Aftermath

CHAPITRE 7
Ils allèrent à Bethesda. Les services de laboratoire ne nécessitaient pas de rendez-vous. Ils
se retrouvèrent donc devant un petit bureau de réception à l’extérieur du laboratoire, attendant
que la jeune quartier maître présente les remarque.

Elle leva finalement les yeux avec un sourire d’excuse. « Puis-je vous aider ? »

Harm ouvrit la bouche pour répondre mais les mots se coincèrent dans sa gorge. Ca
promettait d’être gênant au mieux, et extrêmement désagréable au pire.

Le silence s’étira. Audrey secoua la tête, lui lançant un regard de biais qui pouvait contenir
du mépris ou tout simplement de l’amusement. Elle se tourna vers le quartier maître qui
attendait toujours.

« Nous avons besoin qu’un test de paternité soit effectué. »

Le quartier maître acquiesça, cherchant un menu dans son ordinateur. « Et le nom de
l’enfant ? » Elle les regarda avec un air d’attente. Harm résista à l’envie de lever les yeux au
ciel.

Audrey redressa ses épaules, levant inconsciemment son menton. « Je suis l’enfant. »

Le quartier maître lui lança un léger regard surpris, rapidement caché derrière ses manières
professionnelles.

Le comportement d’Audrey ne changea pas. « Mon nom est Audrey Le, écrit L-E. »

Le quartier maître inscrit le nom dans l’ordinateur puis regarda de nouveau vers Audrey. « Et
le père potentiel ? »
Harm se força à parler. « Ce serait moi. Capitaine de Frégate Harmon Rabb, Jr. »

Cette fois-ci, le quartier maître ne put cacher sa surprise. Elle ne dit pourtant toujours rien
tandis qu’elle rentrait les données dans l’ordinateur.

Enfin, elle releva de nouveau la tête. « Dans cette sorte de correspondance d’ADN, il est très
utile d’avoir également un échantillon de sang de la mère, si possible. »

L’expression d’Audrey se renferma sur elle-même. « Elle est morte il y a des années. »

Le quartier maître fit un signe de tête, donnant à Audrey un bref sourire de compassion.
« Très bien, alors. Puisque vous êtes tous les deux dans mes fichiers, c’est tout ce dont j’ai
besoin. Asseyez-vous, je vous prie, ils vous appelleront dès qu’ils seront prêts. »

Harm et Audrey se dirigèrent vers la rangée de chaises qui tenait lieu de salle d’attente. Harm
se laissa tomber sur l’une d’elles, se sentant bien plus vieux qu’il n’en avait l’air. Son genou
le faisait souffrir à nouveau, envoyant un élancement dans sa jambe à chaque pas. Il étira
cette jambe devant lui, massant l’endroit douloureux.

« Qu’avez-vous fait à votre genou ? » demanda Audrey. Elle demeurait debout, bras croisés
et tête baissée. Harm ne pouvait dire si elle fixait sa jambe ou ses propres pieds.

Harm s’enfonça dans sa chaise avec un triste sourire. « Oh, j’ai fait tomber un Tomcat dans
l’eau il y a environ un an. Je me suis éjecté à environ 200 pieds d’altitude. » Les souvenirs le
submergeait, ramenant le sentiment de l’eau glacée et le désespoir de garder la tête hors de
l’eau. « J’ai déchiré mon genou assez sérieusement. » Avec un faible signe de tête, il bannit
les souvenirs vers leur recoin habituel.

Audrey leva les yeux, son intérêt piqué. « A quoi ça ressemble ? »

Il rencontra son regard. « S’éjecter ? Ou patauger pendant trois heures au milieu de
l’Atlantique ? »

Elle cligna des yeux, perplexe. « S’éjecter. Il paraît que ça compresse votre colonne
vertébrale tellement que ça vous enlève 2,5 cm de votre taille. »

Il émit un rire amer. « Si c’était le cas, je mesurerais 1.85 m aujourd’hui. » Il secoua la tête,
sérieusement. « Ce n’est pas drôle. »

Audrey le fixa pendant ce qui sembla un très long moment. Harm pouvait voir le conflit sur
son visage et devinait qu’elle voulait entendre l’histoire mais n’était pas trop sûre de savoir
jusqu’à quel degré d’intimité elle voulait aller avec lui. Cette réalisation le blessa. Harm ne
comprenait pas complètement comment l’opinion de quelqu’un qu’il connaissait à peine
pouvait autant compter.

