3.16 – Chains of command

13h24 GMT Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

L’Amiral Chegwidden présente une affaire à ses deux avocats ; le Quartier-maître Flannery Douglas, contrôleur de navigation aérienne en poste à bord du Seahawk a commis une erreur dans une opération en cours dans le Golfe Persique. Son supérieur direct l’a convoquée pour un rapport dans son bureau où elle prétend qu’il lui aurait demandé des faveurs sexuelles en échange de son aide pour aller voir l’officier divisionnaire afin de lui demander pour elle de restreindre ses permissions et de renforcer son instruction.

Harm comprend immédiatement que cela lui aurait évité que tout ça ne figure sur ses états de service. S’agit-il du Maître principal Sullivan ? Exactement ; oui, ils le connaissent tous les deux, il était concerné par une enquête de harcèlement sexuel avec une femme pilote (Crossing the line) ; Il prétend, ajoute l’Amiral, n’avoir fait que la conseiller sur ses performances professionnelles ; quand Mac demande de quelle façon ils vont procéder, l’Amiral précise que lorsqu’une présomption de mauvaise conduite n’est jamais à négliger et qu’ils vont aller enquêter des deux côtés.

Assis à son bureau, Bud bûche, quand Harm passe un œil par- dessus son épaule « obtention de mandats de perquisition » et lui lance « le papier de toilette a un avantage spécial, Bud … C’est un moyen mnémotechnique « pour trifouiller Aguilar » et Mac qui passe et entend ça complète en disant c’est le moyen pour obtenir un mandat à partir d’une information anonyme » Bud doit préparer ses bagages, ils partent pour le Seahawk dans deux heures et trois minutes ! Mais, il a ses examens dans une semaine ! Il sera revenu à temps !

Quand Harriet s’approche de lui, elle est tout attendrie, le Seahawk, c’est là où ils se sont rencontrés…Il ne lève même pas les yeux et répond « Tu vois mes notes de procédure criminelle ? » Harriet est furieuse, lui dit qu’il est stupide sous le regard amusé de Harm.

6h11 GMT Seahawk, Golfe Persique

Sur la passerelle Harm et Mac rencontrent le Commandant: les états de service du Maître Sullivan sont irréprochables, depuis qu’il est à bord. Quatre mois et 3 jours précise Mac, oui effectivement. Il n’a aucun doute sur son jugement et son intégrité, il est l’ami de tous les sous-officiers, hommes et femmes. Une fois sortis, Bud leur précise que l’ex-commandant du Seahawk, le Capitaine Ross est parti à la retraite après 29 ans de service sans attendre les trente ans ; il a démissionné un vendredi pour le lundi suivant !

Ils se répartissent le travail, Mac ira voir le Chef « Avia » et Harm et Bud iront consulter le fichier du personnel ; mais comment y aller ? Bud explique à Mac le chemin à suivre : ils sont maintenant au niveau 2, elle doit prendre monter et prendre la passerelle « avia » où elle rencontrera un officier du pont d’envol, montera un autre étage pour voir s’il est là-haut au pré vol ou alors au hangar ? C’est clair, pour eux deux peut-être !!

Quand elle l’interroge sur l’incident du Quartier-maître Douglas, le chef « avia » lui confirme qu’elle devait s’assurer que l’avion ravitailleur avait bien 5000 litres de carburant ; ils ont bien failli perdre un F 14, il a atterri trop court, a pris le câble n° 1, son train avant a failli se casser net ; c’est un sous-officier parfaitement qualifié, qui a depuis le début des états de services excellents jusqu’à cette erreur. Oui, le Maître Sullivan intervient souvent en faveur de ses officiers, il choisit bien ses occasions alors qu’i le fait, il l’écoute.

