3.21 – The return of Jimmy Blackhorse

Trois indiens à cheval, une femme et deux hommes semblent attendre; on entend les rotors d’un hélicoptère ne approche, qui atterrit près d’un drapeau américain, fiché dans le sol : « Garde à vous ! ordonne une voix, présentez armes ! » Sept marines descendent par l’arrière : six d’entre eux portent un cercueil enveloppé dans la bannière étoilée: l’officier et les autres hommes lui rendent les honneurs, au nom du Président des Etats-Unis et du Commandement du Corps des Marines : ils ont l’honneur de remettre les restes du Caporal Jimmy Blackhorse à sa famille pour qu’il soit enterré. La femme, d’un certain âge, descend de cheval, s’approche du cercueil et passe lentement la main au–dessus, plusieurs fois puis dit : « Ce n’est pas lui…. » Il avait l’esprit de la lumière et celui-là c’est l’esprit des ténèbres ; l’officier tente d’intervenir : « avec tout le respect que je vous dois », elle se montre ferme : « ce n’est pas lui » et remonte à cheval.

14h11 GMT, Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Mac rejoint l’Amiral dans la cuisine pour le petit-déjeuner, elle se sert et à un moment, ils se retrouvent presque l’un contre l’autre dans cet espace exigu, ils se regardent mais Harm déboule et la tension baisse

– Excusez-moi… j’ai arrêté le cigare depuis hier soir…

L’Amiral et Mac restent silencieux

– Quoi ! Même pas un petit mot d’encouragement ??

– Ne grossissez pas, dit l’Amiral d’une voix rogue

– Bonne remarque, Amiral !

Bud et Harriet arrivent aussi, ils ont un message mais le moment est peut-être mal choisi ? Il faut les aider à régler un petit différend sans importance : Comme ils le savent, il s’agira d’un mariage militaire, commence Bud, et Harriet d’ajouter qu’il veut lui faire porter son uniforme ! L’Amiral intervient, énergiquement :

– Pour l’amour du ciel, Roberts,laissez-la porter une robe à son propre mariage !

– Et votre avis à propose de la danse du balai, pendant qu’on y est ?

– Non, clament trois voix !

– On dirait que quorum est atteint, dit Harm

– Vous n’avez rien à nous dire, Amiral ? questionne Harm qui précise devant le regard étonné de l’Amiral : oui, je vous ai entendu parler avec Tiner de la polémique suscitée par les restes de ce code opérateur navajo

– Effectivement, je viens juste d’en parler au téléphone avec l’Amiral Drake…

– Qu’est-ce qu’un code opérateur demande Mac

– Ce sont du radio opérateurs qui communiquaient entre eux dans leur langue maternelle lors la campagne du Pacifique pendant la 2ème guerre mondiale, les Japonais n’ont jamais pu comprendre ce qu’ils disaient !

– En Avril 1943, poursuit l’Amiral, le Caporal Jimmy Blackhorse a disparu lors d’une permission d’une semaine en Nouvelle-Zélande, juste avant d’être décoré de la Navy Cross pour acte de bravoure ! Ses restes ont été retrouvés il y a deux mois et la presse en fait ses choux gras, puis les politiques ont pris le train en marche et maintenant la famille conteste l’identification effectuée par le laboratoire central d’identification de Hawaï.

– Ce laboratoire ne doit pas avoir besoin de ce genre de publicité après l’affaire du soldat inconnu du Vietnam, précise Harm

– D’où le problème ! répond l’Amiral, le Pentagone a tout intérêt à défense la réputation de ce laboratoire ; les parlementaires de l’Arizona veulent que le nom de Jimmy Blackhorse soit donné à un nouveau bâtiment amphibie de type Austin…

– Un véritable camouflet, Amiral…

– Capitaine, je vous confie le dossier, la dépouille est sous bonne garde à la Base aérienne des Marines, de Yuma : et soyez respectueux, les code opérateurs sont l’objet d’une véritable vénération….

– Bud, vous assurerez la liaison avec le laboratoire puis moi…

– Vous pouvez y aller aussi Major, et vous Lieutenant vous assisterez le Major.

