At the water’s edge

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At the water's edge

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Traduction : Brigitte

At the Water’s Edge

Sur la berge

Spoilers: We the People, Death Watch, Boomerang

Note de l’auteur : l’histoire se passe dans le courant de la saison 5, principalement parce que j’ai besoin que la conversation sur le ferry ait eu lieu. Mais cela va être bien assez compliqué sans que j’y ajoute Brumby ou Renee, donc même si techniquement ils sont encore dans le coin, nous n’allons pas les voir beaucoup. En gros, voici mon point de départ : il est évident que la série n’a pas vraiment insisté sur Diane Schonke, une fois l’épisode « Death Watch » terminé, mais notre héros n’est pas du genre à vouloir se venger de quelqu’un sans avoir une bonne raison pour cela. Donc pour l’instant j’ai décidé que sauf si Diane est encore quelque part au fond de sa tête, Harm n’a pas la moindre excuse pour ne pas être avec Mac. En conséquence, dans l’intérêt de tous les shippers qui ont un peu de réalisme, nous allons nous occuper du malheureux lieutenant Schonke. Si ce qui vous intéresse, c’est un bon scénario, vous devriez laisser tomber, parce que nous allons surtout nous occuper de ce qui se passe dans la tête des personnages. A vous de voir. Il y aura beaucoup de flash-back. J’avais pensé à  écrire une histoire juste sur Harm et Diane, mais j’ai décidé de faire d’une pierre deux coups .


 » Chaque fois que j’ai fait un pas en avant, j’ai regardé derrière moi pour savoir si tu étais toujours là. J’ai fini par atteindre la rivière, et il n’y avait plus rien à faire que de me jeter à l’eau … mais je n’ai pas pu. Alors je suis resté ici, sur la berge, depuis tellement de temps … Je veux faire ce dernier pas, mais j’ai peur que la prochaine fois que je regarderai derrière moi, tu seras partie …  »

1

2314 COTE EST
Quelque part à Washington DC

– Bon, nous avons perdu une bataille. Ce n’est pas comme s’ils allaient gagner la guerre.
– Oh, pour l’amour du ciel. Si tu n’as rien d’autre à dire que ces stupides clichés, tu ferais mieux de la fermer. Et ce n’est pas simplement une bataille. Si Antonio est reconnu coupable toute notre base d’opérations à Washington va avoir des problèmes. Bon sang, qui va continuer à assurer l’approvisionnement du Navy Yard ? Toi ? Seigneur.

Le plus âgé eut un regard noir et alluma sa cigarette avant de recommencer à parler.

– A propos, comment ont ils épinglé Antonio ?
– Un colonel du JAG l’a coffré pendant une enquête. Je ne sais pas quelles preuves ils avaient, mais d’après lui, ce marine est une sorte de Rambo femelle.
– Elle travaillait en solo ? C’est la seule bonne nouvelle que j’ai entendue de toute la journée. Peut être que nous pouvons nous occuper d’elle avant le début du procès.

Son compagnon hésita.

– Ecoute, si tu penses la faire tuer, trouve quelqu’un d’autre pour le faire, d’accord. La dernière fois, je n’ai pas dormi pendant une éternité.
– Je n’arrête pas de te le dire, mon vieux, oublie ta conscience. C’est un obstacle majeur dans ce boulot.

0628 COTE EST
QUARTIER GENERAL DU JAG
Falls Church – Virginie

Harm rectifia son uniforme et étouffa un bâillement en entrant dans le bureau désert. Il jeta sa casquette et sa serviette sur son bureau et se dirigea immédiatement vers la porte de l’amiral, déjà ouverte.

– A vos ordres, Monsieur. Je suis arrivé aussi vite que j’ai pu.
– Habituellement, vous dormez toujours même après douze sonneries, ou vous avez juste essayé d’ignorer le téléphone ?

Il fit une grimace.

– Je suis désolé, Monsieur. J’ai travaillé sur mes constatations préliminaires dans l’affaire Denniston jusqu’à 0200.

