Broken Hallelujahs

Quand vous êtes au milieu d’un ouragan, vous ne voyez plus l’ensemble des choses. Vous vous battez tellement fort pour vous en sortir que vous êtes heureux au delà de ce qui peut s’exprimer dès que vous voyez les nuages se clairsemer. Mais cette façon de penser peut être dangereuse. Bien sûr, parfois la tempête est passée, mais parfois vous venez juste d’arriver à l’oeil de l’ouragan, un bref moment de répit avant un autre combat tout aussi éprouvant. Même si vous avez toute votre vie vcu ce genre de situation, vous pouvez encore avoir à tort une impression de sécurité dans l’oeil de la tempête. C’est à ce moment là que l’enfer se déchaîne autour de vous. Vous croyez avoir gagné, mais la moitié de l’épreuve vous attend encore .

1/7

2242 heure locale
Vestiaire B, USS Seahawk
Quelque part dans la mer d’Arabie

« Hé, Sundance. »

Sarah Mackenzie leva les yeux avec un sourire indulgent et secoua la tête. « Vous n’allez pas laisser tomber ça, n’est ce pas ?»

Encore en tenue de vol après sa dernière mission – bien que le mot mission lui rende difficilement justice – Harmon Rabb lui adressa un grand sourire et se laissa glisser sur une chaise à coté de sa partenaire. « Probablement pas. Ca vous va bien.»

« Ca ne vous dérange pas d’être Butch Cassidy ? »

« Hé bien, c’est sans conteste mieux que cette histoire de Batman et Robin que nous trainions avec nous depuis un moment. » Harm étira ses épaules et prit une gorgée de café. « Je jure solennellement que ce fut le plus long débriefing d’après vol que j’ai jamais eu, et cela inclut le jour où j’ai poussé Tuna par la crosse d’appontage. »

« Etes vous surpris ? Vous jouez au chat et à la souris avec un missile nucléaire, qui aurait pu rôtir la moitié d’une escadre. Je m’attendais à ce qu’il y ait un certains nombres de questions, à propos de votre tactique. »

« Vous n’approuvez pas ? »

Mac le fixa avec un regard qui était des plus sérieux. « Je n’ai pas dit cela. Je suis juste heureuse de n’avoir pas à expliquer à votre mère comment vous êtes tombé dans ce proverbial flamboiement glorieux dont nous avons parlé ces derniers jours. »

« Ca ne serait jamais arrivé, » assura t’il, s’appuyant sur le dossier de sa chaise comme elle levait un sourcil.

« Drôlement sûr de vous, n’est ce pas Flyboy ? »

« Ce n’est pas ça. Croyez moi, personne n’a été plus surpris que moi de découvrir que je détenais toujours le record de missile-EX sur ce navire. En pensant à cela, je ne suis pas sûr d’avoir jamais su que je l’avais jamais détenu ».

« S’il est si évident que vous êtes mortel, alors comment pouvez vous être aussi convaincu que vous n’alliez pas faire le grand saut là-haut ? »

« Bien, pour une bonne raison… vous n’étiez pas avec moi. »

Elle cligna des yeux vers lui, ne comprenant pas, mais il expliqua. « C’est la façon dont c’est supposé se passer, n’est ce pas ? Butch et Sundance étaient toujours ensemble. Vous n’avez jamais vu l’un d’eux s’arracher d’un bâtiment sans l’autre. »

Cette bizarre et charmante déclaration, couplée avec son large sourire, la toucha d’une certaine façon. Ne sachant quoi faire d’autre, elle sourit simplement en retour. « Vous n’arrêtez pas de gamberger, Butch » cita t’elle une lueur de malice dans l’œil. «C’est là dedans que vous êtes bon. »

Leurs regards s’accrochèrent pendant un long moment, et bien qu’aucun des deux ne l’aurait admis, les deux officiers étaient sur la même longueur d’onde. En ce moment leur train train habituel au JAG était loin, et pas seulement en terme géographique. Pendant ces deux dernières semaines au cours desquelles ils avaient travaillé à combattre l’émergence de la menace terroriste, ils avaient réussi à trouver un nouveau niveau de confiance l’un envers l’autre. Aussi difficile que cela semblait paraître, vivre et travailler sur le terrain des opérations militaires les avait en fait rapprochés. Après l’année tumultueuse qu’ils avaient vécue, c’était un peu comme un bénéfice inattendu.

