3.22 – Clipped wings

14h53 GMT, allée Dorotea, Les Apennins

Un Tomcat perce, comme une flèche, le creux d’une vallée et son pilote entre en communication avec le contrôle : « Centre opérations, ici Charlie 2.2.3, je suis au-dessus des ruines de Monte Cassino… » « Félicitations, 2.2.3., vous avez franchi le cap sans être détecté… remontez à 2000 pieds après avoir quitté la zone d’exclusion et mettez-vous en contact avec le contrôle aérien de Milan… » « Je passe de 300 à 2000 pieds » « Charlie2.2.3., on ne vous a pas sur le radar…. Montez à 2500 pieds et signalez votre position et votre altitude, terminé ! » On ne l’a pas sur le radar dit l’opérateur à son supérieur ; dans l’espace survolé par le Tomcat apparaît un hélicoptère que le Tomcat touche, et l’on voit l’appareil exploser.

00h29 GMT Quartier général du Jag

ZNN retransmet en live les informations concernant l’accident causé par le Tomcat américain, l’Amiral Chegwidden rapporte les faits à ses collaborateurs :

L’appareil 14 D était basé sur le Porte-avions Coral Sea et participait à des exercices d’entraînement de l’Otan d’une semaine dirigés depuis Milan. Les contrôleurs aériens ont autorisé le survol à une altitude minimum de 2000 pieds ; le pilote venait de terminer la simulation d’attaque à très basse altitude quand il a heurté un hélicoptère ; une fois dans son bureau, Harm lui demande comment à 2000 pieds il a pu heurter un hélicoptère à 380 ? C’est justement le point qui est en cause ; les autorités chargées de l’affaire en Italie ont invoqué l’article 32 du Code de procédure de la justice militaire et le Lieutenant Gordon est accusé d’homicide involontaire ; Harm défendra, mac poursuivra ; l’Amiral précise qu’il y a six mois, un appareil de l’Aéronavale a coupé un câble d’un téléphérique et causé la mort de vingt personnes, alors le monde entier va avoir les yeux fixés sur cette affaire ; Mac demande s’ils ont un contact dans cette affaire ? L’Amiral Williams a confié cette mission à son chef du Personnel, le Capitaine Jack Murphy, la pire des « têtes brûlées » ! Il n’existe aucun pilote qu’il n’apprécie pas ni aucun avocat qu’il n’ait jeté par-dessus bord ! Bonne chance !

L’Amiral parle à la fin de l’entretien de sa fille Francesca, Harm lui demande si elle se plaît à New York ? Non, en fait, – il paraît un peu embarrassé- elle assiste à un défilé de mode à Milan ; Mac fait un signe discret à Harm : « Oh, nous essaierons d’aller la voir pour lui demander si tout va bien… » ; L’Amiral est enchanté…

12h11 MT, Au nord de Union Station, Washington, DC

Au moment où Harm sort de chez lui, un sac de voyage à l’épaule, une limousine s’arrête à sa hauteur : la Députée Latham… Elle voudrait le voir. Malheureusement, il est déjà en retard ; pourquoi est-elle là à son avis, il monte.

Elle l’informe que l’affaire fait grand bruit le gouvernement italien est prêt à l’utiliser pour demander le départ des forces américaines en Italie et font pression pour que le Lieutenant Gordon soit traduit devant un tribunal civil italien ; il faut qu’il la tienne informée en permanence, elle a l’ »accord de l’Amiral Chegwidden.

– Sachez que je m’efforcerai de vous donner satisfaction, Madame

– Je veux obtenir la meilleure issue possible pour toutes les personnes concernées ; Si votre client a la meilleure défense du monde, je tiens à ce que le gouvernement italien soit convaincu que l’enquête est menée sans le moindre a priori !

21h37 GMT Base aéronavale de Gênes, Italie

Le Major et le Capitaine sont accueillis sur le tarmac par le Capitaine Murphy qui annonce la couleur :

– je ferai tout pour protéger mon pilote ; l’armée n’a jamais puni ses pilotes pour avoir fait leur boulot.

