4.04 – Going after Francesca

A Gaète, Italie

Une jeune femme et un homme de son père se promènent sous un beau soleil ; il s’agit de Francesca et de son père l’Amiral Chegwidden. Elle le taquine : « combien de bureaux du JAG y a –t-il dans le monde ? » ; il répond une quinzaine ; mais comment se fait-il qu’il est venu spécialement à Gaète, qui comme par hasard se trouve à trois heures de voiture de Milan où elle habite ? pas de réponse ; faut-il le considérer comme un « témoin hostile » plaisante-t-elle en faisant allusion à son métier d’avocat. A-t-il organisé cette inspection pour venir la voir ? il explique alors qu’il se tient bientôt une cour martiale, celle d’un officier américain, Ray Billard, accusé d’avoir vendu des missiles à l’Afghanistan. Il aperçoit à quelques mètres de là deux hommes, des marins américains, en train d’importuner une jeune femme, il s’excuse auprès de sa fille et va les voir ; leur demande sur quel navire ils sont, leurs papiers d’identité, un détail l’interpelle, leurs chaussures, pas très réglementaires; en retrait, derrière sa fille, on voit arriver une voiture, deux hommes en sortent qui attrapent Francesca, elle se débat mais ils l’enlèvent, appelle son père qui veut se porter à son secours, il est assommé.

Sur la Grand Place de Gaète, un cordon de police barre l’accès du lieu de l’enlèvement ; un policier vient rejoindre un groupe sous un parasol : l’Amiral qui se tient la tête, Harm, Mac et Bud arrivés sur les lieux ; il s’agit d’un sergent italien ; malheureusement il n’a pas de nouvelles, la voiture de l’enlèvement a été abandonnée six pâtés de maison plus loin et selon des témoins la jeune femme ne semblait pas blessée ; selon lui, il pourrait s’agir de marins qui en voulaient à son père ; l’Amiral précise alors que ce n’étaient pas des marins américains à cause de leurs chaussures et de leur coupe de cheveux ; il s’est fait piéger ; ils savaient qui ils étaient, ils les attendaient ; Harm précise que le beau-père de Francesca est Vittoria Paretti un homme très riche. Bud conseille à l’Amiral d’aller à l’hôpital faire des examens mais ce dernier veut interroger Billard.

Harm est son avocat, Mac le poursuivra ; pour l’Amiral, cet enlèvement veut faire de Francesca une monnaie d’échange dans l’affaire des missiles.

Dans un bureau, Harm présente ses interlocuteurs à Ray Billard ; il lui dit que l’Amiral souhaite lui poser des questions- ce dernier se contient avec difficulté – mais le prévient que s’il abandonne ses droits sur l’auto- incrimination définis dans l’article 31, il pourra être considéré comme complice de l’enlèvement ; Harm lui conseille de se taire. L’Amiral qui bout d’impatience dit qu’il lui garantira l’immunité sur les charges actuelles et toutes les charges que l’on pourrait découvrir. A la question « qui a enlevé ma fille ? , Ray Billard répond qu’il est désolé mais n’en sait rien, quels sont alors ses contacts en Afghanistan ? Silence ; l’Amiral envoie Bud lui chercher du café au carré. Harm face aux propositions de l’Amiral, demande au canonnier d’assouplir sa position, il passera moins de temps en prison s’il l’aide à retrouver sa fille ; l’accusé ne dit rien.

Harm et l’Amiral sortent : le supérieur dit à l’avocat qu’il a bien réagi en conseillant à son client de ne rien faire et quand Harm lui dit qu’il aurait préféré ne pas avoir à le faire, l’Amiral explose : « personne y compris moi ne doit se placer au-dessus des lois ! » L’Amiral s’en veut de ne pas avoir été capable de protéger sa fille et s’en va précipitamment ; « Où allez-vous, Monsieur ? , lui demande Harm ; il répond laconiquement « Dans mon passé »

