Fanfiction

Hôtel Travelodge
Washington DC
23 novembre 2001
21h30
Nous étions à cette soirée qu’un sénateur donnait en l’honneur de l’anniversaire de sa femme. Il avait invité un certain nombre d’officiers de la Marine dans un hôtel particulièrement beau.
Je m’ennuyais royalement pour ne pas dire autre chose, mais quand on est obligé par un supérieur hiérarchique, on fait avec. Au moment où je m’y attendais le moins, mon téléphone portable sonna :
 » _Rabb, dit-je après avoir décroché.
_Bonjour, me répondit une voix à l’appareil.
_Bonjour, qui êtes-vous? demandais-je.
_Je suis agent du NCIS. Il faut que je vous annonce une mauvaise nouvelle.
_Allez-y, je vous écoute.
_C’est au sujet du Capitaine de Corvette Jordan Parker.
_ Parlez franchement et dites-moi ce qui ne va pas, dis-je en commençant à m’inquiéter.
_On l’a tué, me dit-il simplement.
_Euh ! Oui pourquoi me dites-vous ça à moi ? demandais-je.
_Vous êtes la seule personne qu’on a retrouvée pour l’avertir. Je vous demanderai de bien vouloir venir à l’hôpital naval de Bethesda pour identifier le corps.
_Euh ! Oui bien entendu mais est-ce que j’aurais à répondre à certaines questions ?
_Oui, je vous les poserais une fois là-bas.
_D’accord, alors à tout à l’heure.
_Oui, bien sûr.  »
Je raccrochais et rangeais mon téléphone dans ma poche. Je pris ma voiture tout en repensant à tous les instants que j’avais passé avec Jordan, il y a maintenant un an de cela. Je revis dans ma tête un flot d’images agréables.

Hôpital naval de Bethesda
Washington DC
23 novembre 2001
22h00

Je revins à la réalité et tournais à droite pour entrer dans le parking de l’hôpital et garais ma voiture.
Je pris la direction de la morgue en me demandant comment j’allais la trouver sur son lit de mort. J’enlevais toutes mes idées sordides de ma tête et demandais à une jolie infirmière qui passait par là où se trouvait la morgue. Après m’avoir demandé mon nom, elle me dit que les agents m’attendaient au premier étage troisième porte à droite. Je la remerciais et me dirigeais vers un ascenseur.
Une fois arrivé, je vis un des agent du NCIS s’approché de moi. Il me demanda fort poliment d’entrer et de le suivre. Je le suivis donc dans un long couloir qui débouchait sur une salle remplit de coffres argentés, incrustés dans un mur d’un blanc cadavérique, et de tables recouvertes de draps verts.
Là s’y trouvait une autre personne qui se présenta :
« _Je suis l’agent McKay, c’est moi qui mène l’enquête .
_Oui, bon venons-en au fait. Suis-je obligé de voir le corps ?
_Malheureusement oui, vous devez l’identifier. Suivez-moi, s’il vous plaît.  »
Je le suivis donc à coté d’une table qui me sembla différente des autres mais je ne savais pas pourquoi.
Il me demanda si j’étais prêt et je hochais la tête en signe de réponse.
Il déplia un peu du drap mais ça me suffit à voir la tête de Jordan.
Pris d’un pincement au cœur en voyant sa tête si pâle, je me détournais un peu mais suffisamment pour ne plus la voir.
Je l’entendis recouvrir la tête et me demander si c’était bien elle, je lui répondit que oui. Et il ajouta :
 » _Je vais être obligé de vous posé certaines questions, si vous êtes d’accord.
_Oui, aucun problème mais ailleurs si ça ne vous dérange pas.
_Oui, allons à l’accueil nous y serons mieux et nous pourrons nous y asseoir.
_Je vous suis.  »
Nous allâmes donc à l’accueil où nous nous assîmes :
 » _Capitaine, je crois savoir que vous et Jordan étaient très proche, me demanda t’il.
_Oui, effectivement on peut dire ça comme ça.
_Quand était la dernière fois où vous l’avez vu ?
_C’était il y a à peu près un an.
_Bien, vous ne l’avez vraiment pas revue entre aujourd’hui et il y a un an.
_Eh ! Bien oui puisque je vous le dis.
_Vous ne saviez donc pas que le Capitaine Parker avait eu une liaison avec un Colonel des Marines ?
_Non je ne le savais pas, dis-je avec étonnement.
_Bien…
_Excusez-moi de vous interrompre mais est-ce que je pourrais savoir ce qui c’est réellement passé ?
_Oui bien sûr une fois que j’en saurais plus, je vous tiendrais au courant.
_Vous êtes entrain de me dire que vous ne savez encore rien ?
_Oui effectivement. Mais croyez bien que nous faisons notre possible.
_Quand est-ce que le JAG reprendra l’enquête ?
_J’ai bien peur que le JAG ne reprenne pas l’enquête mais par contre j’ai déjà dis à votre Amiral que vous pouviez m’assister pendant toute la durée de l’enquête, si vous le désirez.
_Evidemment que je le désire, je crois qu’il n’y a pas beaucoup d’autres solutions.
_Bien nous pouvons donc nous retrouver à mon bureau pour discuter de tous cela demain et trouver une solution.
_Je vous suis.  »

