9.11 – A merry little Christmas

9.11 – A merry little Christmas – Le tuteur

01h34 GMT Aéroport municipal de Blacksburg, Blacksburg, Virginie

C’est le soir, Harm et Mattie discutent dans le hangar de Grace Aviation ; il est en train de nettoyer des pièces.

– Allez, tu me répètes tout une dernière fois ! dit Harm

– Je ne mâche pas de chewing-gum et je ne crache pas dans la salle d’audience, je ne réponds que brièvement aux questions qu’on me pose…

– Quoi d’autre ?

– Je dois répondre franchement, parler avec mon cœur, lui expliquer pourquoi je veux que tu deviennes mon tuteur… et-ce que je pourrai dire au juge aussi que tu pilotes un Stearman à la perfection, et qu’au lieu des platées de haricots, tu me laisses manger de la pizza

?7 jours/7 ?

– Essaie toujours, si ça peut le convaincre ! Tu as une robe à te mettre

– Non ! L’argent que je gagne, je le réinvestis dans l’affaire

– C’est moi qui te l’offre !

– Pourquoi ?

– Pour montrer ton respect envers la cour et envers toi-même

– Je croirais entendre ma mère !… tu lui ressembles beaucoup de l’intérieur…

Un homme pousse la porte dans la bourrasque et demande à parler à Mathilda Grace ? Elle s’avance vers lui et il emploie immédiatement un ton tranchant : elle n’a répondu à aucun de ses messages, n’a répondu à aucune de ses lettres ; Harm, devant son attitude agressive, se lève :

– Je vais reprendre possession de ce hangar d’ici deux jours ; je veux que d’ici là toutes les saletés aient été enlevées ! Tout ce qui restera sera vendu ou je le ferai balancer !

Après son départ, Harm et Mattie se retrouvent dans sa maison ; dehors il neige à gros flocons ; pourquoi ne lui a-t-elle pas parlé de ses problèmes ? Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle n’est pas à la hauteur ; mais il aurait peut-être pu l’aider ! Elle ajoute qu’elle fait les choses comme elle l’entend, pour le meilleur ou pour le pire ! Harm lui fait remarquer qu’elle n’a que 14 ans… Non, 15 ! Et depuis quand ? Son anniversaire c’était il y peu ; non elle ne veut pas de fête, elle pourrait si elle en organisait une se retrouver toute seule ; Harm lui fait observer qu’elle devrait avoir plus confiance dans les gens. Elle n’aime pas les gens, un jour ou l’autre, ils te laissent tomber ! >enfin, sauf lui ! Cela dit… je n’en suis pas encore tout à fait sûre !

– Tu ne vas quand même pas t’inquiéter ?

– Non, toi tu es rassurant

– Tu pourrais m’expliquer tes problèmes ?

Elle est sur le point de fermer boutique : à l’entrée de l’hivers, elle n’avait plus d’entrées d’argent, elle a demandé à suspendre le règlement du hangar, mais la banque s’est alors rendue compte qu’elle n’avait que 14 ans, et a décidé une vente par adjudication ; et sur la maison léguée par sa mère, il y a une hypothèque… Harm l’invite alors à manger au restaurant, les pizzas sur la table sont un peu rances !

Au Jag, Mac demande à Harriet si ça va : pas vraiment: la chanteuse Varèse Chesnut qui devait arriver demain à Washington et partir deux jours plus tard pour Bagdad est bloquée par la neige dans la région de Reno ; Mac lui rappelle alors que le Centre d’Entraînement au Combat des Marines se trouve tout près à Pickle Meadow, ils vont l’amener ! Harriet est drôlement soulagée.