Villa des Paretti, Naples : une voiture pénètre dans une allée ombragée, bordée de jardins, on distingue une luxueuse villa de couleur rouge dans les frondaisons. L’Amiral est introduit auprès de Marcella, la mère de Francesca ; elle ne s’attendait pas à le voir ; il l’interrompt en lui donnant la nouvelle : leur fille vient de se faire kidnapper et comme elle lui reproche de ne le lui dire que maintenant, il répond que son mari a été prévenu il y a quatre heures ; A.J pense que cet enlèvement est en relation avec une Cour Martiale qui se tient à Gaète. Elle explose : ce qu’elle détestait avec lui c’est toutes ces traces de sang partout derrière lui, le Vietnam l’a changé, il répond qu’elle savait ce qu’il faisait quand elle l’a épousé, il était commando, bref, ils souffrent et se rejettent la faute mutuellement quand Vittorio, le mari de Marcella arrive ; il n’a pas de nouvelles, les deux hommes vont s’enfermer dans son bureau pour discuter. L’Amiral parle du vol de cinq missiles Stingers, Vittorio dit qu’il est prêt à faire n’importe quoi pour la sauver, il a réuni auprès de ses banques un million de dollars pour la rançon et lui, son père biologique qu’est-il prêt à faire ? L’Amiral reste silencieux et impuissant.

USS Belknap, navire amiral de la Sixième Flotte, dans la baie de Gaète, Italie

Dans le carré, le sergent italien, Harm, Mac, Bud et l’Amiral parlent de l’affaire ; ils sont étonnés, personne n’a demandé de rançon, ni même les rebelles afghans ; le policier pose la question de savoir qui le savait à Gaète, il émet la supposition qu’il s’agit de quelqu’un de porche de lui ou de sa fille, forcément. L’Amiral est exaspéré, Bud excuse le policier qui ne fait que son travail, le téléphone sonne : la mère de Francesca veut le voir ; il s’en va en donnant l’ordre à Harm et Bud d’escorter personnellement l’accusé au Tribunal et à Mac : « Major, je veux que vous lui colliez la tête contre le mur ! »

En route pour le Tribunal, Billard demande à Harm quelles sont ses chances, Harm lui dit qu’elles seront meilleures s’il les aide pour Francesca ; malheureusement, le canonnier dit qu’il ne sait absolument rien sur cette affaire ni ce qu’ils veulent ; Harm ajoute qu’i l’aidera s’il prend ses responsabilités.

Dans les jardins de la villa Paretti, Marcella accueille l’Amiral ; elle s’est radoucie et s’excuse pour son attitude antérieure ; elle sait qu’il aime sa fille autant qu’elle-même et lui demande de lui pardonner « laisse-moi faire amende honorable »…Il lui demande alors si elle sait qui sont ses amis, avec qui elle passe son temps, si elle a un petit ami ; elle répond qu’elle est très secrète, qu’elle lui fait penser à lui, elle a eu une histoire, a été très amoureuse d’un garçon dont elle ne sait rien, mais a rompu il y a près d’un an. Il demande à ce qu’elle lui fasse visiter son appartement à Milan. Elle appelle son chauffeur pour qu’il fasse préparer la voiture ; A.J sourit en lui disant « qu’elle s’est bien débrouillée dans la vie » ; elle réplique en souriant : « toi aussi, Amiral ! »

Appartement de Francesca Paretti, Milan : les deux parents cherchent partout ; la mère tombe sur le journal intime de sa fille, le père trouve, collée sous un tiroir de son bureau, une photo d’un garçon ; il la lui montre, elle ne le connaît pas, c’était selon sa fille, l’amour de sa vie, mais elle ne le leur a jamais présenté. Marcella commence à lire le journal et l’Amiral découvre au dos de la photo le nom de Lucchino Antinori, un lieu, Santa Maria Tiberina.

Dans la campagne, une voiture arrive dont descend Lucchino Antinori ; Francesca de derrière un carreau le voit arriver.

Marcella poursuit sa lecture : la rupture de Francesca avec Lucchino lui a brisé le cœur ; elle y parle de lui, dit avoir été blessée comme sa mère après le départ de l’Amiral, elle ne comprend pas pourquoi ces deux êtres manifestement faits l’un pour l’autre se sont séparés et ajoute que sa mère tient toujours à lui. Marcella se tourne vers A.J : « je t’ai guéri du mariage ? » Ils en viennent à des choses plus personnelles en se demandant comment ça se serait passé s’ils étaient restés ensemble ; A.J. finit par « ma maison tiendrait dans le hall de la tienne » ; sur ces entrefaites, Vittorio arrive.

