Elle n’aurait pas dû

Elle n’aurait pas dû! par ADADAS

C’est ma faute

Sur le chemin du retour
Avion American Airlines

Harm repensait à ce que Mac lui avait dit lorsqu’ils repartaient pour DC. Ca lui avait fait mal mais en y repensant, il se dit que peut-être elle avait raison.
« J’ai agit exactement comme cet imbécile de Brise miche. »Pensa t’il. Mais une deuxième voix se fit entendre « Non pas comme lui, il l’a mit devant le fait accomplit, sans lui en parlé alors qu’il le pouvait. Toi tu as sacrifié ta carrière pour elle car elle était en danger, tu n’as rien demandé en retour. »Il eu un sourire narquois. Son esprit se livra à une bataille interne, deux voix s’affrontaient pour lui. La première prit le relais « Tu n’as rien demandé en retour mais tu aurais dû! C’est vrai quoi! Tu as sacrifié ce qui comptait le plus dans ta vie pour elle, c’est à la limite si elle s’en tape. » « Si ta carrière était le plus important, pourquoi l’avoir sacrifié pour quelqu’un qui soi-disant comptait moins? En vérité, ça fait longtemps qu’elle compte plus que ton travail. Tu pouvais la voir tous les jours mais maintenant c’est fini. Ne serait-ce pas l’occasion pour toi de faire ce que ton coeur te dit de faire depuis quelques temps. » « Et là, c’est le drame. Elle a été clair pourquoi souffrir encore en voulant ce qu’elle ne veut plus. » « Elle a vécu des moments traumatisants, qui te dit qu’elle était objective? »
Harm en avait plus qu’assez de se dilemme intérieur. Il secoua la tête

Appartement d’Harmon Rabb Jr
Au nord d’Union Station
Washington DC

Il s’affala sur le canapé. L’avion avait atterrit il y avait un peu plus d’une heure. Il avait pris un taxi pour rentrer. Les Roberts étaient venu chercher Mac, c’était Gunny qui les avait prévenu sur ordres de Webb. Il voulu se servir un verre de whisky mais l’image de Mac lui apparut et il se contenta d’un verre de jus d’orange. Il remarqua alors les messages qui l’attentaient sur son répondeur. Il y en avait un de Coates qui voulait des nouvelles ainsi que Harriet. Il ne voulait pas les voir, soutenir leur regard plein de compassion…Il y en avait un autre de sa mère qui l’invitait à venir passer quelques jours à LaJolla.
_Pourquoi pas. Au point où j’en suis, entendre ma mère déplorer mon absence totale de vie amoureuse, ne peut que me faire du bien.
« Depuis quand, es-tu autant sarcastique et défaitiste. » « Depuis, qu’il a perdu ce à quoi, il tenait le plus dans sa vie. »
Il appela sa mère pour lui dire qu’il la rappellerait quand il saurai quand il pourrait venir.
Puis il alla se coucher. Coates lui avait dit que l’amiral l’attendait le lendemain dans son bureau vers 0900. Ca lui faisait mal d’y retourner, il ne pouvait pas affronter tout le monde, pas encore, mais il le devait alors il le ferait. Il n’était peut-être plus militaire mais son sens du devoir avait été toujours été présent en lui et le serait toujours sans doute. Peu à peu il sombra dans un sommeil profond.
Quelques heures plus tard, il s’éveilla en sursaut. Il regarda son réveil, il était un peu plus de 06h, sachant qu’il ne pourrait plus se réveiller, il se leva et décida de faire un jogging avec d’aller au JAG. Il pressentait que la rencontre n’allait pas être plaisante. Il voulait courir aussi pour arrêter de penser à sa future ex-partenaire. Il avait encore rêver d’elle cette nuit. »Je dois vraiment mettre les choses au clair une bonne fois pour toute. » Après être revenu de son jogging, il se rendit compte qu’il avait juste le temps de prendre une douche avant de partir pour Falls Church. Il hésita entre mettre un costume ou un jean. Il s’imagina sa mère
_Voyons, Harm! Si jamais il n’avait pas envoyé ta lettre de démission, tu te vois y aller en jeans? Donc tu mets ton costume.
_Merci Maman.
Il mit son costume et partit pour ne pas être en retard.

