9.02 – Shifting sands

9.02 – Shifting sands – Sables mouvants

9.02 Shifting sands – Sables mouvants

00h25 GMT Al Muntasir, Irak

Une effroyable tempête de sable sévit : un homme enturbanné surveille le campement militaire américain puis court vers une voiture, fouille dans une valise, y choisit des flacons quand un Marine l’arrête et le force à entrer dans le dispensaire où des infirmiers vaccinent des enfants. L’un d’eux est informé que cette personne a choisi de la « toxicicline », comment a-t-il pu faire, il connaît l’anglais ? Il insiste, lui parle en anglais et finit par lui demander de se découvrir ; c’est contraire à sa religion ! Un Marine est sur le point de le faire et il se découvre : il s’agit d’une femme blonde ! L’un des hommes présents sait qui elle est en consultant des fiches de personnes portées disparues : le Quartier-maître Allison Laporte, brancardier de marine, portée disparue le 20 février 1991 lors de la Guerre du Golfe. Elle lâche : « je n’ai jamais aimé cette photo ! »

21h19 GMT Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

L’Amiral parle à Bud de l’affaire : le Quartier-maître Allison Laporte a été portée disparue ; elle était tombée d’un hélicoptère en opération et on avait perdu sa trace. ; Elle a été retrouvée, hier, en train de voler des antibiotiques dans le village d’Al Muntasir ; comment a-t-elle survécu ? Comme une bédouine au sein d’une tribu nomade, elle a même épousé un cheikh ! De son plein gré ? Ce sera à lui de le déterminer : l’Amiral a diligenté une enquête et il devra se rendre au camp Babylon au sud de l’Irak. Bud n’en croit pas es oreilles ; l’Amiral veut l’envoyer là-bas ? Cela pose-t-il un problème ? Non, mais ce sont plutôt les officiers supérieurs que l’on envoie à l’étranger d’habitude…

– Avez-vous remarqué beaucoup d’officiers supérieurs lors de vos récents déplacements dans le bureau, Lieutenant ?

– Oui, le Capitaine Turner, et le Colonel Mackenzie revient bientôt…

– Il faut qu’elle se remette dans le bain

– Le Capitaine Rabb est encore des nôtres, n’est-ce pas ?

– Etes-vous disposé à mener cette enquête, Lieutenant ? Si oui, il vous faudra affronter un problème : le père du Quartier –maître Laporte n’est autre que le Vice-amiral >Richard Laporte, Sous-directeur des Forces de renseignements navals !

Au moment où Mac, en uniforme et Harm, en civil, pénètrent dans le bureau, on entend des applaudissements fournis :

– Merci ! Merci, dit Harm, j’aurais préféré un comité d’accueil à l’aéroport….

Tous sont très contents de les revoir, leurs serrent la main ; en l’honneur de qui tout ceci ? Sturgis leur annonce que c’est le dernier jour de Tiner, il quitte le Jag parce qu’il a été admis à l’Ecole des Aspirants officiers

– Vous nous reviendrez, j’espère, dit Mac

– Je compte suivre l’Ecole des magistrats de la Marine, dans la foulée, Madame !

– Vous nous manquerez, Tiner, dit Mac qui l’étreint

– Merci, Madame

– Félicitations, dit Harm, qui vous remplacera ?

– C’est moi, Monsieur, répond Jennifer Coates

– Content de vous revoir, dit Bud

– Moi de même, Lieutenant !

– Je pars pour le sud de l’Irak…

– Félicitations !

– Alors, Capitaine votre situation militaire a-t-elle changé ?

– C’est à l’Amiral qu’il convient de prendre la décision…

Harm et Mac se présentent à l’Amiral, ils sont debout devant lui :

– Vous allez bien, Mac ?

– Oui, Monsieur !

– Content de vous revoir

– Permission de reprendre mon service ?

– Accordée !

– Pouvez-vous m’accorder la même chose, Monsieur ?

– Si je ne me trompe vous avez présenté votre démission ?

– Je l’ai …seulement… présentée et…

– Je l’ai transmise directement au chef du personnel de la Marine le lendemain ! De fait, vous êtes retourné à la vie civile depuis…. (il regarde sa montre) depuis 72 heures ! Quoi, vous pensiez que je n’en tiendrais pas compte ?

