At the water’s edge

5

Il en avait trop fait, et il le savait. Son genou allait probablement lui faire souffrir mille morts dans la matinée, mais c’était quelque chose qu’il devait faire, tout simplement. Depuis le premier moment où il était revenu à la vieille ferme, il avait souhaité grimpé en haut de cette colline pour regarder les étoiles, comme il le faisait quand il était enfant. Aujourd’hui, c’était la première nuit où il s’était senti capable de le faire.

– Eh, laisse moi t’aider.

Diane raidit le bras avec lequel elle le soutenait pendant qu’il se laissait glisser sur le sol, puis elle se laissa tomber près de lui.

– Tu t’en es bien sorti, mais tu vas le regretter plus tard.
– Ca en valait le coup. Regarde.

Ils s’allongèrent pour contempler le ciel nocturne et elle ne put retenir son émerveillement.

– Whaouh, dit elle dans un souffle. « Elles ne sont pas aussi brillantes même en plein milieu de l’Atlantique. »
– Les lumières du pont sont gênantes. Ici, il n’y a pas de lumière – nous sommes à des kilomètres de la grande ville la plus proche.

Harm ne put s’empêcher de sourire en voyant le ravissement enfantin qui éclairait son visage.

– Enfin ! Il m’a fallu un sacré bout de temps pour trouver quelque chose qui t’impressionne.

Elle se tourna et lui fit face.

– Harmon, tu m’as impressionné depuis le premier instant où nous nous sommes rencontrés. Tu ne t’en étais pas rendu compte ?

Un peu pris de court par cette franchise peu caractéristique, il tourna les yeux vers elle. Les yeux bruns et bleus se trouvèrent et il y eut une étincelle de quelque chose … de différent. Elle retourna son regard vers les étoiles, rompant le charme.

– As tu un peu réfléchi à ce que tu vas faire quand tu retourneras en service actif ? demanda t’elle calmement.
– Un peu. La seule chose dont je sois sûr, c’est que je vais changer d’affectation.

Il bougea légèrement la jambe : elle commençait à le faire vraiment souffrir.

– Techniquement, je pourrais rester avec mon escadrille dans l’équipe administrative, ou faire partie de l’équipe logistique, mais … je ne veux pas. Je pense qu’en être aussi près, voir tout le monde faire ce que je faisais …

Il secoua la tête, la douleur toujours visible dans ses yeux.

– Peut être un jour. Mais pour l’instant, je vais m’éloigner le plus possible d’un pont d’envol.

Diane acquiesça, mais son cœur se brisait pour son ami si cher. Le rêve de toute sa vie, et voilà ce qu’il en résultait.
– Tu pourrais toujours essayer le chiffre, suggéra t’elle en essayant de mettre un peu de légèreté dans l’atmosphère.

Harm sourit avec regret.

– C’est ça. Moi, qui ai pratiquement raté ma première année de français, et pour qui un niveau élevé en maths équivaut à trouver des coordonnées de tête. Admets le, il n’y a pas beaucoup de postes avec lesquels je peux recommencer à zéro, avec le grade de lieutenant, sans que ma carrière ne se trouve sérieusement ralentie.

Et brusquement, venue de nulle part, une idée vint à Diane.

– Et faire du droit ?

Il eut un petit rire, l’étonnement et le dédain apparurent sur ses traits.

– Je t’en prie, Di. Moi, un JAG ? Tu ne vois pas ce qui ne colle pas dans le tableau ?
– Absolument rien. Tu serais fantastique.
– Pour faire quoi ? Remplir de la paperasse ? Les JAG ne sont pas des gens comme nous. Ils débarquent avec leurs galons rapidement gagnés et ils croient que lire des rapports toute la journée les rend compétents pour dire aux officiers de terrain ce qu’ils peuvent faire et ne pas faire. La moitié d’entre eux n’a même jamais fait un déploiement en mer.
– Et bien, toi tu en as fait, et c’est pour ça que tu seras meilleur qu’eux. Tu sais comment ça se passe.
– D’accord. Et qu’est ce qui peut bien te faire penser que je pourrais me tenir dans une salle de tribunal et défendre une affaire ? J’ai presque failli mourir de trouille quand je suis passé devant ma commission d’enquête.
– C’est parce que c’est toi qui étais sous les projecteurs, insista t’elle. « Tu te souviens quand Danny Wright a failli se faire renvoyer parce qu’il était accusé d’avoir triché pendant l’exam de physique ? Il n’arrêtait pas de dire à tout le monde qu’il n’avait rien fait, mais personne ne l’a cru, sauf toi. Et quand tu as fini de t’en occuper, tout le monde, y compris le commandant, te croyait. Tu as sauvé sa carrière, Harm. Je sais que tu crois que tu n’es rien d’autre qu’un pilote de chasse, mais il y a d’autres batailles à mener. Des batailles pour la vérité, pour des gens comme Danny. La vérité est parfois une chose très fragile. La défendre …. Il n’y a rien de plus grand.

