A question unanswered II – Of faith and trust

Chapitre 4
7h25 EST
Même endroit
Lundi matin, Mac frappa bruyamment à la porte de son partenaire.

– Debout, soldat !

– Madame, oui, madame ! répondit-il immédiatement. C’est ouvert, Mac.

Elle entra et fut légérement surprise de trouver Harm dans la cuisine en train de manger une pomme. Son uniforme était impeccable, l’image d’affiche de recrutement ternie seulement par l’écharpe.

– Bonjour, dit-il entre deux bouchées. Petit-déj ?

– Pas du genre de celui que vous prenez. J’espère manger un donut au bureau.

Elle secoua la tête, impressionnée.

– Je dois l’admettre, je m’attendais à vous trouver à moitié réveillé et en train de vous battre avec vos boutons.

– J’ai dit que je serai prêt, non ?

Il omit seulement de mentionner qu’il s’était levé à six heures pour être sûr.

– Oui, vous l’avez dit.

Elle l’étudia.

– Vous êtes prêt, matelot ?

En réalité, son épaule le faisait souffrir et il était déjà fatigué. Mais il ne pouvait rester ici à regarder ces murs plus longtemps. Il était temps qu’il reprenne le cours de sa vie.

– Oui, dit-il en lançant le trognon dans la poubelle et en prenant sa casquette. Allons-y.

Ils ne parlèrent pas beaucoup sur la route. Harm avait passé un week-end ennuyeux et Mac s’était sentie mal à l’aise durant le sien. Les discussions avec Mic avaient été quelque peu gênées, mais elle avait réussi à lui parler un peu de l’affaire. Des progrès, peut-être.

Elle suivait Harm à un pas en arrière alors qu’il entrait dans le bâtiment et salua le garde qui leur ouvrit la porte. Le sergent-artilleur Galindez fut le premier à voir le couple alors qu’ils passaient le coin en direction des Opérations.

– Garde-à-vous sur le pont !

La douzaine d’hommes et de femmes sur le plateau se mirent au garde-à-vous. Harm jeta un œil derrière lui : habituellement seul l’amiral recevait pareil traitement. Techniquement lui et Mac le méritaient mais aucun des deux ne faisaient grand cas de ces formalités.

– Mac, vous avez oublié de me parler d’une nouvelle promotion ?

– Je n’ai pas autant de chance, capitaine. Je crois que c’est pour vous.

– Bon retour parmi nous, monsieur, dit Gunny en leur nom à tous. Nous sommes tous heureux de vous revoir.

Harm était surpris et touché de cette marque de respect.

– Merci à tous, dit-il doucement. Repos.

Alors que les membres de l’état-major reprenaient leurs tâches, il se dirigea vers son bureau, heureux de voir qu’il n’était pas envahi par la paperasse. Il posa sa casquette sur le meuble à tiroirs et se demanda brièvement ce que Mac avait fait de son attaché-case. C’était dur de s’habituer à vivre avec une seule main. Au moins il pouvait toujours écrire – et saluer.

– Vous êtes là, monsieur !

Une Harriet rayonnante posa la mallette de Harm sur son bureau.

– Si ça ne vous dérange pas que je dise ça, les choses étaient différentes sans vous.

– Merci, Harriet. Croyez-le ou non, cet endroit m’a manqué.

– Bud est quelque part dans le coin. Il devait chercher…

– Capitaine !

Bud Roberts entra, la main tendue. Son supérieur la serra avec un sourire.

– Bon retour, monsieur. Comment vous sentez-vous ?

– Plutôt bien, Bud, merci. Comment se passe la préparation du procès ?

– Assez bien, je crois. Nous devons entendre des témoins aujourd’hui et demain. Le colonel vous a tenu au courant ?

– Oui. Venez, c’est presque l’heure de la réunion.

Les officiers se rendirent dans la salle de conférence où le reste de l’équipe juridique arrivait tranquillement. Harm accepta les bons vœux de Carolyn Imes et Alan Mattoni, et s’installa. Peu après, Mac s’assit à côté de lui.