Mais l’Afghanistan était loin d’être l’endroit idéal pour les discussions personnelles, et cela faisait un bout de temps qu’il fallait qu’ils en aient une. Maintenant que leurs missions immédiates étaient pleinement remplies, une légère trace de doute avait resurgi – un doute qui concernait ce à quoi ils souhaitaient arriver. Le lieu ne change peut être pas qui vous êtes, médita Harm silencieusement, mais il est sûr que cela change diablement ce que vous pouvez en faire.

Il n’osait pas évoquer cette tension. Pas pour l’instant en tout cas. Ils seraient de retour à Washington dans peu de temps, et peut être qu’une fois que la vie aurait repris un cours apparemment normal ils seraient capables de donner un sens à tout cela. Plutôt que parler, il reprit une autre gorgée de café. « Est-ce que Bud est de retour ? Je lui dois une revanche depuis la dernière fois que nous étions à bord. »

« Combien de coups cela lui a pris pour vous battre ? » demanda Mac innocemment, recevant un regard méprisant en réponse.

« Vous doutez de mon talent aux échecs ? » Elle le regarda simplement, incrédule, jusqu’à ce qu’il ajoute. « Hé bien au moins j’ai fait une belle partie. »

« Je ne pense pas qu’ils soient de retour avant un moment. Ils allaient visiter un site pour une école ou quelque chose comme cela. Partons nous avec le transport du matin ? »

Il acquiesça. « Nous décollons avec la patrouille de l’aube à 4h35. J’imagine que j’ai le temps pour une vraie longue douche et quelques heures de sommeil. Rien de mieux que quelques jours dans le désert pour faire des couchettes d’un porte avions un vrai paradis. »

« Vous les calamars, vous êtes des mauviettes, » l’accusa t’elle avec tendresse, lui donnant une gentille tape.

« Oh, et je suppose que vous n’êtes pas du tout impatiente de rentrer chez vous. »

« Si bien sur. Je ne peux plus attendre de retrouver mon pyjama favori, de sauter dans mon grand vrai lit moelleux en compagnie de…….. »

La tête d’Harm pivota brusquement, en sursaut.

« …Jingo » finit elle, s’amusant de sa réaction. « A quoi étiez vous en train de penser ? »

Il leva les yeux au ciel, vaguement irrité de s’être fait avoir si facilement. « Vous avez besoin de sortir davantage, Marine. Il y a plus important dans la vie que de faire des câlins avec son chien. »

« Et vous sauriez cela comment ?»

Il dut admettre qu’elle avait marqué un point. « Ok, nous avons tous les deux besoin de sortir davantage. » Il allait presque en rester là, quand quelque chose le poussa à continuer. « Laissez moi m’occuper de ça quand nous serons rentrés, d’accord ? »

Cette fois c’est elle qui fut attrapée, et cela lui prit un moment pour réaliser combien il était sérieux.

« Marché conclu » répondit elle.

Il tendit la main vers elle, avec l’intention de toucher son bras, mais quand un marin apparut à l’écoutille, instinctivement il recula. « Que se passe t’il, quartier maître ? »

Le jeune homme avait le visage grave et tournait une feuille de papier dans sa main. « Je suis désolé de vous déranger, Monsieur, Madame » commença t’il avec hésitation. « J’ai des nouvelles en provenance de l’expédition à terre du Lieutenant Roberts.»

Immédiatement Mac se sentit inexplicablement mal. « Pourquoi est ce que vous semblez vouloir ramper dans un trou, quartier maître…Garcia ? »

Garcia déglutit et fixa son regard sur un point au dessus de leurs têtes. « Madame, il y a eu un incident dans le village….un petit garçon, dans un champ de mine… »

Comme il expliquait au mieux de ses connaissances, Mac tourna son visage vers son partenaire, et vit tout le sang quitter instantanément son beau visage. « Oh seigneur, » souffla Harm, sa voix à peine audible. « Bud ? »

« Il est vivant, Monsieur » Garcia les rassura rapidement. « Ils l’ont stabilisé sur place, mais il est dans un sale état. Ils sont en train de le ramener par hélicoptère ici pour juger de sa condition, et puis décider si oui ou non il y a besoin de l’évacuer vers Landstuhl. Le Capitaine a pensé que vous voudriez être tenu au courant. »

Les deux officiers restèrent simplement assis là pendant un moment, incapables de croire ce qu’ils venaient d’entendre. Ce n’était pas supposé être possible. Pas maintenant, après avoir combattu si dur pour que toutes les choses aillent bien – non pas Bud, après tout ce qu’il avait traversé…

Mais ce n’était pas l’heure des questions pour l’instant. L’entraînement reprit le dessus, et Mac fut la première à retrouver sa voix. « Dans combien de temps leur ETA ? » demanda t’elle.

