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Broken Hallelujahs

3/7
1752 Local
Centre Médical
Base aérienne de Landstuhl, Allemagne

« Colonel ? »
Mac se secoua des bribes d’un léger sommeil et cligna des yeux comme une jeune infirmière se tenait devant elle. « Il est sorti de la salle d’opération ? »

« Ils viennent juste de l’amener dans sa chambre. Le docteur est avec lui en ce moment, pour expliquer les suites de la procédure. »

Le terme ‘suites de la procédure’ semblait bienveillant en regard de la froide réalité, pensa Mac sombrement. En ce moment Bud était confronté à la totale vérité : qu’à partir de maintenant, chaque pas qu’il ferait le serait avec l’aide d’une prothèse. « Puis je le voir quand ils auront fini ? »

« Naturellement. Il est chambre 218. J’ai aussi instruction de vous dire qu’il y a un C-38 en provenance des s Etats Unis, arrivée prévue dans une demi heure. »

« Merci » Elle secoua la tête à ces paroles, retrouvant presque la volonté de sourire. Faites confiance à Harm pour que les choses se réalisent, même au milieu de la nuit. Mac se leva et rassembla ses forces pour aller parler à son ami.

Il regardait fixement le mur quand elle approcha de la porte, son expression entièrement indéchiffrable. Cette vision lui fit marquer un temps de pause. Ce n’était pas comme s’il avait mauvaise mine, en dehors des quelques coupures et contusions, et de sa jambe cachée à la vue par la couverture, il paraissait vraiment bien. Mais dans son souvenir, il y avait toujours eu une étincelle de quelque chose d’indescriptible et d’unique derrière les yeux bleus et ronds de Bud. Quand il avait fait face à la mort du bébé Sarah, il avait été aveuglé par la douleur, mais à la fin il était revenu à la vie. Ce … néant était simplement surréaliste.

« Cela vous dérange si j’entre Bud ? »

Il leva les yeux avec un sursaut, puis bougea sa main mollement. « Vous êtes plus agréable à regarder que mon dernier visiteur, » répliqua t’il faiblement.

Ce genre de remarque n’était pas dans ses habitudes, mais Mac choisit de voir cela comme un bon signe, qu’il essayait de faire une plaisanterie. « Je viens aussi avec de meilleures nouvelles », lui dit elle venant prés de son lit. « Harm amène Harriet. Elle sera ici dans moins d’une heure. »

Une trace d’incertitude traversa son visage, et pour la première fois elle se demanda si peut être, il ne voulait pas encore voir sa femme. Mais il hocha la tête bravement. « Ainsi, elle sait ? »

« Nous avons supposé que nous devrions lui dire avant qu’un idiot de reporter le fasse. » Mac mordillait sa lèvre inférieure, pas très sure de la façon de procéder. « Comment vous sentez vous ? » demanda t’elle finalement, quand plus aucun mot ne lui vint.

Bud eut un petit rire faible et sans humour. « Incomplet » répondit il sans enthousiasme. « En dehors de ça … je ne sais pas encore comment je me sens. »

« Bien, ne vous inquiétez pas de ça. Concentrez vous juste à être mieux, et vos amis s’occuperont de toutes les choses dont vous avez besoin. »

Il regarda vers elle une douloureuse interrogation dans les yeux. « Madame » demanda t’il solennellement, « Quel ‘mieux’ pensez vous réellement que je vais obtenir ? »

Elle ferma la bouche comme perdue. Sûrement, elle pouvait essayer de le rassurer avec de vides platitudes, mais quel bien cela pourrait il réellement lui apporter maintenant. « Harm m’a fait voir ‘Des hommes d’honneurs’ le mois dernier avec lui. » lui présenta t’elle sans conviction. « Carl Brashear est resté dans la marine avec une jambe, et il était plongeur. Les tenues doivent être plus souples maintenant qu’à son époque – vous pouvez reprendre la plongée sous marine sur la cote. »

« Ok. » Il hésita légèrement. « Madame, j’apprécie ce que vous essayez de faire, mais…. »

« Mais cela ne vous aide pas, n’est ce pas ? »

Bud haussa un peu les épaules. « Je pense que j’ai juste besoin de temps pour essayer de gérer tout cela. »

Mac essayait vaillamment de sourire, en dépit des tourments de son cœur à ses paroles. « Bien sur. Je serai aux alentours si vous avez besoin de quelque chose. » Elle lui toucha brièvement l’épaule, puis se dirigea vers la porte avant qu’il puisse voir les larmes se former.