Bureau du NCIS
Washington DC
24 novembre 2001
10h30

Après avoir passé une nuit plutôt agitée, je me retrouvais donc dans le bureau de l’agent McKay. Il me dit tout d’abord que le Colonel Peter Watkins, avec qui Jordan avait eu une liaison, était un homme marié qui ne voulait pas faire souffrir sa femme. Il me dit aussi que nous devions aller l’interroger tout de suite. Nous partîmes donc tout de suite après.
Maison du Colonel Watkins
Washington DC
24 novembre 2001
10h45

Nous frappâmes à la porte :
 » _Bonjour, nous dit le Colonel sans savoir qui nous étions.
_Bonjour, j’aimerai vous poser certaines questions.
_Ah ! Oui et à quel sujet ?
_Au sujet du Capitaine Parker, lui dis-je.
_Bien entrez, je vous en pris.
_Merci Colonel, votre femme est-elle présente ? demanda mon compagnon.
_Non, ma femme travaille, pourquoi ?
_Oh ! pour savoir, vous avez une très jolie maison Colonel.
_Merci, mais vous ne m’avez pas encore dit qui vous étiez.
_Oh ! oui excusez-nous. Je suis l’agent McKay du NCIS et voici le Capitaine de Frégate Harmon Rabb jr du JAG.
_Je crois vous avoir déjà vu quelque part, je me trompe ? dit-il en s’adressant à moi.
_Il est effectivement possible que vous m’ayez déjà vu mais ce n’ai pas réciproque.
_Cela devait être à la télé.
_Oui, c’est possible.
_J’aimerais savoir où vous vous trouviez le soir où le Capitaine Parker s’est fais tuer.
_J’étais ici même avec ma femme, elle vous le confirmera si vous le lui demander.
_On en a bien l’intention, à quelle heure rentre t’elle de son travail ?
_Elle rentrera à midi aujourd’hui pour le déjeuner.
_Bien alors nous repasserons.
_D’accord alors à tout à l’heure.  »
Nous ressortîmes donc de la maison du Colonel et nous commençâmes à marcher tout en donnant nos impressions :
 » _Comment l’avez-vous trouvé ? me demanda McKay.
_Je ne peux pas vous dire pourquoi mais j’ai la nette impression qu’il ment, dis-je en repensant à la façon dont il a répondu à nos questions, et dont il s’est comporté.
_Je suis parfaitement d’accord avec vous.
_Je ne l’ai malgré tous pas trouvé hésitant.
_Oui, cela m’intrigue aussi. Je me demande ce que nous dira sa femme. D’ailleurs je vous propose d’aller la voir maintenant.
_Je croyais qu’elle travaillait.
_Oui, elle travaille mais on va quand même aller la voir. Si vous êtes partant ?
_Oh ! Moi toujours !
Nous nous dirigeâmes donc vers la voiture avec laquelle nous étions venus. Et prîmes la direction de l’école où travaillais Mme Watkins. Durant le trajet, je me demandais comment et pourquoi le Colonel aurait pu tuer Jordan. C’est vrai après tout, c’était une belle femme qui aurait pu vouloir l’achever.

