7.04 – Guilt

Aceh, au nord de Sumatra, Indonésie :

Un jeune Marine en uniforme court à perdre haleine pour échapper à ses poursuivants dans un parc ; des hommes armés en fureur hurlent après lui.Il tombe, se relève et parvient a des grilles ; « je suis Américain, j’appartiens au consulat, ouvrez-moi » crie-t-il ; à ce moment surgit un militaire indonésien qui dit aux hommes de faction en train d’ouvrir les grilles d’arrêter s’il ne veulent pas créer un incident diplomatique et il emmène le Marine. Les hommes de garde ne peuvent que lui dire qu’ils le feront libérer.

A bord d’un porte-avions, Mac se trouve invitée à la table du Commandant et se voit offrir un repas délicieux ; tous deux discutent amicalement quand le commandant reçoit un appel ;il fait part au Colonel , Jag à bord, de ce qu’on vient de lui dire : ils ont reçu un communiqué du sergent-artilleur Simkins qui commande le détachement de Marines du Consulat de Aceh : un Caporal des Marines a été arrête et, accusé de viol, se trouve aux mains de la Sécurtié Civile ; cela nécessite la présence d’un avocat ; le commandant ajoute que là-bas la situation est instable et qu’il ne peut pas garantir la sécurité des citoyens américains « Navré, Colonel, d’avoir à vous envoyer dans une zone aussi chaude ! »

Quartier Général du Jag :Harm et Sturgis arrivent en discutant d’un cas commun, celui du Capitaine Arnold Keegan, un commando de Marines accusé d’avoir tué un civil sans défense à bord d’un avion commercial ; sur ces entrefaites arrive Bud, haletant ; suivant les conseils de Turner, il fait un peu d’exercice et vient de descendre les marches en courant…

Bud intervient auprès de Harm : Harriet sera un témoin à charge et il lui demande de la ménager et de ne pas l’attaquer de front ; Harm répond qu’il n’attaquera personne, on la sent tendue et inquiète. Singer qui passe par là, jette au Capitaine Rabb « on s’entend avec l’ennemi ? ». Sturgis réconforte Harriet, il l’a bien préparée, qu’elle soit sans crainte, elle n’a qu’à dire la vérité.

Dans le bureau de Harm, celui-ci et le lieutenant Singer reçoivent le Capitaine Keegan :  » vous devez vous méfier du contre-interrogatoire… vous devez apparaître comme un homme sensible, sympathique, concerné » Le Commando dit que si c’était à refaire il recommencerait et « si tous ces gens étaient morts sans que j’intervienne ? »

Audience : le lieutenant Sims témoigne : elle était à bord du vol dans lequel se trouvait l’accusé et il a tué Anton Sommers ;c’était un vol de nuit de JFK à Dulles, elle a été réveillée par une dispute , Sommers avec l’hôtesse, (il avait fumé dans les toilettes et elle voulait prévenir l’aéroport pour qu’on l’arrête à sa descente) il s’est battu avec l’accusé qui l’a tué alors qu’il ne voulait que ramasser sa bouteille d’eau. Suspension de séance.

A Aceh, Mac et le sergent-artilleur Galindez se trouvent au département de police en compagnie d’un capitaine ;dehors la foule hurle et menace ; il dit que Aceh est fragile en ce moment et que quand les choses vont mal tout le monde s’en prend aux Américains. il explique les faits : le Caporal Lassiter a agressé une strip-teaseuse en sortant d’un club et l’a violée ; elle a réussi à crier, a appelé au secours et l’a identifié catégoriquement ; la fille est repartie dans sa famille, Mac ne peut l’interroger.

