9.10 – Pulse rate


9.10 – Pulse rate – Addiction

 

08h25 GMT, USS Gilcrist, Mer Méditerranée

Deux officiers sur la passerelle radar du bâtiment:

« J’ai horreur de faire ça ! »

« Duncan, si tu as réussi le test d’aptitude c’est parce que tu dois grimper ici de temps en temps ! Essaie de faire vite, le navire ne peut pas se passer de radar trop longtemps ! »

« Et, tu sais ce qu’on dit, il ne fait pas confondre vitesse et précipitation !

On dit aussi autre chose : le dépanneur est toujours en retard ! »

Il y va avec le sourire, s’assure en s’accrochant.

Dans le Centre d’Informations Combat, une jeune femme officier met son casque, tape quelques mots sur son clavier, lève une manette, son écran s’éclaire, et l’on voit l’image caractéristique d’un radar qui commence à balayer l’écran : un homme voyant la manœuvre de la jeune femme hurle « mais qu’est-ce que tu viens de faire ? »

Sur la passerelle radar, Duncan entend le bruit du moteur du radar, lève la tête, reçoit l’énorme machine en plein visage et s’écroule à terre, sa partenaire a juste le temps de crier son nom, elle s’approche, prend son pouls et appelle les secours.

13h50 GMT, un hélico apponte sur l’USS Gilcrist

Mac et Harm sont accueillis par un Lieutenant, le Commandant l’envoie les accueillir, Lieutenant Jurgensen, du Centre d’Information Combat, c’est arrivé pendant son quart, malheureusement.

Harm remarque qu’il y a quelqu’un sur la passerelle radar ; oui, la partenaire du Matelot Miles Duncan, elle finit ce qu’il avait commencé ; Harm demande si toutes les procédures de mise en place des systèmes ont été suivies : tous les membres de son équipe l’affirment, pourquoi mentiraient-ils ? Et ils les croient. Harm dit qu’il va jeter un coup d’œil ,il les rejoint.

Le Lieutenant accompagne Mac et répond à ses questions tout en se rendant au CIC : il explique que les réparations sur le radar ne se font que lorsque l’alimentation est coupée ; dans ce cas, les techniciens doivent accrocher une étiquette d’information sur la console pour que tout le monde le sache, mais l’étiquette n’était pas sur la console. Oui, il y en a eu une placée là, le journal de bord l’indique ; il faut trois signatures pour autoriser ce travail, celle du technicien en chef des communications internes, celle du Lieutenant en second et la sienne ; il l’a bien vue sur la console, et après elle n’y était plus ! Et le Matelot Duncan est mort, constate Mac.

Harm a rejoint le Premier Maître De Mattow, il se présente et dit qu’il mène une enquête sur la mort de son partenaire, il voudrait avoir sa version ; oui le courant est coupé quand ils font des réparations, c’est du 380 il y a intérêt ! Comment savent-ils que c’est coupé ? Aucune idée ! Ils font confiance aux gars du CIC en espérant qu’ils n’auront pas envie de les tuer !

Au Jag, l’Amiral entreprend Coates, il semble un peu embarrassé et à son habitude, Jen anticipant sur ce qu’il va dire, termine ses phrases ! A-t-elle déjà été mariée ? Non. Elle lui paraît un peu romantique : il s’agit, en fait de son propre mariage, mais avec l’affaire du Capitaine Himes, il est un peu débordé, Meredith est pratiquement dans le même cas : elle comprend qu’il voudrait qu’elle l’aide à tout mettre en œuvre, et surtout, comme ce n’est pas ce pourquoi elle est là, qu’elle le fasse en plus des ses heures de travail ; honorée, Jen, accepte, elle ne lui fera rien payer ; elle se montre enthousiaste. Elle ne le décevra pas !