Dans le couloir, elle glissa le long du mur, se sentant épuisée et très seule. Il n’y avait rien littéralement qu’elle puisse faire et personne pour porter avec elle ce sentiment d’impuissance. Inconsciemment elle souhaitait que Harm puisse rapidement traverser ces portes, et elle était vaguement surprise de se rendre compte de combien elle avait besoin de lui. D’une certaine manière, c’était comme s’il était la seule personne qui pouvait gagner son esprit à l’heure actuelle. Peut être parce que lui seul pourrait comprendre exactement ce qu’elle éprouvait. Ou peut être parce qu’ils avaient rarement été séparés durant les deux dernières semaines, et elle ne voulait simplement pas rester sans sa voix chaude et ses yeux expressifs plus longtemps.

« Colonel Mackenzie ? »

La petite voix tremblante venait de quelque part sur sa droite, et elle cligna des yeux plusieurs fois, se fixant sur une jeune femme marin qui se tenait debout là, froissant son couvre chef entre ses mains. « Quartier Maître Coates » l’accueillit t’elle un peu surprise. « Quand êtes vous arrivée ici ? »

« Le Capitaine m’a donné deux jours de permission » répondit doucement Jennifer Coates, ne ressemblant en rien à l’effrontée et peu judicieuse fille qu’elle avait été, quand leurs routes s’étaient la première fois à Noël. « J’ai sauté dans l’hélico et trouvé un transport depuis Khalid, mais je dois être de retour dans quarante huit heures. Est-ce que le Lieutenant, heu….. Comment est t‘il. »

« Il va bien, mais il a beaucoup de choses à gérer. Je ne pense pas que maintenant soit le meilleur moment pour aller le voir. »

L’assistante juridique de Bud hocha la tête, mais son visage s’assombrit. « Madame cela ….. cela est vraiment dur » confessa t’elle avec un léger tremblement dans la voix. « Je veux dire quand ils m’ont donné le choix de rejoindre la marine, nous n’étions pas en guerre ou autre chose, et …… c’est juste que je m’attendais pas à quelque chose de ce genre, pas à quelqu’un que je connaisse. »

Mac la regarda, se sentant soudainement vieille. «Moi non plus » dit elle doucement.

Jen scruta ses yeux pendant un moment. « Savez vous si la femme du Lieutenant et son fils viennent ici ou …? »

« Le Lieutenant Sims sera là dans quelques minutes. Le Commandant Rabb est allé la chercher. Je pense qu’elle a le petit A.J avec elle. »

« C’est bien. Il était toujours en train de penser à eux, vous savez – nous avons un calendrier dans le bureau judiciaire pour compter les jours jusqu’à la fin de la croisière. Il a punaisé une photo d’A.J à coté. Ils doivent être une adorable et étonnante famille. Ils vont surmonter ça, n’est ce pas ? »

Mac regardait la jeune femme, la regardant avec espoir, comme cherchant à être rassurée, en fait elle se sentait plus désespérée. Quel assurance avait t’elle à donner ?

Finalement, comme pour la sauver, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent pour révéler son filleul, son amie et …… quel était le terme exact pour définir Harm ? Elle écarta la question dérangeante, la laissant disparaître, balayée par l’irrésistible soulagement de le voir. Mais elle ne se dirigea pas vers lui – à la place ils échangèrent un bonjour silencieux comme il restait derrière, la laissant saluer Harriet en premier.

Les deux femmes s’embrassèrent avec le petit A.J entre elles, et Harriet eut un pâle sourire. « C’est si bon de vous voir » dit elle doucement.