Interrogatoire du Quartier-maître Douglas : elle reconnaît avoir fait une erreur, elle a livré trop de carburant ; aime-t-elle la vie à bord ? Oui, malgré la promiscuité, les odeurs de kérosène elle adore ça ! Et a-t-elle des problèmes à la maison ? C’’est pour ça qu’elle est là ! Elle raconte qu’après l’incident, le Maître principal l’a convoquée dans son bureau : il lui a dit qu’il y avait un manquement au devoir et un rapport de punition sur sa table ; elle a reconnu que c’était juste, sans doute. Il a bien insisté sur le fait que sa carrière était en jeu mais a ajouté que son destin était entre ses mains. Comme elle le regardait, il a demandé ce qu’elle était prête à faire pour qu’on tourne la page ? Parler au Chef « Avia » pour qu’il oublie ça ? Non, la question était de savoir ce que lui aurait en échange ! Elle venait de passer sept heures sur la passerelle, cette faute mettrait fin à sa carrière ; elle a accepté son offre et a couché avec lui ; mais le lendemain, écoeurée, elle en a discuté et a décidé de tout déballer.

Harm lui confie, pour être honnête, que c’est une affaire très délicate ; elle répond que s’il lui a fait cette proposition, il a bien dû la faire à d’autres femmes à bord, elle en est persuadée !

Interrogatoire du Maître Sullivan et il prend les devants : il est dans la Marine depuis 28 ans, espère toucher bientôt sa retraite avec 100% de sa solde, il serait stupide de gâcher tout ça !

Mac lui dit qu’ils veulent seulement lui poser quelques questions, il n’est pas accusé. Sait-il pourquoi elle aurait déposé une plainte injustifiée ? Oui, répond-il pour éviter les ennuis !

Sa version ? Il l’a convoquée dans son bureau pour lui donner des conseils sur ses performances professionnelles et dans un flash-back on le voit raconter la scène :

« Laissez la porte ouverte s’il vous plaît …il est évident que vous manquez d’attention, la prochaine fois qu’il y aurait une permission, vous resterez à bord, vous potasserez votre manuel et quand elle lui a répondu qu’elle pourrait tout aussi bien le faire pendant ses temps libres il lui a répondu qu’à partir de maintenant elle n’aurait plus de temps libre ; la dernière fois, quand elle est rentrée de permission, elle était ivre ! Il a ajouté « calmez-vous, avant que cela ne ruine votre carrière ! »

Mac s’étonne : elle avait un problème avec l’alcool ? Le Maître Sullivan explique que la moyenne d’âge des matelots à bord est de 21 ans, alors comme tout le monde à bord ils ont des problèmes… Quand ils demandent ce qui va se passer maintenant, Harm répond qu’ils vont retourner à Washington. Mac précise qu’ils suivent le manuel à la lettre ; le maître Sullivan explose, un manuel rédigé par des politiciens et des avocats qui n’y connaissent rien ! Et il attaque Mac ; oui, lors de l’ »incident du Lieutenant Isaacs, elle n’avait déjà rien compris !

– et je pense que c’est vous qui avez quelque chose à prouver !

– de qui parle-t-il demande Mac à Harm

– des femmes, lui dit-il en s’interposant entre les deux protagonistes

– Capitaine la Marine se saborde ; le Quartier-maître Douglas est la preuve que les femmes n’ont pas leur place ici ! Autrefois, une femme à bord était censée porter la poisse, ça n’a pas changé !

– Il n’y a pas si longtemps, rétorque Mac, il était acceptable que le pervers du village soit castré, et je pense que ça l’est encore !

15h38 Quartier Général du Jag

Les deux avocats font leur rapport à l’Amiral : elle prétend qu’elle y a été forcée pour éviter des ennuis. Mac ajoute qu’il n’y a aucun témoin, que les états de service des deux sous-officiers sont exemplaires ; ils sont en train de vérifier auprès du bureau de l’Inspecteur général si d’autres femmes ont été harcelées.