Ecole maternelle et primaire
Washington DC
24 novembre 2001
11h30

Quand nous arrivâmes, j’étais toujours plongé dans mes pensées. McKay me demanda si j’allais bien et je lui répondit que oui en ne lui disant pas évidemment que j’étais triste d’avoir perdu Jordan malgré le fait que nous n’étions plus ensemble à sa mort.
Nous descendîmes de la voiture et entrâmes dans l’établissement scolaire. Il ressemblait à un énorme bâtiment avec plein de portes le long de chaque couloir. C’était une école maternelle et primaire en même temps. Il n’y avait personne dans les couloirs : tous les élèves devaient être en cours. Juste en face de nous se trouvait la loge où nous allâmes demander où se trouvait Mme Watkins. La femme nous dit qu’elle était en cours mais que la cloche allait bientôt sonner pour annoncer le déjeuner des élèves. Elle nous dit cela tout en m’examinant attentivement : on aurait dit qu’elle n’avait jamais vu d’uniforme de sa vie, elle me demanda enfin :
 » _Vous êtes policier ?
_Non, officier de la Marine, dis-je.
_Ah ! Tenez voilà Mme Watkins « , nous dit-elle en tournant la tête vers une femme assez jeune à première vue, elle avait un assez joli visage. Elle marcha droit vers nous et nous demanda ce que nous faisions ici :
 » _Bonjour Messieurs, qui cherchez-vous ?
_Vous Madame, lui répondit mon compagnon, nous aimerions vous poser certaines questions au sujet de votre mari.
_Oui bien sûr, qu’a t’il fait ?
_ Il est soupçonné de meurtre.
_Ah ! oui et du meurtre de qui ?
_Du Capitaine de Corvette Jordan Parker.
_Vous la connaissez ? ajoutais-je.
_Non, qui est-ce ?
_Elle était psychiatre à l’hôpital naval de Bethesda, lui dit McKay.
_Et vous la connaissiez ? demanda t’elle en s’adressant aussi bien à moi qu’à McKay.
_Moi, non mais lui oui, dit McKay en se tournant vers moi.
_Bien, maintenant puis-je savoir à qui j’ai à faire ? nous demanda t’elle.
_Oui bien sûr Madame, je suis le Capitaine de Frégate Harmon Rabb jr du JAG, et lui c’est l’agent McKay du NCIS. On enquête sur la mort du Capitaine Parker.
_Ah ! et qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?
_Votre mari était-il là la nuit du 22 novembre ?
_Le 22 ? Non mon mari c’était absenté pour la nuit ce jour-là.
_Vous a t’il dit ce qu’il avait à faire ? repris McKay.
_Il m’a dit qu’il était de garde à la caserne où il travaille habituellement.
_Et vous l’avez cru, je suppose ? ajoutais-je.
_Evidemment, c’est mon mari tout de même Capitaine.
_Bien, Madame croyez-vous que votre mari soit capable de tuer quelqu’un ? repris McKay.
_Mon mari est un Marines Monsieur, alors oui il en est capable physiquement mais je doute qu’il l’ait fait.
_Saviez-vous qu’il avait eu une liaison avec cette femme ?
_Quoi ? Vous dites que mon mari a couché avec cette femme.
_Oui c’est exact.
_Non je ne le savais pas.
_Votre mari s’absentait-il souvent ?
_ Non… Enfin maintenant que vous me le dites, oui je trouve qu’il s’absentait souvent. Trop souvent. Ah le salaud !!!
_Madame vous pourriez garder ce que vous savez pour vous sans en parler à votre mari ?
_Oui mais pourquoi ?
_On va lui faire dire la vérité à votre mari !
_Comment ?
_Nous viendrons le réinterrogé ce soir quand vous serez là, comme ça il ne pourra pas nous mentir. Vous êtes partant Capitaine ?
_Moi ? Tout le temps McKay, répondis-je.
_Bien, Madame ce soir vous jouez le jeu jusqu’à ce que nous arrivions, d’accord ?
_C’est d’accord. A ce soir Messieurs.
_A ce soir Madame « , répondit McKay.
Je hochais la tête en signe d’au revoir.
Nous sortîmes du bâtiment et sans dire un mot McKay me ramena au bureau.

Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
24 novembre 2001
12h30

Je me dirigeais vers mon bureau quand Mac m’interpella :
 » _Harm ?
_Oui Mac.
_Ca va ?
_Oui, pourquoi est-ce que ça n’irait pas ?
_J’ai appris pour Jordan alors ne me mentez pas.
_Ca va Mac je vous assure.
_Harm !
_Arrêter Mac ! Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, que je suis triste mais que je m’occupe quand même de l’enquête ?
_Par exemple. Vous pouviez aussi me le dire avant.
_Capitaine, Colonel, nous interrompit le Sergent Galindez.
_Oui Sergent, lui dit Mac.
_Est-ce que tout va bien ?
_Oui Sergent tout va bien, lui dis-je.
_Allez donc déjeuner Sergent, ajouta Mac.
_A vos ordre.
_Harm, je crois nous devrions arrêter de nous disputer.
_Ah ! vous croyez.
_Oui, parfaitement.
_Et bien dans ce cas laissez-moi.
_Capitaine !
_Mac s’il vous plait.
_Bien. « Elle retourna dans son bureau et moi dans le mien.

Ma journée se limita à une court martial et un interrogatoire sans importance. Je pris ma voiture pour aller chez le Colonel.
McKay et moi avions dits que nous nous y retrouvions à 21h00.

Maison du Colonel Watkins
Washington DC
24 novembre 2001
21h00

 » _Bonjour Capitaine.
_Bonjour McKay.
_On y va ?
_Oui bien sûr.  »
Nous frappâmes à la porte :
 » _Entrez, nous dit Mme Watkins après nous avoir ouverts.
_Votre mari est-il là ?
_Oui, suivez-moi. « Elle nous emmena dans leur salon où nous trouvâmes le Colonel assis dans un fauteuil.
 » _Asseyez-vous, nous dit-il, je vous attendais plus tôt.
_Nous avons été retardés, répondit McKay.
_Chérie tu peux nous laisser s’il te plait.
_Non restez Madame cela s’adresse aussi à vous, l’interrompit McKay.
_Oui bien sûr, nous dit-elle.
_Colonel, votre femme nous a dit que vous étiez absent le jour du meurtre de Jordan.
_C’est faux !
_Nous parlons bien du 22 novembre Colonel ?
_Le 22 ? Je croyais qu’elle avait été tuée le 21.
_Il y a confusion Colonel.
_Ma femme ne vous a pas menti : je n’étais pas là le 22.
_Et où étiez vous ?
_J’étais de garde à la caserne.
_Y a t’il des personnes qui puissent le justifier ?
_Oui bien sûr vous n’avez qu’à appeler.  »
Il composa le numéro et passa le téléphone à McKay qui le prit et le porta à son oreille :
 » _Bonjour, dit-il, je suis l’agent McKay du NCIS. J’aimerais vous poser une question.
_Oui bien sûr, répondit une voix que j’entendis parfaitement : McKay avait mis le haut-parleur.
_Le Colonel Watkins était-il à la caserne le 22 novembre au soir ?
_Non pour quelle raison ?
_Vous mentez, s’emporta Watkins.
_Non c’est la vérité, c’est écrit dans le registre.
_Merci beaucoup. « McKay raccrocha le combiné.
Watkins était à moitié affalé dans son fauteuil : il avait peur.
 » _Alors Watkins pourquoi ne pas nous dire la vérité.
_Oui, c’est vrai je l’ai tué.  »
Je me levais d’un coup, j’étais près à l’étrangler si McKay et Mme Watkins ne m’en avait pas empêché.
 » _Rabb calmez-vous !  »
Je me rassis la rage au cœur.
 » _Pourquoi l’avoir fait, poursuivit McKay.
_Elle m’avait menacé de tout dévoiler à ma femme et à la Marine, alors…
_Tu n’es qu’un monstre ! s’emporta à son tour sa femme
_Je suis désolé que ça se soit terminé comme ça.
_Je vais être obligé de vous remettre à la police.
_Allez-y faites votre travail  » nous dit Watkins.