Il la regarda sans un mot pendant un moment, sous le charme de la passion qui venait soudainement de s’emparer d’elle.

– Peut etre que c’est toi qui aurais dû être un avocat, dit il enfin.
– Tu cherches à gagner du temps. Est ce qu’au moins tu vas y réfléchir ?
– D’accord. Mais uniquement pour te faire plaisir.
1714 Cote Ouest
Aire de loisirs
Miramar MCAS
– … Et au moment où je vais mettre un genou en terre, un caporal arrive en courant près de nous pour me dire que c’est le bazar absolu au mess des hommes de troupe. L’expression sur le visage de Julie était …
– … comme si j’étais prise sous des bombardements, continua Julie en s’adressant à son mari. « Bien sur, il a fallu qu’il aille prendre plus de renseignements, et je lui ai dit que j’aillais attendre. Quand il a fini par revenir, deux heures plus tard, il était couvert de sauce tomate ! »

Le groupe des officiers et de leurs familles éclatèrent de rire. Assis à la table de pique nique, Harm passa un bras autour de la taille de Mac, la serrant contre lui, et elle compléta le tableau en posant un baiser léger sur sa joue. Pour l’instant, tout allait bien. La première semaine s’était relativement bien passée. Harm avait fait le travail dont il avait l’habitude au JAG, gagnant même une ou deux affaires qu’il avait récupérées en plein milieu. Mac était restée à la maison autant qu’elle le pouvait sans éveiller les soupçons. Cette petite fête de plein air pendant le week end était un peu trop exposée à son avis, mais il fallait y faire une apparition.

Et il était surprenant de voir à quel point ils s’en sortaient bien dans leur rôle – tellement bien qu’elle se demandait ce qui se passait dans l’esprit de son partenaire. Pour lui, ce n’était pas entièrement un rôle, une partie de tout cela était un souvenir redevenu réalité. En presque quatre ans, elle l’avait vu traverser certains des moments les plus durs de sa vie à lui – et de la sienne aussi – mais elle ne l’avait jamais vu agir comme ça, même juste un peu. Il était moins sur ses gardes, moins sarcastique. Et il était très visiblement attentif envers elle : c’est cela qui la surprenait le plus. Et cela ne se passait pas seulement en public. A l’occasion, pendant qu’ils préparaient le dîner ou regardaient la télévision, il prenait sa main, ou lui caressait les cheveux, presque sans en avoir conscience. Elle ne pouvait l’imaginer en train d’agir ainsi avec Renee ou Jordan, mais même si elle voulait croire à la réalité de ce qu’elle vivait, elle savait que ce n’était pas une bonne idée. Etait ce cet homme là qu’il avait été toutes ces années avec Diane ? Est qu’il s’autoriserait un jour à agir à nouveau ainsi ?

– A votre tour, Harm et Di, s’exclama Mark très naturellement, la ramenant brusquement dans le présent. Lancez vous. Votre souvenir ensemble le plus mémorable ou le plus embarrassant.
– Génial, grommela Harm en lui faisant un signe de tête. « Qu’est ce que tu en penses, ma douce ? est ce qu’on leur raconte comment on s’est rencontré ? »
– Tu crois vraiment que c’est une bonne idée ? demanda t’elle innocemment. « Il faudra que tu continues à voir tous ces gens.
– Oh, après tout. On ne vit qu’une fois. Je finissais ma seconde année à l’Académie …

Tout le monde s’installa pour écouter l’histoire, y compris son « épouse » qui ne l’avait encore jamais entendue.

– On pensait qu’on avait planifié cette affaire mieux que le jour J. On était cinq, et je ne sais pas comment c’est moi qui me suis retrouvé choisi pour grimper le long du mur jusqu’au dortoir des filles. J’étais censé atteindre le balcon du troisième étage, qui donnait sur un hall ouvert, et me faufiler jusqu’en bas pour ouvrir aux autres. Apparemment, je ne suis pas très doué pour jouer les Spiderman, ou mon timing n’était pas terrible. Quand j’ai réussi à passer par dessus la rambarde du balcon, je me suis retrouvé nez à nez avec une fille de première année qui était sortie armée de sa lampe torche pour regarder d’où venait tout ce bruit. Heureusement, elle ne m’a pas mis KO tout de suite. J’ai bredouillé un mensonge, une histoire où je prétendais que j’avais voulu monter pour voir ma petite amie, et je l’ai suppliée de ne pas me dénoncer. Mais je crois que les bombes de mousse à raser qui bringuebalaient dans mon sac à dos m’ont trahi.
– Non, mon chéri, coupa Mac, décidant d’intervenir . « C’est ton air coupable qui t’a trahi.