– Prêt à affronter la tempête ? demanda-t-elle d’un ton sardonique.

– Pour sûr. J’ai l’impression d’être parti depuis beaucoup plus que trois semaines.

– Et bien ce n’était pas exactement une mission banale, dit Carolyn avec sympathie.

Le lieutenant Lauren Singer entra et immédiatement l’atmosphère de la pièce sembla refroidir. Elle le remarqua et, baissant les yeux, se glissa sur sa chaise.

– Bon retour, capitaine, dit-elle avec hésitation.

– Merci, lieutenant.

Il y eut un étrange silence puis elle reprit la parole.

– Monsieur, avant que tout cela ne commence, je pense que je dois vous dire que, malgré mon rôle dans l’affaire Halloway, je ne voudrais jamais m’opposer à vous en aucune manière. Je ne peux sûrement pas imaginer ce que vous avez traversé, et je veux juste que vous sachiez que je le regrette profondément.

– Vous n’êtes que son avocat, lieutenant, répondit-il en haussant un sourcil. Vous ne lui avez pas fourni le couteau.

– Oui, monsieur. Ceci dit, j’espère que vous comprenez que je ne pourrais pas vous ménager. Ce n’est certainement pas personnel mais les charges sont très sérieuses, et avec toute l’attention que cette affaire attire…

– Je suis au courant des règles d’engagement, lieutenant.

Son expression était calme, mais sa voix avait pris un ton glacial que les autres avaient appris à reconnaître comme un signal d’alarme. Si Harmon Rabb vous criait dessus, vous aviez une chance. Mais quand il parlait de cette voix basse et dangeureuse, il était temps de se mettre à couvert.

– J’espère que vous l’êtes aussi.

Singer ne réagit pas de manière visible, mais elle sembla avoir un imperceptible mouvement de recul. Mac regardait, partagée entre l’amusement et l’inquiétude. Harm avait gagné cette manche, mais il était clair qu’il y en aurait d’autres. Avec Singer, on ne savait jamais quand le prochain coup allait tomber.

– Amiral sur le pont ! cria Mattoni tout à coup.

Tous sautèrent sur leurs pieds. Harm vacilla légérement et Mac glissa subrepticement une main stabilisante sous son bras en espérant que personne ne l’avait remarqué. Il regardait droit devant lui mais il avait quelque peu blêmi. Pour la première fois, elle se fit la réflexion que peut-être il n’était pas prêt à reprendre le service.

– Asseyez-vous, tout le monde. Ça ne prendra pas longtemps.

A.J.Chegwidden prit sa place au bout de la table, et tout le monde se détendit.

– D’abord, quiconque voulait se débarrasser de Rabb aura besoin d’un plan B.

Il y eut des rires étouffés tout autour de la table.

– Bon retour parmi nous, capitaine.

– Merci, monsieur.

– Maintenant, les nouveaux dossiers. Imes, une désobéissance à un ordre direct…

Lorsque la réunion fut terminée, Mac laissa sortir les autres un à un et attendit Harm.

– Vous allez bien ?

– Bien sûr, répondit-il tranquillement. Je me suis juste levé trop vite, c’est tout. Ce sont les risques du métier.

– Vous êtes sûr ?

– Je ne suis pas impotent, Mac.

– Je sais…je suis désolée. Oubliez ce que j’ai dit.

Une ombre de sourire sur les lèvres, il regagna son bureau pour commencer les recherches que lui avait assignées l’amiral. Mac fit de même, repoussant son inquiétude tout au fond de son esprit. S’il avait survécu un week-end sans atterrir à l’hôpital, naviguer au JAG ne devrait pas être un problème.

Elle n’avait pas encore atteint son bureau qu’un grand fracas se fit entendre. Légérement paniquée, elle se précipita à la porte de Harm.

Il était agenouillé et ramassait une pile de livres qui était tombée par terre. Son sourire gêné s’évanouit quand il vit la peur dans les yeux de Mac.