17h15 GMT, Académie navale d’Annapolis, Maryland

Mickey Roberts est en grande discussion avec son ami de chambrée, l’aspirant Kevin Dupray : ce dernier est désolé, ave le comité d’éthique, il va rater le bal et sa sœur s’en faisant une grande joie, elle était sa cavalière ; Mickey se propose de l’emmener au bal de Thanksgiving : ils n’ont pas le droit de sympathiser avec des filles d’ici, ça fait des mois qu’il n’est pas sorti du campus et puis il lui faut une cavalière ; Kevin lui donne son numéro pour qu’ils se rencontrent avant.

Meredith est au téléphone avec un interlocuteur italien quand Jen se présente chez elle : oui, AJ lui a dit qu’elle voulait bien l’aider de ses conseils. Elle a réuni des catalogues de robes de mariées et lui en soumet une, tout particulièrement appropriée : une vraie robe de bal, s’exclame Meredith ; oui, cette couleur spécialement, amande grillée est superbe, lui dit-elle en lui montrant des échantillons de tissus ; la couleur serait appropriée pour aller avec les ceintures des témoins ; combien de témoins s’inquiète Meredith ? Pour un mariage militaire protocolaire à Annapolis, pas moins de douze ! Meredith reste muette !

A bord de l’USS Gilcrist, Mac interroge le Premier Maître Atwood ; il était là lors de la réparation qui a causé la mort du Matelot Duncan ? Oui. Et comment explique-t-il qu’il n’a rien dit au moment où le Premier Maître Farrier mettait en marche le spectroscope pour une recherche ; il ne savait ce qu’elle avait prévu de faire, chacun dans la division avait dû voir l’étiquette ! Sauf le Premier Maître Farrier apparemment ! Il ajoute que si elle dit qu’elle ne s’y trouvait pas c’est qu’elle ne s’y trouvait pas ! Ce n’est pas de sa faute !

Mac interroge à son tour le Premier Maître Farrier : elle a mis le courant pour faire un essai ; oui, elle l’avait déjà fait à plusieurs reprises, non ce n’était pas devenu de la routine, elle était vigilante mais l’étiquette est absente de la console. Mac s’exclame mais personne ne surveille cette étiquette ?! »

Mickey est à son rendez-vous avec la sœur de Kevin, Cassie ; les deux jeunes gens sympathisent ; elle l’avertit que son frère est très protecteur, plus inquiet que leur mère ; Mickey trouve ça normal, il prend soin de sa famille. Mais elle a 18 ans ! Elle lui demande s’il sera là le lendemain, ce soir impossible, elle a une conférence à 19heures, oui, elle fait une maîtrise de droit. Mickey répond que le lendemain, il doit aller voir son frère mais qu’il sera de retour vers 17-18 heures ; ils se fixent un nouveau rendez-vous.

Jen va voir l’Amiral et lui soumet la robe « choisie » par Meredith Amande grillée ?

– Oui… on dirait une grosse pastèque qui serait passé

– Dans un champ de mines ? c’est ça ?

– Et, c’est ça que veut Meredith, observe l’Amiral, désarçonné

– Amiral, j’ai pris l’initiative de vous faire une check-list

– Une check-list ? mais on n’a besoin de rien d’autre que de la mariée et des alliances !

– Se marier est plus compliqué que ça !

– Se marier est très simple, Coates, c’est rester marié qui est souvent compliqué !

– Avez-vous pensé à choisir des témoins ?

– Eh bien, je n’y ai pas encore vraiment réfléchi !

– J’imagine que vous avez envisagé une fête pour la mariée – les jeunes font beaucoup ça aujourd’hui – et que vous avez aussi pensé à faire un contrat de mariage ?

Face à cette avalanche de préparatifs, l’Amiral fronce les sourcils.

Harm interroge le Premier Maître Yates : son seul et unique rôle au moment de l’accident était de s’assurer que ses collègues étaient au courant de la réparation du radar ; il a posé l’étiquette là à 8h20, mais elle n’était plus là à 8h30, précise le Premier Maître Farrier quand elle a commencé les testes ; le Premier Maître Atwood s’étonne, elle ne devait pas reprendre avant 10h10 ; elle croyait qu’elle rendrait service en reprenant plus tôt, le navire est aveugle sans son radar.