Mac, dubitative, demande la garde de Lassiter mais le Capitaine indonésien refuse sous prétexte qu’il n’y a pas de convention sur le statut des forces avec les Etats-Unis ; Mac objecte qu’il s’agit d’un citoyen américain et qui plus est un Marine ; le Capitaine parle alors d’un arrangement, une sorte de caution – ce que le sergent-artilleur Galindez qualifie immédiatement de pot- de-vin ; Mac cherche à gagner du temps mais le Capitaine remarque que les démarches administratives prennent beaucoup de temps dans son pays…. Elle finit par céder et comme elle n’a pas d’argent sur elle, attrape sa chaîne de cou, en détache une bague, sa bague de fiançailles : « Colonel ne faites pas ça ! », s’exclame Galindez ; le Capitaine la voit faire et dit qu’il doit y avoir un cœur brisé quelque part « Finissons-en, dit Mac, la bague ou rien du tout ! »

A l’audience, contre-interrogatoire d’Harriet Sims par le lieutenant Singer : elle dormait quand elle a été réveillée par la discussion entre l’hôtesse et Sommers, elle devait même rêver et rêver de son enfant perdu puisqu’elle revenait d’un groupe de thérapie ; elle a dû se réveiller en larmes et n’est pas certaine de ce qu’elle a vu.. » Singer la harcèle, s’énerve et poursuit malgré une intervention de la juge. Elle hurle sur elle. Harm demande une suspension de séance et la juge intervient en lui disant « Bonne idée, Capitaine, nous saurons si vous plaidez le même procès »

Aceh, Mac et le sergent Galindez reviennent en voiture au consulat avec le Caporal Lassiter ; la voiture est malmenée par les manifestants amassés devant les grilles, ils tapent violemment sur la carrosserie.

Quand Mac pénètre dans le consulat, elle voit les préparatifs d’une fête organisée à l’occasion de la promotion d’un sergent. Le sergent Galindez s’absente pour prendre la déposition du caporal et Mac en se retournant trébuche presque sur une petite fille, très vive et souriante qui la bombarde de questions ; une femme soldat ? un Marine ?, avec une arme ? elle commande aussi à des hommes ? elle s’appelle Ilyana et sa mère est cuisinière au consulat. Elle virevolte autour de Mac et lui dit « un jour, c’est vous qui commanderez à des hommes ! »

Arrive le Consul Général : il n’est pas ravi de voir le caporal parmi eux, Ce Marine était en ville en uniforme et seul ce qui est contraire au règlement ; devant les protestations du sergent Simkins il ajoute « que les Marines sont là pour nous protéger, non pour nous mettre dans la ligne de mire »

Harm et le lieutenant Singer s’expliquent dans son bureau : elle devait discréditer le témoignage, pas le témoin ; elle aura obtenu le contraire de ce qu’elle voulait en attaquant une femme qui a perdu son bébé. Il conclut en disant « vous nous avez tous blessés, lieutenant ! » Il conduira seul l’interrogatoire et le contre-interrogatoire. Elle tente en vain de s’expliquer.

A Aceh, le Caporal est en train de dévorer son repas ; il dit que c’est un trou pourri, pas la prison, tout ce pays et ses habitants, il n’a pas vu une seule fois de jolie femme jusqu’au moment où Mac est arrivée ; le sergent Galindez lui fait remarquer vertement qu’il est en train de parler d’un officier supérieur ! A l’extérieur, ça hurle, et ça gesticule de plus belle.

Tout le monde est réuni autour du gâteau en l’honneur du Sergent Simkins ; il reçoit les félicitations de chacun, pour une promotion bien méritée. Mac donne une part de gâteau à Ilyana qui l’emporte toute contente pour l’offrir à sa maman. On apprend que son père a disparu depuis une attaque des rebelles. L’adjoint du sergent arrive pour signaler que la foule est de plus en plus nombreuse et qu’il faudrait une manifestation de force pour calmer les esprits ; les avis sont partagés sur l’attitude à avoir.

Mac et le sergent Galindez interrogent le Caporal Lassiter : on vient de rapporter ses affaires du commissariat parmi lesquels se trouve un ticket du fameux bar où se trouvait la strip-teaseuse. Ils démontent peu à peu son témoignage, il s’avère qu’il ment sur toute la ligne et Mac, furieuse et dégoûtée, demande au sergent de le mettre aux arrêts en détention immédiate.

Au Jag, l’Amiral vient interrompre une discussion entre Harm, Bud et Singer : il le met au courant des derniers évènements d’Aceh : le consulat est assiégé, il y a eu des explosions et des blessés, on est sans nouvelles de Mac et du Sergent Galindez ; Harm encaisse le coup, on le voit très inquiet.