Il y eut des gloussements autour d’eux pendant qu’il continuait.

– Quoiqu’il en soit, cette fille me dit que des surveillants étaient en train de monter et que si je ne voulais pas me faire virer, je ferais mieux de me cacher dans ce placard pendant quelques minutes. Et comme un idiot, j’y suis entré. Elle a coincé la porte une fois fermée et m’a laissé croupir là jusqu’à l’heure du réveil le lendemain matin, et à ce moment là mes complices avaient depuis longtemps disparu.

Maintenant, il souriait largement.

– Quand elle est enfin revenue pour me délivrer, elle m’a dit sans détours que la prochaine fois que vous prévoirions ce genre de farce, nous aurions sacrément intérêt à la prendre dans notre équipe.

Pendant que les rires se dissipaient, elle se tourna vers lui, et vit que cette expression qu’elle ne pouvait expliquer était à nouveau là. Pendant un moment, elle ne sut pas qui il voyait en réalité, et cela la contraria.

– Je vais me chercher à boire, lui dit elle en se libérant abruptement de son étreinte. « Tu veux quelque chose ? »

Il secoua la tête.

– Reviens vite, répondit il en souriant.

Perdue dans ses pensées, elle se dirigeait vers la glacière quand une voix inconnue la figea sur place.

– On se connaît, n’est ce pas ?

Aussi calmement que possible, elle se tourna vers son interlocuteur, un homme dans la trentaine, vêtu d’un t-shirt du 48ème d’infanterie.

– Excusez moi ?
– J’ai l’impression de vous avoir déjà vue. Vous n’étiez pas en Bosnie ?

Est ce que c’était un test, ou juste un coup de pas de chance ? Elle ne pensait pas l’avoir déjà vu auparavant, mais … Mac s’obligea à sourire agréablement.

– Désolée, j’étais dans l’Aéronavale. Peut être qu’on s’est croisé à l’Académie ?

L’homme secoua la tête, il avait apparemment l’air décidé à aller au fond des choses.

– Non, ce n’est pas ça. Vous êtes dans l’Aéronavale ?
– J’y étais. Diane Rabb, mais à l’époque j’étais le lieutenant Diane Schonke.
– J’aurais juré que vous étiez dans les Marines. Je vous jure, vous ressemblez terriblement à ce major. Mon Dieu, c’était quoi son nom déjà ? Ah oui, Mackenzie, c’est ça.

Le cerveau de Mac enclencha le mode panique, mais dans l’instant elle mit en branle un nouveau plan.

– Oh, bien sûr. Mon mari a travaillé avec un major Mackenzie, et les gens plaisantaient toujours en disant que nous avions l’air de jumelles . Je me demande ce qu’elle est devenue.

Elle haussa la voix.

– Chéri, qu’est il arrivé à cette collègue que tu avais ? Sarah Mackenzie ?

Harm répondit calmement, s’approchant pour les rejoindre.

– Je crois qu’elle a été affectée à l’étranger. L’Italie, peut être. Vous la connaissez ?

L’homme haussa les épaules, semblant maintenant ne plus être sûr de ses souvenirs, et il s’éloigna quelques instants après. Harm parla d’une voix plus basse.

– Tu crois qu’on nous a repéré ?
– Pas vraiment, mais qui sait ? N’importe qui pourrait avoir entendu ça.

Elle frissonna légèrement.

– Espérons que les modifications que Webb voulaient faire dans les archives ont marché. J’ai mentionné le nom de Diane, alors si quelqu’un vérifie, j’espère que ce sera en ordre.
– Oui, sûrement.

Il l’examina d’un air inquiet.

– Tu veux qu’on parte ?
– Si tu crois que ça ne pose pas trop de problème.
– Absolument aucun. Rentrons à la maison.

Il passa à nouveau le bras autour de sa taille d’un air protecteur, et ils commencèrent à prendre congé des autres.

Une fois de retour dans la maison, Harm appela Webb, lui rapportant l’incident. Mac prépara un bol de pop corn et s’installa à un bout du canapé.

– Comment ça se passe à Washington ? demanda t’elle quand il eut raccroché.
– Comme d’habitude. Apparemment, Bud a battu Singer dans une affaire de mise en danger d’autrui par négligence et elle boude.

Il s’assit à côté d’elle et commença à lui masser les pieds.

– Tu te sens mieux ?
– Hum … tant que tu continues à faire ça.
– Mais si je continue à faire ça, je fais comment pour avoir un peu de ce pop corn ?

En réponse, elle lui jeta quelques grains et il fit de son mieux pour les attraper directement dans la bouche. Après l’avoir regardé un moment en rater beaucoup plus qu’il n’en attrapait, Mac réprima ses rires et le nourrit directement en lui en mettant quelques grains dans la bouche. Elle s’arma de toute sa volonté pour ne pas laisser sa présence si proche l’influencer, mais la sensation des lèvres d’Harm sur ses doigts était plus qu’elle ne pouvait supporter. Heureusement, ils avaient fini le pop corn.