Watkins fut jugé et inculpé de meurtre.
Je passais deux semaines plutôt paisibles sans trop penser à Jordan.
Renée, qui était encore avec moi durant l’enquête, décida que je n’étais pas fait pour elle : elle me quitta donc. Et je n’en étais pas mécontent : je crois que ça n’aurait pas pu marcher avec elle.

****************
Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
8 décembre 2001
20h00

Je travaillais sur une enquête très importante: un sénateur accusé de meurtre. A ce moment là Mac entra dans mon bureau, sans frapper comme elle pouvait le faire habituellement, je lui demandais ce qu’elle pouvait bien avoir à me dire. Elle s’assit et commença son histoire :
 » _Harm, il faut que je vous dise quelque chose d’important.
_Je vous écoute Mac que ce passe t’il?
_J’ai entendu dire que le sénateur Kragen aurait harcelé une femme.
_Qui vous la dit ? demandais-je avec étonnement.
_Je ne peux malheureusement pas vous le dire.
_Cela vient au moins d’une source sûre?
_Oui, bien évidemment mais ce que j’aimerais que vous fassiez, c’est protéger cette femme quand elle viendra vous voir pour en parler.
_Donc vous savez qu’elle viendra? Est-ce que je la connais? demandais-je avec empressement.
_Je ne répondrais pas.  »
A cet instant, quelqu’un frappa à ma porte :
_Entrez.
Et je vis Jordan Parker entrer dans mon bureau :
 » _Bonjour Harm …Mac.
_Bonjour, répondit Mac.  »
J’étais ébahi : j’avais devant moi Jordan, une femme morte dont le meurtre avait été élucidé il y a maintenant deux semaines. Je ne m’attendais pas du tout à cela mais ça me faisait malgré tout extrêmement plaisir.
 » _Je vais vous laisser, me dit Mac alors que je reprenais peu à peu mes esprits.
_Oui, bien sûr. A plus tard. Et m’adressant à Jordan : Je t’en pris assis toi.
_Merci. Harm, je tiens tout d’abord à m’expliquer.
_Oui, je crois effectivement que ce serait une bonne idée, dis-je avec une once de méchanceté dans la voix.
_Voilà tu te souviens tout d’abord de mon meurtre.
_Oui, que s’est-il passé ? Parce que je suppose que tu es bien la Jordan que j’ai connu et pas son sosie.
_Oui, c’est bien moi. A vrai dire mon sosie, lui, est mort à ma place.
_Quoi ? Tu es entrain de me dire que le Colonel qui t’a tué à enfin de compte tué une autre femme qui serait soi-disant ton sosie, et tu voudrais que j’avale ça ! lui dis-je.
_Oui bien évidemment.
_Tu me fais rire Jordan.
_Mais c’est la vérité Harm, elle était dans mon appartement ce soir-là parce qu’elle voulait savoir qui j’étais, répliqua t’elle.
_Tu la connaissais ? dis-je avec étonnement.
_Oui c’était une de mes patiente, elle était atteinte d’une maladie qui fait qu’on prend la personnalité de quelqu’un pour remplacer la sienne qu’on n’aime pas. Et elle a choisi la mienne alors elle est venue chez moi pour en savoir plus.
_Bon d’accord admettons que ce soit la vérité, mais pourquoi venir me voir que maintenant ?
_Essaye de me comprendre avant je ne pouvais pas.
_Tu aurais quand même pu essayer !
_Harm s’il te plait crois-moi.
_Mais Jordan ça semble tellement invraisemblable !
_Je suis désolé.
_Encore hier je te croyais morte et voilà que maintenant tu es vivante.
