9.12 – A girl’s best friend


9.12 – A girl’s best friend – Pierres de sang

16h23 GMT, Anvers, Belgique, quartier diamantaire

Un homme, une loupe fixée à l’œil examine une pierre ; on entend ses commentaires : »taille Princesse, 58 facettes, pureté FL… pas la moindre trace de crapaud… un blanc exceptionnel… » Puis un échange entre deux personnes, des Juifs hassidim à leur coiffure, « ça me plaît beaucoup…. Il a l’air nerveux, il transpire.. .ça m’est complètement égal… »

Un homme dont on ne voit que la casquette de Marine remarque :

– Je peux savoir ce que vous dites ?

– Pardonnez-nous, mon frère et moi nous manquons vraiment à tous nos devoirs, dit l’un

– Veuillez vous asseoir, dit le second pour que nous discutions !

– Je ne suis pas venu pour m’asseoir, je veux seulement parler de cette pierre

– Elle fait deux carats, exactement !

– On peut dire que cette pierre est d’une perfection absolue, elle est même trop parfaite !

– Dans le diamant, rien n’est trop parfait, réplique l’officier de Marine et je pense vous en fournir d’autres comme celle-ci, autant que vous voudrez m’en prendre !

12h45 GMT Université américaine, Washington DC

Meredith Cavanaugh est au téléphone en train de parler italien avec le Professeur Servaggio, quand Jen arrive pour la voir. Elle s’étonne de voir qu’elle a les cheveux mouillés : elle lui explique qu’elle a des problèmes avec ses colocataires : quatre filles qui se disputent la douche en même temps tous les matins et l’une d’elle qui lui a cassé son sèche-cheveux ! Elle vient lui apporter des modèles d’invitation, tous simples et sans fioriture, sur du papier recyclé ; en la remerciant, Meredith veut les regarder, mais sa main heurte un globe terrestre sur le bureau :

– oh, non, c’est pas possible! s’exclame Meredith, je viens de faire tomber la pierre de ma bague de fiançailles, AJ va être furieux contre moi!

– L’Amiral s’emporte facilement mais c’est le plus doux des hommes, dit Jen qui s’est aussi baissée pour la retrouver

– Oui… c’est vrai… il est si gentil !

– Tenez, dit Jen, qui le tient en main, c’est un diamant superbe

Et Meredith ajoute qu’elle préfère s’en occuper, pas un mot à l’Amiral, il pourrait l’accuser de négligence !

Au Jag, Bud va à la rencontre de Mac pour lui montrer une photo du spectacle de Réveillon à Bagdad qu’Harriet a reçue, avec la signature de tous les participants ! Ah, oui, au fait où est Harriet? demande Mac ; elle a pris sa journée pour aller accompagner AJ à une sortie avec sa classe, au zoo, pour qu’il ne fasse pas de bêtises, il traverse une période difficile ! et il ajoute

– Madame, si je puis me permettre, vous…semblez tout à fait reposée en ce moment… (Mac l’écoute les bras croisés sur la poitrine, avec un regard amusé)… enfin… ce que je veux dire c’est que ça fait longtemps que je ne vous avais pas vu un air aussi… rayonnant !

– Qu’est-ce que vous cherchez à savoir, au juste ?

– Rien ! je suis heureux pour vous si vous l’êtes vous-même et… l’agent Webb….enfin si c’est lui la raison de votre bonheur…

– Ne croyez pas tout ce que vous entendez Lieutenant !

L’Amiral découvre un vêtement dans ses dossiers et se tourne vers Jen

– Verriez-vous un inconvénient à me dire ce que font vos vêtements au milieu de mes dossiers suspendus ?

– Je préfèrerais ne pas avoir à le dire, Amiral ! J’ai des problèmes de cohabitation…Je promets de ne pas

– Recommencer ! oui, je sais

– Comment ?

– Vous ne cessez pas de le répéter

– Je m’efforcerai d’être moins prévisible

– Je vous y engage ! Où est le Capitaine Rabb ce matin, lance-t-il

– En retard pour des raisons personnelles, répond Bud qui s’est approché

L’Amiral explose : y a-t-il quelqu’un dans ce service qui s’occupe d’autres choses que de ses affaires personnelles ? Jen, la finaude, lance un regard sur un dossier sur son bureau, un catalogue pour un mariage ! Il se radoucit…

Bud explique que c’est aujourd’hui que commence la tutelle de Harm.