– C’est ce que vous avez fait pour moi quand je suis partie, Monsieur…

Harm reste muet, regarde le papier qu’il a à la main puis dit

– Amiral….

– Je ne suis plus votre amiral… je ne suis plus que votre ancien commandant dorénavant !

– Monsieur, il m’a sauvé la vie, tente Mac

– Eh bien, prenez-le à votre service ! Mac, je suis content de vous voir mais je suis en revanche fatigué d’avoir à supporter le manque de fiabilité de cet homme ; au fond, Rabb, vous n’avez pas l’esprit d’équipe, vous ne voulez jamais être sur la photo avec les autres et surtout, vous êtes totalement sous l’emprise de vos émotions !

– Je ne vous contredirais pas , dit Harm

– Eh bien, alors, trouvez un travail en rapport avec votre esprit d’indépendance, conduire un taxi, chasser l’alligator, je ne sais pas !

– Il est comme ça depuis des années, Amiral, alors pourquoi maintenant, demande Mac

Harm baisse la tête puis d’une voix sourde répond :

– Parce que l’Amiral a enfin admis le fait que je ne changerai jamais, Mac…. Comme vous l’avez fait ! J’ai quelques affaires à rassembler, j’aurai libéré mon bureau d’ici une heure (sa voix est d’une tristesse infinie). Il sort.

– Ce sera tout Colonel, dit l’Amiral à Mac qui semblait attendre

– Oui, Monsieur et à son tour elle sort.

L’Amiral convoque Tiner dans son bureau ; il le fait asseoir à côté de lui : il n’a qu’un mot à lui dire « il sera un bien meilleur juriste que quartier-maître ».

Harm dans son bureau range ses affaires dans des cartons ; il retrouve une casquette et apercevant Tiner à l’autre bout du bureau l’interpelle et la lui lance à travers la pièce :

– C’est pour quand vous serez capitaine, en espérant qu’elle vous portera chance plus qu’à moi, lance-t-il à la cantonade, laissant toutes les personnes présentes médusées par la nouvelle.

04h48 GMT, Camp Babylon, Al-Hillah, Iraq

Bud arrive en jeep au camp pour son enquête.

Au Jag, Jennifer Coates est pratiquement installée ; l’Amiral lui dit qu’elle peut y aller si elle veut ; oui, il serait peut-être temps d’aller manger un morceau, mais à vrai dire, ajoute-t-elle, elle n’a plus aussi faim depuis que le Capitaine a dit qu’il ne reviendrait pas ; sa voix trahit son désarroi ; elle dit à l’Amiral que c’est grâce à lui qu’elle est là et demande s’il n’est pas contreproductif, étant donné son rôle…

– Donner un avis qu’on ne vous a pas demandé ne fait pas partie de votre travail, Quartier-maître

– Je veillerai à le faire sous forme de questions…

– Pas plus que l’insubordination

– Oui, Monsieur, bonne nuit, Monsieur

– Bonne nuit, Tiner

– Je ne suis pas Tiner, Monsieur, dit-elle en partant

– Effectivement, se dit l’Amiral à lui-même

Bud interroge Allison Laporte :

La moitié de la tribu avait attrapé la ‘lectopyrose’ en buvant de l’eau contaminée, elle les a aidés en tant qu’infirmière ; Pourquoi n’ont-ils rien demandé ? Par défiance, ils rejettent la modernité. (Pendant tout le dialogue et par la suite, elle dira toujours « nous » pour parler de sa tribu. Elle explique les représailles vécues par sa tribu depuis 10 ans ; Saddam les a coupés de leurs parents en les envoyant au Koweït, puis a enrôlé de force dans son armée les jeunes, quand ils désertaient il les faisait exécuter, enfin i a dévié le cours des rivières pour les priver d’eau, leur seul moyen de subsistance. Elle raconte ce qui lui est arrivé en 1991 : elle est tombée dans un ravin pendant plus de trois jours quand des membres de la tribu l’ont trouvée, ramenée et soignée ; elle avait une fracture du bassin, mais n’arrivait pas à s’exprimer ; le fils du cheikh s’est intéressé à elle, ils jouaient ensemble au jacquet ; à la fin de l’année, elle parlait, elle est tombée amoureuse de lui, s’est convertie à l’Islam et s’est mariée ; mais ils n’ont pas d’enfant à cause de sa blessure ; se considère-t-elle comme bédouine ? Elle veut rester avec eux, ils sont généreux, ne portent pas de jugements péremptoires ; elle n’a pu prévenir personne, car elle n’a plus vu un seul visage occidental ; mais elle aurait pu prévenir quelqu’un après l’invasion de l’Iraq ? sa famille se trouve en Iraq.

