3.17 – The stalker

Mac est dans un parking en sous-sol ; elle se retourne et l’on comprend qu’elle a l’impression qu’il y a quelqu’un, elle sort ses clés de voiture, les tient fermement – comme une arme susceptible de lui servir- monte précipitamment dans sa voiture, qu’elle boucle et soulagée démarre, prête à reculer pour partir, quand dans le rétroviseur, elle aperçoit Dalton Lowne les deux mains sur la vitre arrière.

– Tu es tombé sur la tête ! J’aurais pu te tuer ! Qu’est-ce que tu fais là ? Tu me suivais ?

Et quand il lui dit qu’il veut lui parler, s’expliquer – il ne faisait que son travail – elle lui répond qu’ils n’ont plus rien à se dire, elle n’a plus confiance en lui

– Le fait est que je t’aime

– Tout est fini entre nous, Dalton !

– Pas pour moi

– Cesse de me suivre, tu entends !

On entend le bruit d’un obturateur d’appareil photo, quelqu’un prend des clichés de la scène.

20h30 GMT, Quartier Général du Jag, Falls Church, Virginie

Mac et Harriet discutent ensemble de ce qui est arrivé à Mac ; Harriet aussi a vécu la même expérience, elle s’en est sortie grâce à son nouveau petit ami, un joueur de foot baraqué ! Mac n’a pas ça sous la main ! Et d’ailleurs n’est pas ce genre de type, il ne la suit pas. Harriet lui duit d’être tout de même prudente, phrase qu’Harm entend au passage : « prudente, pourquoi ? » Non, rien.

Bud se précipite vers le Capitaine tout excité : il tient à la main une feuille de papier et Harm le félicite : il a réussi ses examens de droit haut la main ! Et là, on se rend compte que la brouille entre lui et Harriet continue (voir Chains of command).

Réunion de toute l’équipe sous la présidence de l’Amiral Chegwidden : tour de table des affaires en cours : Harm parle de celle du Maître Anthony Sevalas accusé de coups et blessures dont le procès aura lieu la semaine suivante. La victime a été battue par l’officier qui nie les faits. Et aux remarques de Mac, l’Amiral dit qu’il a l’impression qu’elle n’est pas convaincue de l’innocence de son client

– C’est un menteur et une brute et…

– Nous le défendrons avec ardeur, conclut Harm

Il complimente Bud, dit qu’il songe désormais à lui confier des tâches plus substantielles – le Capitaine Rabb et le Major Mackenzie pensent qu’il est prêt – et qu’il doit donc, dans cette optique, former le Lieutenant Sims, cela ne pose pas de problème ? Non ! Dans la foulée, il invite toutes les personnes présentes, à venir chez lui jeudi soir, rien de sophistiqué, un buffet léger ; non l’uniforme n’est pas de rigueur, une simple tenue de ville suffit.

Dans le bureau de Harm attend le Maître Sevalas, qui reconnaît avoir payé les faveurs d’une prostituée, Alicia Moss ; et Mac, hostile, attaque : ils veulent connaître toute la vérité ; il répond qu’il doute qu’elle veuille la connaître tout entière…sur un ton de galéjeade, Mac est ulcérée par son comportement et Harm le rappelle vertement à l’ordre – la plaisanterie n,’a pas lieu d’être il risque gros !

– A votre place, je cesserais d’arborer ce petit sourire narquois et de faire des plaisanteries et je m’en tiendrais aux faits !

– Si coucher avec une prostituée est un délit, alors la moitié des marins que je connais doivent aller en prison

– Oui, c’est un délit. Mais vous êtes accusé de coups et blessures

– C’est peut-être son mac ‘ qui l’a battue… c’est sa parole contre la mienne

– Pourquoi mentirait-elle, demande Harm

– C’est une prostituée, Capitaine

– Cela ne fait pas d’elle une menteuse, dit Mac

– J’ai du respect pour les femmes, Major, je ne les frappe pas !