Jennifer Coates entre dans le bureau de l’Amiral : elle a une mauvaise nouvelle. Le service de fret qui devait livrer son cadeau à Meredith a pris feu entre Rome et Bologne ; le transporteur propose de lui rembourser le cadeau, par chèque, il doit seulement en indiquer la nature et le montant ; l’Amiral, lui, tout ce qu’il veut, c’est que Meredith ouvre son cadeau le soir de Noël… C’était quelque chose de personnel et devant le regard insistant de Jen, comme statufiée, il précise ‘un ordinateur de poche amélioré’, avec traducteur incorporé, un convertisseur de monnaie, des cartes de l’Italie et de Bologne avec tous les sites historiques…

– C’est un cadeau… très… utile

– Mais vous… désapprouvez le choix ?

– Non, je n’ai pas d’opinion, Amiral,

– Vous pensez que ce cadeau est

– Impersonnel ?

– C’est ça ; des tas de femmes le trouveraient très utile, Monsieur

– Vous voulez dire comme un toaster ? ou un fer à repasser ?

– Vous avez compris, Amiral

– Rompez

– Je peux peut-être vous aider, Amiral…

Bud arrive en toute hâte voir Harriet : la baby-sitter était en retard, pour la deuxième fois cette semaine ; enfin, maintenant il n’y aura plus de problème, le spectacle est bouclé, ils vont reprendre leurs horaires ; Mais non, le visage d’Harriet dément ses paroles, elle se mord les lèvres : le Général Tillman veut qu’elle trouve quelqu’un pour le Réveillon de Noël ; elle ajoute à son endroit

– à part » élever nos enfants, ceci est la chose la plus importante qui m’ait été donnée de faire et j’aimerais compter sur ton soutien…

Le Révérend Turner vient voir l’Amiral, les deux hommes décident de s’appeler par leur prénom. Pour quelle raison lui a-t-il demandé de venir, pour le sermon de Noël ? Non, pour son mariage, il voudrait qu’il célèbre la cérémonie : où ? Quand ? Le 14 Mai, à la chapelle de l’Ecole Navale

– Vous devez avoir des amis hauts placés ?

– Pas autant que les vôtres! répond l’Amiral

Ils en viennent à parler de Sturgis : l’Amiral dit qu’il faut qu’il cesse de vouloir atteindre la perfection ; il connaît le diction qui dit « vouloir trop obtenir de soi-même est le meilleur moyen d’être insatisfait ; oui, dit le révérend mais trop attendre des autres est aussi le meilleur moyen d’être déçu.

Maison de Mattie : une assistante sociale arrive pour voir Mattie et Harm ; elle souhaite parler au Capitaine en privé ; pendant toute leur conversation, Mattie, assise sur les marches de l’escalier, entend la conversation, impuissante.

Elle veut lui poser quelques questions toutes simples, quelqu’un d’autre viendra pour inspecter son lieu de vie ; une solde suffisante ? Oui ; sa charge de travail ? Et si son travail va l’amener à quitter le pays, parfois ; quelles dispositions a-t-il prises, tout est en cours ; il y travaille. Mattie est-elle assez mature pour rester seule ? Elle a bien passé les six derniers mois toute seule ! Mais oui, il ne la laissera pas toute seule. Cette assurance n’est pas suffisante, dit Madame Lemoine ; est-il marié ? Non. Des enfants ? Non. Une partenaire ? Non. Homosexuel ? Non.

– Donc personne dans votre vie ?

– Non!

– Je trouve ça difficile à croire !

– Je dois avouer que ça me surprend aussi parfois !

– Pourquoi voulez-vous la garde de cette jeune fille ?

– Il faut bien que quelqu’un de sérieux prenne soin d’elle !

– Elle a un père biologique, vous savez…

– Oui..

Comment l’a-t-il rencontrée ? Il a travaillé pour elle et c’était un bon patron ! Ressent-il de la pitié pour elle ? Non, de l’affection ; elle établira un rapport dès qu’il lui dira que toutes les dispositions nécessaires ont été prises et le transmettra à l’Inspection des Services sociaux.