L’attitude rigide de l’amiral Chegwidden s’adoucit à peine.

– Vous auriez mieux fait de dormir, puisque vous allez passer l’affaire Denniston au lieutenant Roberts. Asseyez vous.

Harm s’avança dans le bureau et stoppa brièvement en voyant que Mac et Webb étaient déjà assis et avaient l’air parfaitement calmes.

– Vous êtes tombés du lit, grommela t’il dans sa barbe.

Sa partenaire ne fit même pas semblant de sourire. Décidément, il se passait quelque chose.

– Capitaine, avez vous entendu parler de l’enquête du colonel Mackenzie concernant le quartier maître de seconde classe Antonio Diaz ?
– Un peu, Monsieur. Trafic de drogue, c’est ça ? De la cocaïne circulait dans le Navy Yard et le colonel a trouvé des preuves qui impliquaient le quartier maître Diaz.
– A priori, j’aurais trouvé plus que ce que je croyais, dit Mac tranquillement.

Webb enchaîna.

– Ce groupe ne se contente pas de vendre de la drogue. Apparemment, ils se sont aussi diversifié dans le trafic d’armes. Cela fait un moment que nous surveillons leurs activités avec l’étranger mais le colonel vient de leur porter un coup plutôt conséquent. Ils n’en sont pas vraiment ravis, et ce n’est pas le genre de personnes qui passent l’éponge.

Quand il comprit, l’expression surprise d’Harm se changea en inquiétude.

– On dirait qu’il vaudrait mieux qu’on vous mette à l’abri pendant un moment, suggéra t’il à Mac, puis il se tourna vers Webb.
– Qu’est ce qu’on a exactement en face de nous ?
– Pour autant qu’on le sache, il y a cinq ou six acteurs principaux sur ce créneau, sous la direction d’un homme du nom de Trent. C’est un ancien agent secret, donc il connaît une ou deux choses sur notre façon d’agir et il a la réputation d’être impitoyable. Je suis sûr qu’il serait ravi de faire en sorte que les preuves et le témoignage du colonel Mackenzie ne soient jamais présentés lors de la cour martiale de Diaz.

A son crédit, Mac se sourcilla pas en entendant que quelqu’un allait probablement chercher à la tuer.

– Webb va faire un tour de passe passe bureaucratique pour me faire disparaître un moment jusqu’à ce que le FBI et le NCIS puissent mettre la main sur Trent. Je vais … changer d’identité, je pense. J’ai l’impression qu’on attendait votre arrivée pour discuter des détails.
– Je ferai tout ce qui est nécessaire, promit il immédiatement. En fait, Amiral, je n’ai pas trop d’affaires en cours en ce moment …
– Je vous ai devancé, capitaine. J’aimerais très certainement vous envoyer surveiller les arrières de votre partenaire, mais pour suivre les conseils de M. Webb, je ne vais pas vous en donner l’ordre.  » Le JAG s’adossa à son fauteuil.  » Il aimerait que vous écoutiez d’abord le plan avant de prendre votre décision.  »

Harm fronça les sourcils.

– Monsieur, j’ai pris ma décision. Si Mac a besoin de moi, je suis là. Pour quelle raison pourrais je dire non ?  »
– Ce n’est pas vraiment une affaire classique de changement d’identité, répliqua Webb d’un air quelque peu hésitant.  » Et cela vous concerne. Nous avons décidé de donner à Mac une identité réelle, pas une identité que nous aurions inventée. Cela rendra tous les papiers beaucoup logiques, et sa trace sera plus difficile à retrouver. Mais cela ne sera pas facile.  » Lentement, il lui tendit un dossier, et elle regarda le nom avec incrédulité.
– Vous plaisantez, dit elle à voix basse.

L’agent de la CIA secoua la tête avec véhémence.