A l’audience, Harm interroge un nouveau témoin; il s’agit d’un capitaine qui a assisté à toute la scène de l’altercation de Sommers avec l’hôtesse, ses menaces si elle le faisait arrêter d’aller dans le cockpit, sa dispute avec Keegan; il était lui aussi prêt à intervenir en cas de besoin et a même demandé à l’équipage de le surveiller de près.

Aceh, le consulat : Le Consul vient voir Mac pour la prévenir qu’ils ont reçu de Washington l’ordre d’évacuer au plus vite tous les Américains, il leur faut deux ou trois heures , le temps de détruire tous les documents sensibles, il lui demande de rassembler tout le monde.

Ilyana fait cadeau à Mac d’un dessin la représentant avec une arme, Mac le trouve magnifique et dit qu’elle l’adore en embrassant la fillette; en échange du dessin, Mac dégrafe un insigne de son calot et l’épingle sur le chemisier d’Ilyana. Mais le personnel local doit sortir, les émeutiers le laisseront passer.

Des assaillants avec des torches enflammées cernent le consulat. Ils tapent avec des bâtons sur les grilles, et on vient annoncer que la police locale s’est retirée: les occupants du consulat sont maintenant isolés. Ils cherchent à sécuriser les grilles et une grenade explose sur deux hommes; l’un d’eux est le sergent nouvellement promu, il est mort, son second est en vie mais l’explosion l’a rendu aveugle et on lui bande les yeux ; c’est lui qui prend le commandement après la mort de son supérieur direct, il est inquiet car il manque deux hommes ; il veut déployer deux Marines sur le toit ; Mac essaie de temporiser, pour elle il n’y a pas de menace imminente ; s’ils tirent dans la foule, ils risquent de blesser des civils et de déchaîner tout le monde ; il faut garder son calme pour éviter tout bain de sang ; elle termine en lui disant que tous les deux veulent une évacuation sûre.

Au Jag, dans la salle du tribunal, Harm interroge son client, le capitaine de Corvette Arnold Keegan : l’hôtesse lui a demandé de l’aide, Sommers se dirigeait vers le poste de pilotage ; il a dit qu’il était en liberté conditionnelle et qu’il ne retournerait pas en prison pour une cigarette ; personne d’autre n’a vu ce qui se passait car tous les deux bouchaient la vue ; il voulait simplement le maîtriser mais il tenait la poignée d’ouverture de la porte, « il faisait tout pour qu’on s’écrase ». Lors du contre-interrogatoire Turner appelle à la barre un nouveau témoin, qui n’est pas inscrit sur la liste ; suspension de séance pour que la défense puisse l’interroger.

Harm retrouve Bud et dit qu’il est désolé pour Harriet, Bud répond « c’était à vous de l’interroger, Monsieur ». Le nouveau témoin a eu une prise de bec avec le capitaine Keegan au bar de l’aéroport alors qu’il regardait la télévision ; ils ont failli en venir aux mains ;le capitaine avait deux bouteilles de bière vides devant lui et une autre à la main.

Aceh, au consulat, l’hélicoptère pour l’évacuation est en approche et sera là dans 30 minutes mais il faudra plus de temps pour détruire les papiers ; Mac demande au pilote de rester hors de vue ; la foule devient si menaçante qu’elle accepte de faire monter les mitrailleuses sur le toit.

Au procès de Keegan, le verdict tombe : il est jugé coupable d’homicide volontaire. Harm lui dit que cela n’aurait jamais dû arriver, que le dernier témoignage l’a fait passer non pour un héros mais pour un ivrogne. Il aurait dû les prévenir de cet incident, les jurés ont eu l’impresision qu’il cachait quelque chose.

A Aceh : la procédure d’évacuation est enclenchée, le consul veut livrer le Caporal pour calmer la foule, une solution diplomatique est préférable à la crise. Mac refuse catégoriquement, il est son prisonnier ; le Consul lui dit que les Marines se tiennent les coudes ; quand Lassiter remercie Mac, elle lui répond « vous déshonorez cet uniforme ! »