« Pour moi aussi » répliqua Mac avec chaleur. « Est-ce que le vol s’est bien passé ? »

« Le vol était bien, mais l’atterrissage bien plus intéressant. Ils nous ont placé dans une sorte de procédure d’attente et puis essayé de nous dérouter, mais le Commandant a menacé la carrière du contrôleur. »

« C’était pas sa carrière que je menaçais » corrigea Harm légèrement embarrassé. « C’était une partie vitale de son anatomie. Mais nous sommes ici, n’est ce pas ? »

« Oh, je ne me plains pas Monsieur » Harriet fit une pause, reconnaissant le Quartier Maître Coates. Il y eut un moment de silence gênant, mais alors A.J se mit à trotter vers la fille et leva les yeux vers elle.

« Hé » dit il les yeux brillants.

Jen sourit en retour anxieuse. « Hé petit bonhomme » elle répondit. « Ton papa t’aime beaucoup tu sais. »

« Je sais » dit A.J d’un ton neutre et même Harriet eut un sourire.

« Venez » suggéra Mac. « Allons voir Bud »

Le trio disparut derrière la porte, laissant Harm et Jen dans le couloir. « Comment est ce que vous tenez le coup Quartier Maître ?» demanda Harm gentiment, détectant son embarras.

« Pour être franche Monsieur, c’est pas terrible » répondit Jen avec honnêteté, ses yeux noirs luisants. « Je me rappelle juste entendre l’explosion, et puis tout le monde qui courait autour, essayant de le sortir de là sans toucher d’autres mines. C’était si dingue, et même depuis je ne suis pas capable de fermer les yeux sans revoir tout ça… »

Elle frissonnait visiblement, et Harm se déplaça pour poser sa main sur son épaule en signe de réconfort. « Jen la seule chose qui soit importante maintenant, c’est qu’il va aller bien. Cela ne sera pas facile, mais croyez moi il est beaucoup plus solide qu’il ne parait. »

« Je voudrait croire ça Monsieur. » Mais elle semblait encore incapable de rejeter cette peur, et quand elle releva son menton pour rencontrer son regard, son calme apparent était sur le point de glisser. « Commandant, j’ai totalement conscience que je n’ai pas à vous demander cela, et je ne suis pas très fière de perpétuer un stéréotype féminin … mais je pense honnêtement que je me sentirais beaucoup mieux si vous pouviez me prendre dans vos bras ou quelque chose de ce genre. »

Elle flancha un petit peu, anticipant une réponse négative, mais ses lèvres dessinèrent un petit sourire. « Vous pouvez avoir quelque chose de ce genre. »

Aussitôt que les mots étaient sortis de sa bouche, elle s’était accrochée à lui désespérément, son visage pressé sur l’épaule de sa tenue de vol, pour cacher les quelques reniflements qui s’échappaient. Après un moment de surprise, il referma ses bras autour d’elle, se sentant embarrassé. Il n’avait jamais réellement été le type de personne que les autres recherchent pour le réconfort, mais il avait été le seul à l’aider il y a plusieurs mois, et elle n’avait personne d’autre.

Une minute ou deux plus tard, Jen s’éloigna et essuya de la main ses yeux rougis. « Merci Monsieur » murmura t’elle en forme d’excuse. « Je pense que je ferais bien de regagner mes quartiers avant que le Colonel ne soit jalouse. »

Harm souleva un sourcil. « Avant que le Colonel ne soit jalouse ? » dit il ostensiblement en écho, et un regard de culpabilité traversa son visage.

« Je veux dire, heu ……… elle a l’air de quelqu’un qui aurait bien besoin du réconfort d’une étreinte, elle aussi….. » et sur ce, le Quartier Maître s’échappa vers les portes de l’escalier, le laissant secouer la tête.

« Hé Bud, regardez qui j’ai trouvé. »

Bud se secoua de son assoupissement et leva son regard vers l’embrasure de la porte, où Mac se tenait derrière pour permettre à Harriet de rentrer dans la pièce. L’officier supérieur regardait le mari et la femme traversaient le même niveau d’émotions simultanément : le soulagement d’être à nouveau ensemble, couplé avec le désir de masquer bravement la douleur. « Vous êtes venus là si vite.. » Bud commença dans une tentative. « Heu…. Quel jour sommes nous au juste ? »

« En Allemagne ? Je pense samedi soir. » Harriet essayait de sourire, lâchant sur une chaise le sac qu’elle trimbalait.