Ils sont dans le hangar où est garé l’avion : il explique que la pale du rotor a arraché le bord de fuite de l’aile ; Harm est admiratif, c’est un miracle qu’il ait pu regagner Gênes ! Pourquoi ne s’est-il pas éjecté ? Pour ne pas risquer de tuer quelqu’un au sol. Un mécanicien leur précise que l’altimètre fonctionne bien ; Mac demande quelles conséquences cela entraîne ; le Capitaine Murphy lui répond que cela lui donne des points. Les données du transpondeur, demande Harm. Mac demande ce qu’est un transpondeur et on lui explique qu’il s’agit d’un appareil qui renvoie toutes les informations de vol collectées par l’appareil vers le central opérations ; il ne reste plus alors que la parole du pilote…

Ils interrogent le copilote, une jeune femme : les contrôleurs avaient donné leur accord sur le plan de vol et disent qu’il avait donc pris connaissance du ‘Notam’ (un avis aux pilotes qui les informe des conditions particulières concernant leur vol, précise Harm à Mac) ; le contrôle italien dit que le Notam expédié indiquait qu’un hélicoptère serait en activité dans la vallée de Dorotea à 500 pieds environ. Le Lieutenant Gordon prétend que ce Notam n’était pas dans son casier au moment où il a enregistré son plan de vol.

Arrive le Colonel Achille Marcella, il enquête pour les autorités italiennes et se montre agressif envers Harm, exigeant qu’il l’informe de tout ce qu’il découvrira ; il est assez hostile envers les pilotes américains qui jouent les « cow-boys ». Harm s’oppose fermement à lui ; il est là pour défendre son client et ce qu’il apprendra restera sous le sceau de la confidentialité ; pas de coopération ? Il doit épouser la cause de son client pour obtenir les meilleurs résultats et s’en va.

En présence de Bud, Harm interroge le Lieutenant Gordon : il a abordé la vallée à une vitesse de 540 nœuds, et l’altitude : 2000 pieds, comment dans ces conditions, a-t-il pu toucher l’hélicoptère à 380 pieds ?Il effectuait un vol à basse altitude sans être détecté, on lui a dit de désengager et de remonter à 2000 pieds et c’est là que surgissant de nulle part, il a vu un petit appareil sur sa route ; il a aussitôt fait plonger le F 14, piqué sur l’aile puis effectué une manœuvre de redressement et c’est là qu’il a vu l’hélicoptère qui sortait de la forêt :; le Lieutenant Gordon se lève et va regarder les photos de l’accident punaisées sur le mur :

– Dites-moi, Capitaine, croyez-vous que j’arriverai à me faire à l’idée d’avoir tué ces pauvres malheureux ? demande-t-il d’une voix très triste.

Harm lui répond avec compassion :

– Vous y parviendrez avec le temps et quand vous arriverez à le bloquer quelque part dans votre tête, il y aura toujours quelque chose qui le fera resurgir, mais vous ne devez pas culpabiliser, il faut vous dire que ce que vous avez fait était bien…

08h15 GMT, base aéronavale de Gênes, Italie

Harm interroge le RIO : avant la collision, la jeune femme n’a pas vu le petit appareil ; à ce moment-là elle regardait l’écran de son radar, il y avait beaucoup d’échos en bas ; ce qui est fréquent en terrain montagneux, remarque Harm.

Harm reprend son interrogatoire du Lieutenant >Gordon : de quel type d’appareil s’agissait-il, quelle couleur ? Il n’a pas pu le reconnaître, jaune, peut-être, vert, il ne sait plus. Etait-il au courant qu’un hélicoptère serait dans cette zone à ce moment-là ? Pas du tout. Il n’a pas vu le Notam annonçant qu’un hélicoptère devait survoler cette région.

Harm charge Bud de vérifier tous les aéroports et les terrais d’atterrissage dans un rayon de 100 milles, ainsi que la liste de tous les pilotes, et la copie de leurs plans de vol, les rapports d’assurance enregistrés ce jour-là.

Dans le hangar, Harm examine de plus près l’avion : il cherche des traces de la collision avec le petit avion ; Bud est sceptique : le tourbillon du F 14 à plus de 500 noeuds aurait dû à lui seul le précipiter au sol ! Le chef Murphy arrive sur ces entrefaites et entendant leurs dernières remarques précise que cela ne serait pas le cas s’il l’avait seulement effleuré et si le pilote était doué. Harm lui demande s’il a repéré quoi que ce soit ? Il ne l’a même pas regardé pour ne pas être obligé de communiquer ces informations aux italiens ! Harm répond alors :

– Dans ce cas, je ne vous dirai pas qu’il y a des traces de peinture verte sur le dessous de cette aile

– Merci de ne pas partager cette information avec moi, Capitaine, lui répond le Chef

Harm charge Bud d’en recueillir un échantillon et de le faire analyser. Le Capitaine Murphy s’éloigne au moment où Mac arrive :

– je ne suis pas votre ennemie, Capitaine

– Major, , il est de votre devoir de poursuivre un homme que je crois innocent des charges contre lui et je ne veux pas entraver votre enquête, je ne vois aucune nécessité de poursuivre cette conversation !