QG du JAG
Falls Church, Va
Quand il y arriva, il se rendit compte qu’il devait prendre un badge visiteur et qu’il ne pouvait pas se garer à coté de la voiture de Mac de part son nouveau statut. Quand il arriva, il vit qu’il y avait une petite fête « Ca ne peut pas être pour moi. » Il fit une petite plaisanterie sur le fait qu’il ne fallait pas faire tout un plat de son action au Paraguay, mais Surgis lui dit que c’était pour Tiner, qu’il avait été accepté à l’école de droit et que c’était son dernier jour aujourd’hui et que Coates allait le remplacer. Harm se tourna vers Mac qu’il avait aperçu.
_Depuis combien de temps, sommes-nous partis?
Ils virent Bud sortirent du bureau de l’amiral et Mac lui fit signe que c’était à eux d’y aller.
_Amiral, pouvons-nous entrer?
_Oui. Repos colonel.
_Permission de reprendre mon poste.
_Doucement, tout d’abord, je suis content de vous revoir en un seul morceau. J’ai eu un entretien avec Webb au sujet de votre aventure. Il demande si vous pouviez passer le voir aujourd’hui ou demain.
_Merci monsieur. Harm y est pour beaucoup.
_Oui. Bien pour votre poste, permission accordée.
_Et pour moi, amiral.
_Voici votre confirmation de retour à la vie civile. Félicitations Mr Rabb.
_Mais monsieur…
_Il n’y a pas de mais colonel, Mr Rabb savait ce qu’il faisait en faisant cette lettre de démission.
_Il m’a sauvé la vie.
_Et il a été aveuglé par ses émotions.
_Mais…
_C’est bon Mac, nous savons tous comment je fonctionne. Vous, moi, l’amiral, Sturgis. Ca ne sert à rien d’épiloguer là dessus, j’ai fait un choix et je l’assume. Dans une heure, le bureau sera vidé. J’ai été heureux et honoré de servir sous vos ordres, le temps que cela à durer.
_Vous pouvez disposer.
_A vos ordres.
A peine sortit du bureau de l’amiral, Harm se dirigea vers celui qu’il avait occupé ces dernières années. Il avança d’un pas décidé, sans regarder les Roberts ou Sturgis. Mac essayait de la retenir mais Harm ne semblait pas l’écouter.
_Harm, s’il vous plait. Attendez.
Il s’enferma dans son bureau, vida un carton et commença à débarrasser ses affaires. Il alluma son ordinateur car il avait dessus des informations et documents personnels qu’ils comptaient récupérer. Il ouvrit les tiroirs, enleva ce qui appartenait à la Navy et les retourna dans le carton, il fit pareil avec le dessus du bureau. Il plaça le carton au bout et d’un geste du bras, il envoya ses effets personnels dans la boîte, puis il fit des piles avec les dossiers. Il sortit de sa poche, une clé de stockage et transféra ses dossiers persos dessus. Puis les derniers objets personnels qui se trouvaient dans le bureau comme sa maquette d’avion ou son casque se retrouvèrent dans le carton. Il retrouva une casquette et la regarde en souriant. »C’est la fin, faut t’y faire!Surtout gardez son masque, ne pas flancher, tu auras tout le temps pour le faire plus tard. » Il jeta un dernier regard derrière lui, et sortit dans le hall. Il aperçut Tiner.
_Tiner!
_Monsieur?
_Harm. Tenez, c’est pour vous.
_Mais…
_Pas de mais, qu’elle vous porte chance.
Sur ces derniers mots, il partit sans un regard derrière lui. « Ne vous retournez pas capitaine. »
Ces paroles de l’amiral lors de leur déplacement à Sydney résonnaient dans sa tête. Il ne vit pas les Roberts qui le regardaient désolés, ni Mac ou Sturgis, ni le reste du personnel comme Coates ou Tiner. Sturgis avait bien vu le mal que se donnait son ami pour ne pas craquer. Les autres ne pouvaient savoir sauf peut-être le colonel Mackenzie. Ils ne le connaissaient pas aussi bien qu’eux 2, ils ne connaissaient que ce que le capitaine voulait bien leur laisser voir, c’est à dire pas grand chose.
Harm arriva au parking, il rentra dans sa voiture et tapa sur volant. Il n’avait même pas essayé de parler au colonel comme il se l’était promis. Webb était revenu sur le tapis une fois de plus et vu comment avait réagit le colonel, il n’avait pas osé. Se faire jeter une fois de plus et surtout aujourd’hui était pour l’instant au dessus de lui. Il rentra chez lui, enleva ses vêtements pour des habits plus ressemblant à son état d’esprit. Il prit une douche puis prit sa guitare et gratta quelques accords ce qui eu pour effets de le calmer. Et il s’endormit.