Dans le bureau de l’Amiral, on retrouve ce dernier, Bud qui vient de faire son rapport et le père d’Allison, le Vice-amiral Laporte.

Il avoue son impuissance et son incompréhension ; lui en veut-elle ? Elle n’a parlé de lui à aucun moment. Il va y avoir une audience préliminaire : elle est accusée de désertion au vu des constatations du Lieutenant. On l’a fait transférer à Washington ; le Lieutenant représentera le Ministère public ; il peut l’assurer qu’elle aura un procès équitable, ajoute l’Amiral mais le père quitte les lieux en disant : « en ce qui me concerne, vous pouvez déjà la mettre derrière les barreaux ! »

01h18 GMT Centre médical Kresge, Pimmit Hills, Virginie

Clayton Webb est allongé quand il reçoit la visite de Mac et de Harm.

– Bonjour !

– Oh, non ! ne me dites pas que vous l’avez amené !

– Faites comme si je n’étais pas là, dit Harm, je vais jouer avec le lit, dit-il en s’emparant de la commande

– Le médecin nous a parlé de lésions nerveuses qui devraient s’arranger avec le temps, dit Mac

– Alors vous avez repris votre travail au Jag, demande Clay

– On me demande d’assurer la défense dans une affaire de désertion, répond Mac

– Celle de Rabb ??!!

– Très drôle, répond Harm

– Un quartier-maître porté disparu depuis la Guerre du Golfe

– Ah, oui, Laporte… et comment ça se passe pour vous, demande-t-il à Harm : Vous avez supplié qu’on vous reprenne ou l’Amiral vous a-t- il encore accroché une médaille sur la poitrine ?

– Je pars.

Le silence qui s’installe pèse des tonnes. Regards.

– Définitivement ?

Harm fait oui de la tête ; Mac lui demande s’il a besoin de quelque chose, il lui demande d’approcher, lui murmure quelque chose à l’oreille « voilà ce que je veux…. » Mac se prête au jeu, Harm se sent de trop en les voyant se tenir la main et s’en va. Du couloir, on entend le rire de Mac.

Salle de conférence du Jag : Mac avec sa cliente

Le Code de justice militaire est de son côté : il n’ y a pas eu intention de l’accusée de s’absenter définitivement. Ce sera un facteur déterminant pour déterminer s’il y a eu désertion ou pas ainsi que pour définir la lourdeur de la peine en raison du temps d’absence. Elle souhaite que désormais on l’appelle Iba Al-Haddi ; Mac lui fait remarquer que pour le moment elle est toujours, en raison de son engagement, sous la juridiction de la Marine et sera donc le Quartier-maître Laporte pendant toute la procédure. Elle ajoute que pour cela, elle doit accepter de respecter les règles de politesse militaires envers les officiers sauf peut-être avec elle-même, et si elle refuse ? Elle perdra le procès !

Son père arrive sur ces entrefaites et lui pose des questions sur ses cheveux, sa peau ? Le ton monte très vite entre eux ; le père demande à Mac de lui parler en aparté. Mac trouve que le moment est mal choisi ; le père n’entend rien et parle de sa fille : c’est un être naïf ; il pensait que la Marine allait lui ouvrir les yeux mais elle a toujours été attirée par les humbles, les sans grade. Où veut-il en venir ? Tout ceci, pour lui, est une réaction au départ de sa femme du domicile conjugal quand elle avait trois ans ; elle va là où elle peut se sentir utile….alors…. une tribu de nomades faméliques, vous pensez !

Mac lui demande s’il essaie de démontrer sa culpabilité ? Non, il lui livre des informations utiles ; les a-t-il déjà transmises à l’accusation ? C’est déjà fait ! Faut-il en conclure qu’il est indifférent à son sort ? Il n’est pas indifférent à ce qu’elle assume la responsabilité de ses actes.