Harm est chez lui, un mug à la main, il sort de sa chambre tout en boutonnant sa veste quand on frappe à la porte ; il avale son café en vitesse et va ouvrir : Mattie est là ! mais il pensait aller la chercher ! elle n’est pas venue en conduisant ? Non. Il lui demande si elle a parlé à son père ? oui, mais elle ne souhaite pas approfondir le sujet .

Harm évoque ensuite ses projets : chercher dans une agence, une maison avec deux chambres du côté de Falls Church. Mattie, quant à elle préfère la ville, la campagne, elle connaît ! D’ailleurs, elle a repéré une annonce, dans le hall en bas ; il y a un appartement à louer sur le palier ! Mais il refuse l’idée ; pourquoi ? …. Il a besoin qu’elle veille sur lui ! Elle ne peut pas vivre seule ! Pourquoi, il n’a pas confiance en elle ?

Meredith Cavanaugh retrouve le professeur Servaggio ; ils se congratulent mutuellement, s’envoient des fleurs, elle lui demande de l’excuser de ne pas être venue assister à sa conférence à Georgetown, mais elle est très occupée ces temps-ci, son travail et les préparatifs du mariage ; il repère sur une commode la bague et la pierre ; Meredith explique ; il lui demande une loupe pour la regarder, oui son père était bijoutier, il a une vraie passion pour les pierres précieuses ; il l’examine et précise que la plupart des diamants ont un numéro de série gravé pour les repérer avec plus de facilité et ce diamant n’en a pas !

17h05 GMT, Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Harm arrive dans les bureaux en compagnie de Mattie : elle veut aller à l’école demain seulement, rester ici, rencontrer ses amis ; non elle ne peut pas repousser l’école éternellement , elle a déjà un semestre de retard !

Jen arrive et Harm fait les présentations ; l’adolescente et le Quartier-maître font rapidement connaissance ; Jen la trouve sympathique.

L’Amiral arrive avec un vêtement sur un cintre : un autre vêtement de Jen, il va falloir qu’elle trouve rapidement une solution, c’est un ordre !

– Capitaine, bienvenue dans le monde des parents, lance-t-il

– Merci, Monsieur

– AJ… ? un mot !

Meredith vient d’arriver et demande à lui parler expressément

– Vous croyez que l’Amiral a des ennuis?, Monsieur? demande Jen

– Vous allez en avoir Quartier-maître… vous ne pouvez pas continuer à vivre comme ça !

– Je n’ai pas les moyens d’avoir un endroit à moi toute seule !

Et Harm saute sur l ‘occasion : que dirait-elle de partager un appartement avec Mattie, il payerait le loyer, elle semble avoir des affinités avec Mattie, non ?

– Non, Capitaine, ce ne serait pas bien !

Meredith met AJ au courant de l’histoire du diamant ! L’Amiral répond qu’il l’a acheté dans une bijouterie qui lui a été recommandée par la femme d’un amiral, il a d’ailleurs un certificat ; il peut s’agir d’une pierre de famille, remontée sur une bague… mais elle avance le fait que le professeur Servaggio lui a fait remarquer qu’il aurait dû porter un numéro de série sur la circonférence ; il tique, que vient faire le professeur Servaggio, là-dedans ?

17h45 GMT, Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Mac et l’Amiral sont dans son bureau, elle regarde à la loupe le fameux diamant ; elle a suivi un cours accéléré avant de se rendre en mission au Paraguay ; ce qu’elle savait alors était amplement suffisant pour berner Sadik Fahd mais elle n’a pas les compétences pour donner un avis d’expert. Elle tente de minimiser les choses, apparemment, c’est une pierre de grande qualité ; en principe, le diamant qu’offre un homme à une femme est le symbole de ses sentiments.

Mais l’Amiral objecte qu’il ne veut pas que Meredith ait toujours des doutes à propos de sa bague de fiançailles.

Mac répond que le secrétariat de Webb pourrait lui obtenir un rendez-vous avec l’expert en diamants de la CIA, Van Dyne qui l’a aidée à préparer sa mission. Il apprécierait beaucoup et remarque que décidemment, son voyage en Amérique du Sud semble avoir considérablement renforcé ses liens professionnels avec Webb !