Au Jag, Jen demande à parler une minute à l’Amiral : elle lui présente le résultat de ses emplettes, un foulard, du parfum, des gants et un portefeuille français …

– Est-ce que ça va plaire…

– Au Docteur Cavanaugh ? dit Jen qui comme à son habitude termine les phrases de l’Amiral

– Comment avez-vous choisi ces articles ?

– Ils étaient ma cible privilégiée pendant mes années de délinquance, mais là je les ai réglés avec ma carte de crédit…

Il lui demande de tout rapporter et veut un agenda électronique, elle lui fera envoyer la facture à son nom ! Il lui demande ce qu’elle fait pour Noël : elle avoue qu’elle a une famille qu’elle ne tient pas à revoir et que ses amis, pour la plupart, sont à l’ombre en prison ou partis… Sa priorité, aujourd’hui, c’est sa vie, ici.

Au moment où Sturgis accompagne son père à l’ascenseur, en descend une jeune femme que Sturgis reconnaît immédiatement ; elle demande à parler au Lieutenant Sims ; il prend congé de son père et la conduit auprès d’Harriet, tout en la complimentant sur ses chansons, qu’il connaît presque par cœur ;il préfère « Blame it on my youth », entre autres ! Elle s’appelle Varèse Chesnut et doit partir pour Bagdad, dans le spectacle organisé par Harriet.

Elle est surprise de voir que le Capitaine en sait autant sur ses chansons et demande à Harriet si elle lui a communiqué son dossier de presse ? Pas du tout. Serait-il un honnête homme, demande la chanteuse. Il a d’autres défauts, répond Harriet. Elle lui propose un billet pour le spectacle du lendemain, il en demande un de plus pour son père… Accordé.

Harriet en suite lui explique dans quelles conditions elle va voyager : dans un C 17, un avion de transport, comme un terrain de foot mais avec des ailes !

Au « One step down », deux spectateurs enthousiastes écoutent la chanteuse; Sturgis boit ses paroles et va l’attendre à la sortie; tous deux vont marcher, le long des vitrines décorées pour Noël : ils commencent à se parler d’eux et il se trouve qu’elle a un père pasteur ; ils échangent leurs impressions sur cette enfance, puis cette adolescence comme surveillée par Dieu, lui-même ; Sturgis voit son père comme quelqu’un de parfait ; elle remarque que personne n’est parfait ; c’est aussi pour ça qu’elle aime le jazz : c’est une musique évolutive… Elle lui prend le bras

– J’aime écouter les autres… si vous avez envie de parler ?

– J’en ai assez de parler de moi ! J’en ai assez de ce que je suis !

– Moi, j’aime bien ce que je suis !

– Parlez-moi de vous ?

– Tout est dans mes chansons et vous connaissez presque tout

Soudain, il l’embrasse longuement

– ça vous arrive souvent d’embrasser des femmes que vous ne connaissez pas ?

– ça fait si longtemps que j’attends de rencontrer quelqu’un comme vous !

Harm est chez Mac ; il se tient debout derrière le canapé, elle y est assise et boit un café tout en préparant ses cadeaux de Noël ; l ne cesse de marcher derrière elle et parle d’un ton moins assuré que d’habitude :

– Est-ce que vous voulez bien pour porter garante pour moi ?

– Dans l’amour ou les conflits ?

– En tant que chef de famille…

– Quand avez-vous appelé votre mère pour la dernière fois ?

– Je ne sais pas… je ne me souviens plus, dit-il en baissant la tête

– Ça prouve déjà que vous êtes un mauvais fils !

– Quel genre de père pensez-vous que je puisse faire ?

– Eh bien, à une époque, répond-elle avec un large sourire, le visage tendu vers lui, je n’étais pas contre le fait Que vous soyez le père de mon enfant… si vous vous rappelez ?