– C’est incroyable, cette étiquette doit forcément se trouver quelque part, s’exclame Harm, qui regarde autour de lui, repère une grille d’aération, se baisse, sort son canif et la récupère, coincée entre les lattes.

Le premier Maître Yates s’inquiète : qu’est-ce qui va lui arriver maintenant ? Il a manqué à ses responsabilités, et un matelot a été tué.

08h05 GMT, USS Gilcrist, mer Méditerranée

Harm parle avec Mac en parcourant les coursives, montant et descendant d’un étage à l’autre, ses bagages à la main:

– ça nous rappelle le bon vieux temps, vous et moi en mission en mer, on devrait quitter Washington plus souvent !

– J’ai pourtant avoir eu l’impression que vous en partiez souvent quand vous vous amusiez à jouer les espions ! je suis sûre que vous ne me direz jamais ce que vous avez fait pour la CIA ?

– Je suis persuadé que Clay ne ramène pas ses devoirs à la maison !

– On avait dit qu’on voyagerait léger et qu’on laissait nos vieilles affaires derrière nous !

– Moi, j’ai laissé les miennes au Paraguay…

– Avec en plus quelques secrets restés aux Etats-Unis mais je respecte votre intimité à ce sujet !

– Ah, c’est la première fois, faudra fêter ça !

Le Premier Maître Atwood les rejoint ; ils partent ? Oui, ils considèrent que l’incident était accidentel et espèrent qu’on en tirera les leçons, il n’y a pas eu manquement au devoir ; il leur demande de reconsidérer la question, ils ont un coupable et ils le laissent filer ; Mac et Harm sont stupéfaits : le Premier Maître Yates ? Oui, ça c’est déjà produit il y a quelques semaines mais cette fois-là personne n’en a subi les conséquences

On entend dans les haut-parleurs « Appareil au décollage, dégagez la plage arrière, appareil au décollage, dégagez la plage arrière ! »

– Notre hélico s’en va, dit Harm

– Y en aura bien un autre demain, répond Mac

Mickey arrive chez son frère ; Harriet lui ouvre, un bébé dans les bras et répondant au téléphone ; il étreint son frère qui lui explique qu’elle organise une tournée d’artistes volontaires pour le Service des Divertissements aux Armées, pour le réveillon de Noël à Bagdad, elle est très occupée, lui aussi d’ailleurs ! Mickey ne peut s’empêcher de dire à son frère qu’il a rencontré une fille, un sourire béat sur les lèvres ; Bud le met en garde, il a 21 ans, il doit penser en priorité à sa formation, il n’est pas assez mature pour ce genre de choses….

Coates, du bureau appelle Meredith, elle a pris des contacts pour des restaurants français ; celle-ci, un peu dépassée, presque excédée, lui dit qu’elle n’a pas le temps de lui répondre ; le téléphone, sonne : quelqu’un demande à parler au Capitaine Rabb ; elle répond qu’il n’est pas aux Etats-Unis ; Mademoiselle Grace, oui, c’est noté !

Harm poursuit ses investigations : La partenaire du matelot Duncan dit que le Premier Maître Yates n’était pas très populaire ici ; Atwood ? Une « grande gueule, un peu vantard » ; tous les deux se disputaient assez souvent, le Premier Maître Atwood accusant Yates d’être feignant. Ils se disputaient couramment. Yates, le jour de l’accident était sorti fumer ; il est sorti fumer au beau milieu de son quart, hurle Mac ? Et ce n’était pas la première fois !

Il était plus souvent absent que présent et nombreux sont les collègues qui en ont marre de le couvrir.

