations de Webb, des menaces à peine voilées des deux fédéraux, furieux,- la Marine sait veiller sur les siens !- mais, non, ils ne terniront pas cette belle journée. Une fois de plus, ils vont se dire au revoir ! Et bien, en fait elle a quelque chose à lui demander :

On les retrouve tus les deux dans le bureau de l’Amiral : Mac présente « sa défense : elle est partie brusquement, elle voulait profiter de cette opportunité professionnelle mais souhaite reprendre du service ; l’Amiral se montre très peu coopératif et lui ressort tous les arguments qu’elle avait développé ; Harm tente d’intervenir : pour Mac, le Jag n’est pas une position de repli

Elle ajoute qu’elle pourrait dire qu’elle veut servir la justice ou son pays, mais en réalité, la vérité c’est qu’au Jag, elle se sent chez elle.

– Amiral, si jamais, elle repart… commence Harm

– Capitaine, hurle l’Amiral si j’étais vous j’arrêterais de vouloir me rendre utile ! vous seriez encore dans votre cellule sans l’intervention de personnes hauts placées !

De son tiroir de bureau, il sort une feuille de papier, qu’il tend à Mac : elle la regarde à peine, reconnaissant sa lettre de démission ; non, il ne l’a pas transmise, trop de travail….

– merci, Monsieur, c’est bon d’être revenue !

– Cela reste à prouver, dit l’Amiral. Rompez !

Ils sortent tous les deux, échangeant un sourire et dans son coin, l’Amiral sourit aussi.

– Vous vouliez prendre votre envol ?

– Harm, merci !

– Nous sommes quittes, alors,

– Vous rêvez !

D’une enveloppe sur son bureau, Harm sort des photos ; son silence interpelle mac et Bud qui s’approchent ; Mac lit « celle-ci est vrai », signé Parlovski et demande qui est l’homme au centre ? Mon père, murmure Harm, elle a été prise en 1980, ajoute-t-il le visage bouleversé, la voix altérée.

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