– Oui… si l’un de nous n’était pas marié d’ici cinq ans…

– Oui… on y est presque…

– Il y a du nouveau dans ma vie, dit Harm qui s’assoit à côté d’elle, d’un ton grave

– Une autre femme ? demande Mac, l’inquiétude balayant son visage

– Une fillette… Je me présente devant l’Etat de Virginie pour devenir le tuteur d’une mineure et j’aimerais que vous vous portiez garante pour moi…

Mac reste sans voix quelques instants

– Et, est-ce que vous saviez depuis longtemps que vous alliez faire ça ?

– Quelques mois…

– Et, c’est la première fois que vous m’en parlez ???

– Vous avez une nouvelle vie, je ne savais pas si ça vous intéressait…

– Oh !! eh bien, de toutes les idioties que vous m’avez dites depuis 8 ans, je dirais que celle-ci dépasse de loin tout ce que j’ai pu entendre !!!

– Mais vous seriez d’accord ?

– ….., elle se lève, va vers le sapin de Noël porter un paquet

– Je n’ai pas envie qu’on se dispute à propos de nous deux maintenant, dit Harm

– Il n’y a pas de nous ! dit-elle en se tournant vers lui, les bras croisés sur la poitrine

– Ah, vous y êtes pour quelque chose !!!

– Vous n’avez pas bataillé !

Il se lève à son tour et se trouve face à elle

– Il s’agit seulement d’une adolescente qui a besoin que quelqu’un s’occupe d’elle

– Et vous avez décidé d’endosser cette responsabilité ?

– Vous y voyez un inconvénient ?

– Le seul que je vois c’est que vous m’éliminez de votre vie jusqu’à ce que vous ayez besoin de moi ?!!

– Laissez tomber ! dit Harm en reprenant sa casquette et en se dirigeant vers la porte, d’un pas décidé. C’est trop grave pour que vous gâchiez tout ! ajoute-t-il en claquant la porte

Il laisse Mac, avec des larmes dans les yeux, dépitée, et semblant furieuse contre elle –même de la tournure des évènements.

15h15 GMT Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Jen face à l’Amiral ; elle a acheté ce qu’il lui avait demandé, s’il veut le personnaliser, qu’il le lui dise, elle le fera faire ! L’Amiral suggère de passer au plan B ; on en est plutôt le plan C, à son avis !

Un Inspecteur des Services sociaux vient voir l’appartement de Harm, il regarde partout et lui pose des questions sur son mode de vie : dans le frigo, de la bière et du tofu ? Oui, il achète souvent des plats préparés mais peut aussi faire la cuisine, il aime ça ! A-t-il une arme à feu ? Oui , cachée, sous clé ! S’en est-il servi ? Une ou deux fois. Dans l’exercice de ses fonctions ? N’est-il pas avocat ? Si, mais il est réserviste de guerre, officie de l’Aéronavale et pilote qualifié de F 14 !, répond-il assez fièrement.!

Pas de chambres séparées ? Oui, c’est un des problèmes qu’il va devoir résoudre ! Comment ?Il ne le sait pas encore ; il avoue que tout ceci est arrivé très rapidement. Vit-il seul ? Depuis l’âge de 17 an. Sans colocataire ? Non, si ce n’est à l’Académie ; quel genre de relation a-t-il eu ave son père ? Aucun, Harm explique que son père a disparu lors de la guerre du Vietnam alors qu’il avait à peine cinq ans. Une expérience des enfants ? Pas grand-chose ! Il lui conseille de faire une autre réponse à l’audience ! Il va avoir des surprises ! Des surprises, en tant que pilote de chasse,il est habitué à en avoir ! S’est-il déjà écrasé ? Oui. Plus d’une fois ? Quatre fois. Et, il continue à voler !!!

Il sait ce qu’il va dire de lui dans son rapport, il est un candidat à la hauteur !!!

Jen est assisse aux côtés de l’Amiral dans son bureau, une conversation à bâtons rompus : il la complimente

– Je veux que vous sachiez que vous êtes aussi efficace que mes avocats !