Quand ils sortent du bureau, Harm demande à Mac de le laisser dorénavant discuter avec Sevalas ; il n’aime pas la façon dont elle pose des questions ? Elle serait très bien dans le rôle de procureur ! Elle ajoute qu’elle et lui savent qu’il est coupable ; non, ils n’en savent rien :

– Je sais ce que vous pouvez ressentir vis-à-vis de lui, j’en suis conscient et je le comprends mais je ne m’inquiète pas pour vous, c’est Sevalas, son sujet de préoccupation ! Ils en sont là, quand ils perçoivent Dalton Lowne.

Il demande à Mac si ça va, s’approche d’elle, il est là uniquement pour le boulot

– Ne te mets pas en retard çà cause de moi, alors ! dit Mac qui se retourne pour partir.

Mais il la retient par le bras, elle lui demande de la lâcher :

– Il y a un problème, Major, demande Harm

– Non, dit Dalton

– Mac, est-ce que ça va ? répète Harm

– Elle va bien ! Une fois pour toutes reconnais que tu as des sentiments pour moi !

Et comme elle s’en va et qu’il s’apprête à la suivre, Harm s’interpose

– Fichez-lui la paix

– Occupez-vous de vos affaires !

– Laissez-la tranquille, dit Harm fermement. Allez-vous en !

A l’aéroport, l’Amiral Chegwidden vient accueillir sa fille Francesca, de passage pour deux jours ; il trouve le délai trop court, mais elle doit se rendre pour son travail à New York ; oui, elle sera là jeudi soir. Pourquoi ? Il organise une petite soirée pour la présenter à certains de ses amis ; il a envie de montrer sa fille.

Mac, le soir, rentre chez elle, entend un craquement se retourne mais rien. On entend l’obturateur de l’appareil photos.

Assise sur son lit, elle travaille chez elle ; le répondeur sonne ; c’est Dalton Lowne : alors c’est vrai, un écart de conduite et tout est fini, il y a des choses bien pires que même Dieu pardonne ! Il va continuer d’appeler jusqu’à ce qu’elle réponde ; Elle décroche le combiné et lui demande de cesser de l’appeler ; il veut qu’elle l’écoute une dernière fois et après, il partira ; ils se donnent rendez-vous dans une heure au ‘Mac Murphy’s’. C’est entendu, mais, attention, c’est la dernière fois !

Mac est assisse au bar devant son verre d’eau de Seltz quand on voit la voiture de Dalton arriver dans la ruelle devant le bar ; il en descend et est aussitôt agressé par un homme en cagoule, qui lui demande ses clés, sa montre, son portefeuilles et l’abat de deux coups en pleine poitrine. L’homme s’échappe en voiture. A l’intérieur, le bruit a été entendu, c’est un pot d’échappement ; non, dit mac qui sort en courant et arrive pour voir un attroupement dehors, Dalton est au sol. Dalton l’entend à peine, elle appelle les secours, il semble vouloir lui dire quelque chose, elle approche son oreille et répond « Oui, toujours, je te le promets » et il expire dans ses bras ; quand elle se redresse, elle jette un regard éperdu autour d’elle, son pull est tâché de sang.

0h45 GMT Washington DC

Mac est secouée ; on enveloppe le corps de Dalton dans une housse et l’Inspecteur Coster s’approche d’elle ; Dalton lui a dit quelque chose avant de mourir ? Non, rien. Des témoins l’ont vu

– Alors si vous connaissez la réponse, pourquoi posez-vous cette question, dit la voix de Harm. Je suis venu aussi vite que j’ai pu dit-il à Mac et il enlève son blouson pour le lui mettre sur les épaules. Que s’est-il passé, Inspecteur ?

– Un vol de voiture qui a mal tourné, je suppose… le Major Mackenzie était près de lui, elle s’apprêtait à me dire ce qu’il lui a dit…

– C’était personnel, dit Mac

– Vous seriez peut-être plus à l’aise au commissariat ?

– Elle n’est vraiment pas en mesure de répondre à vos questions

– Vous êtes sur mon territoire, Rabb !