La Major et le Capitaine représenteront l’accusation et la défense, L’Amiral est embarrassé : il y a une petite complication, le Maître Sullivan a demandé à un avocat civil de le défendre ; Harm s’étonne, il a fait vite !

Coup de téléphone de Tiner et l’Amiral dit : « Faites-le entrer ». Il s’agit de … Dalton Lowne !

– Bonjour !

– Dalton, nous sommes tous très occupés, commence Mac

– Par quoi commence-t-on, Amiral ?

– C’est… c’est toi que le Maître Sullivan a engagé ?

Stupeur générale : Mac regarde l’Amiral qui regarde Harm, plutôt amusé, et avec des envies de meurtre dans les yeux !

16h21 GMT Quartier Général du Jag, Falls Church ; Virginie

Le ton monte entre Mac et Dalton : elle passe à l’offensive et quand il lui dit « travaille avec moi, Sarah ! » elle lui rappelle qu’elle représente la partie adverse. Donc il semblerait qu’ils n’ont plus rien à se dire ! Elle pense qu’ils ne doivent plus se voir et d’ailleurs, elle va de ce pas parler de la situation avec l’Amiral, avec Harm.

– Je veux vous retirer l’affaire par crainte des confidences sur l’oreiller !

– je ne partage pas d’oreiller avec Dalton Lowne et même si c’était le cas, je ne parlerais jamais de cette affaire, dit-elle d’un ton très ferme

– J’en suis certain, Major !

– Le major est célèbre pour sa discrétion, Amiral, intercède Harm

– Major, il ne doit pas y avoir un semblant de conflit d’intérêt ! Vous êtes excusée !

– A vos ordres ! dit Mac, consternée

– Bud et moi nous ferons l’affaire. Mais Dalton Lowne demande 500 dollars de l’heure, comment le Maître Sullivan peut-il payer ses honoraires ?

– Pour avoir autant d’argent, il doit avoir des fonds dont nous ignorons l’existence mais cet homme-là, franchement, elle pourrait faire mieux, dit l’Amiral

Et tous les deux sont d’accord là-dessus.

Harm demande à Bud de lui prévoir un rendez-vous avec le Capitaine Ross.

Harriet s’approche de Bud : cette fois ils vont travailler pour des parties adverses…

– Tu ne seras pas forcée de travailler avec quelqu’un de stupide, dit-il en s’éloignant.

19h08, Severina Park, Maryland

Le Capitaine Ross ne tarit pas d’éloges sur le Maître Sullivan ; pour quelle raison aurait-elle porté plainte ? Pour la même raison qu’elles le font toutes, pour se sortir des difficultés : il lui reparle du Lieutenant Isaacs, pour Harm c’était une exception ; la plupart des femmes s’en sortent très bien dans la Marin,e ; le Capitaine Ross est très véhément, il est à la retraite maintenant, il peut dire ce qu’il pense : pendant des années, la hiérarchie leur a imposé des femmes, la Marine, ce n’est pas leur place.

Harm est très étonné, il ne soupçonnait pas cet aspect de sa personnalité. Il a accepté de témoigner pour le Maître Sullivan, c’est un ami, obligé d’endurer un véritable cauchemar à cause de stupides accusations non fondées. Sa femme, Victoria s’approche d’eux : Harm se présente, elle a connu son père ; et ajoute que même si elle n’est pas d’accord avec le ton de son mari, elle croit profondément à ce qu’il lui a dit.

22h53 GMT, Quartier général du Jag, Falls Church ; Virginie

Dans la salle de réunion, les deux parties se rencontrent : les exigences de dalton Lowne : le Maître Sullivan ne passera pas un seul jour en prison ! On annule tus les chefs d’inculpation, il prend sa retraite honorablement, et le Quartier-maître Douglas sera condamnée au maximum de la peine prévue par le Code militaire pour fausses accusations.

– On se reverra devant le juge, dit Harm déjà debout.