En fin de compte, Audrey vint s’asseoir près de lui, appuyant ses deux coudes à l’accoudoir
qui les séparait. « Combien de fois vous êtes-vous éjecté ? » La curiosité avait apparemment
gagné sur la réticence.

« Trois. »

Sa réponse eut l’effet escompté. Ses deux sourcils se haussèrent en incrédulité. « Non. »

Harm s’empêcha se sourire. « Si. »

« Que s’est-il passé ? »

La bonne humeur d’Harm s’évapora. Il était tenté de passer sur cette partie. Il haïssait
raconter cette histoire, mais il ne pouvait pas lui cacher la vérité. Il lui devait au moins ça.

Il soupira. « La première éjection fut un accident d’appontage en 1991. J’avais développé
des problèmes de vision nocturne suite à un virus que j’avais contracté l’année précédente,
mais qui ne s’est manifesté que lorsque j’ai essayé d’atterrir sur le porte-avions par une nuit
agitée. » Il fixait un point sur le sol face à lui. « Mon navigateur a paniqué et nous a éjecté
sur le pont. Il a été tué. Je me suis fêlé deux vertèbres et brisé la hanche. J’ai passé un mois
en tractions et trois autres à réapprendre à marcher. » Harm résista au flot de souvenirs. « La
commission d’enquête a décidé que je n’avais commis aucune faute, mais j’ai perdu mon
statut de pilote à cause de ma vision. »

Audrey l’évalua, des pensées mystérieuses tournoyaient derrière ses yeux noirs. « Mais vous
volez maintenant… ? »

Il hocha la tête. « Oui, bien que je pense garder cette histoire pour un autre jour. A moins
que tu ne préfères entendre ça au lieu de mes autres éjections. »

Elle pencha la tête, s’interrogeant manifestement. Au bout d’un temps, son expression
s’éclaircit. « Ce fut quoi la deuxième fois ? »

Maintenant, Harm souriait. « Ah, maintenant ça… c’était quand Mac et moi avons volé un
Mig russe. »

Elle le fixa incrédule. « Vous plaisantez. »

Il gloussa. « Non. Nous avons été pris entre une bataille de pouvoir au sein des services
secrets russes. J’ai volé un Mig pour nous permettre de traverser la Russie rapidement, mais
c’était un coup monté. Il y avait quelques avions de combat qui nous attendaient. »

Elle était suspendue à chaque mot. « Que s’est-il passé ? »

« Nous avions à peine décollé qu’ils nous descendaient. » Il secoua la tête. « C’est la seule
fois où je me suis éjecté sans être sérieusement blessé. »

« Pourquoi étiez-vous en Russie ? »

Harm ouvrit la bouche pour répondre, puis la ferma abruptement lorsqu’il réalisa où la
conversation allait mener. Il se prépara. « J’étais là-bas pour rechercher mon père – ton
grand-père. » Il lança un bref regard à Audrey mais son expression ne contenait que de la
curiosité. Elle ne semblait pas avoir davantage de doutes réels que lui sur sa parenté. « Il y
avaient des preuves qui faisaient penser qu’il avait été pris par l’Union Soviétique après sa
capture au Nord Vietnam. » Harm se pinça la jointure du nez. « Ca s’est révélé être vrai. Il
échappa à ses ravisseurs pendant qu’on le transférait dans un goulag en Sibérie en 1980. Il
trouva refuge chez une femme russe et son frère, et fut plus tard tué par des soldats en 1981. »

Audrey ne dit rien pendant un temps, puis elle secoua la tête d’étonnement. « Vous avez vécu
une vie intéressante… Monsieur. »

Harm grogna. « Tu n’es pas en uniforme. S’il te plait, appelle-moi Harm, ou … Papa, je
suppose… si tu veux. » Papa ? Est-ce que je viens juste de dire ça ? Il baissa les yeux,
soudainement incapable de croiser son regard.