Aussi nonchalamment qu’elle en était capable, elle sauta sur ses pieds et commença à ramasser les graines éparpillées sur le tapis.

– J’ai passé une bonne journée aujourd’hui, malgré ce type sinistre.
– Moi aussi. Je n’ai pas l’habitude de tous ces trucs de voisinage et de réunions avec les familles. Mais c’est plutôt agréable.

Un sourire lointain apparut au coin de ses lèvres.

– Qu’est ce qui te fait sourire ?
– Je pensais au jour où nous sommes allés courir, et où ces gamins nous ont recrutés pour faire la course. Tu te souviens ? On est parti à toute vitesse dans le parc, avec chacun un gamin de six ans à califourchon, et j’ai failli entrer en collision avec ce cycliste ….

Le sourire s’évanouit quand il se rendit compte qu’elle ne partageait pas ce souvenir.

– Oh mon Dieu, murmura t’il dans un souffle. « Ce n’était pas toi, c’est ça ? »

Mac secoua silencieusement la tête, et le visage d’Harm se figea.

– Je commence vraiment à perdre la tête, dit il d’un ton bouleversé.
– Tout va bien, commença t’elle, incertaine.
– Non, pas du tout. Comment est ce que cela pourrait aller bien ? Pour aucun de nous deux ?

Harm sauta sur ses pieds, passant rapidement la main dans ses cheveux courts.

– Je suis désolé, Mac. J’essaie vraiment …
– Tu es désolé ? répéta t’elle d’une voix tremblante. « Est ce que tu sais à quel point ça me détruit de devoir te faire vivre tout ça ? C’est comme si je regardais ton cœur se briser encore et encore, et je sais que c’est ma faute, mais je ne sais pas comment empêcher que ça continue.
– Ce n’est pas ta faute.

Il se retourna et lui fit face, et la douleur vive qu’elle lut dans ses yeux était presque aveuglante.

– Je sais que c’est ce que nous devons faire. Je ferais n’importe quoi pour que tu sois en sécurité. Mais il y a tellement de choses que je n’arrive pas à comprendre. Quoique je fasse, je ne saurai jamais à quoi cela aurait ressemblé si elle avait vécu. Je ne saurai jamais si ce que j’ai pu dire ou faire aurait pu faire la différence. Et le pire, c’est ….

Sa voix devint si faible qu’elle entendit à peine ses derniers mots.

– Je ne sais honnêtement même pas si je suis en train de tomber amoureux de Sarah Mackenzie ou si j’essaie de me raccrocher à Diane Schonke.

Elle le regarda fixement, essayant de chasser de son esprit les implications de cette confession. Pour l’instant, c’était lui qui avait besoin de son soutien.

– Harm, tu peux faire face à ça. Nous le pouvons. Cela va encore durer un peu, et après nous en aurons fini avec ce cauchemar.
– Je ne sais pas si je peux cette fois ci, murmura t’il. « Mac, j’étais tellement près de … d’être capable de me laisser aller. Ce n’est plus elle que je voyais en toi. Je jure que ce n’était plus elle. C’est seulement … je ne lui ai jamais dit adieu. Et toute cette histoire me fait réaliser que je ne sais toujours pas comment le faire.

Elle voulait désespérément le prendre dans ses bras et apaiser sa douleur, mais elle savait qu’elle était la dernière personne à pouvoir l’aider en cet instant. Chacun des mots qu’elle prononçait rendait encore plus compliqué le monde enchevêtré et illogique auquel il faisait face en ce moment. Comme tant d’autres fois, c’était seul qu’il devrait affronter cette nouvelle tempête.

Il secoua la tête et attrapa sa veste.

– Il faut que je sorte un moment. Ca ira si je te laisse seule ?
– Je suis un Marine.

Elle lui adressa un sourire sans âme.

– Où vas tu ?
– Je ne sais pas. Quelque part où je peux mettre mes idées en ordre, si un tel endroit existe. Je vais essayer de ne pas être parti trop longtemps, mais …

Il s’obligea à rencontrer son regard.

– S’il te plait, ne te vexe pas si je dors sur le canapé cette nuit.

Elle refoula ses larmes et d’un signe de tête lui indiqua qu’elle comprenait. Et puis il partit et elle s’effondra sur le divan, étouffant ses sanglots dans un coussin. L’injustice de la vie lui semblait soudain brutalement éclatante. L’homme le plus extraordinaire qu’elle ait jamais connu voulait l’aimer, mais ne le pouvait pas. Pouvait il y avoir quelque chose de plus tragique que ça ?

Chapitre 6

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