16h04 Blue Canyon, Arizona

Leur voiture se gare devant un hogan (une maison de rondins au sol de terre battue), perdue en plein désert : Harm explique que ce sont les égoutiers de Wellington Bay qui ont retrouvé les restes du Caporal Jimmy Blackhorse ; Mac, Harm, Bud et Harriet sont assis à même le sol de terre battue, dans la pénombre face à une femme et deux hommes ; il poursuit : le Caporal était basé à proximité et les gars se reposaient après la bataille de Guadalcanal ; ses restes ont été retrouvés au fond d’un ravin. : 18 os et 4 dents, dont les empreintes sont identiques à celles du Caporal Blackhorse, ainsi qu’une boucle de ceinture de Marine et une montre avec une inscription qui une fois traduite du navajo veut dure :’Jim Blackhorse, guerrier ! ‘

La femme, Margaret Blackhorse se souvient : quand ils étaient enfants, elle lui volait son pantalon quand il nageait et l’accrochait à la queue de son cheval, il ne se fâchait jamais, ça le faisait même rire ! Mais ces os appartiennent à quelqu’un d’autre et la montre ? N’importe qui peut l’avoir volée ou gagnée au cours d’une partie de cartes! Quant aux dents 4 sur 32…

Harm dit qu’il sait qu’elle est la guérisseuse de la Communauté et ne voudrait pas manquer de respect, mais les gens du laboratoire sont sûrs de ce qu’ils avancent ; elle répond qu’ils ont manqué de respect en dérangeant les restes de ce pauvre homme. Ils doivent les enterrer sans plus attendre !Malheureusement c’est impossible, répond Harm, tant que les deux parties ne sont pas satisfaites ; elle répond qu’ils ne peuvent pas être satisfaits de leurs méthodes.

Harm parle alors du frère jumeau de Jimmy Blackhorse ; est-il encore vivant ?; oui, c’est son mari il peut aller lui parler.

L’homme est alité, une femme lui passe une main sur le corps, puis lui parle à l’oreille et il leur parle:

– Elle dit que je ne suis pas en harmonie avec mon environnement…

– Monsieur Blackhorse, dit Harm, si vous pensez que ce n’est pas le moment….

– Non, approchez ! alors, vous avez retrouvé une montre…

Harm la lui remet :

– C’est moi qui la lui avais offerte ; il m’avait beaucoup aidé quand j’avais eu la tuberculose et me portait partout, me protégeait ; je n’ai pas pu m’engager à cause de cela mais je lui avais donné pour qu’il sache que pas une minute ne passerait sans que je pense à lui. Margaret dit que ce n’est pas lui et vous qu’en pensez-vous ? Margaret insiste : l’esprit d’un homme ne peut pas être tué… et ajoute : nous devons accomplir maintenant la cérémonie du « Chemin de la Beauté ».

13h53 GMT, Base des Marines de Yuma, Arizona

Les avocats du Jag sont dans la laboratoire d’autopsie : Harm se tourne vers Mac :

– Serait-il possible d’avoir la compagnie de quelqu’un de bien vivant ?

– Les morts, ça vous met mal à l’aise à ce point?

– Seulement quand ils bougent, répond-il en mâchant vigoureusement du chewing-gum

– Vous avez arrêté pour de bon ? demande Mac .Pourquoi ?

Il explique qu’il était vraiment accro, dépendant au point d’organiser sa vie en fonction du cigare !

Entre le Capitaine de Corvette Coulter ; Harm fait les présentations, la remercie d’être venue ; il faut remercier plutôt la labo d’identification de l’Armée, elle ne voulait pas venir : son filleul participait à une représentation théâtrale de son lycée, et elle n’a lieu qu’une fois. Harm glisse ne douce à Mac qu’elle est officier de réserve. Cela fait six ans qu’elle est médecin légiste à Memphis et l’Armée fait appel à elle occasionnellement. On doit l’apprécier, alors…

– J’arrive à faire parler les morts ! Un corps en raconte plus sur lui-même sur une table de dissection que vivant !

