9.01 – A tangled Webb 2

9.01 – A tangled webb 2 – Une mission presque remplie

 

9.01 A tangled webb 2 – Une mission presque remplie

En quelques scènes brèves, on évoque le résumé des évènements qui ont précédé : l’exposition des faits à Mac dans le bureau de l’Amiral en présence de Clayton Webb : 100 missiles Stinger en possession de Sedik Fahd, originaire du Moyen Orient et dont la cible seraient les Etats-Unis ; Mac servant de couverture à Webb pour cette mission périlleuse, et qui passe pour sa femme enceinte ; sa visite chez Harm pour lui faire part de son départ imminent; l’annonce de sa disparition en mission au Paraguay par l’Amiral Chegwidden à Harm qui veut immédiatement partir puis démissionne dans la foulée devant le refus de son supérieur ; la rencontre à Ciudad del Este de Harm avec Galindez ; Webb puis Mac sous la torture après que son subterfuge a été découvert ; leur sauvetage in extremis par Harm et Victor Galindez, le départ de Webb pour rejoindre un centre de soin tandis que Harm et Mac à bord d’un petit avion vont faire exploser les Stinger stockés dans une hacienda, le crash de leur avion.

Les derniers mots que l’on entend sont : « Mac, accrochez-vous ! »

16h30 Quelque part dans le Chaco Boreal, Paraguay

Harm est sonné , il émerge tout doucement et appelle ‘Mac‘ puis péniblement s’extrait de l’avion, prend son pistolet qu’il arme et part à sa recherche en titubant encore. Il saigne du front. Au fur et à mesure de sa progression, il retrouve un ou deux indices du passage de Mac et arrive près d’une route.

18h20 Route Nationale du Transchaco Paraguay

La camionnette de Victor Galindez et Webb a été arrêtée par des militaires à un contrôle ; ils font une fouille très poussée du véhicule – on trouve des armes plutôt sophistiquées pour la chasse- Quel gibier poursuivent-ils ? Tandis que le sergent tente de répondre sans trop dévoiler aux questions du Capitaine paraguayen Que font des Américains dans ce secteur ? Où est passé le grand Américain qui venait chercher des perroquets ? La fouille ne donne rien – Vous êtes un homme honnête !- et ils finissent par avoir l’autorisation de partir à condition qu’on ne les revoit plus jamais par là.

Harm sur la route tente d’arrêter une voiture, sans succès ; quand la deuxième se présente et arrive sur lui en faisant un bruit comme un claquement, il tire dessus par deux fois :

– Harm ! Harm ! C’est moi !

– Vous n’avez rien ?

– Non, mais je pourrai si vous continuez…! Pourquoi m’avez-vous visée ?

– J’ai entendu un coup de feu, alors…

– Mon pneu a éclaté, je pensais que vous alliez me reconnaître depuis le temps !

– Pour le moment vous êtes un petit peu floue…

– J’ai souvent pensé que vous deviez me voir de cette façon !

-Mais où étiez-vous passée ?

– Je suis repartie à la ferme, tout le monde était mort…

– Vous auriez dû rester dans l’avion

– Oh, vous étiez inconscient j’ai eu peur de vous déplacer…, dit-elle en s’apprêtant à changer le pneu il a cassé le miroir, sept ans de malheur.. Il ne savait pas qu’elle était superstitieuse ; oh, elle le cachait en prenant sur elle… Pourquoi se laisse-t-elle aller aujourd’hui ; et bien, parce que la vie est courte !

Victor Galindez et Webb sont arrivés dans une clinique et quand ils y pénètrent une femme en train d’accoucher est assistée par un médecin et une aide-soignante. Le médecin se précipite au chevet de Clayton Webb, ce dernier refuse qu’on lui donne des antalgiques. Il apprend à Victor qu’il n’a aucun contact possible.