Union Station, appartement de Harm ; il est au téléphone, sa guitare contre lui et parle avec Annie : il lui demande de lui confier Josh pour son anniversaire dans trois semaines, qu’elle ne dise pas non tout de suite et y réfléchisse un peu ; mais on frappe à sa porte ; il ajoute qu’ils devraient se voir assez vite et qu’il la rappellera plus tard.

– Madame Latham

– Bobbi, et elle entre sans se poser de question

– Entrez ! dit-il, faites comme chez vous !

– Joli, Capitaine, dit-elle en regardant son appartement

– Je dois dire que je ne suis pas surpris de vous voir !Vous êtes la championne des droits de la femme !

– Je fais aussi partie de la Commission des Forces Armées ; nous avons eu quelques différents, vous et moi mais je ne vous ai jamais menti, et elle remarque la photo d’Annie.. c’est elle dont vous me parliez ? Lui avez-vous fait part de vos sentiments ?

– J’ai suivi vos conseils

– Et ?

– Nous avons des styles de vie conflictuels !

– Cette affaire peut faire beaucoup de torts à l’Aéronavale

Elle ajoute qu’elle sait qui paie les honoraires de Dalton Lowne : Lane Black, président de la Fondation Nationale des Patriotes il a intérêt à faire tout ce qui est en son pouvoir pour prouver que les femmes n’ont pas leur place dans les forces armées !

Au Jag, le climat entre Harriet et Bud se détériore ; il l’accuse de l’espionner quand elle passe près de lui ! Ils se disputent à nouveau et ça se termine par

– ne te conduis pas comme un bébé !

– Ben voyons !

Mac chez elle travaille à son bureau quand on sonne ; Dalton Lowne est là qui insiste pour entre et pouvoir s’expliquer. Il n’a pas cherché à contacter le Maître Sullivan ; il est venu au Cabinet et on lui a donné l’affaire. Peu à peu, il réussit à l’amadouer et finit par l’inviter à dîner, il meurt de faim : elle lui demande vingt minutes et choisit un des meilleurs restaurants de la ville, à 500$ de l’heure il peut bien faire ça !

Au moment où il se penche pour prendre un fruit dans le compotier, il découvre les feuillets ouverts sur sa table et s’empresse de copier quelques lignes dans un dossier.

14h19 GMT, Quartier Général du Jag

Bud a quelque chose à dire à Harm mais il l’entraîne dans son bureau : les murs ont des oreilles, dit il en regardant Harriet

Il y a eu 63 femmes à bord pendant que le Maître Sullivan y était ; elles on toutes nié farouchement ; sur la liste communiquée par le Quartier-maître Douglas, l’une d’elle a déposé une plainte, puis l’a retirée : suite à une intervention du Capitaine Ross elle a obtenu un poste « bien juteux » au Pentagone ; Harm s’exclame :

– il semble que coucher avec le Maître Sullivan vous assurait une promotion de carrière….

Bobbi Latham se présente, elle a des informations complémentaires ; ils vont fouiller de le passé de Flannery DOuglas, elle a un passé de délinquante juvénile ; c’est classé confidentiel, remarque Harm, mais elle précise que Lowne a prévu une conférence de presse ce soir et que Lane Black veut que le Quartier-maître morde la poussière.

Salle du tribunal : Harm interroge le Quartier-maître : oui, elle a accepté de coucher avec lui, tout le monde connaissait la règle ; l’Amiral Chegwidden entre dans la salle d’audience.

21h20 GMT Glyson’s Corner, Virginie :

Mac arrive pour interroger la jeune femme qui a déjà porté plainte puis l’a retiré : elle est pressée, ses enfants sont dans la voiture, non elle n’est pas une victime ; enfin, son mari arrive, qu’elle ne lui pose pas de questions surtout, il n’est pas au courant ; Mac joue le jeu, elle demandait juste son chemin et s’en va.