Elle répond que survivre à l’opération « Chaco Boreal » lui ouvre pas mal de portes à la CIA ; y a-t-il autre chose qu’elle puisse faire ? Non, et pour lui-même il dit à voix basse, quand elle est sortie, l’air soucieux

– Il va falloir que je règle ça moi-même !

Harm doit emmener Mattie au collège et Mac l’apostrophe :

– Bonjour ! le rôle de tuteur semble vous aller très bien !

– Oui… oui on dirait ! A propos… je ne sais pas si je vous ai déjà… dit, – Harm parle comme intimidé, les yeux baissés- combien j’apprécie tout ce que vous avez fait pour Mattie et moi ?

– Une bonne dizaine de fois, au moins ! ça m’a fait plaisir !

– Mac ! J’ai besoin de votre avis… Supposez que vous viviez dans un appartement surpeuplé et que l’on vous propose une belle chambre spacieuse avec vue sur le parc ?

– De qui nous parlons ?

– Du Quartier-maître Coates !

Et Mac, d’expliquer, qu’elle a l’âge d’avoir un petit ami, et que jouer les baby-sitters est une perspective qui ne l’enchante peut-être pas beaucoup ?

– Vous pensez qu’elle a un petit ami ?

– Vous avez vous-même prouvé qu’il était possible de garder un secret ici !

Et l’on entend les éclats de voix de Jen au téléphone ; elle explose contre son interlocuteur, il a dépassé les bornes et doit régler sa facture de téléphone ! Harm saute sur l’opportunité qui lui est offerte. Il s’approche, s’excuse, il n’écoutait pas aux portes ; elle lui explique qu’à cause de sa colocataire, on vient de couper leur ligne de téléphone

– Quartier-maître, est-ce que ma proposition représente encore trop de responsabilités ?

– Ce ne sont pas les responsabilités qui ne me conviennent pas, j’ai bien vu en parlant avec Mattie qu’elle était très, très mûre pour son âge.

Elle lui explique alors qu’après toutes les galères qu’elle a vécues, maintenant elle veut payer ses dépenses, être autonome :

– En fait, cela n’a rien à voir avec un petit ami ?

– Qui a pu dire ça ?

– Manifestement, quelqu’un qui avait un petit ami à l’esprit ! Si ce n’est qu’une question d’amour propre, on peut s’arranger ? je mettrai le bail à votre nom et je paierai la moitié du loyer ?

Mattie est arrivée entre-temps et a entendu la fin de la phrase de Harm ; elle est tout sourire. Elle le remercie.

L’Amiral Chegwidden se rend chez le bijoutier ; la vendeuse cherche à lui expliquer qu’il n’y a rien de grave dans cette situation ; les diamants sont éternels… elle tente d’endiguer le flot ! Mais, il insiste, et d’un ton ferme exige : il veut juste savoir « quelle est la main qui lui a remis ce diamant ! »….

19h50 GMT, Quartier général de la Cia, Langley, Virginie

Mac rencontre l’agent Van Dyne, expert en diamants qu’elle a déjà rencontré avant le Paraguay. Il commence à regarder la pierre qu’elle a apportée; pour lui, les diamants ne sont pas que des gages d’amour, leur existence s’accompagne souvent de rafales de mitraillettes.

C’est une pierre à la symétrie exceptionnelle, pas d’imperfection, pas d’inclusion, cette pierre est d’une étonnante pureté ; la structure de croissance est parfaite ; qui l’a lui a donnée ? Elle ne répond pas ; elle est venue pour avoir son avis d’expert et quand elle est sur le point de partir, l’agent Van Dyne ajoute

– je ne sais pas ce que vous cherchez, Colonel, mais à votre place, je ferais attention !

Meredith en compagnie d’Alessandro Servaggio ; il lui expose ses théories sur la vie ; les Italiens travaillent moins que les Américains, ils savent profiter de la vie ! Il faudra qu’ils viennent dîner avec lui, elle et son fiancé !

L’Amiral Chegwidden se rend dans un endroit, une sorte de laboratoire et y retrouve un homme (il semble que l’adresse lui ait été fournie par la vendeuse du bijoutier) ; il fait apparemment commerce de pierres dont l’origine est plus que douteuse et le hasard a voulu que la bague de fiançailles qu’il a offerte à sa fiancé en fasse partie :

– Ecoutez, s’il y a un problème, réglez-le avec le bijoutier, Popeye !! rétorque l’autre

L’Amiral lui « vole dans les plumes »

– Je crois que je me suis mal fait comprendre, alors, écoutez !