Elle examine les ossements, mais ajoute qu’il faut faire une comparaison du patrimoine génétique si on veut être certain, car des empreintes dentaires vieilles de plus de 57 ans, c’est une véritable galère ! Le mieux ce sont celles de la mère ; Harm souligne qu’il avait un frère jumeau : on ne pouvait espérer mieux ! Ils se proposent d’aller manger un morceau en arrivant à la voiture, quand d’une voiture qui vient de se garer à côté d’eux, descend un homme, un Indien, qui se présente au Capitaine Coulter : Paul Biggey « il va représenter le ‘Peuple’, ’ le dinee’ : le Conseil tribal navajo a fait appel à ses services en réponse aux allégations de l’Armée qui refuse de reconnaître le jugement de leur peuple »

Harm lui précise que son seul souci c’est de reconnaître l’identité d’une personne décédée il y 55 ans ! Le Capitaine Coulter lui parle de patrimoine génétique, il répond que c’est inacceptable ; toucher aux défunts est un acte parfaitement sacrilège.

Mais comment faire la preuve de quoi que ce soit, si ils ont les mains liées ?

La preuve a déjà été apportée par le Peuple lui-même.

20h11 GMT « Chez Mickey », Yuma, Arizona

Tous sont en train de dîner : Bud explique que ce serait un honneur que le premier bâtiment de ce type soit baptisé du nom d’un navajo ; Paul Biggey argue que ‘Le Peuple’ n’a pas besoin du monde blanc pour affirmer son rang au sein du cosmos ! Et comme Harm le cherche, il ajoute, qu’il a obtenu son droit à l’Université de Cornell, est sorti 3ème de sa promotion… Mac ajoute qu’ils ne veulent faire qu’une simple vérification..

– Major, n’auriez-vous pas un peu de sang amérindien ?

– Cherokee..

– Je suis étonné que vous ne compreniez pas ça !

– Les Cherokees ont été poussés de force dans les réserves, alors que les Navajos se sont adaptés ; votre nature vous pousse à accepter alors que la mienne me pousse à résister ! je suis étonnée que vous ne compreniez pas ça !

Harm sourit de sa répartie.

– « ‘ Le Peuple’ a été obligé de s’adapter aux contraintes du monde physique mais le monde spirituel est contrôlé par l’au-delà. Le Conseil tribal de la Tribu navajo appuie la position de la guérisseuse dans cette affaire

Le Capitaine Coulter dit qu’elle s’appuie sur des preuves scientifiques, lui, il s’appuie sur le Créateur pour appuyer les siennes.

Au téléphone, l’Amiral communique des informations sur Paul Biggey : c’est un avocat de la Silicone Valley, spécialiste du droit dans le domaine de l’informatique ; Harm précise qu’il cherche à leur en mettre plein la vue avec son ‘Peuple’ Mac et Harm ont du mal à entendre l’Amiral car derrière eux la discussion est vive entre Bud et Harriet au point que Harm est obligé de leur demander s’il y a un problème ? Repas ou buffet ? La question laisse Harm et Mac sans voix.

L’Amiral leur conseille de s’orienter vers la recherche d’ADN mais avec leur accord ; il imagine que la Nation navajo a une cour de justice tribale : dès qu’ils auront l’échantillon, ils leur demanderont de procéder aux analyses.

Harm demande au Capitaine Coulter de se joindre à eux, quatre heures de route les attendent ; mais elle accepte et sort un cigare de sa poche sous le nez de Harm, qui déglutit..

17h45 GMT Blue Canyon, Arizona

Johnny Blackhorse est assis à côté » d’un couple Sammy et Adèle Wheeler, avec leur petite fille de trois mois ; Sammy s’adresse à Harm :

– Vous devez être ‘Pied de maïs séché’

– Je vous demande pardon ?

– C’est comme ça que Margaret vous appelle, vous êtes grand dans votre uniforme !

– Voici le Capitaine de Corvette Coulter, dit Harm, elle est médecin légiste

– Ce sont des mots trop grands pour tenir dans ma bouche, dit Johnny

– J’enquête sur la façon dont les gens sont morts.

– Simplement en regardant leurs os

– Elle pratique de tests ADN . en avez-vous entendu parler ?

– Il vous faut un peu de sang et vous ouvrer les ossements pour en prélever un morceau, explique Sammy

– Ne les laissez pas faire ça ! dit Adèle

– Est-ce que c’est vrai ?