Mac ne comprenait pas la réaction d’Harm. Il n’avait pas essayé de se battre pour revenir. Il avait changé, mais elle en ignorait la cause. Elle décrocha le téléphone et appela Webb.
_Allô?
_Clayton, c’est Mac, je ne vous dérange pas?
_Non, c’est ok. Alors, vous venez me voir aujourd’hui?
_Non, je passerai demain matin avant d’aller au JAG, j’aimerai retrouver mes marques avant.
_D’accord, A demain Sarah.
_A demain Clay.
Elle raccrocha et appela Harm pour lui proposer de venir avec elle.
_Allô dit il d’une voix endormie
_Harm c’est Mac.
_Et??
Le ton qu’il avait employé l’avait déstabilisé.
_Je voulais savoir si vous pouviez venir avec moi demain pour voir Clayton.
« Non, j’ai pas envie, je ne veux voir personne, mais bon çà tout le monde s’en tape. »
_Pourquoi?
_C’est un peu grâce à vous, qu’il.qu ‘on est revenu sains et saufs.
_OK, je viendrais. Je suppose avant que vous n’alliez au JAG.
_Oui. Alors à demain.
_Ouais.
Et il raccrocha. Il était à peine midi mais il n’avait pas faim et surtout envie de dormir. Il se rendormit donc. Il fut réveiller quelques heures plus tard par la sonnerie du téléphone. »C’est pas vrai, ils se sont donnés la mot ou quoi? »
_Allô?
_Harm, c’est maman, tu vas bien.
_Ouais si on veut. A propos je passerais sûrement quelques temps à LaJolla, disons dans quelques jours.
_Tu es sur que ça va?
_Oui, je t’expliquerai quand je viendrais.
_Oh, tu peux amener Mac, si tu veux.
« Y’a pas à dire, elle a le don pour appuyer là où ça fait mal. »
_Je ne crois pas que Mac puisse venir, y’a pas mal de boulot au Jag en ce moment.
_Mais si elle change d’avis, elle est la bienvenue.
_Ouais, je lui dirais. Je t’aime Maman.
_Moi aussi mon chéri, a dans quelques jours.
Elle raccrocha, laissant Harm seul dans son appartement sombre. Il se leva prit ses clés de voiture et se rendit au seul endroit où il croyait se sentir bien.

Mémorial
Washington DC
Il traça avec ses doigts le nom de son père.
_Pardon papa. Je sais que je te déçois mais comprends les raisons qui m’ont poussés à le faire. Tu dois être déçu toi et grand-père mais je vais essayer de me rattraper. Tu dois me croire.
Il se tut quelques instants et retraça le contour des lettres dorées et s’en retourna chez lui.

Appartement d’Harmon Rabb JR
Nord d’Union Station, Washington.DC
Mac frappa à la porte de son ancien partenaire. Mais personne ne répondit. Elle insista et c’est alors qu’elle se trouva devant un Harm en caleçon encore endormit.
_Quoi?
_C’est Mac.
_Oh? C’est déjà l’heure. Je vais m’habiller, mettez vous à l’aise.
Depuis la chambre puis la salle de bain, il lui parlait.
_Vous auriez dû appelez, j’aurais été déjà prêt.
_Comme je ne vous avait pas donné d’heure, je ne savais pas si vous étiez là ou pas?
_Ouais, et il est quelle heure?
_0700.
_Vous auriez pu répondre tôt.
10 minutes plus tard, ils étaient sur la route de l’hôpital chacun dans sa voiture.