Bientôt A.J s’était faufilé comme un ver entre les jambes de sa mère pour se retrouver au bord du lit. « Papa » s’exclama t’il joyeusement et l’expression de sombre anxiété dans les yeux de Bud fit se serrer le cœur de Mac.

« Je vais vous laisser avoir un peu de temps en famille, d’accord ? » Elle recula de quelques pas vers la porte, mais Harriet employa rapidement son nom pour la stopper.

« Mac….. merci. Pour tout ce que Harm et vous avez déjà fait et pour toutes les choses que je sais que vous allez faire. Nous ne pourrons jamais assez vous remercier. »

« C’est à cela que servent les amis ». Elle disparut derrière la porte laissant la famille Roberts seule ensemble pour la première fois depuis des mois.

Harriet immédiatement se rua sur le côté du lit et embrassa son mari longtemps et profondément. « J’ai attendu, mon dieu, si longtemps après ça, » elle murmura serrant fortement sa main dans la sienne. « Tu vas bien ? Je veux dire tu n’as pas mal ? »

Il secoua la tête ressentant une pointe de honte à l’avoir mise dans cette hideuse situation. « Le docteur a dit que je peux rentrer au pays dans quelques jours. Il y aura deux opérations supplémentaires et quelques ajustements pour la prothèse, et pas mal de temps dans un centre de rééducation pour apprendre à me servir de la nouvelle jambe. »

Automatiquement elle jeta un coup d’œil à sa jambe comme il disait cela, découvrant les contours inhabituels sous les draps pour la première fois, et elle se força à rester sans réaction. Il la regarda avec attention, attendant. « Je pensais que tu serais déjà en train de pleurer » observa t’il avec douceur.

« J’ai pleuré suffisamment, » répondit elle simplement. « J’ai pleuré quand je ne t’avais pas, et oui, j’ai pleuré presque tout le temps en venant ici, mais maintenant que je t’ai retrouvé il n’y a plus aucune raison de pleurer. »

Il l’attira plus près, une fois de plus stupéfait par cette femme. Avant longtemps la déclaration d’un bout de chou de trois ans « C’est mon tour », les sépara et Harriet souleva A.J sur le lit. Bud sentit les petits bras de son fils s’accrocher à lui, et prit tout ce qu’il avait en lui pour retenir ses larmes. Quelle sorte de père pourrait il être maintenant. Est ce qu’un partie de foot dans le jardin derrière la maison ressemblerait jamais à ce qu’il s’était imaginé ?

« Qu’est ce qui se passe ?» demanda A.J, en regardant autour de lui l’étrange environnement de l’hôpital. « A mal Papa ? »

Bud lança à sa femme un regard interrogatif et elle secoua la tête, formulant ‘il ne sait pas’. Il força sur la note de bonne humeur dans sa voix. « J’ai eu un gros bobo, A.J » il expliqua simplement, espérant que le petit garçon ne serait pas trop effrayé s’ il ne sentait pas la peur de ses parents. « Je vais avoir un nouveau pied, bientôt je pourrai me lever et jouer avec toi. »

« Nouveau pied ?» dit avec confusion A.J, se ruant pour regarder sous la couverture avant qu’Harriet puisse le stopper, puis retourna dans les bras de son père comme si la vision des bandages était absolument normale. « Tu manques Papa. »

Bud soupira de soulagement. « Tu m’as manqué aussi, mon bonhomme. »

De l’autre coté de la porte, Mac regardait juste Harm, incapable de trouver les mots pour parler des évènements de la journée passée. Finalement il lui tendit une main, et elle se laissa conduire vers une banquette rembourrée dans le coin. « Vous êtes juste ce qu’il faut pour réconforter des yeux fatigués » remarqua t’il, la lassitude se glissant dans sa voix.