– Oui, un échantillon de moelle

– Ce n’est pas bien du tout !

– Et la tranquillité de l’esprit, Johnny demande Harm, la vôtre et celle de votre frère ?

– Ce sont des questions auxquelles je peux répondre, dit le Capitaine Coulter

– Est-ce que vous aimez les insectes, demande Johnny au Capitaine Coulter

– Pas tellement que ça !

– Vous avez un scorpion sur votre chaussure….

Elle pousse un hurlement, et Sammy et Adèle éclatent de rire : non pas à cause d’elle, mais elle a fait rire leur petite fille et chez ‘Le Peuple’ celui qui fait rire un enfant pour la première fois doit faire une fête en son honneur ! Aujourd’hui, ce serait très bien !

La fête s’organise : ballons, décorations, victuailles, tout le monde s’y met : Harm se coupe un doigt assez sérieusement ; Le Capitaine Coulter lui fait remarquer qu’il est quelqu’un de nerveux ! Non, ce n’est pas dans sa nature, mais il vient d’arrêter de fumer…

Elle est navrée, il aurait dû le lui dire :

– Pour être franc, au début je l’ai pris comme un défi à mon égard mais franchement, je ne pensais pas que vous pousseriez la compassion envers moi à ce point !

– C’est l’impression que je vous donne ?

– Franchement, vous voulez que je vous dise ?

– Oui !

– Franchement, oui !

Ils sont yeux dans les yeux.

Harriet et Bud sont toujours dans les préparatifs : quatre demoiselles d’honneur, avec des robes et des manches bouffantes qui les feront ressembler à des gilets de sauvetage, ils feraient mieux de tout planter et d’aller se marier à las Vegas !

Margaret s’approche du Capitaine Coulter et lui remet une statuette de chouette : elle ne pourra pas pratiquer ce test c’est contraire à leurs convictions ; la statuette est un ‘porte-malheur’, elle ne doit pas approcher !

23h44 GMT Ferme des Wheeler, Blue Canyon, Arizona

La fête bat son plein : la petite fille donne des cristaux de sel aux invités ‘pour lui apprendre à partager’ ; les invités commencent une danse en ligne tous ensemble.

Harm rejoint dans la pénombre de l’intérieur de la maison le Capitaine Coulter pour lui apporter un morceau de gâteau. Et s’assoit à côté d’elle ; elle veut rentrer à la base, elle ne peut pas faire d’identification concluante. Harm lui apprend que Johnny souffre de tuberculose, il a les poumons atteints, et il crache du sang… Elle est furieuse, ils vont faire les poubelles maintenant ! Il cherche simplement des solutions, c’est important pour la Marine que tous deux représentent :

– Nous ne croyons que ce que nous voyons ; une chose me frappe chez ces gens : ils ne pensent pas de la même façon que nous, s’en remettent à leurs croyances et à leurs mystères ; vous et moi, Capitaine, nous croyons à l’ordre et à la discipline, dit-elle

– Personnellement, rit Harm, je décompresse un peu quand je suis chez moi, j’ai une vie privée en dehors de l’armée, vous savez

– Il ne doit pas y a voir un grain de poussière chez vous, Capitaine ! Vous venez d’une famille éclatée…

– Disons seulement d’une famille différente de la moyenne…, je n’ai pas revu mon père depuis mon enfance…

– Si je pouvais en dire autant, le mien purge une peine de huit ans pour avoir tué ma mère…

– Vous ne me devez aucune explication, Capitaine, je n’émets aucun jugement sur vous

– C’est tout le contraire de moi, Capitaine, et ça a détruit mon mariage ! Ils n’ont pas grand-chose, mais ce qu’ils ont c’est merveilleux, la fierté de la race, le sens de l’honneur , la solidarité…

Elle le regarde alors qu’il sourit à ce qu’il voit au dehors : le couple Wheeler danse avec le bébé dans les bras, il perçoit son regard sur lui et son sourire s’efface.

Bud et Harriet envisagent de partir pour Vegas ; dans la cuisine l’avocat Paul Biggey vient à la rencontre de Mac :

– Je peux vous poser une question ? Que pensez-vous du « pas de deux » ?