Conférence de presse de Dalton Lowne : le ton est véhément et frappe fort : il a ici les noms de cinq officiers supérieurs, tous convaincus d’adultère ; on poursuit un simple sous-officier mais pas les officiers supérieurs, deux sont encore sous les drapeaux, trois ont quitté l’armée sans problème, aucune charge n’a été retenue contre eux ; il y a deux poids, deux mesures. Le Maître Sullivan est victime d’un système pénal sélectif et il menace de rendre public le contenu du dossier !

En voyant cela, Harm et l’Amiral échangent un regard, Bud et Harriet aussi, Bobbi Latham prend son téléphone, et mac, effondrée, chez elle, pleure à chaudes larmes.

On sonne à sa porte ; c’est Dalton et elle attaque :

– Où as-tu trouvé cette liste ?

– Sur ton bureau

– T t’es servi de moi !

– Cela n’a rien à voir avec toi !

– Mes papiers étaient sur mon bureau, tu as trahi ma confiance ; tu vas gâcher combien de vies

– Je ne vais pas révéler leurs noms, Sarah, tu me déçois ! un juge n’accepterait jamais ça… Je n’aurais jamais dû venir ce soir, c’est une mauvaise idée.. nous devrions prendre un peu de recul.

– C’est fini, Dalton !

– Ne dis pas ça, Sarah !

– Je l’ai dit.

– Je ne vais pas te laisser t’en aller, Sarah !

Et elle ferme sa porte.

Procès : Contre-interrogatoire de Dalton Lowne avec le Quartier-maître Douglas ; il met l’accent sur ses autres problèmes avec le maître Sullivan, pour un retard, pour son ivresse puis ajoute qu’il y a trois ans, elle a accusé son beau-père de harcèlement sexuel, mais sa plainte a été déboutée ; stupéfaction de Harm qui à l’interruption de séance, lui demande si elle a autre chose qu’elle ait oublié de lui dire ? Tout est important, cela discrédite sa crédibilité ; elle proteste, son beau-père a menti, sa mère l’a couvert, et tout ce qu’elle a dit alors était exact, il faut qu’il la croit ; ils sont les yeux dans les yeux, elle insiste : sans aucun doute ? Oui, sans aucun doute !

Bud a de nouvelles informations : Jane Klee a aussi obtenu une promotion, il y a des correspondances troublantes entre ces promotions et la liste fournie parle le Quartier-maître. Cela va servir à Harm pour cet après-midi.

Interrogatoire du Capitaine Ross : il répète son témoignage sur le Maître Sullivan, sa confiance totale en lui ; Harm lui présente la liste de 17 noms sous-officiers féminins pour lesquelles il a demandé une considération spéciale et des promotions. Le lien entre cette liste et la conduite du Maître Sullivan ? Le Capitaine Ross a tenté d’étouffer l’affaire ! Protestation de Dalton Lowne, le juge demande que ces remarques soient rayées du compte-rendu et si Harm poursuit dans ce sens, il écopera d’un outrage à magistrat. Harm jette un regard noir au Capitaine Ross.

Pendant l’interruption de séance, Harm se dirige vers Victoria Ross qui est sortie pendant le témoignage de son mari :

– Vous n’avez pas mieux à faire, Capitaine, que de noircir la réputation d’un bon officier avec des accusations sans fondement ?

– Vous voulez regarder cette liste ou vous savez déjà ce qu’elle contient ?

– Vous êtes un homme cruel !

– Votre époux était ami avec mon père, c’était un excellent officier ; pourquoi a-t-il démissionné juste un an avant sa retraite ?

– Pour passer du temps avec moi, Capitaine ; il est rentré pour m’aider, je suis sobre depuis trois mois mais quand nous étions stationné à Norfolk c’est le maître Sullivan qui m’achetait de l’alcool en douce ; il a détruit mon époux.