Mickey parle avec Harriet de sa nouvelle fréquentation, des réticences de son frère – il le voit toujours comme un gamin !- il s’inquiète pour lui, c’est tout; il est difficile de concilier les études et le plaisir !

Mac et Harm surprennent en flagrant délit le Premier Maître Yates dehors, sur une passerelle. Ils savaient où ils le trouveraient, là où il pourrait faire une pause cigarette sans être vu. Ça demande d’être créatif, répond-il, mais sans ça il n’arriverait pas à tenir. Il a abandonné son poste deux fois ? A dire vrai, plus que ça ! Harm lui fait part de leur décision : ils reviennent sur leur position et vont demander à ce qu’il soit poursuivi pour manquement au devoir. Mac ajoute « et pour homicide involontaire » Pour homicide involontaire ? elle précise :

– Pendant que vous osiez perdre votre temps, un homme a été tué !

Harm tique et la regarde, il trouve qu’elle y va fort.

14h15 GMT Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Bud remet à Mac sur son bureau tous les dossiers concernant les procès du Capitaine Himes face au Capitaine Manetti, ils sont signés, scellés, et remis en mains propres ! Mac, rapidement lui parle du cas du Premier Maître Yates

– Apparemment, il s’agit d’une simple affaire d’abandon de poste, dit Bud

– Je ne suis pas d’accord, moi, je veux le faire condamner pour homicide involontaire ; cet officier est coupable de négligence et d’imprudence caractérisée envers la vie d’autrui. Ce sont des arguments suffisants, dit-elle d’un ton véhément

– Ne serait-ce pas une façon des plus personnelles d’interpréter la loi, Madame ?

– Ce Premier Maître est un faible, Bud, et c’est son manque d’autodiscipline qui a engendré cet accident !

– Vous semblez très affectée par cette affaire, Madame ?

– Je n’ai jamais eu l’esprit aussi analytique !

Bud roule des yeux gros comme des billes ! elle le remercie pour le travail qu’il a effectué en plus, alors qu’il est déjà très pris, et des soirées volées à Harriet ; Oh, elle ne s’est même pas rendue compte de quoi que ce soit, elle aussi ne touche pas terre !

Jen parle avec l’Amiral du mariage, elle a encore de bonnes idées : une assurance lune de miel… : il est plutôt contrarié et souligne que cette histoire est en train d’échapper totalement à son contrôle !

Harm arrive sur ces entrefaites, il semble préoccupé.

Au passage, Jen lui parle du coup de fil qu’elle a reçu pour lui, une certaine demoiselle Grace, elle disait qu’elle n’était pas arrivée à le joindre chez lui.

– Amiral, avez-vous lu le mémo que j’ai joint au dossier du Premier Maître Yates ?

– Oui

– Je suis d’accord pour le manquement au devoir mais Mac s’acharne sur ce garçon pour assouvir une vengeance !

– Selon vous, le Colonel a un problème avec le fait que votre client soit dépendant à la nicotine ?

– Je crois que vous avez mis le doigt dessus !

Jen a rejoint Mac dans son bureau, elle voudrait lui parler du mariage ; ils doivent avoir une grande confiance en elle pour lui en avoir confié l’organisation ?

– Depuis peu, ils sont devenus, je dirais, très peu coopératifs…

Et Mac part sur une explication où elle essaie de faire valoir qu’il faut forcer la main, une escarmouche entre les deux sexes en quelque sorte…et c’est pour le bien de l’Amiral, les hommes mariés vivent plus longtemps ! Jen la quitte réconfortée.

De son bureau, Harm appelle Mattie : sa secrétaire lui a dit qu’il n’était pas aux Etats-Unis ; non, il était sur un bateau et il n’a pas de secrétaire, il s’agit du Premier Maître Coates, il était en mission en mer Méditerranée ; elle trouve ça génial mais Harm, à a voix, lui demande ce qui ne va pas ? Rien, mais il a une vie mouvementée, il va falloir qu’il mette un frein s’il veut devenir son tuteur ; mais il a peut-être envie de freiner justement, répond-il ; il n’a pas changé d’avis, demande à nouveau Mattie ?