– Moi, non plus ! mais je poursuivrai votre homme avec tout ce que je trouverai, car si la justice n’a pas été correctement rendue, notre présence en Italie ne sera plus qu’un souvenir malheureux !

– Vous lui parlez avec un doigté certain, sourit Harm quand le Capitaine s’est éloigné

– Vous auriez peut-être pu m’aider sur ce coup-là, Harm !

– Vous vous débrouiller très bien toute seule sans avoir besoin d’aide de ma part !

13h04 GMT Central d’opérations Monte Cassino

Harm regarde les différents enregistrements : celui sur simulateur de vol de l’entraînement tactique au combat aérien du Lieutenant Gordon ; sa descente à 250 pieds, son esquive au radar à basse altitude sa remontée à 2000 pieds et son « entorse » aux ordres – pendant six secondes approximativement- avant son impact avec l’hélicoptère, alors qu’il est toujours caché au contrôle de Milan…. Impossible de savoir ce qui s’est passé pendant ces six secondes ; la cassette 2 est celle remise par les autorités italiennes montrant les « acrobaties » supposées du Lieutenant et la 3 la reconstitution en 3 D du vol du Lieutenant en fonction de ses dires. Harm est admiratif il a effectué une manœuvre spectaculaire, mais il va être difficile de leur prouver ça, s’ils ne trouvent pas de preuve.

14h05 GMT, centre de contrôle de Milan

Harm proteste contre le Colonel Marcella qui vient de saisir les enregistrements de la tour, il n’a pas le droit de saisir des preuves officielles ! Si Harm les veut, il n’aura qu’à les demander au Procureur auquel ils vont être remis. Impossible de voir le Contrôleur aérien concerné ; Il pourra voir son avocat, quand il lui en aura parlé ! Harm demande simplement une déclaration factuelle.

20h43 GMT, Défile de mode à la Scala de Milan

Tourbillon d’allées et venues, de mannequins ; Harm et Bud cherchent Francesca Parretti ; apercevant Harm, cinglé dans son uniforme, le styliste italien le prend pour un mannequin, lui demande de faire un tour sur lui-même et de marcher devant lui ; Harm comprend à peine, résiste plutôt réticent mais l’autre insiste ! Harm est sauvé in extremis par l’arrivée de Francesca

– C’est un beau garçon, juste un officier de Marine américain qui travaille pour mon père, ce n’est pas un mannequin,

– Que peccato ! dit le styliste qui commençait à avoir des vues sur Harm !

Bud ouvre de grands yeux, étourdi par toutes les filles qui passent autour de lui à moitié dévêtu : Harm tend sa casquette derrière Francesca pour lui boucher la vue : il est fiancé !

On les retrouve tous les trois en train de dîner : Francesca se fait l’écho de la colère des Italiens devant les libertés et les abus des pilotes américains ; la colère est grande contre leurs manières de cow-boys. Harm parle de jugement hâtif, des manœuvres commandées par l’OTAN, Francesca du fait qu’ils volent si bas qu’ils effraient les moutons ; Harm demande comment faire la guerre sans pouvoir s’entraîner de façon efficace ; Bud a un mot malheureux, en parlant de jeunes pilotes qui s’amusent en s’exerçant.. De façon à mieux contrôler leurs appareils ; apprendre à faire la guerre, ajoute Harm avec des pilotes qui ne comprendraient rien au combat ? Et qu’arriverait-il si son pays était touché ? et elle s’emporte contre les Américains gendarmes du monde même quand on ne les a pas sollicité ; parce que de toutes façons, ils font toujours ce qu’ils ont envie de faire et que c’est normal !!!

La députée Latham est dans le bureau de l’Amiral Chegwidden : ils suivent la retransmission de ZNN ; le reporter parle de la tension qui monte en Italie, on voit le premier ministre italien dire qu’il va demander la réunion du comité de la Défense du Parlement et si cela s’avère nécessaire, ils mettront fin à la présence des troupes américaines sur leur sol ! La Députée va partir en Italie, il paraît que l’Italie est belle en cette saison… L’Amiral apprécie le coup de main.

00h18 base aéronavale de Gênes, Italie

Harm et Bud vont accueillir la Députée à son arrivée : aux yeux de l’opinion publique, les Etats-Unis ont déjà perdu l’affaire… Sa mission est de conserver les bases américaines en Italie et s’il le faut Le lieutenant Gordon sera sacrifié et remis aux autorités italiennes. Qu’il lui raconte tout et elle verra comment s’en servir.