– Je les ai heurtés avec mon bras en écharpe, expliqua-t-il. Mac, s’il vous plaît, ne vous inquiétez pas tant.

Elle hocha la tête. Sentant sur elle les yeux de tous ceux qui se trouvaient sur le plateau, elle regagna rapidement son bureau. La journée allait être longue et inhabituelle…

Harm se détourna de son ordinateur deux heures plus tard en se frottant les yeux. Comment pouvait-on rester collé à cette chose toute la journée sans attraper de migraine ? Il ne pouvait rien y changer, de toute façon. L’amiral n’allait pas encore lui donner d’affaires, alors il se retrouvait à faire des recherches de jurisprudence pour une équipe de JAGs débordés, là bas en Océanie. Pas très gratifiant comme travail, mais il n’était pas sûr de pouvoir supporter plus pour l’instant.

– Harm.

Il leva les yeux. Renee se tenait dans l’embrasure de la porte avec l’air le plus incertain qu’il lui ait jamais vu. On y est.

– Salut, dit-il simplement. Entre.

Elle ferma la porte derrière elle et s’approcha mais ne s’assit pas.

– Comment vas-tu ? demanda-t-elle d’un ton neutre.

– Très bien. C’est mon premier jour. Et toi ?

– Ça va.

Elle se tordait les mains.

– Je voulais te dire…j’ai réfléchi…et zut…

Il regardait sa lutte d’un air impassible.

– Tu veux vraiment faire ça maintenant ? Ici ?

– Je dois le faire. Sinon je n’y arriverais jamais. Je commencerais par me dire combien tu as l’air bien, combien tu te sens bien…quel homme bon et honnête tu es vraiment…

Ses yeux étaient noyés de larmes.

– Et j’essaierais de me convaincre que nous deux, ça pourrait marcher. Mais je n’ai jamais eu une seule chance, hein ?

– Je suis désolé, Renee, dit-il avec franchise en faisant le tour du bureau pour la rejoindre. Je n’aurais jamais dû laisser tout ça arriver. Je crois que j’ai pensé que cette fois, ça aurait pu être différent.

– Ne sois pas désolé. Et ne crois jamais que ça a été du gaspillage. Je ne le crois pas.

Elle lui offrit un petit sourire déchirant.

– Aucun regret, d’accord ?

– Aucun regret, répéta-t-il platement. C’est la fin ?

– Je le crois. Au revoir, Harm.

Elle se dressa sur la pointe des pieds pour déposer un dernier baiser sur sa joue.

– Je crois que je suis plus triste pour toi que je ne le suis pour moi, murmura-t-elle. Tu as un tel cœur d’or, mais tu as peur de l’utiliser.

Elle sortit rapidement de son bureau juste au moment où Mac se rendait à la photocopieuse.

– Renee ?

L’autre femme s’arrêta juste assez longtemps pour que Mac voit ses larmes.

– Prenez soin de lui, Mac, dit-elle doucement. Il a besoin de quelqu’un, et je crois que ça pourrait être vous.

Choquée, Mac enregistra à peine ses paroles. Elle se retourna vers le bureau de Harm, et à travers les stores, elle le vit assis à sa table, la tête dans la main.

– Madame, est-ce que le capitaine est dans…

– Pas maintenant, Bud.

De la tête, elle indiqua les portes qui menaient hors du plateau au-delà desquelles Renee entrait dans l’ascenseur en essuyant inutilement ses larmes.

– Est-ce qu’ils viennent de… ? Comment a-t-elle pu lui faire ça maintenant, après tout ce qu’il…

– Bud, ce n’est pas de sa faute.

Ni l’un ni l’autre ne pouvait croire qu’elle avait dit ça, mais c’était vrai. En silence, ils regagnèrent leurs bureaux respectifs, laissant leur ami seul avec ses pensées.

Lauren Singer aussi avait vu Renee partir, et alors qu’elle arrivait sur le plateau, de nombreuses questions se bousculaient dans sa tête. Mais à seulement quarante-huit heures du plus important procès de sa carrière, elle les écarta rapidement et se concentra sur sa tâche actuelle.