Elle sourit avec sympathie. « J’ai apporté votre sac avec moi et j’ai obtenu deux chambres dans l’hôtel le plus proche, puisque le mess était complet. Nous pourrons prendre Harriet et A.J avec nous quand ils seront prêts. »

« C’est ma Marine …. Toujours prête » dit il, avant de réaliser ce que cela sous entendait.

Elle le fixa à peine avec un regard amusé. « Votre Marine, hum….. ?»

Il haussa les épaules trop fatigué pour se donner la peine d’une excuse décente. « Mettez ça sur le coup du décalage horaire. »

Quoiqu’elle ait toute intention de garder ce commentaire en mémoire pour l’utiliser plus tard, elle choisit de laisser passer pour le moment. « C’était quand la dernière fois que vous avez dormi ? »

« Je pourrais vous poser la même question. »

« Je n’ai pas eu de transport aérien non stop depuis trente six heures et quarante minutes » comptabilisa t’elle.

« Oui, mais aussitôt que je ralentis la cadence, je me retrouve à penser à tout cela et je préfère l’éviter . » Harm s’appuya le dos contre le mur, un écho de défaite dans ses paroles.

« Il va s’en sortir ,d’accord Harm ? »

« Je sais. Je viens de faire de mon mieux pour en convaincre le Quartier Maître Coates. Cela va vraiment être si dur pour eux, comme s’ils n’en avaient pas déjà assez subi. »

« Oui » Elle joua rêveusement avec sa bague d’Académie pendant un moment avant d’entrelacer ses doigts avec les siens. Aucun des deux ne commenta ce petit signe de rapprochement inhabituel. « J’ai entendu dire par le responsable des opérations aériennes que le Capitaine Johnson vous proposait pour la Navy Cross. »

En entendant ces mots il tourna la tête vers elle avec une expression d’incrédulité et de consternation, et elle leva sa main libre en signe de reddition. « Hé, ne tirez pas sur le messager. J’ai juste pensé que ce pourrait être un petit rayon de soleil dans cette horrible semaine. »

« Obtenir la Navy Cross ? Quand un de mes meilleurs amis vient d’obtenir une jambe en plastique ? Il va falloir beaucoup plus qu’une satanée médaille pour éclairer ma journée. » Presque immédiatement il adoucit son ton. Pourquoi diable était il cassant envers elle, de toutes les personne ? « Désolé. Cela sonnait de façon horrible. J’ai juste ….. Mon Dieu Mac, quand je suis rentré dans la maison et que j’ai vu Harriet, j’ai pensé que j’avais fait un bond en arrière dans le temps. J’aurai pu jurer que c’était ma maison et ma mère et me trouver maintenant de l’autre côté de cette situation, ça m’a presque tué. »

« Ce n’est pas la même chose » lui dit elle fermement. « Ce n’est même pas ressemblant. Nous pouvons être sûr de ça. Ecoutez, pourquoi n’essayez vous pas de rattraper quelques minutes de sommeil. Je suis sûre qu’Harriet ne va pas partir avant un moment, et on m’a déjà dit que je fais un oreiller agréable et décent. »

« Vous offrez vos services ? »

« N’est ce pas ce à quoi cela ressemble ? »

« Dans ce cas, j’accepte avec gratitude. » Il relâcha ses doigts des siens et étudia le banc d’un oeil critique. « Ok je pense que je peux résoudre le problème. » Sans plus de paroles, il balança ses jambes sur le banc, s’allongea, posa la tête sur sa cuisse, et elle ferma les yeux inexplicablement rassurée par sa proximité.