Il y eut une courte pause.

« Ok. Bon pour Papa. »

Harm releva les yeux de surprise.

« Sinon, les gens vont penser que vous êtes mon petit ami, et ce serait dur à expliquer. »
ajouta-t-elle.

Ils se regardèrent fixement. Harm ne savait absolument pas quoi répondre, mais il était
rassuré par le fait qu’Audrey avait l’air aussi surprise que lui.

Le technicien de laboratoire les sauva. Il entra dans la salle d’attente, brisant l’impasse.
« Capitaine Rabb, Cadet Le. »

Harm se retourna, surpris de réaliser qu’il connaissait le lieutenant. Il se leva, forçant un
sourire sur son visage. « Lieutenant Elfman. » Il tendit la main. « Ravi de vous revoir. »
Elfman avait été un témoin expert pour Harm à plusieurs occasions.

Audrey se leva également, saluant le lieutenant lorsque ce fut son tour.

Le lieutenant Elfman fit signe vers la porte derrière lui, son attitude complètement
professionnelle. S’il était curieux, il ne le montrait pas. « Si vous voulez bien me suivre, on
pourra commencer. »

Harm acquiesça, faisant signe à Audrey de passer devant lui.

#

Je dois avoir perdu la tête ! Les pensées d’Audrey couraient en cercles confus tandis qu’elle
suivait le lieutenant dans l’aire de laboratoire. Qu’est-ce quia bien pu me prendre pour
accepter de l’appeler Papa ? Je ne sais même pas si c’est vrai ! Elle résista à l’envie de jeter
un coup d’œil à l’homme derrière elle. Elle n’en avait pas besoin. Elle pouvait déjà le voir
dans sa tête : le bel officier naval- grand, distingué et fier. Un pilote de Tomcat avec
d’étonnantes histoires à raconter – Elle arrêta subitement ses pensées. Il était tout ce qu’elle
avait toujours espéré que son père soit.

Ca lui faisait peur de réaliser qu’une part d’elle-même voulait que ce soit vrai.

Le lieutenant Elfman les mena vers une petite salle. La pièce était divisée en deux par un long
bureau, avec une unique chaise d’un coté et trois de l’autre. Des placards remplis d’attirail
médical étaient alignés contre le mur du fond. Le lieutenant contourna le bureau pour
s’asseoir sur l’unique chaise. Audrey et son père s’assirent en face de lui.

Le lieutenant ouvrit la chemise qu’il tenait dans ses mains, l’étalant sur la table.
« Maintenant, est-ce que l’un d’entre vous a déjà fait ce type de test auparavant ? » Il divisa
son regard également entre eux. Audrey étouffa un gloussement devant le mélange de terreur
et de fierté blessée qui traversa le visage de son père.

« Non » répondirent-ils.

Le lieutenant sourit l’espace d’un instant et Audrey fut frappée de voir à quel point il était
attirant. Elle regarda instinctivement sa main gauche. Non, pas de bague. C’était vraiment
dommage qu’elle soit toujours à l’Académie et ne puisse même pas penser l’inviter à sortir.
Elle repoussa cette idée errante. Sa vie était déjà assez compliquée dans l’immédiat, de toute
façon.

L’attention d’Elfman se tourna vers Audrey et pendant un instant terrifiant, elle se demanda
s’il pouvait lire ses pensées.

« Je sais que le Capitaine Rabb connaît déjà le processus de ce travail, mais voulez-vous que
je vous explique ? » demanda-t-il.