_Je sais Harm mais ce n’ai pas que pour ça que je suis venue.
_Et pour quoi d’autre alors ?
_Tu connais le sénateur Kragen je suppose ?
_Oui évidemment qui ne le connaît pas en ce moment ? Mais pourquoi ?
_Tu sais qu’il est accusé de meurtre ?
_Oui, je sais c’est moi qui suis sur cette enquête… Attends Jordan tu n’es pas entrain d’essayer de me dire que c’est toi qu’il a harcelé ? dis-je en repensant à ce que Mac m’avait dit quelques minutes plus tôt.
_Si c’est cela Harm.
_Quoi ? Tu plaisantes ?
_Non Harm, tu dois savoir que le sénateur est quelqu’un de plutôt attirant, me dit-elle avec regret.
_Oui enfin si on veut. Mais où veux-tu en venir ?
_Eh ! Bien il y a environ deux mois j’ai eu une liaison avec cet homme et quand j’ai refusé de rester, il m’a menacé en me disant que je le regretterais. Quand il a su que j’étais toujours vivante il a commencé à me suivre partout et puis un beau jour je l’ai retrouvé dans mon appartement. Et là il a tenté de me violé.
_Mais Jordan c’est horrible ! Quand est-ce que ça c’est passé ?
_Hier.  » Une larme coula sur sa joue. Je l’essuyais avec mon pouce et lui dis qu’elle n’avait pas à s’inquiéter mais elle continua :
 » _C’est pour ça que je suis allé voir Mac qui comme je le pensais est venu te prévenir.
_Bien, Jordan est-ce qu’il est déjà revenu te voir.
_Non mais je suis sûr qu’il le fera.
_Je vais t’emmener chez moi là tu y seras en sécurité.
_C’est hors de question Harm je suis persuadé que tu as mieux à faire que de m’héberger.
_Jordan soit sérieuse.
_Non Harm, je resterais chez moi.
_Il y a quelqu’un pour s’occuper de toi ?
_Oui, je demanderais à Mike.
_Et qui est Mike ?
_Mike Densmore il est médecin généraliste à Bethesda.
_Il doit sûrement être très bien, mais je te préfèrerais chez moi malgré tout.
_Harm, Mike est très gentil et il est capable de s’occuper de moi.
_Je n’en doute pas et je suppose même qu’il a déjà eu l’occasion de faire bien plus. Mais…
_Harm qu’est-ce que tu insinues ?
_Moi rien du tout pourquoi ?
_Harm, oui j’ai déjà couché avec lui et non je ne viendrais pas chez toi.
_Je ne t’ai rien demandé.
_Je sais Harm mais tu sais je suis grande maintenant.
_Mac me dit toujours la même chose à croire que vous êtes toutes pareilles, vous, les femmes !
_Harm il doit bien y avoir une raison non ?
_Bon d’accord mais laisses-moi au moins te raccompagné.
_Bien allons-y.  »
Nous sortîmes tous deux de mon bureau et nous dirigeâmes vers ma voiture.
Nous roulâmes sans dire un mot pendant tout le trajet.

Appartement de Jordan
Washington DC
8 décembre 2001
21h00

Elle descendit de la voiture et j’en fis autant. Elle se trouvait devant la porte. Elle était prête à entrer mais elle hésita :
 » _Merci Harm.
_De rien c’est normal.  »
Elle m’embrassa sur la joue et je sentit toute sa chaleur traverser mon corps malgré le froid qu’il faisait à l’extérieur. Elle ouvra sa porte, se retourna et me dit au revoir. Elle la referma et je l’entendit enlever son manteau et l’accrocher.
Je retournais à ma voiture en me demandant pourquoi je n’avais pas réagi. Sans trouver la réponse à ma question, je rentrais chez moi et m’endormis presque aussitôt.