Audience préliminaire : le premier témoin est une femme médecin sous les ordres de qui a servi le Quartier-maître Laporte à la Base Prince Sultan : elle précise que pendant ses quartiers libres, elle allait soigner les Arabes à Riyad ; non cela n’aurait pas posé de problème si elle n’avait pris des médicaments dans la pharmacie du camp pour le faire. Elle voulait aider ces gens ; pourquoi n’y a-t-elle mis un terme ?

Le psychiatre qui a examiné le Quartier-maître Laporte est le 2ème témoin : il évoque le passé d’Allison Laporte, son sentiment de solitude, elle a souffert d’abandon ce qui l’a conduite à aider les autres. Est-ce pour ça qu’elle a intégré la Marine ? Non, sur insistance de son père. Lui a-t-elle semblé heureuse ? Uniquement quand elle pouvait apporter son aide aux populations locales.

A-t-elle projeté de quitter la marine avant sa disparition ? Non. Les bédouins l’ont bien traitée ; son intégration à cette tribu est-elle liée à une évolution sociale personnelle plutôt qu’à un désir de se soustraire à la Marine ? Non, ses besoins ont changé, c’était vital pour elle puisqu’elle n’avait plus accès au monde occidental, c’était donc pour une question de survie qu’elle s’est adaptée ? Oui.

Clayton Webb annonce à Mac qu’il va reprendre ses anciennes fonctions à la CIA et proteste devant son peu d’enthousiasme à cette nouvelle ; elle est heureuse de son succès auprès de ses supérieurs mais…. Ça ne fait que lui rappeler davantage ce qu’il est, un espion ; pour Clayton ça ne change absolument rien ! Si, précise-t-elle, maintenant que nous sommes plus proches. Il lui promet de ne jamais lui mentir ; mais comment saura-t-elle qu’il ne ment pas ? Il faut lui faire confiance et comme elle n’y croit pas, il lui confie quelque chose sur le dossier qu’elle défend en ce moment : la tribu d’Al Haddi recueillait des renseignements d’ordre tactique sur la présence des Alliés depuis avril dernier ; Il tient le renseignement de Sedik (épisode 8.24A tangled webb, 1ère partie) ; elle lui demande de le lui prouver ; mais c’est secret défense ; cependant elle aura une copie du dossier sur son bureau. Quand elle pose la question de savoir qui d’autre a accès à ce renseignement, la réponse fuse : le Sous-directeur des Services de Renseignements, le père de sa cliente !

14h01 GMT, le Pentagone, Washington DC

Mac rend visite au Vice-amiral Laporte :

– Acquittée votre fille repart en Iraq…

– Condamnée, je pourrai lui rendre des visites et la ramener à de meilleurs sentiments ; considérez cela comme le comportement irrationnel d’un père inquiet.

– C’est une tentative profondément rationnelle de faire échapper votre fille à la peine de mort ! Amiral, avez-vous été informé que la tribu de bédouins de votre fille espionnait pour Saddam ?

– D’où tenez-vous cette information ?

– Elle a été déclassifiée.

– Est-ce une menace pour ma carrière ?

– Cela n’arrangerait pas les affaires de votre fille, Monsieur.

– Lier ma fille à cette activité serait considéré comme une trahison ?

– Oui, si nous en avons la preuve concrète.

– Mais elle est apolitique, ce n’est pas sa nature ! remettez-vous en cause son passé, Colonel ? Elle est incapable de la moindre duplicité !

– Comment puis-je le prouver, alors ?

L’Amiral reçoit Sturgis Turner dans son bureau et lui demande des rapports d’avant promotion pour ce vendredi, ce qui le surprend ; est-ce à la suite de son procès raté ? Non, simple formalité. L’Amiral lui demande également de s’installer dans le bureau du Capitaine Rabb ; Sturgis est surpris, le Capitaine est son ami, il veut refuser mais l’Amiral insiste : qu’il s’installe dans ce fichu bureau et y mette des photos, et tapisse les murs !

Bud croise Sturgis et s’excuse encore pour la bévue qu’il a commise lors de son procès en appel ; le Capitaine s’éloigne en lui disant que le temps guérit toutes les blessures.