Audrey regarda son père. « Je croyais que vous aviez dit n’avoir jamais fait cela avant ? »

Il secoua la tête. « Les problèmes de paternité arrivent en Cour de temps à autre. Le
lieutenant a témoigné pour moi à quelques reprises. Il est très bon à la barre. »

« Oh » Se sentant stupide, elle se retourna vers le lieutenant. « Ca ira… j’ai fait de
nombreuses recherches. »

Elfman l’accepta. « OK. Dans ce cas, la seule question qui reste en suspens est de savoir s’il
est possible d’avoir un échantillon du sang de votre mère à utiliser pour le regroupement. »

Audrey sentit un tiraillement familier et amer. « J’ai dit au quartier maître dehors… elle est
morte quand j’avais huit ans. »

Le lieutenant hocha la tête. « Je suis désolé. » Il semblait vraiment compatissant. « Malgré
tout, ça ne veut pas dire que des échantillons de sang n’existent pas quelque part. Avait-elle
un médecin de famille ? »

Audrey se força à réfléchir. Ses souvenirs de sa mère étaient souvent flous, ce qui la gênait.
« Non, pas de médecin de famille. » Le seul médecin dont Audrey se souvenait de son
enfance était le vieil homme qui vendait des herbes médicinales dans une petite boutique à
deux pâtés de la maison de son oncle.

« Je suis désolé de demander ça, mais quelles étaient les circonstances de sa mort ? Fut-elle
hospitalisée à un quelconque moment ? »

Audrey lança un regard à son père. S’intéressait-il à ce qui était arrivé à sa mère ? Son
expression était fermée, lui donnant peu d’information.

Elle acquiesça. « Elle a eu un accident de voiture, à Kansas City. Elle fut à l’hôpital quelques
jours avant de mourir, mais je ne sais pas lequel. » L’odeur des hôpitaux retournait encore
l’estomac d’Audrey à ce jour. Elle se souvenait trop bien s’asseoir dans la salle d’attente avec
sa tante, terrifiée et ne sachant pas ce qui se passait.

Le lieutenant Elfman hocha la tête tandis qu’il prenait des notes. « Je peux faire la recherche
pour vous. »

« Tel que je le comprends, lieutenant, vous n’avez pas besoin d’avoir l’ADN des deux parents
pour faire le test, n’est-ce pas ? » A la surprise d’Audrey, son père la soutint avant qu’elle ne
pu formuler de réponse.

Le lieutenant acquiesça. « C’est vrai, monsieur, mais ça rend les choses plus faciles. »

« Serait-il raisonnable de vous demander de commencer le test en utilisant uniquement mon
sang ? Si ce n’est pas suffisant, nous pourrons toujours chercher à avoir des échantillons de
sang de Kansas City plus tard. »

Audrey le regarda fixement, incertaine de savoir quoi penser de cette proposition.

Le lieutenant Elfman sourcilla mais acquiesça. « Bien sûr, monsieur. Etes-vous
particulièrement pressés ? »

Audrey observa son père tandis qu’il secouait la tête. « Non. Je veux seulement ne pas avoir
à demander à Audrey de faire ressurgir de pénibles souvenirs si elle n’en a pas besoin. » Il lui
lança un regard furtif, les yeux voilés.

Audrey fut surprise par le geste, mais sans être sure qu’il était nécessaire.

Le lieutenant Elfman hocha la tête. « Etes-vous d’accord avec ça, cadet ? » demanda-t-il à
Audrey. Elle réussit à acquiescer, et il continua. « OK. Je m’y mets tout de suite dans ce
cas. »

« Quand devrions-nous avoir de vos nouvelles ? »

Le lieutenant cligna des yeux de façon absente, réfléchissant. « Au moins quarante-huit
heures, monsieur. Ca dépend de ce que je trouve. »

Après que le lieutenant ait prélevé un échantillon de sang de chacun d’eux, ils partirent.

De retour à la voiture, le silence devint rapidement inconfortable.

« Vous ne m’avez pas raconté votre troisième éjection. » Audrey se rattacha au premier sujet
neutre qui se présentait. Voler et la Marine semblaient être les seuls points communs qu’ils
avaient.

Son père lui lança un faux sourire. « Si je l’ai fait. Je t’ai dit que j’ai fait tomber un Tomcat
dans l’Atlantique l’année dernière – j’ai déchiré mon genou par la même occasion. » Son ton
était léger, mais Audrey eut l’impression que des choses plus profondes étaient cachées
dessous. Des choses dont il ne voulait pas parler.