Quand ils pénètrent dans les bureaux, Bud informe Harm qu’il a recensé dix-sept appareils civils en vol au-dessus de la Vallée de Dorotea ce jour-là ; la peinture ne correspond à aucun d’entre eux ; d’après le laboratoire, il s’agit d’une peinture passée à la main ; ce serait donc un avion qu’un particulier aurait construit lui-même, et donc, le pilote, dans ce cas, n’est pas obligé de déposer un plan de vol ! Harm le félicite pour son travail d’investigation.

Le Lieutenant Gordon souhaite que la Députée remette aux familles des personnes dont il a causé la mort une lettre ; Harm s’y oppose, cela va jouer contre lui, c’est un accident:

– Peu importe ce que c’est, dit le Lieutenant Gordon, c’est mon aile qui a coupé la pale du rotor, je suis totalement responsable

– Cela pourrait nous dédouaner aux yeux de l’opinion italienne, dit la Députée en en découvrant le contenu

Elle sort pour leur lire la lettre exprimant ses regrets.

A l’audience, Mac interroge le premier témoin, signor Antinori parle de la frayeur que leur font vivre au quotidien les avions américains. Quand Harm l’interroge, il gagne des points : l’homme n’arrive pas à déceler un F 14 dans trois découpes de silhouettes d’avion qu’il lui montre…mais ne tombe pas dans le piège concernant la vitesse de l’avion et celle du son…Harm met en évidence que Monsieur Antinori impute aux avions américains le fait que sa fille ait fait une fausse-couche, « parce qu’ils volent plus bas que tous les autres ! ». 0 l’Interruption de séance, arrive Francesca, qui vient présenter ses excuses pour son attitude au dîner de la veille mais leur conversation est interrompue par la Députée Latham qui demande à parler à Harm : elle a reçu un coup de fil du Président, « ils vont se faire virer d’Italie, s’ils ne l’innocentent pas dans les 24 heures ! ». Mais il n’a rien pour les contrer, rien pour étayer ses preuves ; il lui faudrait reconstituer le vol du Lieutenant mais l’espace aérien est fermé ; elle se charge d’obtenir les autorisations nécessaires et ajoute » trouvez-nous un F 14 ». Harm surpris remarque :

– Vous semblez ignorer le danger et la violence que représente ce genre de manœuvre

– Je suis issue d’un des quartiers les plus dangereux de Détroit….

Au moment où ils vont grimper dans le Tomcat, le Capitaine Murphy tend une pièce de monnaie de 500 lires à la Députée : pour lui porter chance ? Non, pour pouvoir les appeler d’une cabine téléphonique si elle s’éjecte !

– J’aime les hommes qui ont le sens de l’humour !

Une fois arrivé à la verticale des ruines de Monte Cassino, Harm reproduit fidèlement le vol du Lieutenant Gordon : après sa descente à moins de 500 pieds, il remonte à 2000 pieds, remonte, n’est pas sur le radar, pique sur l’aile puis descend, se rétablit, et annonce à la Députée qu’ils rentrent ; « avec plaisir » dit-elle. L’histoire du Lieutenant Gordon tient la route ; Harm demande à Bud de faire analyser toutes les données du transpondeur mais Mac qui arrive souligne qu’il n’a encore rien prouvé du tout et que le Lieutenant est toujours poursuivi !

15h27 Quartier général des Forces Alliées d’Europe du Sud

Mac interroge l’officier italien, le Capitaine Balducci qui raconte qu’il a personnellement posté le notam la veille de l’accident et qu’il contenait l’information sur la présence de l’hélicoptère. Selon lui, le Lieutenant Gordon a-t-il vu le Notam ? Oui, puisqu’il a pris son plan de vol dans son casier.

Harm le questionne à son tour : il met rapidement en évidence plusieurs ‘lacunes’ dans son témoignage : il s’est absenté pour aller déjeuner ce jour-là, il produit le reçu signé de sa main de sa carte bancaire et sa note de restaurant pour quatre repas. Il finit par reconnaître tout en balbutiant que c’est certainement quelqu’un d’autre que lui qui a envoyé le Notam….

Bud arrive derrière Harm et lui glisse une information dans l’oreille : il a vérifié les références de position sur l’indicateur de données, et a localisé la piste d’atterrissage en gravier, à une heure de route d’e là… Bien joué, Bud, dit Harm. Il demande son aide à Francesca, malgré ce qu’elle pense de cet officier, il a besoin d’interroger un témoin potentiel ; elle va l’accompagner.