– Si j’avais une meilleure idée, croyez moi, vous l’auriez déjà entendue.
– Mac, qu’est ce qui se passe, demanda Harm, presque effrayé à l’attente de la réponse.  » De qui s’agit il ?  »

Elle se tourna vers lui, cherchant son regard, souhaitant connaître un moyen pour adoucir le choc .  » Le lieutenant Diane Schonke.  »
En moins de huit secondes, ses traits harmonieux passèrent du choc à la douleur, pour se changer en un masque parfaitement contrôlé ne laissant passer aucune émotion. Mais il donnait l’impression qu’il ne se faisait pas confiance pour répondre.

Le regard de l’amiral Chegwidden passait d’un officier à l’autre, étudiant leur réaction.

– On dirait que je devrais connaître ce nom, dit il avec précaution.

Harm regarda droit devant lui pour répondre.

– Monsieur, il y a quatre ans, quelques semaines après votre arrivée à la tête du JAG, j’ai enquêté sur le meurtre du lieutenant, avec le capitaine Krennick et le lieutenant Austin.
– L’officier crypto du Seahawk. Je me rappelle maintenant. Vous étiez proche de la victime, si je me souviens bien ?
– Oui, Monsieur. Amis depuis l’Académie.
– Je vois.

Leur commandant secoua la tête.

– Je ne crois pas que je saisisse, Webb. Est ce que cela vaut vraiment le coup de faire passer Mac pour ce lieutenant simplement parce qu’elle était une amie du capitaine ?
– Je pense que vous n’avez jamais vu aucune des photos du meurtre il y a quatre ans, amiral.
– Je vois passer des dizaines de dossiers, Webb. Je ne me souviens même pas de ceux que j’ai vus la semaine dernière.
– Vous vous seriez souvenu de celui là, Monsieur.

Mac sortit la photo du dossier qu’elle tenait à la main et la tendit sans un mot. L’amiral était quelqu’un qui se laissait rarement surprendre par quoi que ce soit, mais ses yeux s’agrandirent quand il vit la ressemblance étrange entre les deux femmes. Il tourna rapidement la tête vers Harm qui n’avait pas bougé.

– Je suppose que cela explique la réaction que vous aviez eue en faisant la connaissance du colonel Mackenzie, n’est ce pas ?
– Oui, Monsieur.

Il regarda le jeune homme avec un mélange de sympathie et d’étonnement.

– Vous auriez pu dire quelque chose, capitaine.
– A quel sujet, Monsieur ?
– Je suppose que vous avez raison.

Il soupira.

– Webb, allez vous réellement ramener bureaucratiquement cette pauvre fille à la vie ?
– Cela ne sera pas difficile, amiral. Il y a des papiers officiels pour le lieutenant Schonke jusqu’à sa mort en 1996. Tout ce que nous avons à faire, c’est effacer sa mort et reconstituer les quatre dernières années, ce que j’ai déjà commencé. Nous allons préparer un ordre de changement d’affectation pour que le capitaine Rabb soit transféré au bureau du Juge Avocat à Miramar, et il y déménagera avec son ‘épouse’, Diane, qui a quitté l’Aéronavale en 1997 pour rester avec son mari. Je peux m’occuper de ces papiers en un rien de temps.

Mac lui jeta un coup d’œil, et il se trémoussa sur sa chaise, mal à l’aise.

– C’est l’histoire la plus plausible, se défendit il. Je ne pense pas qu’ils en seraient encore à sortir ensemble après tout ce temps, n’est ce pas ?

L’amiral croisa les bras.

– ‘Amis depuis l’Académie’, capitaine ?

Harm répondit froidement en continuant à éviter le regard des autres.

– Des amis très proches, Monsieur.

Mac posa la main sur son bras, ne sachant pas quoi dire.

– Si vous ne voulez pas faire ça, dites le. Nous trouverons autre chose.
– Non. Si c’est le meilleur moyen, c’est le meilleur moyen. Je ne laisserai pas mes sentiments mettre en danger votre sécurité.
– Harm, on exige beaucoup de vous. Faire semblant qu’elle est encore vivante …  »
– J’ai dit que j’allais le faire. Ca se passera bien.