Francesca fait face à Lucchino ; elle est furieuse du gardien qu’il lui a assigné. , lui demande de laisser tomber, il explique qu’il ne peut pas, l’enjeu est trop important ; ce qu’il attend d’elle : l’échanger contre un camion d’oranges ; il tente de la rassurer en lui disant que rien ne lui arrivera si elle fait ce qu’il dit et lui demande de rester ici ; ils se rapprochent, il prend son visage dans ses mains puis s’embrassent passionnément.

A Naples, Harm et Bud escortent Billard dans les rues, sous la garde de deux marins armés. : Billard demande à Harm de contacter Mac pour lui parler de ses contacts en Italie et de ses acheteurs afghans ; Harm lui dit qu’il a fait le bon choix ; Billard raconte comment il a été entraîné dans cette histoire, il est tombé amoureux d’une certaine Leïla, une afghane… Arrive alors un scooter conduit par un homme masqué, il tire sur Billard et s’en va dans la foulée ; Harm penché sur Billard blessé mortellement, réussit à lui faire dire un nom : Lucchino Antinori.

A Naples, Vittorio reçoit un coup de fil étrange ; sa femme accourt pour demander des nouvelles ; il répond laconiquement qu’il s’agit d’un problème avec une cargaison d’oranges !

A Santa Maria Tiberina : Francesca se réveille sans bruit en guettant le sommeil de Lucchino, elle se dirige vers ses vêtements, prend un revolver et comme Lucchino s’est levé, le vise avec. Elle le menace, mais il sait qu’elle ne pourra rien faire et se rapproche d’elle ; ce n’est pas dans sa nature, elle est trop douce, trop soumise ; à ces mots, elle le gifle violemment, il lui rend la pareille et menace : « je n’hésite plus à tuer maintenant, toi aussi s’il le faut »

USS Belknap : dans le carré, l’Amiral, Mac, Harm et Bud cherchent en vain des explications à tout ça ; le conducteur du scooter n’avait aucun lien commun avec les Afghans, Mac dit que cela n’a pas le moindre sens et Bud lâche : « on a cherché partout le chat, peut-être qu’on n’a pas vu le chien ? » Tous, plutôt moqueurs se demandent ce que ça veut dire et Bud dit qu’en fait il ne s’agit peut-être pas d’une coïncidence, les deux affaires seraient séparées. Il n’y a pas de demande de rançon ; Harm se demande qui est Lucchino Antinori et l’Amiral dit dans un souffle l’ami de ma fille. Bud vient de recevoir un coup de fil de Webb de la CIA leur disant que les missiles n’ont toujours pas quitté l’Italie.

Tous se retirent mais Mac revient sur ses pas : elle propose timidement à l’Amiral s’il a besoin de parler, qu’une épaule amicale permet de s’épancher, que.. « j’aurais dû éviter de dire ça n’est-ce pas ? » et en voyant le regard qu’il lui jette, elle s’excuse puis se retire à son tour. Elle ferme la porte et A.J soupire : « Merci, Sarah ! »

Harm rencontre le sergent italien : il ne s’agissait pas d’afghans, il ne savait pas s’il pouvait faire confiance à l’Amiral qui était trop impliqué ; ce que Lucchino et Angelo, le conducteur du scooter ont en commun, c’est la Camora : l’un est un tueur, Lucchino son Capo ; Antinori a disparu au moment de l’enlèvement de Francesca. Entre les Paretti et les Antinori il y a une succession de meurtres, une vendetta ; Harm lui apprend que les Stinger sont toujours en Italie ; lui a entendu parler d’une cargaison d’oranges plutôt sibylline, il pense que Paretti les a volés à la famille Antinori.