– Ça ira, Harm

– Je viens avec vous !

– Je ne crois pas, dit l’Inspecteur

– Je suis son avocat, alors je l’accompagne ou elle n’y va pas !

Il revient à la charge une fois au commissariat : que lui a dit Dalton, c’était personnel. Harm se lève, elle n’a aucune information précise en rapport avec l’affaire ; Que faisait-il là ce soir, quel était son but ? Elle sortait avec lui, avait rompu et ils devaient se voir pour la dernière fois ; l’Inspecteur tire des conclusions : une femme superbe, un homme violent, elle était devenue une obsession pour lui ? Oui, il la suivait, laissait souvent des messages sur son répondeur. L’Inspecteur ne sait pas qui est l’assassin de Lowne, mais selon lui, il a rendu un fier service à Mac.

13h34 Quartier général du Jag

Visite de Francesca, elle vient voir dans quel cadre travaille son père ; il n’y a pas grand-chose de personnel dans son bureau : il préfère séparer sa vie professionnelle de sa vie personnelle. Il regrette à nouveau qu’elle ne reste pas plus longtemps, mais elle ne peut pas, elle aussi à un travail prenant, même si lui trouve le milieu de la mode futile. Quand elle redémarre, elle emboutit l’aile avant d’une voiture qui arrivait ; Harm en descend ! Et elle l’invective : il pourrait regarder où il va ! Il est estomaqué par son aplomb Mais c’est sa voiture qui a heurté la sienne ! Elle n’a pas d’attestation d’assurance ; et quand il lui demande son nom et son adresse, elle répond qu’elle ne répond pas à des inconnus qu’elle croise dans la rue ! Il se présente’ Harmon Rabb, Capitaine, il travaille au Jag’… et alors ? Mais elle ne peut pas s’en aller comme ça ! Elle lui propose 10000 lires – six dollars ? dit Harm… Ils pourraient peut-être discuter de tout ça une autre fois ? Mais il ne connaît pas son nom ?

– Je n’aurai pas de mal pour vous trouver ! je sais où vous travaillez, Harmon Rabb, dit-elle en démarrant !

Quand Harm retrouve Bud et lui demande z’il n’a pas vu une jolie jeune femme italienne dans les parages, ce dernier lui répond que non, et comme Harriet remet un document au Lieutenant, d’un ton triste, Bud lui répond sur un tel ton que Harm s’exclame :

– Vous allez vous réconcilier à la fin ! je suis transi de froid rien qu’en restant près de vous !

Mac arrive, lance un bonjour à la ronde d’une toute petite voix ; Harm est surpris qu’elle soit là ; elle va bien et vient travailler.

Entretien avec Anthony Sevalas dans le bureau de Harm ; les escarmouches reprennent vite entre Mac et lui ; lundi ils vont le préparer pour répondre à la barre

– Pour montrer à quel point vous êtes un type correct !

– Vous devriez faire des efforts pour mieux me connaître, Major !… le parfum que vous portez c’est ‘Fixation’ ?

– Allons, reprenez-vous ! Demain nous répèterons votre témoignage, nous ne vous dicterons pas vos réponses

– Je ne comprends pas pourquoi on en fait un tel foin ! un type maltraite une prostituée, et alors…

– redites-moi pourquoi nous défendons cette ordure, demande Mac à Harm

– Au regard de la constitution, il y a droit.

– Et bien, pour une fois, la constitution a tort !

Dans le bureau de Mac, Harm s’inquiète : elle n’a pas pris le temps de faire son deuil ; lui, qui pourtant n’aimait pas trop Dalton y a réfléchi ; non, elle ne va bien, il faut qu’elle rentre chez elle

– Vous souffrez, dit-il avec sollicitude, il vous faudra du temps pour vous remettre, venez ! je vais vous ramener chez vous, vous préparer un peu de thé Ou Long.