Le lendemain je me réveillais à 9h00 et me rappelais qu’hier matin j’avais pris une journée de congé auprès de l’Amiral. Je pris un rapide café et allais chercher ma voiture.
Au volant, je me demandais ce que je pouvais bien faire et me dit que je pourrais aller voir Jordan et qu’avec un peu de chance Mike n’était pas là.

Appartement de Jordan
Washington DC
9 décembre 2001
9h30

Je garais ma voiture en face de son appartement et entrais dans le petit immeuble où je tournais à droite et frappais à la première porte. Jordan ouvra la porte :
 » _Harm bonjour.
_Bonjour Jordan tu es seule ?
_Oui Mike vient de partir au bureau il en a pour la journée. Mais toi qu’est-ce que tu fais ici ?
_Je voulais savoir comment tu allais ?
_Je vais bien mais entre je t’en pris.  »
J’entrais et vis que rien n’avait changé depuis la dernière fois que j’étais venu.
 » _Tu veux boire un café ? me demanda Jordan.
_Non merci j’en déjà pris un, dis-je en m’asseyant sur son canapé.
_Tu ne travailles pas aujourd’hui ?
_Non je suis en congé « , dis-je pendant qu’elle s’asseyait près de moi.
Je la regardais attentivement et lui demandais soudain :
 » _Tu l’aimes ?
_Qui ? Mike ?
_Oui.
_Eh ! Bien je ne me suis jamais posé la question.
_Mais qu’est-ce que tu dirais là comme-ça ?
_Je ne sais pas Harm, mais crois-tu que ça ai vraiment d’importance là maintenant ?  »
Je ne répondis pas mais la pris doucement dans mes bras. Elle passa ses bras autour de mon cou et posa sa tête dans le creux de mon épaule. Tout à coup sans savoir pourquoi je me mis à l’embrasser dans le cou. Mais sans que je m’y attende, elle posa ses lèvres sur les miennes et nous nous embrassâmes tendrement comme nous avions déjà pu le faire dans le passé.
Notre baiser était tendre, passionné, doux, délicat…Pour nous, il n’y avait plus qu’elle, moi, le lit tout proche et l’envie qui nous envahissait petit à petit. Je la sentis retirer ma chemise de mon jean, glisser ses mains sur ma peau, je me sentis en faire autant, mon cerveau ne contrôlait plus mes gestes.
Je la soulevais pour la porter jusqu’au lit où je l’allongeais complètement. Je défis les boutons de sa chemise un par un. Je rencontrais sur mon chemin un sein, une hanche en savourant chaque centimètre de peau tiède.
On fit l’amour pendant le restant de la matinée. Ce fut à la fois avide et tendre. Enfin, nous nous détachâmes l’un de l’autre, je m’allongeais sur le dos et repris ma respiration. Elle se blottit dans mes bras et posa sa main sur ma poitrine. Je la serrais fort et nous nous endormîmes tout de suite après.