– Ah, c’est ce que j’attendais, Amiral, vous comblez tous mes espoirs

Il ajoute qu’elle doit savoir que tout cadeau entre supérieur et subordonné est interdit par le règlement ? Oui, comme la fraternisation… Elle aime ce qu’elle fait ici ; elle ne pensait pas en arriver là quand le Capitaine Rabb l’a recueillie et fait accepter au Jag ; elle lui est reconnaissante pour tout ça ! Il se fâche : qu’elle arrête d’être reconnaissante, elle ne vole pas sa place à quelqu’un, c’est légèrement fatigant cette reconnaissance, qu’elle arrête de remercier tout le monde !!!

Elle ajoute :

– Amiral, j’ai une petite surprise pour vous , en lui remettant une chemise au logo du Jag qu’il ouvre, il chausse ses lunettes et commence à lire, en alternant avec Jen, dont le visage est lumineux de bonheur

« Le premier cadeau que j’au voulu t’offrir

Ne disait pas toute l’étendue de mon amour

Je me suis ravisé, j’ai repris ma liste

Et repensé tous mes atours

Voulant te faire comprendre que je t’aimais tant…

– Je suis reparti t’acheter une paire de gants

Mais ce n’était pas ce qu’il fallait

Et toute la nuit j’ai réfléchi

Les idées que j’avais

Allaient de mal en pis

Je t’ai donc fait ces quelques vers…

– Je pense à toi nuit et jour

J’ai très envie de te revoir, mon amour

– Bien sûr, nous partagerons d’autres Noëls

Mais, celui-ci, tu manques à l’appel ! »

– Où avez-vous trouvé ça ? demande l’Amiral, qui se rassoit de stupeur

– C’est moi qui l’ai écrit, Amiral, avec l’aide d’un petit dictionnaire de rimes, c’est évident ! Ce soir, il y a une représentation de ‘Roméo et Juliette’ à Bologne ; le Docteur Cavanaugh sera parmi les spectateurs et l’un des comédiens lira ce petit texte après le spectacle !

– Je n’en reviens pas !

– J’en suis ravie, Amiral ! Une dernière petite question, avec votre permission… Etes-vous heureux ?

– …Jennifer, c’est la première fois depuis des années que je suis aussi heureux !

– Alors y a de l’espoir !

– J’espère que vous n’aurez pas à attendre aussi longtemps !

On frappe à la porte de l’appartement de Harm qui passe une robe de chambre, arrive devant la porte, regarde par l’oeilleton et ouvre : Mattie est devant lui ! Comment-elle venue jusqu’ici ?avec la voiture ! Ici ! mais ce n’est pas la campagne comme à Blacksburg… Il y a urgence, manifestement : son père est revenu, elle l’héberge pour un soir seulement mais.. quand elle lui a appris que Harm voulait devenir son tuteur il a dit qu’il l’attaquerait en justice !

Tribunal des Affaires familiales et juvéniles : Mattie et Harm sont confrontés au père de Mattie, Monsieur Johnson : la juge présente l’affaire, annonce qu’elle a lu les deux rapports ; il pose des questions auxquelles elle va tenter de trouver des réponses : le père de Mattie devra la convaincre du bien fondé de sa demande, quant au Capitaine, les rapports indiquent une véritable honnêteté morale, une appréciation réaliste du défi qu’il veut relever.

Elle demande a à Monsieur Jonhson où il se trouvait ces six derniers mois ? Il s’efforçait de reprendre une vie décente. En laissant Mathilde seule ? Non, il l’avait confié à des parents, c’est son choix, elle sait ce qu’elle veut ! Quelle garantie a-t-elle cette fois ? Il explique qu’en fait , il a été victime d’un malheureux accident…

– Il a tué ma mère, dit Mattie en se levant, ulcérée, prête à griffer ! Mon nom est Grace, Mathilda Grace, pas Jonhson, il était complètement saoul !