Quand ils entrent chez elle, il lui dit d’aller se mettre à l’aise, lui il va faire bouillir de l’eau ! Quand un « Harm » résonne, un véritable appel au secours ! Il découvre à son tour que sa chambre a été dévastée, au mur, tracée au rouge à lèvres une inscription en grosses lettres « même Dieu pardonne ! ». Quand la police est là, ils relèvent tous les indices pour le labo et l’Inspecteur Coster dit que ce n’est pas n’importe quel obsédé ; c’est quelqu’un qu’elle connaît, il s’en prendra à tous ceux qu’il considère comme des rivaux, elle n’a pas un petit ami en ce moment ? Non, Mac est ébranlée mais elle ne veut pas quitter son appartement ; oui, elle a une arme, elle est un Marine ; il sort en lui conseillant

– S’il revient, descendez-le !

Harm presse son épaule, elle va s’asseoir :

– Cette inscription sur le mur, hier soir, Dalton m’a dit la même chose ; comment ce malade peut-il le savoir ? il agit comme s’il connaissait mes pensées, comme s’il était ici !

Harm lui fait signe de se taire, se met à chercher et il découvre un micro sous le téléphone.

Quand elle sort pour le raccompagner à sa voiture, elle lui demande à le voir, elle le prend et l’écrase sous sa chaussure ; elle vient de détruire une preuve ! Harm dit qu’il connaît quelqu’un qui pourrait l’aider et lui part en lui disant de bien verrouiller sa porte.

21h40 GMT Bâtiment de l’Aéronavale, Washington DC

Harm rejoint Anthony Sevalas, il a le micro a la main ; ce dernier commence par lui dire qu’il ne peut plus rien pour lui, il expert en électronique mais là… il ne sait rien.

– Je vais vous avoir à l’œil, dit Harm d’un ton menaçant et le regard fermé; si vous avez le malheur de regarder le Major bizarrement, je vous flanquerai des coups de pompe qui vous feront valser jusqu’à Leavenworth, vous avez compris ?

Le téléphone sonne chez Mac ; une voix déguisée – on voit un homme dans un sous-sol mal éclairé, régler des boutons et parler dans un micro – « Même Dieu pardonne… il ne lui veut aucun mal ; il sait tellement de choses sur elle et plus il en apprend plus il l’aime… il ferait n’importe quoi pour elle

– Et bien, tu peux te tirer une balle dans le crâne, sale pervers !

15h20 GMT Quartier général du Jag

Harm et Mac discutent : il n’est pas sûr que Sevalas soit leur homme, Mac n’est pas sûre du contraire ! Il va falloir le faire sortir de son repaire rapidement !

– On va lui offrir ce qu’il convoite…

– Je servirai d’appât ?

– C’est risqué mais je vous couvrirai ! A vous de décider !

– J’appelle Coster, je vais lui dire de ne plus surveiller ma maison :

– Mac, rien de tout ça n’est votre faute !

– Allez le dire à Dalton !

Harm reçoit dans son bureau un coup de fil de Francesca ; elle lui fait ses excuses, elle s’est très mal conduite avec lui ; elle ne reste pas longtemps, serait-il libre ce soir ? Il a peur que non, son chef, l’Amiral Chegwidden organise une petite soirée, c’est le Commandant du Jag, il doit y aller – Sourires de Francesca – d’autre part, il a plus ou moins quelqu’un en ce moment…Non, elle ne l’accompagnera pas ce soir, elle est à Orlando en ce moment…

Mac retourne au ‘Mac Murphy’s’ : dans la ruelle om a eu lieu le meurtre de Dalton, elle est prise de vertiges ; et une fois assise au bar, demande de l’eau de Seltz et… de la vodka.

Elle s’excuse pour son retard en arrivant dans la salle d’audience où Harm a commencé la préparation du Maître Sevalas : elle le remercie d’avoir bien couvert ses arrières cet après-midi et il se rend compte immédiatement qu’elle a bu, veut aller lui chercher un café mais elle se montre abrupte et veut tout de suite passer au contre-interrogatoire ; il n’arrive pas à la retenir ; elle doit le préparer au pire pour son procès, n’est-ce pas, Capitaine ?