« Quinze minutes, Madame. »

« Très bien. Vous pouvez disposer, quartier maître. Merci ».

« A vos ordres, Madame. » Le jeune homme salua et sortit rapidement, laissant Harm et Mac se dévisager l’un l’autre, stupéfaits.

Harm luttait encore pour rassembler ses pensées confuses. « Comment….pourquoi… »

Les larmes brûlant ses yeux, Mac réussit à accrocher sa main, et fut à peine surprise quand il la serra rapidement dans ses bras. Tous les deux avaient une certaine expérience dans le fait de voir leur monde partir en morceaux, et ils savaient qu’ils avaient besoin de s’appuyer l’un sur l’autre s’ils voulaient avoir l’espoir de passer à travers tout cela.

« Les choses vont devenir folles très vite » dit il doucement. « Sortons d’ici et essayons de savoir ce que c’est que ci se passe, bon sang. »

Ils sortirent du carré en une seconde, et toutes les choses qu’ils avaient prévu dans leur tête, la douche, le vol retour, le récent pacte furent oubliées instantanément.

A l’infirmerie, l’équipe de traumatologie se tenait prête à accueillir leur patient. Harm et Mac se tenaient silencieusement sur un côté, restant hors de la zone médicale, jusqu’à qu’un chef de service remarque leur présence et tente de les faire partir. « Monsieur, Madame, vous n’avez vraiment pas à être là. »

« Laissez les rester chef » ordonna le Capitaine Johnson comme il apparaissait à l’écoutille. Il étudia la tenue de vol du Commandant et celle de camouflage désert du Colonel qui le saluèrent à son arrivée. « Repos. Vous et le lieutenant Roberts avaient vraiment changé mon impression sur les avocats, vous savez ? »

« Puis je prendre cela pour un compliment, Monsieur ? »

« Vous pouvez en effet. » Le capitaine les fixait. « L’hélicoptère est sur le pont, ils le descendent ici dans quelques minutes. Ils disent que le Lieutenant est en état de choc, et qu’il ne sait pas réellement ce qui est arrivé à sa jambe. Je voulais juste vous prévenir, afin que vous soyez prêt quand vous le verrez. »

Harm ne tenait pas vraiment à poser la question, mais il savait qu’il n’avait pas le choix. « Qu’est il arrivé à sa jambe Capitaine ? »

« Elle n’est plus là, Commandant. Arrachée au niveau du genou droit. Selon l’équipe qui l’a évacué, il n’y avait rien à récupérer. »

Ils avaient à peine eu le temps d’enregistrer l’information qu’une voix cria « Dégagez », et un petit groupe de matelots afflua dans la pièce, portant une civière. Instinctivement, la main de Mac trouva son chemin vers celle d’Harm, sans en avoir véritablement conscience. Si le Pacha le remarqua, il ne fit aucun commentaire. Le trio était debout contre une cloison, regardant le désordre contrôlé de l’équipe médicale. La couverture qui recouvrait la majeure partie du corps de leur ami avait glissé sur le côté, et ils furent confronté à l’hideuse réalité de la blessure. Même délimité par les couches de pansements, le moignon de sa jambe droite était caractéristique. Aucun des avocats ne flancha visiblement, mais leurs mains se serrèrent plus fort dans un même mouvement.

Bud était partiellement conscient, et il cligna des yeux, désorienté par son environnement. « A.J » il murmura de façon incohérente. Le chef d’équipe fronça les sourcils, ne comprenant pas.

« C’est son fils, chef » expliqua Harm doucement.