Le pneu est changé ; mac demande à Harm s’il ne connaît personne à la CIA, quelqu’un en qui ils pourraient avoir confiance ; si, répond Harm, ma femme ! À son regard interrogateur, il ajoute qu’il l’a épousée en son absence ; le téléphone sonne dans le vide, le numéro n’est plus attribué ; elle doit être au chevet de sa mère malade. Qui est-ce ? Il en parlera plus tard. Avant de remonter dans la camionnette, elle lui demande s’il s’est cogné la tête pendant le crash et il rectifie :

– Ce n’était pas un crash, seulement un atterrissage délicat

– Les ailes ont été arrachées, fait-elle en mimant le crash avec ses bras …

Et Hardy, le correspondant de la CIA ? Webb n’a pas confiance en lui. En qui a-t-il confiance ? En lui-même !

– Voyez où ça nous a menés !

A la clinique, Webb souffre mais la femme enceinte aussi ; elle a peur, son mari n’est pas là ; Clayton Webb demande à Galindez d’aller lui tenir compagnie et qu’on lui administre les antalgiques dont il n’a pas voulu, il paiera…

Sur la Route Nationale, Mac et Harm échappent de justesse à un accident, Harm prétendant pourvoir conduire et regarder la carte en même temps !

A la clinique le Sergent Galindez aide la femme à respirer tandis que Webb se jure de retrouver Sedik.

Sedik devant un miroir commence sa transformation physique, se coupe la barbe, teint ses cheveux et sa moustache en blanc, revêt un costume et chausse des lunettes ; il se regarde, a l’air satisfait de lui.

0h01 Chaco Boreal, Paraguay

Mac est réveillée brutalement par des coups de klaxon : une vache est en travers du chemin – Comment savez-vous que c’est une fille, demande-t-elle

– Elle est têtue, dépourvue de raison et empêche d’avancer !

Mac sort du véhicule, dit quelques mots à l’oreille de la vache et au grand étonnement de Harm, s’écarte et quitte la route !

Que lui a-t-elle dit ? Elle lui a dit qui il était et comme toutes les femmes qu’il a connues, elle a préféré s’enfuir, dit-elle dans une sourire ; Harm apprécie moyennement.

Dans la clinique la femme a accouché ; Webb veut partir et donne un ordre au Sergent qui refuse même sous la menace d’être transféré en Terre de feu ; le sergent balaie sa menace d’un « j’ai connu des endroits pires que celui-là » et lui fait remarquer qu’il n’est pas sous ses ordres ! La femme les retient : elle veut savoir le prénom de Clayton Webb pour le donner à son fils, et trouve que Clayton est un joli prénom.

14h14 Ciudad del Este, Paraguay

Mac et Harm arrivent devant le bureau de l’Agence et le trouvent déserté par ses occupants ; Mac rêve d’un bon bain chaud : c’est ça son plan ? demande Harm. Elle voudrait changer de vêtements, aussi ; son plan c’est d’aller faire du shopping ?

– Rien ne m’avait préparé à ce que j’allais trouver en arrivant , dit Harm

– Quand vous m’avez vue si proche de Webb ? Mais qu’est-ce que vous attendez de moi, Harm ?

– Le mode d’emploi , ça ne serait déjà pas mal !

– Voyez-vous, en réalité, je me contente de peu de choses mais vous ne l’avez pas compris, ajoute-t-elle en pointant un doigt sur sa poitrine

On les retrouve à l’Hôtel Nuevo Simpatico

Mac prend un superbe bain moussant et cela impatiente Harm, elle va finir par se noyer…Elle répond qu’elle en profite. Il est allongé sur le lit quand on frappe à la porte ; il prend son pistolet et annonce à Mac qu’il va entrer dans la salle de bains, il y a une urgence ; il lui dépose un pistolet au cas où sur le tabouret et la regarde de façon insistante sans rien dire :

– Quoi, demande-t-elle

– J’avais oublié à quel point vous étiez belle, j’y vais, lâche-t-il en s’éloignant

