6.12 – Collision course

Poste de commandement d’un navire américain ; il est plongé dans le brouillard et semble chercher des repères et un autre navire lorsqu’une éclaircie se fait. C’est alors que, annoncé par la vigie, surgit tout près un bâtiment, il s’agit d’un destroyer turc; le commandant donne l’ordre d’attaquer, de diriger la batterie et de tirer ; ajoute « qu’ils viennent de couler » et qu’il faut le leur annoncer : on comprend qu’il s’agit de manœuvres. A ce moment, le destroyer turc vire de bord et vient tout droit sur le navire américain qui tente, en vain, d’éviter de l’éperonner ; le commandant donne l’alerte de collision et c’est le choc.

Mer Egée : On voit la proue éventrée d’un navire : Harm et Mac montent à bord pilotés par le commandant en second qui leur explique qu’ils se trouvaient dans le cadre d’opérations de l’Otan ; il s’agissait en fait d’un gigantesque jeu de cache-cache mettant en lice 8 navires américains et italiens et 4 navires grecs et turcs. Tous mettent en cause le navire grec qui ne participait pas à l’exercice. A ce moment, une poutrelle manque de tomber à quelques mètres d’eux et Harm prête main forte en félicitant l’un des marins pour sa rapidité, il s’agit en fait du commandant lui-même. Il fait son rapport à Harm, se sent responsable de la mort des 7 marins turcs et de la disparition de deux autres. Il reçoit alors un message comme quoi il est relevé temporairement de son commandement. Harm dit qu’il leur faut aller interroger les deux autres commandants concernés.

Le bateau turc, le Gelibolu, a changé de cap au tout dernier moment pour éviter le bateau grec ; tous les navires en opération étaient en « uncom » c’est-à-dire sans communication possible . le commandant dit que le navire américain aurait du voir qu’ils avaient des problèmes avec le navire grec.

Le commandant du Naxos, une frégate grecque, dit à Mac que pour lui, le turc se trouvait dans les eaux territoriales grecques, sans feu, sans contact radio et que lorsque le bateau turc lui a envoyé des signaux lumineux, il n’y a pas cru. Le commandant grec précise qu’il n’a été prévenu d’aucune opération de l’Otan dans les parages. Est en cause un rocher inhabité. On perçoit à travers ses deux témoignages, la méfiance réciproque entre les Grecs et les Turcs.

Au Jag nous retrouvons le quartier-maître Tiner et le lieutenant Singer chargée d’enquêter sur des précédents de l’article 134 concernant la maltraitance d’animaux domestiques ! Bud et Mickey arrivent également : ce dernier est en permission et rêve d’une sieste ; il veut aller à la cafétéria et propose à Bud, qui dans un premier temps refuse, un beignet aux poires. En allant prendre l’ascenseur, Mickey bouscule par inadvertance une jeune fille qui lui tape dans l’œil. Il s’agit de la sœur du sergent Galindez, Val, qui vient le chercher pour aller voir l’ exposition Vermeer ; Mickey intervient disant qu’elle est terminée mais qu’il y en a une sur l’Art Nouveau : il lui propose dans la foulée d’y aller ensemble. Ce qu’ils font sous le regard plutôt furieux du sergent.

Quartier Général des Forces Armées en Europe du Sud, Naples Italie :

Mac et Harm font un compte-rendu de la situation à l’Amiral Chegwidden : pour eux le capitaine James Merrick est un commandant exemplaire. L’Amiral souligne que l’affaire est compliquée du fait que chacun des officiels impliqués a sur le dos la pression de son Ministre de la Défense. Le Secrétaire d’Etat à la Marine américain est de forte méchante humeur. L’Amiral italien Piccatto est présent, c’est lui qui est le commandant des manœuvres de transit de l’Otan. Quand il s’en va, le « SecNav » demande à l’équipe du Jag plus d’investigations. Pour lui, cela ne fait aucun doute, le capitaine Merrick sera poursuivi pour manquement au devoir, mise en danger d’un vaisseau, homicide involontaire sur 7 personnes. Effarement de l’Amiral Chegwidden et de Harm qui interviennent vigoureusement. Pour eux les poursuites sont prématurées mais ils apprennent alors que c’est la politique qui mène les choses : les Italiens et les Turcs menacent de ne plus laisser les avions américains décoller de leurs pistes d’atterrissage pour maintenir la zone d’exclusion en Irak !. Il conclut en disant que la Turquie doit voir que les Etats-Unis prennent cet incident très haut sérieux ; l’Amiral Chegwidden poursuivra, Mac et Harm défendront.

Premier entretien avec le capitaine Merrick qui dit qu’il est responsable parce qu’il est le commandant ; Harm lui fait valoir qu’il est un bouc émissaire dans cette affaire, mais il ne veut rien entendre. C’est alors que son second arrive catastrophé, il vient d’être requis par le Procureur comme témoin à charge : en effet, lors des évènements qui ont précédé le choc il n’était pas d’accord avec le commandant sur la décision à prendre.

Mickey et Val sortent d’une boîte de nuit pour aller voir le soleil se lever au Jefferson Memorial, au bord du bassin.

Retour à Naples : le commandant en second refuse de témoigner contre son commandant ;. Harm surenchérit en disant votre second est prêt à mettre sa carrière en danger, et vous capitaine qu’êtes-vous prêt à faire ?

Mickey et Val au Jefferson Memorial : cette dernière regarde le soleil se lever ; Mickey s’est endormi sur ses genoux ! Il la raccompagne en taxi chez son frère qui lui jette un regard assassin. Val lui dit qu’elle n’a plus vingt ans et qu’il n’est pas son père !