Ils arrivent dans une propriété om un homme est en train de vider le coffre de sa voiture ; elle se présente, présente Harm et explique leur présence ; l’homme, Monsieur Restivo, est très réticent, hostile, ils veulent savoir s’il a vu ce pilote voler à 50 pieds au dessus du sol comme un malade ? Oui, il pilote un petit avion dont il se sert le week-end ; non, pas ce jour-là, il était à Rome pour affaires. Non, personne d’autre ne s’en sert, il ne donne jamais l’autorisation de le faire. Ils pourraient voir son avion ? Dans quel but ? Harm défend le pilote responsable de l’accident ; pourquoi devrait-il l’aider, ce pilote ne mérite pas d’être défendu ! Francesco intervient, c’est son amoureux ? non, il travaille pour son père : elle pense qu’il est un homme honnête, tout comme Harm, tout comme son père, Juge Avocat Général de la Marine des Etats-Unis…Il n’a rien à cacher et les emmène voir le petit appareil, jaune et vert, qu’il a construit de ses mains en deux hivers ; Harm en fait le tour et découvre un accroc sous l’aile ; pendant ce temps, une jeune fille s’est approchée du groupe ; Monsieur Restivo ne sait pas quand s’est arrivé ; Harm précise qu’ils ont retrouvé des traces de peinture verte sous l’aile du F 14 ; mais ces deux appareils n’ont pas pu s’accrocher ! Pas de collision, mais ils se sont peut-être frôlés et dans ce cas celui qui pilotait est un fameux pilote pour l’avoir ramené… Mais il était à Rome ! Et on entend « Papa ! » ; Le père comprend, envoie sa fille, Ariane, à la maison, « vous n’êtes plus le bienvenu, Capitaine, partez sur le champ !» Francesca demande à la jeune fille « vous pilotiez le jour de l’accident ? »

Elle témoigne devant le tribunal, en répondant aux questions de Harm : oui, elle pilotait ce jour-là, elle s’entraînait à faire des décollages et des atterrissages, elle se trouvait à trois milles de l’endroit de l’accident vers 14h30, à environ 600 mètres, près de 2000 pieds quand un F 14 américain a surgi droit sur elle. Qu’est-ce que le pilote du F 14 a fait ? Il a descendu en piqué et l’a-t-il touchée ? Elle n’en sait rien, elle était bien trop occupée à rétablir son assiette dans le tourbillon où l’avait laissée soin sillage ; tout s’est passé tellement vite ! Ensuite, elle est rentrée et a appris l’accident de l’hélicoptère une heure plus tard, à la télévision. Qui lui a appris à piloter ? Son père ; il dit qu’elle est très douée… Non, elle ne lui a pas parlé de l’incident après, elle avait pris l’avion sans sa permission. Elle a tellement honte de ce qu’elle a fait ! Elle est venue aujourd’hui de son plein gré. Pourquoi ? Parce que son père lui a toujours dit qu’il fallait être honnête et elle n’a plus envie d’avoir honte d’elle-même !

Pour corroborer tout cela, Harm fournit l’analyse de l’échantillon de peinture prélevé, sur le petit appareil et s’adresse à Ariana, avec douceur :

– Ariana, je voudrais vous dire quelque chose : des accidents comme celui-ci il s’en produit parfois, ce n’est la faute de personne…

Mac n’a pas de question, la séance est levée. Tout le monde est soulagé.

Le Capitaine Murphy remercie Harm et le major ; Mac va demander au gouvernement italien d’abandonner les charges contre le Lieutenant et qu’on lui redonne son brevet de pilote.

Francesca et Harm se trouvent face à face, plutôt proches:

– Vous rentrez chez vous, Capitaine ?

– Oui !

– Vous direz à mon père que je lui donne le bonjour !

– Je n’y manquerai pas !

– C’est dommage, Capitaine, que nous nous séparions sur un début d’amitié !

– Moi, j’ai déjà été ravi que nous puissions nous parler !

– J’avais espéré un peu plus ! et elle l’embrasse tout doucement, un baiser de chaque côté, très près de ses lèvres ! Ciao !

Dehors une horde de journalistes attend les protagonistes de l’affaire : le Lieutenant Gordon salue Harm, qui lui rend son salut et les deux hommes se serrent la main, Ariana a rejoint son père en bas des marches. Quand elle voit arriver le Lieutenant Gordon, elle les remonte et s’approche de lui si près qu’il la reçoit sur sa poitrine, puis l’étreint, sous les flashes et le regard attendri de la Députée Latham :

– Cette photo fera sûrement la une de tous les journaux internationaux dès demain matin ! Dites-moi, ce qu’il y a de plus beau que ça !

 

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