– je n’ai pas changé d’avis, non ; cela dit, si tu veux que nous formions une famille, il va falloir arrêter de douter de moi ! Il faut me faire confiance !

Kevin Dupray reproche à Mickey d’avoir revu sa sœur trois fois ; il ne devait la voir que pour l’amener au bal ; elle a 18 ans, c’est une enfant. S’il était son ami, il n’aurait rien entrepris derrière son dos !

Mac expose les faits aux jurés : l’article 92 du Code militaire dit qu’il y a manquement au devoir dès lors qu’un individu commet intentionnellement une négligence ou un manquement à la réalisation d’un devoir imposé par une opération normalisée : le premier Maître Yates l’a violé en toute connaissance de cause. De même le Code militaire dit qu’il y a homicide involontaire lorsque le décès d’un individu a été consécutif à un acte commis par l’accusé, d’où la culpabilité par négligence. Pendant qu’elle parle, on voit le Premier Yates ; il éprouve une très grande difficulté à se concentrer.

Harm avant de se lever pour répondre, lui demande d’avaler son chewing-gum, cela fait mauvaise impression devant le juge : il parle ensuite des effets de l’addiction à la nicotine, plus forts, selon certains médecins, que ceux de la cocaïne ou de l’héroïne. C’est une maladie qui induit des circonstances atténuantes, la dépendance au tabac est reconnue par le corps médical comme une véritable maladie. Il n’était pas responsable au moment de l’accident à bord de l’USS Gilcrist.

Mickey rencontre fortuitement Cassie, en fait elle venait voir Kevin : quelque chose l’ennuie, dit-elle ; oui, c’est nous, répond Mickey ! D’ailleurs, s’il l’avait comme sœur, il ferait pareil ! Elle est une fille fantastique…du coup Cassie l’embrasse et Kevin choisit ce moment pour arriver ; Cassie lui tient tête, il la « gonfle », elle est une grande fille

– Tu n’as pas le temps de tomber amoureuse !

– Ou de tomber amoureuse de moi, demande Mickey, remonté

– Prends-le comme tu veux, dit Kevin, furieux !

– Je ne suis pas assez bien pour ta sœur ! Allez, dis-le !

– Je n’ai pas à le dire !

Mac interroge le Premier Maître Atwood :

-Combien de fois le Premier Maître Yates utilise-t-il les périodes de test ou de maintenance pour fumer une cigarette ?

– Plus souvent qu’à son tour, Madame

Puis, elle met en parallèle son goût pour le chocolat ; il se dit ‘accro’ ; est-ce que cela l’empêche de travailler et de se concentrer ; non.

Pendant ce temps, le Premier Maître Yates transpire énormément. Harm et Mac bataillent au point que le Capitaine se fait reprendre par le juge ; il consent à rejoindre sa place et dit en s’asseyant :

– Il n’ y a rien de plus ennuyeux qu’un dépendant repenti !

– Qu’est-ce que vous racontez ? le reprend Mac ulcérée

– Conseillers, approchez, demande le juge

– La défense aiguillonne le témoin, Votre Honneur, reproche Mac

– J’ai plutôt l’impression que c’est l’avocat du gouvernement que titille la défense !

– Vous voulez vous servir de mon alcoolisme pour attirer ma compassion sur votre client fumeur, on dirait !

– La dépendance est une maladie, Colonel, dit Harm

– La dépendance peut se contrôler ne vous en déplaise !

– Et à ce moment, on entend un grand bruit, comme une chute ; le client de Harm est étalé de tout son long par terre, il a perdu connaissance ; Harm demande une ambulance, ouvre sa chemise pour lui permettre de respirer et découvre plusieurs patches collés sur sa poitrine : son client vient de faire une overdose !