L’autre lui porte un coup bas, lui échappe et l’Amiral le rattrape. L’homme avoue qu’il a établi le certificat d’origine, c’est bien un faux et explique que son diamant n’a pas été volé au sens propre.

– Vous avez entendu parler des pierres de sang ?

– Ces diamants des mines africaines qui financent les rebelles ?

– Ce ne sont pas des diamants volés !

– Non, ils financent le massacre d’enfants dans le tiers monde ! Vous allez me dire maintenant qui vous l’a vendue !! hurle l’Amiral

– Je vais vous dire d’où il vient, mais ça ne va pas vous plaire !

00h25 GMT, Laboratoire de recherche de la Marine, Washington, DC

L’Amiral se présente dans une salle et interpelle l’officier :

– Lieutenant Marvalis, vous êtes en état d’arrestation

– Pourquoi ?

– Pour conduite malséante et conduite discréditant l’armée, la contrebande de pierres de sang !

12h25, GMT, Quartier général du Jag, Falls Church, Virginie

Dans le bureau de l’Amiral se trouvent également Bud et Mac ; il explique ce que sont les pierres de sang : un grand nombre de guerres civiles en Afrique seraient finies depuis longtemps s’il n’y avait pas des gens comme le Lieutenant Marvalis pour maintenir ces seigneurs de la guerre en activité ! Mac ajoute que les rebelles obligent hommes, femmes et enfants à extraire ces diamants, qui seront vendus directement sur le marché noir et permettront d’armer des enfants qui tueront à leur tour d’autres enfants…

Pendant tout ce laps de temps, l’Amiral se tient les reins et semble souffrir… il poursuit cependant ; il s’est refusé à désigner le procureur, c’est l’autorité convocatrice qui a désigné le Colonel, Rabb défendra et sera assisté par le Lieutenant ; qu’il congédie.

Une fois restés seuls, il précise à Mac qu’il va suivre ce procès de près. Elle souligne que grâce à lui on a arrêté le Lieutenant Marvalis…Aujourd’hui, il ne se sent pas l’âme d’un héros ! Non seulement Meredith est profondément choquée mais elle lui en veut de ne pas aller tenir la chandelle dans es excursions avec le fameux professeur Servaggio ! Il l’a déjà rencontré, demande Mac ? Non ; il pourrait accorder à sa fiancée le bénéfice du doute ? Meredith l’aime :

– ne vous inquiétez pas pour ce diamant, son origine douteuse ne ternit pas votre amour pour elle ! Vous avez fait quelque chose de romantique, peu d’hommes y parviennent vraiment !

– Je croyais que vous et Rabb aviez décidé de vous pardonner mutuellement ?

– Ah, à vrai dire, je ne pensais pas au Capitaine Rabb, Monsieur !

L’Amiral, éprouvé par la bagarre, s’assoit dans son fauteuil et se demande où est passé Rabb ?

Harm accompagne Mattie à la porte du collège et il parle de leur projet d’appartement ; ce n’est que temporaire, il continuera à chercher une maison avec un jardin et peut-être un chien ? et peut-être, même une Madame Rabb, ajoute Mattie !

Elle le remercie de l’avoir emmenée, il ne peut pas savoir combien son uniforme l’a rendue populaire !

Elle veut lui présenter un ami qui veut aussi devenir pilote de chasse. Aussi ? demande Harm ; oui, comme elle –même, elle y songe. Elle lui présente André, qui le salue réglementairement, attend qu’Harm lui dise « repos ! » puis elle serre la main de Harm un peu étonné, mais qui s’en retourne ; il semble heureux, regarde autour de lui, il fait beau, la vie est belle !

Au procès Mac présente le cas ; elle montre aux jurés des photos terribles de guerres en Afrique, des enfants tués, elle explique l’origine de ces pierres de sang ; le Lieutenant Marvalis a contribué à ce trafic, en passant par un faussaire, il est parvenu à faire passer ces diamants pour des pierres non entachées de sang ; il a de plus ouvert un compte dans un paradis fiscal et a un train de vie qui ne correspond en rien à sa solde d’officier de Marine.

De leur côté, Mattie et Jen s’installent, elles déballent des cartons et Mattie propose qu’elles s’échangent des affaires ; quand on parle de soutien-gorge, Mattie confesse qu’elle ne s’en est pas beaucoup préoccupée ; Jen propose d’aller faire des courses , Mattie n’a pas de budget :

– Fais comme toutes les autres adolescentes, demande à papa sa carte de crédit !