Hardy est sur le seuil ; Mac couverte d’une serviette de bains, le tient en joue derrière Harm ; il vient pour les aider, il voit que le Colonel et lui sont bien retombés sur leurs pieds ! Mac lui annonce qu’ils sont tombés dans un piège ; Sedik savait qu’ils venaient… Il explique qu’il a dû fermer le bureau, la jeune femme qui travaillait avec lui, Maria Elena, lui était précieuse, elle servait d’intermédiaire entrez lui, Raul Garcia et Sedik… Il complimente Harm sur la façon dont il a résolu le problème des Stinger – on a entendu l’explosion à 70 kilomètres à la ronde ! – mais Sedik est en fuite et il pense pouvoir le trouver grâce à Maria Elena ; oui, bien sûr, elle connaît Harm mais elle ignore qui est le Colonel…

C’est le soir dans un bar, Mac arrive et sympathise immédiatement avec Maria Elena assise au Bar ; elles échangent des impressions, parlent des hommes, de leurs hommes, un patron, un ami marié…

A la clinique Abai, Webb a fini par s’échapper avec le Sergent en « empruntant » une ambulance.

A Ciudad del Este, alors que Mac est aux toilettes, Maria >Elena est abordée par Sedik qui lui murmure quelque chose à l’oreille ; à l’extérieur, Harm attend au volant. Quand Mac revient, Maria Elena lui demande :

– Vous avez déjà eu une liaison avec un homme que vous avez regrettée ensuite ?

– c’est l’histoire de toute ma vie, ça !

Puis elle lui propose de partir avec elle le lendemain pour le Brésil, son passeport ? Pas de problème, elle lui fera passer la frontière et puis, elles pourraient bien s’amuser toutes les deux… Mac fait machine arrière et dit qu’elle doit partir. Elle sort sous l’œil de Sedik Fahd.

Dans la chambre qu’ils partagent, Mac rejoint Harm allongé sur le lit :

– Qu’est-ce qu’en penserait votre nouvelle femme ?

– Elle est plutôt large d’esprit !

Il est sur le lit, elle dans les draps, leurs visages sont proches :

– Vous n’êtes pas vraiment marié ?

– Non, mais aujourd’hui je sais ce que signifie ce genre d’engagement, je vous assure ; j’ai vécu la cérémonie

– Il y a là toute une histoire….

Elle est accoudée sur l’oreiller, ils sont les yeux dans les yeux :

– Pourquoi l’avoir fait ?

– Je l’ai fait pour vous retrouver…

– C’est vrai ?

– Presque, oui

– Alors, dites-moi, ça vous plaît la vie d’homme marié ?

– Difficile à dire, il a fallu que je remette la lune de miel

– Mais vous avez embrassé la mariée ?

– Ah, oui !

– C’est fou ce que vous réservez comme surprises !

– Je vous renvoie l’ascenseur, Mackenzie !!

Ils sont les yeux dans les yeux, leurs corps basculent imperceptiblement l’un vers l’autre et leurs visages sont très proches comme s’ils allaient s’embrasser quand la poignée de la porte tourne. Ils sont immédiatement sur pieds, chacun un revolver au poing et Victor et Webb entrent, l’un portant l’autre.

– C’est votre mari, dit Harm

– Clay, je suis contente de vous voir ! mais comment nous avez-vous trouvés ?

– Le concierge m’a dit que vous étiez dans notre chambre avec un autre homme…

– Vous auriez dû lui laisser un plus gros pourboire, commente Harm

Ils s’installent pour échanger leurs informations respectives ; Mac parle de la piste « Maria Elena » Pour Webb c’est léger mais il n’a aucun plan ; Harm souligne que pour une fois il fait preuve de modestie ! Soudain, Clay demande à Harm ce qu’il est venu faire au Paraguay ?

– J’essayais de sauver Mac

– Vous avez la permission de l’Amiral, demande Webb

– J’ai démissionné de mes fonctions !

Etonnement, interrogations, stupeur de Mac

– Vous avez perdu la tête ! Pourquoi vous ne me l’avez pas dit ?

Il la regarde, les bras croisés sur la poitrine :

– Ben on n’a pas eu le temps….

– Vous avez bien eu le temps de le dire à Webb

– Et après quelle importance ?

– Mis ce métier, c’est votre vie, c’est tout ce que vous avez ! Elle le regarde incrédule :Vous l’avez fait pour…moi ?