Dans les bureaux, Harm informe Mac que son client est revenu à lui de son overdose de nicotine :

– Votre client peut continuer à utiliser la drogue de son choix, mais que s’il veut m’impressionner, il ferait mieux d’arrêter.

– Ouuuiii.. Comme vous l’avez fait… deux fois ! réplique-t-il, comme si de rien n’était.

Le Premier Maître Yates témoigne : il parle de panique, fumer est nécessaire comme l’air qu’on respire ; mais aujourd’hui, il est parvenu à maîtriser sa dépendance, sans aucune aide, n’est-ce pas ?, remarque Mac ; le jour de l’accident, il avait essuyé trop de reproches du Premier Maître Atwood, des remarques injustifiées comme souvent ; ils ne s’entendaient pas à cause de la fraternisation ; et l’on comprend qu’il est « sorti » avec le Premier Maître Farrier, une aventure sans lendemain… mais le Premier Maître Atwood était très à cheval sur le règlement, il lui faisait des réflexions et il avait besoin de cigarette pour compenser.

Dans sa chambre, l’aspirant Dupray est en train de réunir ses affaires quand Mickey rentre ; il a demandé à changer de chambre. Il va briser une amitié ; en plus, il est brouillé avec Cassie ; Mickey lui annonce qu’il a rompu ave elle, il a suivi son conseil ! Et maintenant elle est fâchée avec les deux !

– Vous me suivez, Coates ? demande Harm

– En quelque sorte, oui ; en fait j’ai besoin de vos lumières, Capitaine ; voilà, je m’occupe du mariage de l’Amiral

– Hum, c’est un combat perdu d’avance !

– Je m’en suis rendue compte en effet ; ils ne sont pas d’accord et ils s’en prennent au messager !

– Je vais vous dire une chose, Premier Maître : un beau jour, un type bien va tomber follement amoureux de vous, il vous offrira une bague en vous demandant de l’épouser…

– Oh ! je l’espère, Capitaine !

– Vous dépenserez une fortune équivalant à l’acompte de l’achat d’une maison dans une fête dont aucun de vos amis ne vous seront reconnaissants et vous vous réveillerez le lendemain matin avec quinze toasters et la gueule de bois et quand vous regarderez le typer à vos côtés dans le lit, vous penserez « Ah, Mon Dieu ! j’aurais pu acheter une maison avec cde que j’ai dépensé en voulant le lier à ce type pour le restant de mes jours » !

– Ça va si mal que ça en ce moment dans vos relations amoureuses ? La demoiselle Grace peut-être ? Oh, je sais bien que ça ne me regarde pas mais elle me semble vraiment jeune !

– Vous aurez le même point de vue sur ce genre d’union par le Colonel MacEnzie !

– J’ai plutôt l’impression qu’elle semble plus sentimentale à propos du mariage !

Regard sceptique et surpris de Harm :

– Vous croyez ça ? Moi, j’ aurais dit le contraire ?

– Elle a peut-être rencontré un homme qui l’a fait changer d’avis ! Veuillez m’excuser !

Mac vient voir Harm qui se tourne vers elle :

– Je viens de décider une bonne fois pour toutes d’accorder le bénéfice du doute à votre client ! J’’ai pris des renseignements auprès d’Anna Farrier et je me demande ce qu’elle dirait si elle entendait le Premier Maître Yates parler de juste une aventure sans importance à propos de leur relation, une femme dédaignée est une force de la nature ! Vous devez le savoir ?

– Oh, oui, je le sais ! D’autant qu’on peut travailler aux côtés d’une femme au quotidien, ne pas vraiment savoir ce qu’elle pense !

– J’en ai autant à votre service ! le coup que vous m’avez fait était sous la ceinture !

– Harm baisse les yeux, il réalise ce qu’il lui a fait, il est embarrassé, n’ose pas la regarder puis se lance :

– Oui, c’est vrai… D’ailleurs, veuillez m’excuser… Amis ? demande-t-il d’une voix à peine audible

Mac soupire, le regarde droit dans les yeux, a un bon regard vers lui et lui tend la main :

– Amis !