Centre médical Kresge
Pimmit Hills, VA
Mac demanda le numéro de chambre de Webb alors que Harm prenait un café.
_J’ai le numéro, c’est la chambre 314. Au troisième étage.
Il jeta son café et la rejoignit.
C’est avec un peu d’appréhension que Mac s’approcha de la chambre de Webb. Elle voulut toquer mais la porte était déjà ouverte et Clayton l’aperçut.
_Sarah? Je suis content de vous voir.
_Moi aussi. J’ai amené un visiteur avec moi.
_Salut Clayton.
_De même Harm.
_Au fait, je suis désolé pour votre état et tout…
_Ce n’est rien. Je ne savais pas que vous deviez venir.
_Je lui ai demandé de venir.
_Vous n’avez qu’à faire comme si je n’étais pas là. Je vais jouer avec le lit.
Mais il n’eut pas le loisir de la faire car Webb lui prit la télécommande des mains. Il remonta son lit pour être à la hauteur de Mac. Il se pencha vers elle et lui murmura quelque chose à l’oreille ce qui eut pour effet de la faire rire. Et cette scène se reproduisit plusieurs fois. Les voir flirter alors qu’il était présent dans la pièce était plus qu’il ne pouvait encaisser, il prit donc la décision de quitter cet endroit.
Avant de rentrer chez lui, il passa par une agence de voyage pour prendre un aller simple pour San Diego pour un vol le soir même.
_Voilà monsieur, vous avez eu de la chance, c’était la dernière place.
_Merci.
Il quitta l’agence et prit la décision en rentrant chez lui de se renseigner sur les entreprises de déménagement et leur devis pour un déménagement Washington-La Jolla en regardant sur Internet.
Après quelques heures de recherches, il en déduisit que cela coûtera moins cher de louer le loft meublé et de racheter des meubles sur place. Il voulait quitter cette ville, trop de souvenirs douloureux y était attaché. Et plus il pensait à ce qu’il devait faire, plus la colère montait en lui. Colère contre lui, contre Mac, contre Webb, contre l’Amiral et dans un sentiment de rage, il vira les affaires qu’il y avait sur son bureau et le balança contre le mur, et fit pareil avec la table basse qui se trouvait auparavant devant le canapé. Puis le visage ravagé par les larmes, il se laissa tomber dans le canapé et pris sa tête dans ses mains et déversa encore quelques larmes. En relavant sa tête, il aperçut un cadre avec la photo de Mac, AJ et lui au baptême d’AJ. Il eut un rire ironique et balança de toutes ses forces le cadre contre le mur qui se brisa sous l’impact. Malgré le fait qu’il éprouvait contre Mac une grande colère, il ne pouvait pas partir sans lui dire au revoir et dans un éclair de lucidité, il pensa qu’il pourrait même lui dire ce qu’il ressentait. Il ne voulait pas lui écrire une lettre ni lui laisser un message sur son répondeur, il pensa alors à lui faire une cassette audio comme son père envoyait à sa mère et à lui. Il déversa alors tout ce qu’il avait sur le coeur, tout ce qu’il n’avait pas pu lui dire en face et conclu son monologue avec une chanson. Il fit son sac où il mit tout ses vêtements, un autre avec des papiers importants et ses CD. En partant pour l’aéroport, il fit un détour par l’appart de mac et déposa la cassette dans la boîte aux lettres.