– Je suis prêt, Major, montrez- moi ce que vous avez dans le ventre !

Elle y va fort et malgré deux interventions de Harm, veut mettre en évidence qu’il n’a pas pu aller au bout de sa relation avec la victime et qu’il l’a alors frappée, frappée à nouveau pour prouver qu’il est un mâle !

– Vous devriez aller dessouler, Major ! lance le Maître Sevalas

Harm la retient par les bras tandis que Anthony Sevalas sort ; bon, elle a bu et alors ? C’est pas la fin du monde ! Harm appelle un taxi et Mac lâche

– Harmon Rabb Junior, si droit, si pur ! Vous n’avez jamais eu de moments de faiblesse dans votre vie ?

– J’attends dehors

– Vous aussi vous avez eu vos moments de faiblesse, bien sûr : la mort de votre père, cette pauvre névrosé d’Annie

– Vous avez l’alcool non seulement triste mais également méchant ! et il sort

Mac ferme alors les yeux, devant ce qu’elle a fait…

01h00>GMT, Domicile de l’Amiral

Bud arrive le premier, s’excuse de ne pas avoir mis de cravate ; puis Harriet que l’Amiral complimente, elle est superbe ! Bud croyait que la tenue de ville ça coulait dire décontracté ! La soirée bat son plein quand Harm arrive ; l’Amiral l’accueille, où est le major ? Harm croyait qu’elle était là ! L’Amiral leur demande une petite minute d’attention et leur présente Mademoiselle, Francesca Parretti, sa fille ! Exclamations, étonnement de chacun et stupeur de Harm ! Elle jette un regard en coin à Harm !

Quand vient le moment des présentations, il s’incline légèrement vers elle et articule ‘Har-mon- Rabb !’

– J’ai déjà entendu parler de vous ! dit-elle en lui souriant franchement

– Vous ressemblez étrangement à une personne percutante que j’ai croisée récemment !

– Elle s’est montrée gentille avec vous, j’espère ?

– C’était quelqu’un de plutôt …sournois et même diabolique, devrais-je dire !

– Ce n’était pas honnête, c’est vrai, mais de quelle façon pourrai-je rattraper cela ?

– Nos trouverons bien un moyen !

Mac est chez elle, dans le noir, quand le téléphone sonne ; elle est habillée pour sortir, allongée sur un divan, mais ne répond pas.

02h30 GMT Appartement du Major Mackenzie

Une main dépose un mouchard sous la carrosserie d’une voiture. On frappe à sa porte, elle se lève, un pistolet à la main, regarde dans l’oeilleton et ouvre : Harm est là.

– Qu’est-ce qui se passe, Mac, on vous attend à la soirée ?

– Je ne peux pas les affronter, Harm, vous encore moins que les autres…

– Mac, vous avez fait un faux-pas, vous allez vous remettre debout : 10 ans sans toucher une goutte d’alcool, ce n’est pas rien ! vous n’allez pas gâcher tout ça !

– Je vous ai dit des choses horribles tout à l’heure

– On m’a dit des choses tellement pires ! Il faut oublier ça ! Vous voulez me dire ce qui s’est passé ?

– Juste avant que Dalton ne meure dans mes bras, je lui ai dit que je l’aimais pour toujours et il savait que ce n’était pas vrai ; j’étais triste, j’avais peur mais j’étais surtout soulagée ; j’ai honte de moi, quelle espèce de monstre je suis, mon Dieu ? Cette inscription sur le mur, c’est comme s’il me parlait de sa tombe… celui qui a fait ça est d’une cruauté incroyable !

Il parvient à l’entraîner à la soirée de l’Amiral ; on la retrouve en train de parler avec Francesca qui a beaucoup entendu parler d’elle ; en revanche, elle ne savait rien d’elle, l’Amiral est très secret sur sa vie privée. De loin, l’Amiral et Harm parlent de Mac : oui, ça va aller ! Il n’y a pas à s’inquiéter pour elle.