Harm interroge le Premier Maître Farrier sur sa relation avec le Premier Maître Yates : elle commence par se dérober, puis sous le rappel du serment prêté et sous les questions de plus en plus précises de Harm, elle finit par avouer que non, il ne s’agissait pas d’un flirt sans lendemain, pour elle c’était une relation plus importante que son plan de carrière personnelle. Ca représente tout pour elle, ajoute-t-elle Pourquoi était-elle au CIC au moment de l’accident ? Elle voulait rendre service ; Harm poursuit son avantage : on avait profité ‘elle, elle était en colère, elle a vu un moyen de le discréditer et a enlevé l’étiquette pour se venger. Non, elle n’a jamais fait ça ; Alors qui d’autre ? Qui avait un mobile pour débarquer le premier Maître Yates ?

La jeune femme craque ! Atwood la harcelait, il avait des raisons de se débarrasser de Yates. Comment le sait-elle ? Il le lui a avoué quand il a su qu’elle allait témoigner et l’a menacée au cas où elle dirait la vérité !

L’enseigne Kevin Dupray retrouve sa sœur en robe de bal et la conduit vers Mickey, il reste trois heures avant le bal, et s’il veut l’emmener dîner avant… Mickey demande « tu ne m’en veux plus ? » il ne lui faudra qu’un quart d’heure pour mettre son uniforme d’apparat. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont ensemble, il faut y aller en douceur, tous les trois se réconcilient et tombent dans les bras les uns des autres.

Meredith entre dans le bureau de l’Amiral, non elle souhaite que Jen reste : elle ne veut pas de ce mariage, cette robe, le restaurant français, l’Amiral répond que lui non plus mais il croyait… lentement, tous les deux se tournent vers Jen : cette dernière comprend et s’excuse, elle était tellement honorée, qu’elle s’est laissée emporter, elle voulait tellement que ce soit réussi ! Mais ce sera réussi dit l’Amiral, les mariés et quelques amis intimes…Ils veulent que ce soit avant tout ‘leur’mariage ! Elle est désolée et se propose d’aller immédiatement annuler le traiteur pour deux cents personnes, comme elle l’avait prévu.

Meredith, seule avec AJ, a encore quelque chose à lui dire : Il y a à Bologne une conférence sur le théâtre shakespearien et on l’a sollicitée pour y aller, le hic c’est que c’est à Noël et qu’ils avaient envisagé de passer ce premier Noël ensemble ; l’Amiral lui dit qu’il ne pourra l’accompagner ; elle n’a pas besoin de sa permission ;non, bien sûr, mais d’une certaine façon, timidement, elle dit qu’elle en a besoin, malgré tout.

Harriet raccroche le téléphone, songeuse quand Bud la surprend : le correspondant qu’elle vient d’avoir lui a annoncé que le spectacle prévu à Bagdad coûterait 700 dollars la place s’il avait lieu pour des civils ; mais la seule chose qui intéresserait son interlocuteur serait de passer Noël chez lui avec ses enfants ; Bud la prend par les épaules, ils vont rentrer chez eux.

Mac rejoint l’ascenseur devant lequel Harm attend déjà : Atwood a tout avoué et les poursuites vont être engagées :

– Toute cette affaire, dit Harm, prouve que vous aviez raison sur la façon dont tournent les choses entre deux collègues …

– Oui, il faut rester bons amis !

– Puis-je, ma bonne amie, vous proposer un plat de pâtes platonique ?

– J’aimerais bien, je dois dîner avec Clay…

– …

A ce moment le portable d’Harm sonne

– Vous venez ?

– Je prendrai le prochain !

– Je tombe à un mauvais moment ? demande la voix de Mattie

– Non, tu ne pouvais pas mieux tomber !

489 vues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*