– Je n’ai pas l’intention de vous détruire, mais il y a une jeune fille dans ce tribunal, une parmi Dieu sait combien, dont le Maître Sullivan a abusé. Mais je ne réussirai jamais à le prouver à moins qu’une personne prenne la parole, une personne qui connaît la vérité ; ils sont yeux dans les yeux pendant tout ce dialogue.

– Votre Honneur, je demande que Victoria Cross, vienne à la barre !

Et son mari demande à Harm de témoigner à nouveau, à sa place.

– Pourquoi voulez-vous témoigner ?

– Parce que veux recommencer à 0 et la seule façon d’y parvenir c’est la vérité, je ne peux pas bâtir une nouvelle vie sur le mensonge

– Êtes-vous ici pour dire que vous aviez connaissance du fait que le Maître Sullivan sollicitait des faveurs sexuelles des sous-officiers féminins sous ses ordres ?

– Oui ; j’ai reçu plusieurs plaintes contre lui ; je les envoyais sur un autre navire, sous un autre commandement en échange de leur silence parce que ma carrière était en jeu !

Il raconte que le Maître Sullivan le faisait chanter : une nuit, il avait ramené une femme à bord que le Maître Sullivan avait découverte le lendemain matin quand elle sortait et il avait menacé de le dire à son épouse. Pourquoi dit-il ça maintenant ? Parce que cela pèse lourd sur sa conscience et qu’il veut que son épouse comprenne quel genre d’ homme il est devenu vraiment ; il veut se comporter honorablement en venant témoigner et ne veut pas obliger son épouse à vivre dans le mensonge.

Après la délibération, le verdict tombe : le Maître Sullivan est jugé coupable de toutes les accusations portées contre lui.

Le soir, au Mac Murphy’s : en entrant, un cigare à la bouche, Harm se dirige vers le juke-box, tape sur ‘popular’ puis le 1 et le 7 et se dirige vers le bar où il demande un double bourbon sec.

Mac, arrive, triste elle se dirige vers le juke-box et choisit ‘popular’ le 1 et le 7 puis s’approche de Harm, demande de l’eau de Seltz avec un zest de citron et elle lui adresse ses félicitations.

– oui… oui, répond-il songeur, alors pourquoi je me sens si mal à l’aise ?

– Parce que beaucoup de gens ont souffert…

– Dalton ? dit-il en se tournant avec sollicitude vers elle

– Fini !

– Est-ce que vous le regrettez ?

– Vous ne l’avez jamais aimé, dit-elle en lui souriant

– Moi, je le trouvais plutôt bien !

– vous êtes une jeune femme séduisante, pas bête, mais… d’un autre côté, avec un tatouage… !

– C’est bizarre, de temps en temps, je vous surprends à être gentil

– Ne répétez pas ça ! j’ai une réputation à maintenir !

Bud arrive également, passe par le juke-box ‘popular’ le 1 et le 7 ! et les retrouve au bar : il est désabusé ; Harriet et lui ne se parlent plus depuis trois jours, il n’est pas navré, elle a tort !

– Bud, le problème c’est que vous ne savez pas vous battre ! Rien avec une femme n’est jamais génial tout le temps, Bud ! Vous aurez de la chance avec cinq bons jours par mois !

– Par où je vais commencer, dit Mac

– Enfin, vous savez de quoi je veux parler, Mac ; franchement des humains avec des sexes qui s’opposent

– opposés ! nuance !

– Vous avez de la chance, Capitaine, vous avez Annie ! dit Bud

– Non, pas vraiment ; tout ce que j’ai dans la vie c’est – il leur passe à chacun un bras sur les épaules- vous deux !

– Alors, là on est verni! dit Mac

Et commence alors la chanson qu’ils ont programmée à leur arrivée, ‘les cœurs brisés’ « Qu’advient-il des cœurs brisés, qui ont aimé puis se sont déchirés Je sais que je dois trouver la paix de l’esprit, peut-être » et tous les trois chantent en cœur, et sur le peut-être final, éclatent de rire.

 

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