Il se tourna vers Webb.

– Alors comme ça, nous partons pour Miramar ?
– Il y a un vol demain matin. Nous espérons coincer Trent au cours de la prochaine livraison importante, cela ne devrait pas prendre plus de deux semaines. Si vous pouvez faire vos bagages et mettre au point votre histoire d’ici demain matin 0700, de notre côté nous serons prêts. Votre nouveau commandant ne saura rien du changement d’identité, alors vous allez devoir vous adapter un peu.
– Ca sera du gâteau par rapport à ici.

Harm essaya de sourire, mais son sourire était forcé.

– Nous serons prêts. Amiral, si vous voulez bien m’excuser …

Il attendit à peine qu’on lui donne l’ordre de rompre avant de s’élancer vers la porte.

Il était à peine sorti que Mac se tourna d’un geste vers Webb.

– Je ne peux pas faire ça, Clay. Depuis quatre ans, il s’efforce à ne pas la voir chaque fois qu’il me regarde. Comment est ce que je pourrais lui faire subir ça ?
– Je sais, mais c’est le mieux que nous ayons trouvé, et de loin. Vous ne serez plus chez vous et vous n’aurez pas à faire semblant vingt quatre heures sur vingt quatre sept jours sur sept. Le lieutenant Roberts a servi sur le même navire que Schonke et je lui ai déjà demandé de vous aider sur quelques détails.

Il soupira.

– Personne d’entre nous ne veut rendre cela plus difficile pour Harm que nécessaire, et n’oubliez pas que cela sera également difficile pour vous. Mais si quelqu’un est capable de s’en sortir, c’est bien vous deux.

A contre cœur, elle ramassa le contenu du dossier de Diane Schonke et se leva de son siège.

– C’est bon. Monsieur, avec votre permission, j’ai un certain nombre de choses à étudier.
– Vous devriez tous les deux prendre votre journée pour vous préparer. Je vais trouver une histoire à raconter au reste de l’équipe. Bonne chance, colonel. Webb me tiendra informé. Rompez.

Elle était presque à la porte quand il parla à nouveau.

– Et Mac ?

Elle s’arrêta.

– Monsieur ?
– Ne le laissez pas vous exclure.
– Bien, Monsieur.

Quand elle s’approcha de son bureau, Harm était debout près de la fenêtre, un dossier oublié à la main.

– Vous êtes sûr que vous voulez faire ça ? demanda t’elle doucement.

Il se retourna, surpris, puis haussa les épaules d’un air peu convaincu.

– Cela fait quatre ans, Mac. Je ne dis pas que cela va être facile. Mais nos vies le sont rarement, n’est ce pas ?
– Je le suppose. L’amiral nous a dit de prendre la journée. Webb a mis Bud au courant et il va m’aider un peu.
– La chose la plus importante que vous avez à faire, c’est changer vos cheveux, énonça t’il très simplement. Les siens étaient un peu plus foncés, et elle les coiffait au carré la plupart du temps. Plus comme vous étiez coiffée quand vous êtes arrivée au JAG. A part ça … peut être qu’Harriet pourrait vous prêter quelques trucs marqués Navy. Ce sweat-shirt USMC que vous aimez tellement va devoir rester chez vous.

Mac le regardait, se demandant ce qui lui passait dans la tête en cet instant.

– Vous savez, il y a peut-être un bon côté à tout çà, fit elle remarquer avec précaution. Vous m’avez dit comment elle est morte, mais rien au sujet de la façon dont elle vivait. Peut être que quand tout cela sera fini, vous serez capable de vous souvenir davantage des bonnes choses que des mauvaises.
– Peut-être, répondit il. Je passerai ce soir, d’accord ? Pour vous raconter certaines de ces bonnes choses.
– D’accord. On se voit ce soir

A SUIVRE

 

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