Allison Laporte s’explique devant Mac : tout est faux, ce ne sont pas des espions ; curieux ! Les déplacements de la tribu ont coïncidé avec ceux des troupes américaines; Mac veut une preuve que c’est faux, elle en a une vivante sous les yeux et Allison Laporte lui donne sa parole !

Mac croise Harriet, lui donne une pile de dossiers pour Bud qui en prend connaissance et vient aussitôt la voir dans son bureau ; elle lui a fait parvenir le dossier sur les agents des services de renseignement ; Mac est catastrophée, il l’a lu ? Oui, bien sûr ; c’est une grossière erreur, va-t-il l’utiliser ? Bud lui demande ce qu’elle ferait si elle était à sa place ? Mac baisse le nez.

Harm est chez lui et joue de la guitare : on « lit dans ses pensées » ; c’est un défilé des personnes qui ont jalonné sa vie professionnelle et personnelle –Kate, Meg, le Capitaine Krennick, Carolyn Himes, Mattoni, Tiner, l’Amiral, Sturgis Turner, le Sergent Galindez, Loren Singer, Bud de retour d’Afghanistan dans son fauteuil roulant , Jen Coates; la première rencontre avec Mac dans la roseraie, Mic Brumby, Mac lors du départ de Kate, le regardant le visage rempli d’émotion et la gorge nouée, le long, très long baiser de la soirée de fiançailles de Mac… quand on frappe ; c’est Sturgis :

– Bonsoir !

– Et toi alors ?

– Si tu veux le savoir, demande à l’Amiral !

– Ce serait suicidaire, il t’a dans le collimateur !

– Oui, pour avoir sauvé Mac !

– Pour avoir présenté ta démission ; il ne pouvait pas faire autrement ; il a pris un camouflet ; le respect pour son autorité avait ses limites… c’est le branle-bas de combat au Jag !

– Bud est en haut de la liste

– Bud n’est pas prêt, il est immature.

Le téléphone sonne, Harm à un rendez-vous vendredi matin ; il y sera :

– Le Sous- directeur de la CIA en personne veut me voir !

Audience :

Le juge demande au Ministère public s’il a une communication à faire : effectivement, et Bud informe la cour du nouveau développement concernant l’espionnage des forces américaines par la tribu Al Haddi ; conformément à la loi, la Défense demande un ajournement raisonnable pour prendre en compte la situation ; 48 heures lui sont accordées.

Dans le bureau de l’Amiral, face à Mac, contrite et désolée, le Vice-amiral fulmine :

– Il s’agit d’une fuite délibérée et malveillante, organisée par la défense !

– Pourquoi le Colonel ferait ça ? demande dans le même registre l’Amiral Chegwidden

– C’est une maladresse plutôt involontaire, tente d’expliquer Mac, les rapports ont été glissés accidentellement parmi une liste de requêtes…

– C’est le fait de votre négligence et de votre stupidité, hurle le Vice-amiral mais ce qui me met le plus hors de moi, c’est le fait qu’elle ait pu avoir accès à cette information !!!

– Le Colonel avait une source ! répond sur le même ton l’Amiral

– Une fois pour toutes, est-ce que vous avez l’intention de défendre cet officier incompétent ?

– Avez-vous l’intention de continuer à vociférer ? demande l’Amiral Chegwidden, parce que je connais une autre façon d’occuper mieux votre temps et le mien !!! Et d’ailleurs, l’accusation n’a aucune chance…la charge de la preuve incombe entièrement à l’accusation !

– Sauf que le Lieutenant m’a demandé de témoigner ….contre ma fille !

Après son départ, Mac, blanche de contrariété reste muette, mais l’Amiral :

– Rabb a dépassé toutes les bornes, vous faites une erreur qui ne vous est pas habituelle et Turner qui rate sa défense, pourquoi est-ce que tout part à vau-l’eau ! est-ce moi qui perd le contrôle de mes subordonnés ?