L’Amiral va voir Marcella pour lui parler de Vittorio ; il est parti précipitamment après avoir reçu un coup de fil. Il lui annonce que Lucchino serait parfait s’il n’avait déjà tué plusieurs personnes ; elle s’absente et revient avec un pistolet en lui disant qu’il en aura besoin et quand il lui fait remarquer que c’est à cause de cela qu’elle l’a quitté, elle répond que comme ça la boucle est bouclée et ajoute timidement « pourquoi tu ne m’as pas couru après quand je suis partie ? » « c’est ce que tu voulais ? » demande-t-il étonné . Tout à coup très grave, il la regarde intensément et ajoute qu’il n’a jamais cessé de l’aimer. A son tour, elle avoue qu’elle a pleuré pendant des jours et des jours …

USS Belknap, baie de Gaète : l’Amiral demande à parler sur une ligne sécurisée à l’Amiral Evans commandant de la Sixième Flotte et s’adresse à Bud : vous aviez raison, il s’agissait bien d’un chien au lieu d’un chat ; stupeur de ce dernier. L’Amiral demande à l’Amiral Evans de permettre qu’un OP3 survole l’Ombrie, le village de Santa Maria Tiberina et d’appeler le gouvernement italien pour que des forces spéciales se rendent sur place. Le sergent italien propose son aide, il connaît assez bien les lieux et Cosa Nostra c’est aussi l’affaire des italiens depuis plus de cinq cents ans ! Les photos prises par l’OP3 à 10.000 pieds au-dessus de l’Ombrie permettent de voir une Mercedes orange et un détail se révélant être le foulard de Francesca. Le gouvernement italien est en train de se réunir pour décider de l’envoi des forces spéciales.

L’Amiral lance un « Rabb, avec moi ! ».

L’Amiral A.J. Chegwidden et le Capitaine de Corvette Rabb se présentent à l’armurerie du bord ; ils demandent tellement d’armes, de pistolets, et de munitions que l’officier leur demande ce qu’ils vont chasser ; Harm dit qu’ils veulent exercer leur adresse sur du petit gibier. Ce à quoi il réplique « sacrée puissance de feu pour un avocat ! » et l’Amiral conclut : « ça se voit que vous ne l’avez jamais vu dans un tribunal » Sourires entendus de chacun.

Santa Maria Tiberina : Harm et A.J cachés derrière des arbres voient arriver un camion : Paretti apporte les Stinger en échange de Francesca ; en effet, il descend du camion, ainsi que le chauffeur et se dirige vers la maison quand le chauffeur l’abat de plusieurs balles dans la nuque. Deux hommes emportent le corps à l’écart. Stupeur des deux officiers : l’ Amiral dit à Harm qu’il n’est pas obligé de faire ça ; Harm : « je veux le faire, Monsieur » ; l’Amiral lui répond qu’ils sont sur le point de violer au moins sept points précis du traité qui régit la présence des forces américaines sur le sol italien, et qu’il peut l’appeler A.J !

Une Mercedes orange arrive ; deux hommes en descendent au moment où les deux officiers américains se déplacent en contournant la maison ; ils entendent du bruit et les tirs commencent ; ils sont très nourris obligeant les Américains à se séparer; ils parviennent à toucher les deux italiens ; mais d’autres tirs se font entendre, ils viennent de la maison, on entend Francesca crier « Papa ! au secours » Harm demande à l’Amiral s’il a toute confiance en sa fille, c’est peut-être un piège, elle était très amoureuse de Lucchino. Lucchino hurle « Amiral, je suis prêt à garantir votre sécurité » et il sort tenant Francesca devant lui et visant sa tempe « Amiral, plus un geste, posez vos armes ! » Lentement, Harm et l’Amiral obtempèrent. Derrière eux arrive le sergent italien qui menace Lucchino ; ce dernier se retourne vivement vers lui, tire et l’abat, A.J riposte immédiatement, Lucchino le vise ,le blesse à la jambe, il s’écroule. Harm pointe son arme sur Lucchino et lui demande à plusieurs reprises de la poser, on entend deux coups de feu, il s’effondre tout à coup : Francesca l’a abattu.

Elle se précipite au chevet de son père en lui disant « je savais que tu viendrais, papa ! » et quand il lui demande si elle n’a rien, elle répond que non, mais qu’elle ne sera plus jamais la même. Harm s’approche « est-ce que ça va, Monsieur ? » L’Amiral conclut « il est temps de rentrer maintenant » ; Francesca et Harm le soutiennent et ils s’éloignent.

 

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