Elle insista donc pour un peu plus d’informations. Elle voulait voir le mauvais coté de cet
homme aussi. Personne n’ayant fait ce qu’il a fait ne pouvait être aussi bon qu’il ne
paraissait.

« Pourquoi êtes-vous tombé ? »

La question lui valut un regard dur, mais sans colère derrière. Il retourna son attention vers la
route et le trafic de Washington. « Ce fut une combinaison de facteurs – un warning
d’oxygène qui nous a gardé sous 3 048 mètres, une mauvaise prévision météo, et la mère de
tous les orages… » Il soupira résigné. « Mais la véritable raison est que j’essayais de tenir
une promesse, aussi stupide que ça puisse paraître. »

Ce ne fut pas tout à fait ce qu’Audrey escomptait. « Quelle promesse ? »

« Que je reviendrais à temps pour le mariage de Mac. »

« Mac ? » Audrey sentit ses joues rougir. « Colonel Mackenzie « Mac » ?» Après ce qu’il
lui avait demandé de ne pas répéter… le colonel était mariée ?

Il dut deviner la direction de ses pensées. « Elle n’a finalement pas épousé le type » lui dit-il.

« Pourquoi pas ? »

Il se mordit la lèvre, expression peinée. « Pour un tas de raisons. »

Audrey le fixa des yeux, se demandant si elle voyait ce qu’elle pensait voir. « Est-ce que
l’une d’entre elles est votre — »

« Discussion terminée, Audrey » Il l’interrompit d’un ton brusque. Ses yeux restaient rivés
sur la route.

Elle resta assise en silence, blessée.

Ils demeurèrent ainsi jusqu’à ce que le SUV entre dans le parking du JAG. Le ciel avait
commencé à s’assombrir et la plupart des voitures étaient parties. Il se gara à coté de sa MR2
et éteint le moteur, puis reposa sa tête contre le dossier et resta là simplement.

« Je suis désolé » dit-il après une minute. Il se tourna pour la regarder. « Tous les autres
connaissent l’histoire entre Mac et moi –» Son expression devint amère. « Ils savent quelles
questions ne pas poser. Je … n’aurais pas dû te parler sèchement. »

Audrey pencha la tête pour l’étudier. Il y avait définitivement des fautes là, mais elle trouvait
difficile d’être vraiment en colère pour ça. Mais tout de même, il lui devait quelque chose, et
il lui devait beaucoup pour ces vingt-et-une dernières années.

« Je n’aime pas les règles non dites. » finit-elle par répondre. « J’ai tendance à les ignorer. »
Elle n’aurait pas le même genre de relation avec son père qu’avec sa tante et son oncle. Elle
ne le supporterait pas.

Il lui donna un regard de travers. « J’ai le sentiment que tu ignores certaines règles dictées
également, quand ça t’arrange. »

Subitement, elle se mit à rougir. Elle ne se mettait pas dans autant d’ennuis.

Il regarda de nouveau au travers du pare-brise, riant. « Ne t’inquiète pas, c’est de famille. »

Elle lui jeta un regard curieux et il secoua la tête. « Oh non. La prochaine fois on parlera de
toi. »

Audrey sourcilla à l’affirmation implicite qu’ils se reverraient. « D’accord » finit-elle par
accepter. « Je vous appellerai quand j’aurai des nouvelles du laboratoire. » Elle avait besoin
de temps pour digérer les événements de la journée.

Il hocha la tête en signe d’acceptation, bien qu’il y ait peut etre un peu de déception dans son
regard ? Elle n’était pas sûre et n’osa pas demander.

« Bonne nuit Audrey » dit-il tandis qu’elle se tournait pour ouvrir la porte.

Elle s’arrêta pour le regarder. « Bonne nuit… Papa. » Se retournant, elle ouvrit rapidement la
porte et sortit sans attendre de voir sa réaction.

A SUIVRE

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