– C’est un pas de trop pour moi….

Harm accorde à Bud et Harriet leur journée du lendemain.

Johnny et Margaret vont voir le Capitaine Coulter et Harm : qu’elle vienne chez lui et elle pourra prélever son sang et sa femme n’aura rien à dire. N’est-ce pas contre leurs propres croyances ? Il ne veut pas passer dans l’autre monde sans savoir ce qui est arrivé à son frère, l’autre moitié de son âme ; Margaret dit qu’ils vont tous prier parce que c’est mal.

21h45 Base aérienne des Marines, Yuma, Arizona

A l’extérieur du laboratoire on entend des manifestants navajos, ils promènent des pancartes contre la situation et récitent des litanies : le Capitaine Coulter est penchée sur ses lamelles et son microscope, Harm lui demande de bien vouloir lui expliquer – en termes simples- ce qu’elle fait et au fur et à mesure de ses explications se rapproche pour mieux voir ; peu à peu la voix du Capitaine se fait plus faible, presque comme un murmure :

– Je crois que ça serait beaucoup mieux, Capitaine, lui dit-elle si je n’étais pas attirée par vous…

– Pardon !

– ça m’influence, Capitaine, je me sens mal à l’aise pour travailler avec vous à mes côtés

– Désolé, Capitaine, j’étais loin d’imaginer ce que vous ressentiez vis-à-vis de moi ou de cette affaire…

– ça ne fait rien, je vois que ce n’est pas réciproque…

Harm s’écarte…

Johnny prie : seul dans sa maison, il récite des prières, nu près d’un feu. Il se purifie.

Au labo, Harm regarde faire le Capitaine Coulter.

Johnny en transes a une vision ; des images de la bataille de Guadalcanal d’une extrême violence et au même moment, dans son laboratoire, le Capitaine Coulter laisse échapper ses éprouvettes et le sang se répand au sol ; plus rien n’est utilisable ; elle est consternée, tout est contaminé, il ne leur reste plus qu’à retourner là-bas : elle n’a pas un cigare à lui offrir ?

14h05 GMT Domicile des Blackhorse

Le silence règne ce qui surprend Harm et Mac : Harm va voir, ils sont tous dans une pièce où Margaret et ses amis pleurent la mort de Johnny ; il est déjà enterré dehors ; le Capitaine Coulter est soulagée, tout va rentrer dans l’ordre. Ils sont face à un problème qui les dépasse, eux, la marine et tous ces messieurs du Congrès. Il n’y aura pas d’exhumation.

Bud et Harriet les rejoignent : il a le visage balafré, des coupures partout avec des pansements : une fois arrivés devant la chapelle où ils devaient se marier « la flamme éternelle’ a explosé suite à une fuite de gaz ! Et ils ne son toujours pas mariés !

Margaret Blackhorse demande à Harm s’ils vont faire le test ; non, il va demander au commandement des Marines que les restes de cette personne soient enterrés dans un cimetière national ; Margaret leur tend alors une boîte à cigares dans laquelle son mari rangeait la montre de son frère ; elle y a retrouvé ces lettres qui pourraient les intéresser.

Ce sont des lettres de Jimmy à Johnny :ils découvrent que Jimmy Blackhorse avait fait la connaissance d’une néo-zélandaise, Frances Rowland, ils se fréquentaient depuis deux mois et demi, elle aurait 75 ans aujourd’hui ; on peut la rechercher… et dans une des lettres à son corps défendant, le Capitaine Coulter découvre une adresse en Nouvelle-Zélande.

02h40 Wellington Bay, Nouvelle-Zélande

Une femme se tient devant le seuil de la maison où arrivent Mac et Harm, elle est immobile : Harm s ’excuse de la déranger, elle est bien Frances Rowland ? une voix derrière eux intervient, elle ne parle plus depuis trois ans et demi, encéphalite ; Harm lui demande s’il s’occupe d’elle, Non, il est son fils. Connaît-il un certain Jimmy Blackhorse ; oui, plutôt, répond-il, c’est moi !