L’Amiral se rend dans sa chambre et sort d’un tiroir de sa commode des cachets d’aspirine ; au moment où il veut aller dans la salle de bains, Mac en sort. Veut-elle un cachet d’aspirine, non, elle va sortir quand la voix de l’Amiral la retient :

– Major…Mac vous pensez que c’est votre faute ; vous vous dites si j’avais été plus rapide, plus intelligente plus courageuse… soyez moins dure envers vous-même !

– Oui, Amiral,… et je veux bien d’une aspirine, finalement !

Il lui tend le tube, leurs mains se frôlent, leurs visages se rapprochent : il est sur point de l’embrasser… mais murmure

– Ce serait une erreur !

– Oui, Amiral

Le téléphone de Mac sonne alors. Coster a réussi à localiser l’agresseur.

– Parlez-moi de vos passions, demande Francesca à Harm

– J’’aime bien la vitesse, le golf aussi, les gros cigares… et comme il voit Mac sortir, il s’excuse il doit partir.

Elle l’embrasse doucement près de la bouche, sur les deux joues, en disant qu’elle espère avoir l’occasion de le revoir : il a été enchanté de la connaître et murmure « A très bientôt »

Coster accompagne Mac ; entrer par effraction ça ne plaît au Major mais il le faut bien : elle est à peine en bas qu’elle découvre l’étendue de l’obsession de l’agresseur ; des centaines de photos d’elle sur les murs ! Et elle reçoit une décharge électrique dans le cou et s’effondre ; elle reprend connaissance, attachée à une chaise, l’Inspecteur Coster lui caresse les cuisses ! C’était lui§ oui, il est amoureux fou d’elle et l’espionne depuis cinq mois, il a installé des micros partout chez elle.

Elle tente de l’amadouer mais rien y fait….Il sait ce dont elle a besoin, et la force à ingurgiter de l’alcool ! Elle appelle à l’aide…

Soudain, la porte est enfoncée, Harm arrive, pistolet au poing mais il a à peine descendu trois marches que le Coster li envoie une décharge électrique, il dégringole l’escalier et perd son arme ; il reprend ses esprits mais semble sonné : Coster, il s’est méfié de lui depuis le début

– Le maniaque va vous tuer et emmener Mac quelque part dans les montagnes de Bow Ridge.

Mac renverse alors la bouteille posée par terre, Harm en profite pour sauter sur Coster et après une courte lutte, arrive à l’assommer ; il reprend son arme, délie les liens de Mac, lui enlève son bâillon

– Vous en avez mis du temps pour arriver

– Je vous ai perdue une minute, Dieu merci, je vous ai retrouvée

– Bravo pour cet émetteur sur la voiture, vous êtes un génie !

– Ça, je ne sais pas ! et vous, est-ce que ça va ?

– Oui, dit-elle en tournant son visage vers lui

– Hou ! fait-il, vous avez bu on dirait ! Venez, allons-nous en !

16h15 GMT Quartier général du Jag

Harm présente ses excuses au Maître Sevalas, c’est le souteneur de la fille qui l’a frappée ; il n’avouera pas mais il y aura tellement de doutes qu’il sera acquitté ; non, ils ne se doivent rien : il le remercie pour le matériel de surveillance qu’il lui a prêté.

Dans le bureau de l’Amiral, Mac et Harm sont assis :

– Coster a avoué avoir tué Lowne par amour pour vus, Major, il va passer le reste de sa vie derrière des barreaux !

– Je penserai à lui le jour de la Saint Valentin !

– Bon travail, Capitaine ! Tout va bien, Major ?

– Oui, Amiral, j’aimerais reprendre mon service…

– Je suggère, Amiral, que le Major prenne quelques jours de congé…

– Je pense qu’elle est assez grande pour savoir ce qu’elle a à faire. N’est-ce pas, Major, luit-il en lui lançant un regard appuyé.

– Oui, Amiral, je le sais, répond-elle d’un ton grave

Et Harm les regarde tour à tour, assez interloqué.

 

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