Appartement de Mac
Georgetown, Washington DC

Mac avait finis sa première journée complète au JAG depuis l’aventure au Paraguay. Alors qu’elle pénétrait dans son immeuble, elle croisa sa concierge.
_Bonsoir Colonel. Comment allez-vous?
_Bien merci.
_Et votre ami, le grand capitaine?
_Il n’est plus capitaine. Pourquoi?
_Je l’ai croisé, il y a de ça quelques heures. Il ne paraissait pas dans son assiette. Il a déposé quelque chose dans votre boite à lettre.
_Merci.
Elle récupéra son courrier et effectivement il y avait une enveloppe kraft avec l’écriture d’Harm dessus. « Sarah Mackenzie »
Elle ouvrit l’enveloppe et fut surprise de trouver une cassette audio sans une note avec. Elle ouvrit la porte et tout en posant ses affaires prés du canapé, elle se dirigea vers sa chaîne hi-fi, elle mit la cassette dedans. La voix de l’ex capitaine de frégate remplit l’appartement.
_ »Bonsoir Mac, je dis bonsoir car je suppose que vous n’aurez cette cassette que ce soir après votre journée au JAG. Mais ce n’est pas le sujet, je voulais vous remercier pour avoir été auprès de moi toutes ces années. D’avoir été là quand j’ai découvert l’assassin de Diane, pour Serguei, pour tout le reste aussi. »
Mac arrêta l’enregistrement. Ce qu’elle venait d’entendre sonnait comme adieu. Plusieurs scénarios se déroulaient dans sa tête, celui a qui elle ne voulait pas penser était le suicide. Dieu sait ce que cela provoquerait. Plusieurs personnes verraient leurs univers s’écrouler, à commencer par le lieutenant Roberts. Prise d’un doute, elle pris la cassette, son manteau et ses clés de voiture et fonça à l’appartement de son meilleur ami. Elle mit la cassette dans le l’autoradio.
_ »J’ai conscience que ces premières phrases ne vous rassurent pas, et que telles que je vous connais vous êtes ou vous vous apprêter à m’appeler ou un truc dans ce genre, mais ce n’est pas la peine, tout va bien. »
Mac mis en pause encore une fois. Elle attrapa son portable, composa le numéro perso d’Harm, mais elle tomba sur le répondeur. Elle ne voulait pas laisser un message, elle composa alors son numéro de portable. Mais elle tomba sur le répondeur. »Vous êtes bien sur le répondeur d’Harmon Rabb Jr, je ne suis pas disponible pour le moment mais je vous rappellerais dès que je le pourrais. Laissez moi votre message après le bip. » Il avait déjà changé son message, alors que cela ne faisait pas 2 jours qu’il n’était plus capitaine de frégate de la marine des Etats-unis d’Amérique. Elle décida de laisser un message.
_Harm c’est Mac, je viens de recevoir votre bande, je vous en pris ne faites rien d’inconsidéré. Je viens chez vous, si vous avez mon message, appelez moi.
Elle raccrocha. Elle monta à l’appart d’Harm, elle avait toujours la bande avec elle. Elle toque mais personne ne répondit. Elle ouvrit avec la clé que Harm lui avait donnée il y a quelques années. L’appart du pilote était plongé dans le noir, elle se dirigea vers la chaîne et mit la casette en marche.
_ »J’ai pas mal cogité avant de faire cette cassette et je me suis devais de vous dire certaines choses. On va commencé par un sujet que j’aurais aimé abordé depuis longtemps avec vous : La discussion à Sydney. »
A ce moment elle alluma la lumière et vit ce qu’il restait du mobilier. La cassette continuait à tourner. Elle fit un tour rapide de l’appartement, notant ce qui manquait.
_ »Je ne voulais pas vous blesser quand je vous ai repousser, je ne savais pas quoi vous répondre alors j’ai fait une des choses que je sais le mieux faire : esquiver, mais vous ne pouviez pas savoir le mal que ça m’a fait de vous voir courir dans les bras de Mic alors que je venais juste de vous demander du temps. Cette situation fut l’élément déclencheur. Après il y a eu mon départ pour le Patrick Henry, je sais que vous avez vécu cela comme une trahison de ma part car Harriet me l’a dit dans ses mails, je suis parti déjà pour y voir plus clair (NDA : sans jeu de mots.) et pour peut-être nous donner une chance, Après tout Brumby n’était pas là depuis longtemps dans votre vie et quand je suis rentré la réalité m’a frappé de plein fouet et le coup de grâce je crois, ce fut le bal de la lutte anti-surface. Et puis Renée était là, mais vous non, vous savoir ma meilleure amie n’était pas suffisant à mes yeux, la présence de Brumby m’a sûrement fait prendre conscience que vous étiez devenu pour moi plus qu’une amie. La présence de Renée devenait de plus en plus insupportable. Kate me l’a dit mais je refusais de l’avouer, et puis quand vous changé votre bague de main, ce fut le coup de grâce, je ne pouvais vous avouez mes sentiments sachant que je pourrais ruiner votre bonheur. Vous le méritiez et je ne pouvais gâcher le moment que vous attendiez depuis si longtemps. Quitte à être malheureux, je préférais l’être tout en vous gardant comme amie à défaut d’autre chose, que de vous perdre. La soirée de fiançailles nous a permis de mettre plusieurs choses à plat mais je n’ai pas livré le fond de ma pensée parce que je m’étais promis de ne pas entraver votre bonheur. Harriet m’a raconté ce que vous aviez fait. Puis Mic est partie et Renée a rencontré son croque-mort. A propos, à la question que vous m’aviez posé sur le Guadalcanal, la réponse était oui. »