En quelques minutes, sa respiration régulière indiquait qu’il était endormi, et elle éprouvait une chaude palpitation à l’idée d’avoir un adulte, un aviateur décoré, dormant sur ses genoux. Pas n’importe quel homme, naturellement. Aucun autre homme qu’elle ait rencontré n’avait ainsi le pouvoir de monopoliser ses pensées de cette façon . Elle se remémorait la conversation interrompue dans la cabine du Seahawk, et les résolutions qu’ils avaient prises dans les derniers moment de paix qu’ils avaient eue avant cette folie. Si elle ne le connaissait pas aussi bien, elle pourrait avoir pensé qu’il l’invitait à sortir. Cela voulait t’il dire quelque chose d’approchant de ce qu’elle pensait, et après tout ce qui s’était passé, cela voulait t’il encore dire quelque chose ?
Délibérément elle mit ses pensées de côté. Ce n’était ni le moment ni le lieu. Pour l’instant, ce qui était important c’étaient leurs amis. Tout le reste pouvait attendre. Même s’ ils avaient déjà attendu la moitié de leur vie.

Harriet tira A.J hors du lit et le prit dans ses bras. « Tu n’as pas encore vu Harm » demanda t’elle soudainement. « Il est ici. Il a volé depuis Washington pour me ramener. »

« Je sais, le Colonel Mackenzie me l’a dit. » Même ici, Bud trouvait difficile de séparer ses amis de leur rang. Il n’était pas trop concerné par le fait de préserver le protocole en ce moment, mais Harriet avait toujours été beaucoup moins stricte que lui.

« Aimerais tu lui parler ? Je suis sure qu’ils sont tous les deux à coté. » Elle jeta un coup d’œil vers la porte.

Il ne pouvait pas penser à la moindre chose dont il pourrait parler avec le capitaine ou n’importe qui d’autre. « Ca ira très bien demain. Il se fait tard. Tu dois avoir besoin de repos. »

Elle fronça les sourcils. « Tu es sûr ? Je pourrais laisser A.J à Mac et Harm pour la nuit et rester ici. »

En vérité, il n’était pas sûr du tout. Mais il n’avait pas encore intégré tous les aspects de ce cauchemar, et il ne savait pas s’il pourrait s’en libérer avec les autres regardant par-dessus son épaule. Même sa femme. « Trésor, je suis encore réellement dans les vapes, » dit t‘il honnêtement. « J’ai juste besoin de dormir une centaine d’heures. Tu devrais en faire autant. »

Harriet semblait comprendre ses réticences et acquiesçait. « D’accord, je vais voir si Mac….. »

Comme sa voix s’estompait, Bud suivit son regard à travers la fenêtre du hall, s’étonnant de ce qui avait capturé son attention. « Trésor, qu’est ce qui se passe dehors. »

« Tu ne voudras pas me croire si je te le dis. »

« Harriet ….. »

Elle ramena son regard vers lui avec une lueur de surprise et d’espoir dans ses grands yeux bleus. « Harm est endormi comme une masse sur les genoux de Mac. Il a mit son bras autour de ses genoux et elle lui caresse les cheveux… Je sais que cela veut peut être rien dire, mais je jure que c’est la plus adorable chose que j’ai vu depuis une éternité. »

Bud ne savait pas comment réagir à cela. Il savait qu’il devrait être heureux pour eux, ou tout du moins pas malheureux. Mais c’était dur de rassembler un quelconque enthousiasme, même si ordinairement ce genre de chose le faisait sauter en l’air. La seule pensée qui faisait surface était justement qu’il ne pourrait pas sauter même s’il le voulait.

« Désolé tu vas devoir les déranger, » dit t’il finalement. « Mais un lit sera plus confortable. »

Harriet hocha la tête, cachant soigneusement son désappointement. Déjà elle pouvait sentir qu’il la rejetait. « Ok » dit t’elle doucement. « J’appellerai l’infirmière de service et lui donnerai le numéro de l’hôtel dès que nous l’aurons. Promets moi d’appeler si tu veux quelque chose. Absolument n’importe quoi. »

« Je promets » accepta t’il consciencieusement.

« Nous serons de retour à la première heure de la matinée. »

« Je sais »

Elle le fixa avec intensité, puis se pencha pour permettre à A.J de lui faire un baiser. « Je t’aime, » offrit t’elle timidement.

« Je t’aime aussi. » Bud la regardait redresser les épaules avant de reculer vers la porte. Seul une fois de plus, il ferma les yeux et pria pour que quelque chose l’aide à donner un sens à tout cela.

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