16h13 GMT, Tribunal pénal Navajo, Window Rock, Arizona

Harm remercie la nation Navajo du privilège qui lui est accordé de plaider devant son tribunal ; ils ont la preuve que les ossements découverts à Wellington Bay appartiennent à Jimmy Blackhorse.

L’avocat intervient disant que la question posée n’est pas tant l’identité que l’intégrité de ces restes. La Marine pense-t-elle vraiment que le nom d’un Navajo sur la coque d’un navire a plus d’importance pour ‘le Peuple’ que la sagesse de ses ancêtres ; le Juge, James Nagale dit être curieux de connaître la réponse de la Marine ; Harm et mac échangent un regard dubitatif :

Paul Biggey produit une photo de Jimmy ; son fils ne lui ressemble en rien, il a les traits de sa mère, explique Harm . Margaret dit que l’esprit de cette personne est sombre alors que celui de Jimmy était clair comme la farine de maïs. L’avocat met l’accent sur le fait que Margaret Blackhorse est une praticienne renommée de la tradition navajo, professionnellement reconnue et estimé ; Harm murmure quelque chose à l’oreille de Mac et se lève pour interroger Margaret :

– Pouvez-vous me montrer la différence entre ces deux âmes ?

– Pouvez-vous me montrer votre Dieu ?

Harm sourit, plus de question.

Mac interroge Teresa Coulter :

– Les échantillons d’ADN ont-ils prouvé quelque chose ?

– Oui, ces hommes sont père et fils !

– Avez ressenti le moindre doute au cours de cette mission ?

– J’ai acquis un profond respect pour le monde métaphysique… tout comme l’avait fait Albert Einstein…

15h15 GMT, le procès reprend :

– Alors c’est mon peuple ? demande le fils Jimmy Blackhorse

– Oui et si nous gagnons, vous pourrez même vivre ici ! répond Mac en souriant

– Ce serait bien pour elle, dit-il en regardant sa mère, elle entend vous savez, elle ne parle pas mais elle entend…

Il va témoigner et raconter ce que sa mère lui a dit :

– Objection, ouï-dire, dit Paul Biggey

– Les légendes tribales aussi, Votre Honneur ! proteste Harm

– Rejetée !

Il parle de Jimmy : la bataille de Guadalcanal avait été très dure, Jimmy avait été traumatisé, était resté pratiquement sourd, marqué profondément, il ne pouvait plus dormir, broyait du noir ; sa maman l’a aimé de tout son être, mais ne voulait pas se donner à lui tant qu’ils n’étaient pas mariés et lui ne voulait pas l’épouser, il ne se trouvait pas assez bien pour elle ; le soir de sa disparition il s’était soûlé à la bière et l’a violentée ; victime des effets combinés de l’alcool et de la peine qui lui rongeait le cœur, il est tombée dans le ravin ; la mère de Jimmy pleure en silence à ses mots.

Est-il le fruit de cette soirée ? Oui ! Margaret le regarde, se lève et s’approche de lui ; elle passe sa main sur son bras et dit « Je retrouve Jimmy en lui ! »

Mac sourit et Harm reprend :

– Votre Honneur, nouds avons la preuve tant sur le plan scientifique que spirituel..

Et il poursuit en disant que Jimmy était un être que la guerre avait blessé et éprouvé, il était tourmenté et à la lumière de ce qui vient d’être dit, il propose avec l’accord du juge un échange : La Marine baptisera son navire Arsenio Price, un compagnon navajo de Jimmy, qui a également reçu la Bronze star, il est mort depuis trois ans. Quant à l’esprit de Jimmy Blackhorse, il trouvera la paix dans une sépulture que sa famille choisira ! Margaret accepte, et le fils Jimmy fabriquera le cercueil !

Le juge lui souhaite la bienvenue dans la Nation navajo : il est leur frère !

Bud félicite Harm pour ses belles paroles, tout le monde a le sourire

– Vous avez bien fait, dit le Capitaine Coulter à Harm

– Du moment que j’ai votre approbation, Capitaine ! répond Harm

– Mes félicitations, dit-elle et elle sort un cigare de sa poche et le lui tend

– Ah ! ah ! il le passe sous son nez

– Harm, ne faites pas ça, dit Mac

Il croque dedans en lui disant « du chocolat ! ».

 

 

 

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