– Mattie, intervient Harm, ton père a le droit de s’exprimer et toit, tu dois respecter cette Cour !

Et le père d’expliquer que Mattie ne veut pas se souvenir qu’il a été un type bien: il préparait le dîner, il lui racontait des histoires :

– J’ai fait des erreurs; pas que des petites ! je vais essayer de m’améliorer pour Mattie… la seule chose que je vous demande c’est de lui donner la possibilité de mieux me connaître !

– Pour moi, il ne peut pas s’améliorer ! Il a pris le volant, ivre mort ! Le Capitaine Rabb m’a gentiment offert une place dans sa vie, j’ai promis de faire ce qu’il me dirait et je ne veux pas qu’il ait des ennuis !

La juge interroge Harm sur ses relations avec son père : il a perdu son père quand il était jeune, il a disparu au combat au Vietnam :

– Je sais ce que c’est que de grandir sans son père et je vous jure que je ne prends pas cette paternité à la légère. Votre Honneur, je donne ma parole à cette Cour, que je ferai toujours de mon mieux pour m’assurer que Mattie aura la meilleure éducation possible ; je lui ai donné ma parole, Votre Honneur, quez plus jamais elle ne serait seule en ce monde à l’avenir !

– Le problème dans votre histoire c’est que vous n’êtes pas son père

– Nous sommes là pour apprécier quel genre de père vous ferez Monsieur Johnson et quel genre de tuteur le Capitaine Rabb pourra faire !

– Votre Honneur, intervient un appariteur, une personne demande à apporter un témoignage… le Colonel Sarah MacEnzie !

Harm se retourne et la regarde arriver à leur hauteur, en uniforme, tendu vers elle :

– Votre Honneur, je suis une collègue du Capitaine Rabb depuis huit ans et je peux dire que j’ai une grande admiration pour sa morale et son intégrité !

– Quel est votre avis sur le fait qu’il soit retenu en tant que tuteur de Mathilda Grace ?

– Choix très pertinent, v Votre Honneur

– Et, sur quoi fondez-vous votre opinion, Colonel ?

– Votre Honneur, et elle se tourne brièvement vers Harm, j’ai vu le Capitaine Rabb mettre sa propre vie en danger pour protéger le fils d’un collègue pilote qui avait péri au combat,[ Joshua Pendry], le Capitaine s’est toujours beaucoup investi dans des affaires où des enfants étaient en jeu, il a hébergé une enfant témoin à son domicile et n’a pas hésité à attirer l’attention des services médicaux sur une petite fille traumatisée après s’être investi personnellement dans l’enquête sur la disparition de sa petite sœur [Annie]…

– C’est tout à l’honneur du Capitaine et que pouvez-vous me dire d’autre, Colonel ?

– …. J’ai souvent réfléchi au genre d’homme que j’aimerais avoir comme père de mes futurs enfants (Harm réagit à ces mots), si je dois en avoir…. Le Capitaine Rabb est ce genre d’homme, Votre Honneur…. Je ne peux pas apporter de preuves si ce n’est déclarer sans aucune réserve qu’il ferait un tuteur parfaitement compétent…

– Merci, Colonel

Harm la suit du regard le temps qu’elle aile s’asseoir ; devant l’aveu qu’elle vient de faire, elle n’ose lever les yeux.

La juge estime que chacun des deux hommes est apte à la garde de cette enfant ; elle demande un délai de six mois au terme duquel elle donnerait sa décision, en attendant Mattie doit être confiée à une famille d’accueil ! Mattie proteste, Harm la retient, désolé.

Eglise, chants de Noëls : dans l’assistance, tout le Jag dont Harm venu avec Mattie, côte à côte ; Mac est assise aux côtés de l’Amiral ; alors que le sermon va être prononcé par le Révérend Turner, la porte s’ouvre, Jennifer Coates entre, l’Amiral se retourne, elle lui fait un signe de la tête, il se retourne, le sourire aux lèvres.