– Votre autorité nous inspire le plus grand respect, ose Mac

– Je n’en crois pas un mot ! Rompez ! et, comme elle est sur le point de sortir, sa voix l’arrête

– Vous savez, Colonel, nos maladresses reflètent parfois la vérité de nos sentiments et de nos convictions…

Bud interroge l’Amiral :

Oui, il savait que les bédouins de la tribu Al Haddi espionnaient une de nos unités sur le terrain ; ils surveillaient ses missions, écoutaient les messages sur des lignes sécurisées. Sa fille en faisait-elle partie ? Non, elle n’était impliquée ni de près ni de loin, elle ne s’intéresse pas à ce genre de choses ; Bud enfonce le clou : en quelle langue étaient les messages ? En anglais…. Elle était donc le seul membre de la tribu à pouvoir les comprendre ? Ça ne l’a même pas effleuré, dit l’Amiral, effaré ; cela étonne Bud, étant donné ses fonctions dans le renseignement… il répète qu’il n’y a même pas pensé…

15h11 GMT Quartier général du Jag, CIA Langley, Virginie

Harm se trouve dans le bureau du Sous-directeur de la CIA, Monsieur Kershaw :

– Combien de personnes avez-vous tuées au Paraguay ?

– Je ne saurais le dire, Monsieur

– Vous et le Colonel vous êtes faits une réputation d’individus capables de tirer plus vite que leur ombre…

– Pas sur tout ce qui bouge, Monsieur

– Vos avez volé l’avion d’un fermier, abandonné votre passeport, vous nous avez obligés à intervenir, vous avez agi sans notion des limites à ne pas franchir !

– Oui, il y avait…. une part d’improvisation…

– Vous avez joué les cow-boys ! Quelles conclusions je vais en tirer… Venez travailler pour nous !

– Quoi ?

– Un peu d’entraînement et l’acquisition d’un peu d’autodiscipline seront nécessaires, mais je suis sûr que vous pouvez devenir en un rien de temps un agent de premier ordre !

– Vous avez soudain confiance en moi ?

– Je sais ce que je dois savoir et puis, – Catherine Gayle entre (épisode 8.23 Pas de deux) – vous avez un parrain !

Mac dans la salle de réunion a réuni le père et la fille et tente d’éclaircir les motivations du Quartier-maître Laporte :

La tribu avait passé un marché parce qu’elle manquait cruellement d’eau, sinon elle aurait dû se rapprocher et s’installer près des villes : en échange de renseignements, ils acceptaient de leur rouvrir un affluent asséché. L’a-t-on forcée à se soumettre ? Non, c’est elle qui a négocié le marché ; ils ont bien eu de l’eau en échange mais elle était croupie et contaminée par des déjections animales c’est ce qui a rendu tout le monde malade. Trahir son pays ou trahir sa famille ?

– le Colonel m’a dit que tu avais tenté de m’aider, dit-elle à son père ; ça me laisse à penser que tu peux encore écouter ton instinct…

– Mais tu peux être exécutée…Ton mari et les autres sont exilés en Jordanie, je parlerai avec lui, je lui dirai que je prends soin de toi…

A la Cia, Harm réfléchit vite et résiste :

– C’est un monde trop mouvant pour moi, un environnement secret… au Paraguay, j’étais en mission ; j’ai fait ce que j’avais à faire pour atteindre mon objectif…

– Cela correspond parfaitement à ce qu’on attend d’un agent sur le terrain !

– Je vous remercie, je me cantonnerai à mes domaines de prédilection : je vais faire le tour des cabinets d’avocats…

– Il y aurait peut-être un poste à pourvoir dans ce domaine chez nous, intervient Catherine auprès de son chef

– Je suis ouvert à toute suggestion…Alors dites-nous ce que vous savez faire d’autre ?

Harm semble avoir une idée !

Audience : le juge donne son verdict : s’il a été tenté un temps d’accorder des circonstances atténuantes au Quartier-maître Laporte, au vu des récents développements, il en est arrivé à la conclusion qu’il va demander la réunion d’une Cour martiale pour ‘désertion et aide à l’ennemi’.

Le quartier-maître Laporte regarde longuement son père, son ultime recours.

Mac arrive à la clinique où se trouve Clayton et entend du couloir une conversation à trois voix :

– Que piloterez-vous ? demande Clayton

– Tout ce qui peut voler, répond Harm, heureux

– Vous allez, vraiment être pilote à la CIA ?

– Vous allez mettre le feu à la maison, tous les deux commente Catherine

– Félicitations, dit Clayton ; bienvenue à la confrérie !

– Merci ! dit Harm

Tout le temps de ce dialogue, Mac est restée comme paralysée par ce qu’elle entendait, elle est assommée par la nouvelle et décide de s’en retourner …

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