L’Amiral Chegwidden retrouve Harm dans son bureau , il est en train de plancher sur la détermination des peines, il aurait pu obtenir l’acquittement sans un incident de dernière minute. L’Amiral lui dit alors que son client a fait ce pour quoi il était entraîné, il n’a fait que son devoir, il va en payer maintenant le prix mais il a sauvé la vie de 139 personnes, et ça il ne faut pas l’oublier. L’Amiral est sur le point de partir quand Harm l’arrête : l’amiral comprend son interrogation muette : « je n’ai toujours pas de nouvelles du Colonel, capitaine, dès que j’en aurai je vous le ferai savoir »

A Aceh, Mac est en communication ave le pilote et le presse de venir les prendre, ils sont sur le point d’être envahis ; il est en approche et se posera dans trois minutes ; Mac fait mettre toutes les personnes, sur deux files, leur demande de sortir en ordre et dans le calme ; on annonce que les grilles vont céder d’une minute à l’autre. Mais l’hélicoptère essuie des tirs nourris à l’arme légère, ses ordres sont de ne pas mettre en danger les hommes à bord, il doit s’éloigner. Mac demande s’il y a une autre issue et personne n’en connaît; c’est à ce moment que surgit Ilyana « je sais comment vous faire sortir » ; dehors les grilles cèdent ; la petite fille guide Mac, le Consul et tous les autres vers un tunnel sous le consulat qu aboutit deux rues plus loin ; ils s’échappent par là.

Audience : Harm développe dans sa plaidoirie les arguments soulevés par l’Amiral : les commandos font ce que nous ne pouvons ou nous ne voulons pas faire, le sale boulot. Keegan a fait ce que des années d’entraînement lui ont appris à faire ; s’il ne l’avait pas fait il y aurait 139 morts de plus en ce moment.

Ilyana guide sa petite troupe et trouve même l’endroit où l’hélico pourra se poser à deux kilomètres au nord près de son école. Mac communique les coordonnées à l’hélico mais la communication semblke coupée.

Au tribunal, le Président du Jury énonce le verdict : le Capitaine Arnold Keegan recevra une lettre de réprimande l’enjoignant de suivre un apprentissage des techniques de maîtrise de soi. Harm a obtenu gain de cause. En sortant de la salle d’audience, il s’arrête pour regarder les écrans de télévision : ZNN évoque les évènements d’Aceh où la situation continue de se dégrader, les manifestants bloquant les rues de la ville ; l’Amiral le félicite pour la sentence « vous avez dû faire un sacré discours ! »Il ajoute qu’ils auront des nouvelles du Colonel d’ici une heure ; Harm est préoccupé, il pénètre dans son bureau où se présentent Harriet et Bud ; Harm tient à présenter ses excuses à Harriet qui dit avoir compris que chacun a fait ce qu’il avait à faire ; pourquoi sont-ils là, dans ce cas ? pour attendre avec lui des nouvelles du Colonel.

Les personnes qui se sont échappées du consulat sont arrivées dans l’école d’Ilyana ; ils s’assoient sur les bancs des enfants ; Ilyana montre sa place à Mac, tout devant et lui demande si elle a pris son dessin ; Mac l’a dans sa poche, la petite fille veut le lui signer au moment où on entend le bruit de l’hélico ; Mac ordonne à tous de se rassembler sur une file devant la porte et s’approche de la petite : « Ilyana, attends que nous soyons partis et qu’il n’y ait plus de danger pour rentrer chez toi, bonne chance et elle l’embrasse ; tous sortent précipitamment, les uns derrière les autres, sous le feu de lance-roquettes et des tirs de fusils, Mac est obligée de revenir sur ses pas pour relever une femme à terre, il y a des échanges de tirs, tous montent à bord, Mac voit alors au loin la petite fille qui veut venir vers elle : elle tient à la main le dessin destiné à Mac et qu’elle vient de signer ; « on l’emmène avec nous ? dit Galindez, Mac répond « on n’a pas le temps, Sergent » et sur son visage, on lit la peine d’avoir pris cette décision. Elle monte la dernière à bord en toute hâte, regardant douloureusement la petite fille cernée par les explosions dont les lueurs rouges illuminent la nuit.

De retour sur le porte-avions : Mac, dans sa cabine ressasse les derniers moments, elle est inconsolable d’avoir abandonné la fillette. On la sent perdue ; elle prend son portable et Chloe au bout du fil lui raconte des histoires de fille… un tout petit sourire éclaire le visage de Mac.

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