Dans son sermon, le révérend parle de la relation des croyants à Dieu : on lui demande du réconfort, on lui demande des conseils… Mac jette un regard attendri vers Harm et Mattie au moment où celle-ci prend une de ses mains dans la sienne.

– ..et il faut pardonner à nous-mêmes et aux autres, termine le Révérend

Le chœur entonne le « Joy to the World, a Lord has come », l’assistance se lève et commence à sortir.

– Tu ne m’oublieras pas, dit Mattie à Harm

– Tu plaisantes !

– Je ne veux pas que tu me voies pleurer !

– Désolé !

– Tu as fait de ton mieux !

Elle lui donnera son adresse, et il viendra la voir ? puis se dirige vers la camionnette où l’attend son père.

Quand Mac sort de l’église, elle entrevoit la scène et repère la camionnette ; elle se dirige aussitôt vers elle ,frappe à la vitre et demande à parler à Monsieur Johnson ; Mattie descend

– Pourquoi n’est-il pas rentré à l’intérieur,

– La dernière fois que j’ai mis les pieds dans une église, c’était pour les funérailles de ma femme ! Aujourd’hui, je dois laisser ma fille à des inconnus !

– Puis-je vous parler, d’alcoolique à alcoolique ?

Dehors, se reforme le groupe du Jag ; l’Amiral remercie le révérend pour son sermon ; Harriet le remercie d’avoir pensé à ceux qui sont au loin.

– Je me demande comment se passe le spectacle aux armées ?, demande Mickey Roberts

– Eh bien, allons le voir dit Jen !

Au Jag, dans le bureau de l’Amiral, tous restent debout devant l’écran mural : Varese Chesnut chante pour les GI’S, dans une superbe robe fourreau rouge. L’Amiral demande à Jen comment elle a fait ça ? Elle a un peu utilisé son nom et son grade pour obtenir ce duplex des forces armées et obtenir la liaison avec l’émission.

– Tu sais que tu as fait un travail fantastique, chérie, dit Bud

Sure scène la chanteuse égrène les paroles d’un chant de Noël « I wish you a merry christmas, all year long…. »

Elle termine par un discours de réconfort, le pays pense à eux autant qu’ils pensent à leurs familles… le Révérend conseille à son fils de ne pas laisser passer sa chance – il n’en a aucunement l’intention, répond-il ! Harriet a les larmes aux yeux

– C’est le plus beau cadeau de noël qu’on m’ ait jamais offert, merci , Jennifer

La main de Harm effleure les lettres dorées du nom de son père sur le Mur du Mémorial quand la voix de Mattie le surprend :

– Harm, ça va ?

– Qu’est-ce que tu fais ici ?

– Tu es mon tuteur !

Elle se retourne vers Mac et lui explique qu’elle a parlé à son père, il est d’accord pour se retirer, elle n’a donc pas à aller dans une famille d’accueil !

– Comment avez-vous fait ? demande Harm à Mac

– Je lui ai fait comprendre qu’après avoir arrêté de boire, il allait avoir à affronter la vie et qu’il ne pouvait pas s’occuper de Mattie avant de s’occuper de lui ! Monsieur Johnson a accepté de suivre un programme et quand il se ra remis sur pieds, et si Mattie en a envie, ils essaieront de nouveau

– Jusque-là je suis à toi ! dit Mattie qui se jette dans les bras de Harm

Harm lance un regard reconnaissant à Mac

– Tu as le droit de me serrer plus fort, tu sais, je ne vais pas me casser, dit l’adolescente

Il l’étreint :

– Bonsoir, dit Mac, qui veut se retirer sur la pointe des pieds

– Où est-ce que vous allez ? demande aussitôt Harm

– …eh bien… je… j’ai rendez-vous avec Webb, dit-elle comme à regret, Joyeux Noël !

Harm la regarde, puis regarde Mattie, puis la regarde s’éloigner à nouveau.

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