– Lieutenant Sims, je cherche un précédent de défense basée sur la détresse émotionnelle. Pouvez-vous me déterrer quelques affaires ?

– Bien sûr, madame. Je m’y mets tout de suite.

Harriet partit pour la bibliothèque, et Singer prit un moment pour organiser ses pensées. Elle voyait son client dans environ une heure, et elle avait besoin de…

– Excusez-moi ?

Une jeune femme se tenait devant le bureau actuellement libre du Gunny. Un badge « visiteur » était épinglé à son élégant chemisier.

– Je cherche le capitaine de frégate Rabb. Pouvez-vous m’aider ?

Singer la jaugea froidement. Une femme s’en va, une autre arrive. Incroyable. Pourquoi n’y avait-il personne d’autre dans les parages pour s’occuper des visiteurs ?

– Je suis désolée, vous avez rendez-vous ?

– Pas avant treize heures. Je crois que je suis un peu en avance.

Elle regarda sa montre avec un sourire tranquille.

– Je suis Kara Donnell, de NavAir. Il m’attend.

– Je vois. Je veux bien croire qu’il vous attend. Madame, il n’y a qu’un seul visiteur sur le planning du capitaine aujourd’hui, et c’est un des ingénieurs de la base aéronavale de Patuxent River.

Le sourire de Kara disparut. Elle savait quand on la manipulait.

– Ai-je besoin de me présenter de nouveau, lieutenant, ou est-il possible que vous ne sachiez pas où est basé Naval Air System Command ?

Singer se pencha vers elle, l’air condescendant.

– Ecoutez, madame, beaucoup de gens viennent ici et demandent le capitaine. Beaucoup d’entre eux sont de jeunes et jolies femmes. Mais à ce que je sache, aucune d’elles ne s’est jamais fait passer pour un ingénieur en aéronautique. Alors si ça ne vous dérange pas…

– Oh si, ça me dérange.

Kara sortit sa carte d’identité de la base et la lui mit sous les yeux.

– Lieutenant, je n’ai pas présumé que vous n’étiez pas avocate. Pourquoi présumez-vous que je ne puisse vraisemblablement pas être ingénieur ?

Elle se pencha encore plus vers un Singer totalement perdue.

– Est-ce parce que je suis une civile ou parce que je suis plus jeune que vous ?

Les deux femmes se fixèrent du regard pendant quelques secondes avant que Harm n’apparaisse dans l’embrasure de la porte. Il ne lui fallut pas longtemps pour évaluer la situation.

– Vous faites déjà des histoires, Kara ?

Le sourire revint immédiatement, et sincère cette fois.

– Comme d’habitude. Salut, Harm.

– Salut vous-même. Il y a un problème, mademoiselle Singer ?

Singer se ressaisit rapidement.

– Non, monsieur, répondit-elle avec fermeté. Votre rendez-vous est là.

– C’est ce que j’avais remarqué. Venez, Kara, entrez.

Il lui tint la porte, laissant la jeune et déterminée officier se demander comment elle avait été eue.

– Wow, fit Kara lorsqu’ils furent seule. Est-ce que cette façon de faire l’imbécile est un trait permanent chez elle ?

– Ça m’en a tout l’air.

Il souriait mais il était sérieux.

– En fait, c’est pire. C’est l’avocat principal de la défense.

– Vous me faites marcher. Tant pis pour la solidarité féminine. Elle va probablement essayer de me brûler vive à la barre.

L’ingénieur ne semblait pas trop inquiète, et il se rappela son courage au hangar cette nuit-là.

– Vous avez l’air bien, capitaine. Comment-est ce que vous vous en sortez ?

Combien de fois pouvait-il répondre à cette question en une seule journée ?

– Chaque jour un peu mieux, merci. Ils vous donnent de l’occupation là-bas aux Mécanismes de Vol ?