A travers les sombres brumes du choc, Bud sembla reconnaître la voix de son ami. « Commandant.. » réussit t’il à dire dans un souffle, stoppant sa phrase. « Qu’est ce… »

« Relax Bud ». Harm s’approcha plus près, forçant son visage à paraître le plus rassurant possible. « Tout va bien. Vous êtes de retour sur le Seahawk. »

« J’ai mal à la jambe.. »

A ces mots, le fier, le stoïque aviateur défaillit presque, mais il pressa la main de sa partenaire encore plus fort et répondit. « Ne vous inquiétez pas. Vous serez de retour à la maison avec A.J avant même de vous en rendre compte. »

Le regard de Bud se fixa sur lui pendant un fugitif instant, et la confiance se fraya un chemin dans la douleur intense que reflétaient ses yeux. Quand Harm s’en rendit compte il se sentit mal. Tout ça ne devait pas se passer, tout simplement. Comme l’officier blessé basculait à nouveau dans l’inconscience, il s’éloigna de Mac et fit face au mur jusqu’à ce qu’il puisse récupérer de ses émotions.

Mac l’avait déjà vu se renfermer sur lui-même auparavant, et elle était décidée à ce que cela ne se reproduise pas. « Dites quelque chose » souffla t’elle doucement. « Nous sommes ensemble, rappelez vous ? »

Sa voix était basse et presque amère quand il répondit. « J’ai marché sur une mine, et parce que j’ai une chance insolente, je m’en suis sorti. Il a marché sur une mine parce qu’il essayait d’aider quelqu’un, et voila ce qui est arrivé. »

« Ne pensez pas ça. Surtout pas maintenant. Nous devons être là pour lui et … » Elle s’arrêta, une nouvelle idée surgissant. « Harm, nous devons appeler Harriet. Le rapport officiel prendra une éternité s’il est en transit. »

« Elle ne peut pas entendre une chose pareille au téléphone. »

Mac allait poser une question, mais s’arrêta quand elle réalisa qu’il savait probablement tout cela mieux qu’elle. Après tout, douze ans auparavant, c’était un coup de téléphone en pleine nuit qui avait informé sa mère de son propre accident sur ce navire. « Elle ne doit pas l’apprendre sur ZNN, non plus. Si la presse est tenue au courant bientôt et laisse échapper son nom …. »

« Appelez l’amiral, » suggéra t’il. « Il l’a préviendra avant la presse. Est elle au bureau ? Quelle heure est il à Washington ? »

« Fin d’après-midi, mais c’est jeudi, et d’habitude elle rentre plus tôt le jeudi pour A.J. »

Six différentes lignes de pensées traversaient simultanément son esprit avec une égale rapidité. Le temps du choc était passé. Maintenant ils avaient à agir au mieux des intérêts de leurs meilleurs amis. « Ils vont le transporter à Landstuhl, n’est pas ? »

« Cela semble être le cas. Ils ne peuvent pas le garder ici. »

« D’accord. Pouvez vous partir avec lui ? »

Elle le regarda comme s’il avait perdu l’esprit. « Je suis sûre que l’hélicoptère ne va pas l’évacuer maintenant. Pourquoi ? »

« Parce qu’il a besoin de sa femme et de son fils, et Harriet a besoin de quelqu’un pour faire le voyage avec elle. » Il leva la voix. « Capitaine ? »

Le capitaine du Seahawk détourna son attention de l’équipage et jeta un coup d’œil. « Qu’y a-t-il commandant ? »

« Monsieur, je vais avoir besoin d’un Tomcat, et de points de ravitaillement quelque part entre ici et Andrews. »

Mac fut presque aussi surprise que le Capitaine de cette audacieuse requête, mais choisit de ne pas faire de commentaire.

« Et qu’est ce qui vous amène à penser que je pourrais vous donner cela ? » s’informa le Pacha sur un ton neutre.

Le ton d’Harm et son attitude étaient respectueux, mais il avait bien conscience que ses prochaines paroles allait friser l’insubordination. « Monsieur, en aucune autre circonstance je n’aurais joué cette carte….mais après ce qu’il s’est passé ici ces deux derniers jours, je pense que ce bateau me le doit. »

Pendant un moment il y eut un silence pesant, pendant lesquel le Commandant se demanda s’il n’aurait pas droit à la perte d’un ou deux galons. Finalement, le Capitaine Johnson répondit doucement, contrôlant sa voix. « En d’autres circonstances, je vous aurais probablement jeté aux requins pour avoir suggéré une chose pareille. Etant donné la situation, je pense qu’une certaine forme de ……tolérance est de rigueur. Je vais appeler le CAG et le chef d’escadrille. Nous devons être relevé par le Coral Sea dans quelques semaines, aussi nous devrions pouvoir vous trouver un avion quelque. Colonel, s’il vous plait ne me dites pas que vous avez l’intention de prendre le siège arrière. »