Dîner entre Meredith et le professeur : il fait valoir qu’il vient d’un pays où l’attention aux femmes est une priorité ; elle constate qu’ici les femmes sont habituées à ne pas demander cette place…

Au procès, Bud intervient, il retourne les arguments de Mac qui au bout du compte n’a aucune preuve de la participation directe du Lieutenant à ce trafic, il n’est jamais allé en Afrique ; de plus sa femme dispose d’une certaine fortune, et il n’est interdit à personne d’avoir un compte offshore ? Quand il va s’asseoir, Harm le félicite ; Mac ne semble pas contente de la tournure que prennent les choses.

Mac au volant de sa voiture la nuit, une voiture lui fait des appels de phare ; son portable sonne, c’est l’agent Van Dyne, il lui demande de s’arrêter :

– Pourquoi tant de mystère, Van Dyne ?

– Colonel, vous avez le bon suspect mais pas la bonne théorie !

Il lui explique alors que le Lieutenant Marvalis est sous la surveillance de la CIA depuis trois mois et que toutes les preuves dont elle a besoin sont dans le dossier qu’il lui remet. Il ne compromet pas sa propre enquête en faisant ça ? il sait ce que c’est que d’être torturé par l’ennemi, la prochaine étape dans cette affaire c’est l’envoi de gens en mission et la vente de diamants à Sadik Fahd ; il a perdu son sang-froid et veut que le Lieutenant Marvalis aille en prison et elle est beaucoup mieux placée que lui pour le faire ; il a d’ailleurs remis un dossier similaire à un confrère à Bruxelles, il donnera suite. Ce qui les intéresse à la CIA, ce n’est pas l’origine des diamants du Lieutenant mais les actes qu’il peut financer dans la communauté terroriste internationale ; inutile de préciser qu’elle ne l’a jamais vu, ici !

14h10 CIA, Langley, Virginie

Mac se bat avec une secrétaire pour voir l’agent Van Dyne ; impossible, il a pris un congé de trois semaines ; la pauvre secrétaire a du mal à contenir la fureur du Colonel qui refuse de la croire ; d’ailleurs, ajoute Mac, elle serait étonnée s’il revenait un jour ; où est Webb ? quelque part ; on lui a remis des documents étranges et elle voudrait parler avec quelqu’un ; la secrétaire n’en peut mais et Mac finit par lui demander un service, seulement, qui ne met pas en danger son travail : elle veut savoir si l’Agent Van Dyne a bien transmis un dossier à Bruxelles ?

Mac se rend auprès du chef de laboratoire du Lieutenant Marvalis, elle a deviné qu’il était l’informateur anonyme à l’origine du rapport qu’elle a reçu de Van Dyne et malgré ses réticences, elle va le faire témoigner au procès.

Quand elle arrive dans la salle d’audience, elle demande à parler au juge, fait un signe de la tête à Harm qui se lève ; elle veut ajouter le chef d’inculpation de vol à l’endroit du Lieutenant Marvalis ! Pour quel motif, demande Harm ; elle a la preuve que le Lieutenant n’est pas impliqué dans le trafic des pierres de sang ; Harm du coup veut faire tomber les charges qui ont permis ce procès et survient le témoignage du chef de laboratoire du Lieutenant :

Il présente l’activité de son laboratoire de recherche : ils fabriquent des diamants synthétiques dans le cadre de la gestion thermique des semi-conducteurs ; il y a eu des vols, il est sûr qu’ils sont internes au labo ; le montant du préjudice ? 120 carats, 60 pierres dont la valeur marchande est de 1,2 à 1,3 million de dollars ! peut-on les distinguer ? chimiquement et physiquement, non Harm proteste, alors pourquoi continuer ? Le témoin ajoute qu’on peut le faire avec un spectrophotomètre ! et que pense-t-il de la pièce à conviction principale ? à son avis, c’est l’un des siens, cela ne fait pas l’ombre d’un doute !

Harm regarde son client, tout comme Bud.

Mattie et Jen font des emplettes comme deux copines :

– J’ai quelque chose à te demander, dit Mattie

– Demande-moi ce que tu veux !