A Naples, Harm présente au juge une motion pour essayer de réfuter le témoignage du Second : si les commandants en second doivent témoigner contre leur supérieur, ils n’oseront plus rien dire ; comme il n’y a pas de textes dans ce sens, elle est rejetée. Quand Mac fait observer que faire témoigner un Second contre son commandant c’est de « mauvais goût », l’Amiral Chegwidden la fusille d’un « ce n’est pas une garden-party »

Procès :

Harm interroge le commandant turc en reproduisant les évènements à l’aide d’une maquette et arrive à mettre en évidence une lacune du commandement. Avec le commandant grec, il met en évidence que si aucune information concernant les manœuvres n’était parvenu c’est qu’il y a eu à tous les niveaux de la transmission des informations des erreurs successives.

L’Amiral arrive à faire dire à l’Amiral italien que le navire américain allait trop vite.

Harm l’interroge, à son tour, faisant un parallèle entre un commandant de vaisseau responsable de tout ce qui se passe sur son navire et lui : n’est-il pas responsable de cet incident puisqu’il est le commandant en chef des opérations ? il évoque alors les problèmes entre les Turcs et les Grecs et par ses arguments parvient à malmener le témoin.

Mickey chez les Roberts : alors que Bud essaie de trouver de multiples occupations pour le week-end, Mickey finit par dire qu’il préfère rester en ville et qu’il a rendez-vous avec Val ; Bud le prévient que le sergent est très protecteur avec sa sœur.

Procès : l’Amiral interroge le Second : on sent que celui-ci est réticent, qu’il veut rester loyal envers son Commandant ; l’Amiral le bouscule en demandant s’il peut le considérer comme « témoin hostile ». Il finit par raconter pourquoi il n’était pas d’accord avec lui. Mais Harm intervient alors : à une deuxième occasion, il n’a pas été d’accord avec lui pour le sauvetage des marins tombés en mer ; Harm essaie en fait de dire qu’il n’a pas les capacités nécessaires pour commander puisqu’il a commis alors une erreur de jugement; voyant comme son Second est mis en cause, le capitaine Merrick demande une suspension de séance et qu’un arrangement soit trouvé. Il ne veut pas que son Second soit « crucifié ».

L’Amiral Chegwidden en conversation avec le Secrétaire d’Etat à la Marine lui fait un compte-rendu. Mais alors qu’ils évoquent les conditions de l’arrangement possible (renvoi avec suspension de solde, 2 ans d’emprisonnement), A.J apprend que les commandants turc et grec ne seront pas poursuivis. Il est furieux et parle de « lynchage ». Le secrétaire d’Etat lui fait comprendre que les ordres viennent d’en haut.

L’Amiral, Mac et Harm discutent de l’arrangement possible, Mac et Harm disent que contre leur avis, le capitaine Merrick accepterait une peine de prison de six mois ; c’est l’Amiral qui, après leur avoir dit qu’ils se battaient bien, finalement lâche « moi si j’étais Merrick, j’aimerais que vous continuiez ». Implicitement, il les invite à poursuivre leurs recherches.

Mickey arrive dans les bureaux du Jag, un bouquet de fleurs à la main et cherche à éviter tout contact avec le sergent. Quand le lieutenant Singer se rend compte que le sergent va ruer dans les brancards, elle lui fait valoir qu’il faut qu’il se contrôle, ajoute qu’elle aimerait avoir eu un frère comme lui ; il se calme. Mais quand Tiner- qui n’a pas perdu une miette de la conversation- vient la voir pour la complimenter sur sa gentillesse, elle lui répond que cette histoire perturbe tellement le sergent qu’il ne travaille plus et qu’elle a tout sur les bras ; quand Mickey annonce à Val qu’il a deux billets pour un concert , elle lui répond qu’il en faudrait trois car son petit ami vient d’arriver. Quand le sergent voit de qui il s’agit, il est encore plus mécontent.

Harm et Mac continuent de chercher des éléments pour sauver le commandant Merrick. Il semblerait que l’un des deux marins turcs disparus a réapparu et de fil en aiguille, ils arrivent à trouver quelque chose.

Courte conversation entre le sergent et Mickey, plutôt abattu : « je ne sais pas ce qui débloque chez cette fille » dit le sergent.

Dans le bureau du Secrétaire d’Etat à la Marine, l’Amiral, Mac et Harm viennent dire qu’ils ont découvert un dysfonctionnement dans le déroulement des manœuvres : comme le radar du bateau turc était en panne par intermittence, les opérations de l’OTAN auraient du être repoussées mais que l’Amiral Piccatto, pressé de les faire aboutir pour des raisons d’expiration de son mandat, s’est mis d’accord avec les Turcs. Ils vont remettre le dossier à l’Inspection générale de l’OTAN. Le Secrétaire d’Etat, embarrassé, comprend qu’il est piégé, annonce que ce dossier ne ferait qu’envenimer les choses et en propose le classement vertical c’est-à-dire à la corbeille- en échange d’un arrangement plus favorable avec le capitaine Merrick. :mise à la retraite ave lettre de réprimande et pas d’emprisonnement.

Le Commandant Merrick est sur le point de quitter son navire quand Mac et Harm arrivent. Harm lui dit qu’il est navré de ne pas avoir pu le maintenir en poste. Mac annonce que l’Amiral Piccatto a été inculpé pour manquement au devoir. Ce à quoi Harm répond que du moment que la sanction ne concerne ni les Grecs ni les Turcs » peu importe qui en doit faire les frais ».

Le Commandant Merrick débarque ; la cloche du navire résonne, garde-à-vous de tous les hommes d’équipage et de Mac et Harm.

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