– Vous pouvez le croire. Nous avons pratiquement complété les trois-quarts des démonstrations et validations de la matrice d’essai, alors le Phoenix est plutôt en bonne voie. Tant que le nouveau Congrès décide que nous en avons toujours besoin. J’adore la politique.

– Vous êtes à Washington, Kar. Tout est politique.

– Ne me le rappelez pas. Je veux juste qu’Halloway ait ce qu’il mérite.

– Vous n’êtes pas la seule. Avez-vous eu le rapport final de l’analyse technique du générateur auxiliaire ?

– Oui, mais je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi. Je veux dire, j’aimerais bien un coup de main, mais les Générateurs Auxiliaires manquent un peu de personnel en ce moment.

Elle grimaça un sourire mais il était clair que ça ne l’amusait pas. Scott Fairfield connaissait les mécanismes du Phoenix sous toutes les coutures, mais ses erreurs n’étaient pas près d’être pardonnées…pas par la Navy, et certainement pas par la fille qu’il avait appelée sa meilleure amie. Harm se sentait triste pour elle : malgré toutes les épreuves qu’il avait traversées dans sa carrière, il n’avait jamais été aussi totalement abandonné par un ami comme elle l’avait été.

– Autre chose, les Quartiers de Transit ont égaré ma réservation, continua-t-elle. Je me suis renseignée auprès de tous les VOQ du coin. J’ai même essayé chez les zoomies d’Andrews mais rien de libre (zoomies est un surnom donné aux militaires de l’US Air Force). Alors maintenant je dois me trouver un hôtel en ville. Quelles sont les chances pour que mes indemnités journalières couvrent ça ?

– Si vous êtes désespérée, j’ai un divan que vous pouvez emprunter.

Mac entra dans le bureau suivie de Bud. Le visage de Kara s’éclaira.

– Colonel, c’est bon de vous voir. Vous êtes sérieuse, vous me laisseriez squatter votre canapé ?

– Il est à vous si vous en voulez. Il est au moins aussi confortable que les lits des VOQ, et il est décidément en-dessous du taux de vos indemnités.

En outre, bien que ce soit étrange à admettre, avoir de la compagnie lui manquait.

– Bud, voici Kara Donnell, de NavAir, Mécanismes de Vol. Kara, lieutenant de vaisseau Bud Roberts.

– Enchantée de vous rencontrer, monsieur Roberts.

Kara lui tendit la main.

– Est-ce que vous les avocats êtes aussi bons au tribunal qu’aux enquêtes sur le terrain ?

Bud lui serra la main, ne sachant pas trop comment répondre.

– Je pense que nous le découvrirons, madame. Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, j’aimerais vous poser quelques questions sur le côté technique de votre témoignage.

– Je suis à votre service, lieutenant. Montrez-moi le chemin.

A quelques pas de la porte, elle s’arrêta et sourit d’un air reconnaissant.

– Encore merci, Mac. Je vous en serai redevable pour l’éternité.

– Aucun problème. Je vous rejoins dans une minute.

Mac attendit qu’elle et Bud partent en direction de la salle de conférences et se tourna vers Harm.

– Vous allez bien ?

– Vous savez, je commence à avoir vraiment marre de cette question.

En voyant son expression, il comprit.

– Vous avez vu Renee, c’est ça ?

Elle acquiesça et il haussa légérement les épaules.

– Eh bien, ce n’est pas comme si je ne l’avais pas vu venir.

– Ça ne veut pas dire que ça ne fait pas mal, fit-elle doucement remarquer.

– Ça ira. J’ai beaucoup d’expérience en matière de ruptures.

– C’est pour ça que je m’inquiète.

Il leva brusquement les yeux.

– Allez interroger votre témoin, d’accord ?

Elle fut légérement surprise par son comportement. Après tout ce dont ils avaient parlé la semaine dernière, elle ne s’était pas attendue à ce qu’il la tienne à l’écart. Comprendrait-elle jamais cet homme ?

D’un autre côté, c’était sa vie, pas la sienne.

– Très bien. A plus tard.
Chapitre 5

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