– Dis-moi, toi qui connais Harm depuis longtemps, qu’est-ce qui a bien pu le pousser à avoir envie de s’occuper de moi… après tout, il me connaissait à peine quand il l’a décidé ?

– peut-être la même chose qui l’a décidé quand il a voulu s’occuper de moi quand j’en avais besoin ! J’en serais encore à faire une peine de substitution s’il ne m’avait pas accordé une deuxième chance !

– Oui, ça ne m’étonne pas qu’il l’ait fait auparavant ! je peux savoir pour quelle…

– Une autre fois ! Sais-tu que le père de Harm a disparu quand il était petit ? Alors peut-être qu’il a un faible pour les enfants qui n’ont pas de père !….

– J’en conclus qu’on a connu les mêmes galères, remarque Mattie

– Et qu’ on a le même ange gardien, ajoute Jen

Le procès reprend ; on comprend qu’il y a une eu entente entre les deux parties ; la juge fait témoigner le Lieutenant Marvalis qui explique ce qui l’a amené à voler les pierres :il ne pouvait pas offrir une bague de fiançailles à sa femme, il vient d’une famille où l’homme doit prendre soin de son épouse et pas l’inverse, ensuite c’est devenu une habitude, une facilité! mais sa femme, elle, elle aurait aimé un homme honnête et pauvre, et elle demande le divorce

– Eh bien, voilà une femme selon mon cœur, constate la juge

Harm intervient pour qu’il soit noté que le Lieutenant remboursera tous les gains et rendra toutes les pierres en sa possession. Le juge lève la séance en disant que le témoignage mélodramatique du Lieutenant ne l’a pas impressionnée ! Il sera convoqué à nouveau pour l’énoncé de la sentence ; l’audience est suspendue.

Les deux avocats reprennent leurs affaires :

– Certains diamants se baladent encore, dit Mac en attendant que Sadik Fahd s’en empare et l’ancien expert en diamants de la C IA est passé du mauvais côté !

– Vous avez passé trop de temps avec Webb ! Un agent qui passe de l’autre côté, il va falloir vous y habituer !

– Vous avez peut-être raison ! Alors comme ça, le Lieutenant Marvalis a fait tout ça par amour pour une femme !

– L’amour peut faire faire des folies à un homme !

– C’est aussi valable dans l’autre sens !

– Avez-vous quelque chose à faire tout de suite ?

– Pourquoi, vous voulez essayer le nouveau japonais ?

– Je pense à quelque chose d’un peu moins formel !

Mattie et Jen mangent du pop-corn en écoutant de la musique quand on frappe à la porte ; Mattie se lève et va ouvrir : Mac et Harm sont devant elle ; Harm tique

– On n’ouvre pas aux gens en sous-vêtements !

– C’est pas des sous-vêtements ; je porte un caleçon par-dessus mes sous-vêtements !

– Vous allez avoir du pain sur la planche, papa, dit Mac qui entre

– Oui, je me sens un peu comme le Capitaine Von Trapp

– Qui c’est ?

– Le Capitaine Von Trapp, explique Mac, comme dans la Mélodie du Bonheur !

– Qu’est-ce que c’est ?

– Il va falloir un lecteur de DVD, papa! dit en riant Jen

– Adoptez en deux pour le prix d’une, s’exclame Harm ; voilà ce qu’on appelle un marché de dupes !

– J’ai toujours pensé que vous feriez un bon père de famille, souligne Mac

– Arrêtez !

– Je vous le dis comme un compliment ! c’est vraiment bien ce que vous faites ! Vous avez à quoi à grignoter, racontez-moi votre journée, dit Mac qui va s’asseoir avec les filles

Harm reste sur le seuil de la porte, les regarde et n’en pense pas moi : il va avoir du pain sur la planche !

De la musique d’opéra derrière une porte qui s’ouvre ; on aperçoit le satin vert d’une robe de chambre sur un corps allongé, apparemment assoupi ; l’Amiral Chegwidden est tout attendri à ce spectacle quand soudain, de la salle de bains sort un homme, dont la tenue ne laisse planer aucun doute sur ce qui vient de se passer. Il appelle Meredith, elle se retourne, découvre AJ, se redresse, se prend le visage dans les mains, le regarde à nouveau. L’Amiral ne dit pas un mot, la déception, l’accablement, la colère se lisent tour à tour sur son visage, il la regarde encore un instant, comme dans un adieu et referme la porte derrière lui.

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