Submergé par le flot d’informations, elle fit une pose. Elle se souvenait de la scène du Guadalcanal. Encore une fois, elle ne lui avait pas donné assez de temps pour répondre. Elle n’avait jamais entendu la réponse et en avait déduit que c’était non. En y repensant, l’hésitation d’Harm pouvait être interprété par la honte d’avouer que Renée lui servait de bouche-trou en attendant une hypothétique relation avec elle. Elle remis en marche la cassette.
_ »Après on a regagné peu à peu notre amitié et c’est redevenu peu à peu comme avant Brumby et Renée. L’épisode du Jagathon fut le point de départ, comme vous l’avez dit. Il y a eu les affaires en Afghanistan, nous nous sommes beaucoup rapprochés et encore plus quand Bud a perdu sa jambe. Je pense qu’inconsciemment avec ce qu’on avait vécu avant, on a imaginé que cela aurait pu être l’autre. Puis Webb vous a proposé cette mission et vous avez accepté. J’ai paniqué comme à chaque fois que cela se précipite. Vous aviez raison sur le fait que je dévoile mes sentiments que lorsque de circonstances exceptionnelles, mais j’avais vraiment peur pour vous. Déjà vous partiez en mission avec Webb, on ne peut pas dire que ses missions soient de franches réussites et une impression que cela allait foirer. Je ne sais pas ce que c’était, sûrement mon côté féminin qui ressortait. Je n’en ai pratiquement pas dormis. Et quand l’amiral m’a annoncé la nouvelle, j’ai craqué. Comme il l’a dit, je me laisse conduire par mes sentiments et j’ai démissionné parce que à ce moment là c’était la seule solution plausible à mes yeux. Je suis partie en arrachant des informations à Catherine Gayle et en faisant semblant de me marier pour que sa mère parte en paix. Puis je vous ai retrouvé plutôt mal en point. Je ne vous le cache pas mais j’ai été réellement blesser par votre réaction, j’avais traversé la moitié du continent pour vous retrouver et tout ce que vous faisiez était de vous inquiétez de Webb alors que c’était lui qui vous avais mis dans cette merde. Je reconnais avoir réagis exactement comme Brise Miche mais j’étais pour vous et encore une fois, j’ai loupé le coche, mon timing ne vaut et ne vaudra jamais le votre. Vous m’aviez dit qu’on retournait au point de départ, mais quel point de départ? Après que je vous ai avoué que j’avais démissionné, j’ai sentis un froid s’installé peu à peu entre nous, que j’ai vraiment ressentit en bas de l’hôtel, quand vous m’avez dit qu’un nous ne sera jamais possible. Je me suis dit que s’était à mettre sur le compte de la fatigue et des derniers jours. Mais revenu à Washington, j’ai compris que non, votre choix était de nouveau fait et que je ne faisais pas parti de l’équation. Je ne vous en veux pas, je ne comprends pas mais je respecte vos décisions comme je l’ai toujours fait. Apparemment, je n’ai toujours pas compris de mes erreurs, mais ce que je vous ai dit sous le porche est toujours valable, ce que je veux le plus au monde, c’est de ne jamais vous perdre. Je veux votre bonheur et si cela signifie n’être que votre meilleur ami, alors je le serais comme je l’ai fait avec Brumby. Vous voir avec Webb alors que j’ai sacrifié ce qui tenait la 2eme place la plus importante dans ma vie, mais fait mal. Après tout, j’aurais dû m’y attendre, j’ai été égoïste, je n’ai pas tenu compte de vous, vos sentiments quand j’ai pris ma décision, je n’avais pas tous les paramètres. Seulement trop d’espoir et d’illusions. Ne rigolez pas, mais comme vous me le faites sous-entendre depuis longtemps, je me voyais arriver comme le héros sur son cheval blanc et vous comme la demoiselle en détresse me tombant dans les bras pour mon acte héroïque. Mais je ne suis pas ou plus votre chevalier blanc et la seule chose que je sais, c’est que je sais rien. Toutes mes certitudes s’envolent et je vais devoir composer avec. Un nouveau défi à relever. Je ne savais pas comment terminer alors je termine en musique. A bientôt peut-être Harm. Prenez soin d’AJ pour moi. » Des notes de piano se firent entendre et on entendit Harm chanter.