« Non Monsieur. J’aimerais rester avec le lieutenant Roberts, si je le peux. »

« Vous avez plus de sens commun que votre partenaire. »

« C’est habituellement un consensus général, Monsieur. » Harm la regarda comme il voulait objecter de cette remarque, mais elle le fixa avec un regard lui disant précisément ce qu’elle pensait de son plan, et il décida d’en rester là.

« Merci Capitaine, je serai prêt dés que votre équipe aura arrangé tout ça. »

« Alors vous feriez mieux de vous mettre en selle. Mon équipe d’aviation est bien plus rapide de toutes celles que Toby Ingles a eues sur ce navire. Votre oiseau sera sur le pont aussitôt que j’aurai raccroché le téléphone. » Mac n’avait jamais vu le capitaine du porte-avions avec un sourire narquois auparavant, mais elle imaginait que Harm méritait cela pour sa dernière remarque. Les avocats saluèrent et quittèrent l’infirmerie, attendant d’être dans la coursive pour discuter.

« Etes vous cinglé ? » demanda Mac sans ménagement. « Vous allez tenir tête à la mort tout le trajet retour vers Andrews. Cela représente quatorze heures de vol, et c’est quand la dernière fois que vous avez dormi ? »

« Hé, si les équipages de bombardier le font, alors je peux le faire. »

« Les équipages de bombardier ont des co-pilotes. »

« Ce sera un vol sans problème, Mac. Ils vont me donner une route par le Pôle, cela ne sera pas si long. A coté de cela, je maîtrise mieux ce genre de situation si je suis occupé. Si je restais ici, je filerais des coups de pied dans les cloisons ou quelque chose comme ça, et qu’est ce que cela apporterait de bon à Bud et Harriet ? »

« Je maîtrise mieux ce genre de situation quand vous êtes avec moi, » lui renvoya t’elle sans hésitation, le surprenant légèrement. « Et maintenant vous êtes en train de me laisser tomber. »

« Je vous retrouverai à Landstuhl, » promit il doucement. « Allons Mac, il n’est pas question de nous. Ils ont tous les deux besoin d’aide maintenant, et nous sommes les mieux placés pour la leur donner. »

« Je sais. C’est juste… » Pendant un instant sa confiance flotta, mais la formidable force du Marine en elle reprit le dessus. « Faites moi juste une faveur et vérifiez bien le rapport météo cette fois, d’accord. »

Cela lui prit quelques secondes pour comprendre ce qu’elle voulait dire, mais quand il le fit, cela le laissa temporairement sans réponse. Ils avaient été sur le front depuis si longtemps qu’il avait réussi à oublier quel jour on était, mais maintenant cela lui revenait brusquement avec une aveuglante clarté. Il y avait un an presque jour pour jour depuis le mariage annulé et son fameux crash. Il y a un an, il était celui qu’on amenait à l’infirmerie et elle avait été sans aide à des milliers de kilomètres. Comme leurs regards se rencontraient, il vit à nouveau combien cela l’avait touché profondément. Jésus, cela a-t-il été réellement aussi long, tant de choses sont arrivées. …..tant de choses ne sont pas arrivées

« Je le ferai », dit il finalement. « Si vous en avez la possibilité, récupérez mon sac avant de partir. Dites à l’amiral que je m’occupe d’un transport pour Harriet, mais ne lui dites pas que je suis en vol. Je m’arrangerai avec lui une fois sur place. »

« Je ferai de mon mieux, mais s’il demande à vous parler, je ne mentirai pas à notre commandant. »

« Je sais. Vous ne seriez pas ma tête de lard préférée si vous le faisiez. » Il essayait de sourire, mais c’était peu convaincant, cela sonnait creux. « Je vous revois dans à peine un jour, d’accord. »

« Ok, bonne chance. »

« Vous aussi »

Ils restèrent là un bon moment – juste à se regarder l’un l’autre, voulant en dire davantage – avant de partir enfin chacun de son côté.

2/7

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