Webb interrompt le dialogue, et parle à Mac en l’appelant Sarah, cette chambre, c’est celle de leur lune de miel puis s’effondre ; ils le portent sur le lit, Mac lui enlève ses chaussures, propose de lui ôter son pantalon et Harm lance

– ça, c’est votre travail, Madame Webb !

– et il demande à Galindez d’aller réserver une autre chambre en ajoutant à l’intention de Mac

– Comme ça vous pourrez décider avec qui vous voulez dormir !

– Faites-moi plaisir, taisez-vous un peu !

A l’extérieur, Sedik rencontre maria Elena, lui demande ce qu’elle pense de l’Américaine ; mais elle ne lui dit rien d’assez intéressant à son goût ; elle ignore tout de la drogue que détenait Raul Garcia ; son patron a fermé l’agence ; il ne la croit pas ; elle tente de l’amadouer mais il la rejette, elle lui a fait rater son but ; elle demande une autre chance ; il la lui donnera.

Mac et Harm sont allongés côte à côte sur le lit, lui dehors, elle dedans ; elle se retourne, s’agite

– Qu’y a-t-il ?

– Rien !

– Si, je sens que vus avez quelque chose qui ne passe pas…

Elle se retourne vers lui, elle a une question :

– Vous avez démissionné, fait 75000 kilomètres pour me retrouver et failli vous faire tuer, pourquoi ? Leurs visages sont tout proches.

– Vous le savez bien !

– Vous croyez ? Quand vous m’avez retrouvée à l’hacienda

– Quand je vous ai sauvé la vie….

– Vous n’aviez même pas l’air content de me voir !

– J’étais un peu occupé à faire en sorte qu’on ne soit pas tués !

– Vous n’êtes même pas content d’être avec moi ce soir , en fait ! je vous trouve insupportable et tout ça, ça serait vraiment à cause de Webb,

– Oui,d’ailleurs je trouve que j’ai fait un bien meilleur boulot que lui pour vous protéger !

– Où est-ce que vous êtes allé pêcher ça,

– Pourtant vous semblez très proches tous les deux !

– On a vécu tellement de choses ensemble !

– Oui ? J’ai remarqué qu’il vous avait bien appuyée à l’hacienda ! Combien de fois vous lui avez enlevé son pantalon ?

– Je déteste quand vous êtes comme ça !

– Vous détestez tout ce que je fais !

– Vous êtes jaloux !

– Je ne m’étais pas aperçu que vous étiez amoureuse de lui, dit-il en se levant

– Je ne suis pas amoureuse de lui !

– Vous êtes si proches, c’est quoi le syndrome de Stockholm ?

– Peut-être, oui ; lui était déjà amoureux de moi

– On peut dire qu’il cachait bien son jeu !

– C’est tout lui, ça…. On ne sait jamais ce qu’il pense…

Il se tourne vers elle :

– et vous, vous pensiez à quoi ?

– C’était bien d’avoir….quelqu’un qui… son regard sur Harm l’arrête dans ce qu’elle allait dire

– Quelqu’un qui quoi ?

– Qui formulait ses intentions, avait envie de faire durer les choses

– Ah, ben, lancez-vous ; j’espère seulement pour lui qu’il réussira mieux que vos différents maris ou petits amis !

Ils se regardent, il s’assoit puis s’excuse, elle répond « non, message reçu ! » ; ils sont tristes tous les deux, elle se lève du lit et va s’asseoir en face de lui, elle lui parle tout doucement :

– Depuis combien de temps on se connaît ?

– Huit ans

– Oui, je croyais que cela faisait plus longtemps

– Oui, on croirait

– Et c’est ici que tout s’arrête, lui demande-t-elle d’une petite voix

– Mac…. Est-ce qu’on pourrait reparler de tout ça une autre fois ?

– Oui, si vous voulez, ça me paraît une excellente idée mais il faudra bien qu’un jour on poursuive cette conversation parce que si on continue comme ça, si aucun de nous n’ose bouger… on ne rajeunit pas non plus… si je dis ce genre de choses c’est que j’ai besoin d’une thérapie, dit-elle en enserrant ses genoux dans ses bras.

La sonnerie du téléphone les interrompt : c’est Hardy, Maria Elena est morte !