« Il est bien tard je comprend la terre a déjà fait deux tours
Mais tu sais ça fait longtemps que je patiente jusqu’à ce jour
Plus on attend plus c’est dur d’avouer qu’on a tous les tords,
Mais je n’suis plus vraiment sûr que cela nous serve encore.

Si j’abuse de ton temps, je m’excuse j’veux t’dire seulement.

C’est ma faute, c’est ma faute
Si l’on est si loin l’un de l’autre.
C’est ma faute, c’est ma faute
Si l’on est plus rien l’un pour l’autre.

Je n’veux pas que tu pardonnes encore ni même que tu m’écoutes
Je veux que la nuit quand tu dors tu n’aies jamais plus aucun doute.
Je dois partir maintenant et laisser tourner la Terre
Et laisser la poussière du temps recouvrir notre histoire entière.
Mais j’abuse de ton temps j’ai plus d’excuses je pars maintenant,
Je sais j’abuse de ton temps, j’ai plus d’excuse j’veux t’dire seulement… »

Les dernières notes s’évanouirent alors que des larmes coulaient sur ces joues. Tout se mélangeait dans sa tête. Harm qui l’aime mais qui n’ose pas faire le premier pas pour ne pas gâcher leur amitié si les sentiments n’étaient pas réciproques. Elle ne savait pas quoi faire. La sonnerie du téléphone la fit sortir de sa torpeur. Sans même réfléchir elle répondit.
_Allô?
_Colonel Mackenzie? C’est Trish Burnett, la maman de Harm. Vous n’êtes pas encore partit?
_Partit où?
_Oh! Harm ne vous en a encore pas parlé? Il vient passer quelques jours à la maison, et je lui ai proposé de venir avec vous, je peux lui parler.
_C’est à dire…
_Quoi, il y a un problème avec Harm?
_Oui…non…je ne sais pas. Il n’y a plus un seul vêtement dans son armoire, il manque plusieurs dossiers et ces CD. Il vous a parlé récemment.
_Il m’a dit qu’il avait beaucoup de choses à nous dire, mais ne s’est pas plus étendu. Pourquoi?
_C’est à lui de vous le dire. Vous pourriez lui dire de me rappelez chez lui ou sur mon portable dès qu’il arrive chez vous. Je ne rentrerai pas chez moi avant qu’on est eu une discussion à propos de son colis.
_Je lui dirai. A bientôt.
Elle raccrocha.

A suivre…

La chanson que j’ai utilisée s’intitule « C’est ma faute » une chanson de Kyo de leur album « Kyo »

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