Elle est couché sur le trottoir, elle a été assassinée ; le Capitaine paraguayen leur apprend qu’elle était une de leurs meilleures informatrices : Sedik Fahd va quitter le pays.

Petit-déjeuner des quatre Américains sur la terrasse de l’Hôtel Nuevo Simpatico : Harm et Clay se lancent des piques, signe que Webb va mieux ! Mac s’empresse d’aider Clay à tartiner son pain de confiture, car sa main tremble terriblement, sous le regard de Harm et de Victor. On reparle des contacts de Maria Elena, et Harm appelle Hardy ; elle était bien chargée d’expédier de l’alcool – la caña- vers le Brésil par chemin de fer, il y a une cargaison en partance, depuis la gare centrale ; Harm et Mac iront tandis que Galindez servira de baby-sitter à Clay qui ne paraît pas au meilleur de sa forme. Galindez proteste mais Harm l’arrête :

– J’ai déjà un Marine et c’est plus que suffisant, vous pouvez me croire !

Mac et Harm arrivent à la gare noire de monde, des soldats en arme montrent la photo de Sedik aux passantes ; sur le quai, Mac reconnaît à l’intérieur d’un wagon Sedik, malgré son déguisement de contrôleur et ses cheveux blancs ; les deux avocats s’engouffrent et le poursuivent, pour finir par découvrir qu’il a sauté dans un train qui croisait le leur ; ils redescendent et prennent à nouveau leur camionnette mais la course-poursuite tourne court. Il leur a échappé :

– Je sais qu’on le retrouvera, commente Harm

– Qu’est-ce qui vous faire dire ça ?

– Facile : il va essayer de nous éliminer !

Hôtel Nuevo Simpatico le soir : un taxi attend, Harm et Mac ont leurs bagages sur le trottoir ; Clay et Galindez vont à Asuncion pour rendre compte de la mission ; Vous n’envisagez pas de rempiler au Jag, demande Harm à Victor

– Pas tant que des types comme Sedik seront en liberté !Et vous, alors

– J’espère que l’Amiral acceptera de me reprendre !

– Vous m’avez sauvé la vie, dit Mac en embrassant Galindez

– Je ne serai pas là si ça n’avait pas été pour vous, Colonel !

Mac s’écarte un peu et suit Clayton Webb :

– Les choses vont s’arranger, dit-elle

– Elles s’arrangent toujours.

Elle lui fait un petit signe de la main et Harm et elle restent seuls.

– je croyais qu’il ne partirait jamais, dit Harm

– C’est un type bien

– Oui… enfin, si on aime ce genre de garçon ! Vous êtes prête ?

– Non, non pas tout à fait

– Vous allez nous faire rater notre avion !

– Ce n’est pas grave, demain est un autre jour !

Il tient ouverte la portière de la voiture et lui parle comme Red Buttler dans « Autant en emporte le vent »

– Scarlett, entrez dans ce taxi !

– Je ne veux pas me précipiter, je veux me souvenir de tut ça !

– De tout quoi ?

– Pendant quelques semaines, tout ce qui est arrivé a dépassé le stade de la vie ordinaire…

– Ah, oui, poursuit-il sur le même ton du film, l’herbe était plus verte et le ciel plus bleu ? Vous n’allez pas en faire une chanson, j’espère

– Je n’avais encore jamais remarqué que vous avez la faculté de retirer aux gens leur joie de vivre !

– Est-ce que votre vie est si ennuyeuse ?

– Non, non… après tout ce qui s’est passé, je suis contente d’être en vie et ça m’oblige à porter un regard différent sur les choses…. Vous vous rappelez la conversation que nous devions avoir à propos de… nous

– Y a un p’tit problème ?

– Oui

– Seulement un ?

Elle lève les yeux vers lui :

– Je sais déjà que ça ne marchera pas entre nous…

– Pourquoi ?

– Parce que l’on veut tous les deux être les meilleurs et que ça, sur le plan physique et émotionnel, c’est impossible !

Elle monte dans le taxi ; Harm reçoit la phrase comme une blessure, se tait puis la regarde s’engouffrer dans la voiture.

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