Appartement de Jordan
Washington DC
9 décembre 2001
12h00

Je me réveillais tout doucement mais suffisamment pour remarquer que Jordan n’était pas allongé près de moi. Je m’inquiétais un petit peu et remis mon caleçon et me levais. Je trouvais Jordan dans la cuisine :
 » _Bonjour, me dit-elle, bien dormi ?
_Bonjour oui et toi ?
_Très bien, tu peux aller te recoucher j’arrive avec le déjeuner.
_D’accord, mais ne sois pas trop longue.  »
Je retournais donc me recoucher. Je m’adossais à un coussin quand Jordan arriva avec un plateau qu’elle posa sur la petite table de nuit :
 » _Qu’est-ce qu’on mange ? demandais-je.
_Du raisin, c’est tous ce que j’ai.  »
Elle m’embrassa et mis l’assiette de raisin entre nous deux, après s’être installé près de moi. Elle me fit manger un raisin et j’en fis autant.
 » _Jordan, dis-je en m’écartant un peu, tu ne crois pas…
_Chut, m’interrompit-elle, tais-toi.
_Mais…  »
Elle me mit un doigt sur la bouche puis m’embrassa. Je ne puis pas résister alors je succombais et l’embrassais à mon tour avec plus de sensualité qu’elle. Je crus que nous allions recommencer nos activités physiques, pourtant elle s’écarta et posa sa tête sur ma poitrine :
 » _Qu’est-ce qu’on va faire après ? lui demandais-je.
_Je ne sais pas.
_Dis-moi, hier je me suis demandé si tu avais des preuves de ce qui c’était passé avec Kragen, dis-je en changeant de sujet.
_ Pourquoi tu doutes de ce que je t’ai dit ?
_Non mais avec les preuves se sera plus simple de l’inculper.
_Oui, j’ai des preuves mais il faudra aller les chercher.
_Expliques-toi.
_Le soir où cela c’est passé, il y avait une caméra dans l’hôtel où Kragen se trouvait. Il suffirait de prendre la cassette.
_Bien, on ira tout à l’heure.
_Nous pouvons y aller maintenant, ça nous évitera de refaire des bêtises, n’est-ce pas ?
_Oui tu as raison « , dis-je en l’embrassant avant de me rhabiller. Elle en fit autant et nous prîmes la voiture en direction de l’hôtel.

Hôtel Alexandria
Washington DC
9 décembre 2001
12h30

Nous entrâmes dans l’hôtel et nous nous dirigeâmes vers l’accueil :
« _ Bonjour, dis-je, nous voudrions voir la cassette de vidéosurveillance du 7 décembre au soir.
_Je voudrais bien mais malheureusement pour vous ce sont des informations confidentielles.
_Et si je vous dis que j’en ai besoin pour une enquête du JAG.
_Eh ! Bien dans ce cas je vais faire une exception si vous nous la ramener.
_Je vous la ramènerai ne vous en faites pas.
_Je vais vous la chercher. Pourrais-je savoir de quelle chambre ?
_412, répondit Jordan.
_Bien.  »
Il revint un petit peu plus tard avec la cassette dans la main :
 » _Tenez.
_Merci.  »
Nous repartîmes avec la cassette.

Appartement de Jordan
Washington DC
9 décembre 2001
13h00

 » _Que vas t’il se passer maintenant ? me demanda Jordan après que nous soyons rentrer chez elle et que nous ayons visualisé la cassette.
_Il va y avoir un procès qui le condamnera à 20 ans de prison si les jurés font bien leur travail.
_Et moi ?
_Toi ? Tu vas retourner avec Mike et oublier toute cette histoire.
_Et toi Harm ?
_Moi ? Je ne sais pas.
_Et nous ?
_Tu poses trop de questions Jordan !
_Harm réponds s’il te plait.
_Nous ? Et bien on va rester amis comme on aurait du le faire avant.
_Pourquoi ? Tu n’as pas aimé ?
_Si bien sûr c’était génial mais je crois que c’est mieux ainsi.
_Oui, tu as sûrement raison mais est-ce qu’on ne pourrait pas passer ensemble le restant de la journée ?
_Je ne refuserais pas une telle offre !  » dis-je en l’embrassant et en la prenant dans mes bras.

Nous passâmes la fin de la journée ensemble à nous prélasser sans penser à rien.

****************

Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
10 décembre 2001
8h45

Je rentrais au bureau sans même penser à Jordan ou à ce qu’on avait fait, quand je vis Mac se diriger vers moi :
« _ Bonjour Harm, comment-allez-vous ?
_Bonjour Mac, je vais très bien et vous ?
_ Très bien. Avez-vous terminé l’enquête avec le sénateur Kragen ?
_Oui, mais pourquoi ?
_Comme ça vous pourrez-vous occuper de l’enquête que l’Amiral a dû mettre en attente durant votre journée de congé.
_Ah ! Oui et qu’est-ce que c’est ?
_Une femme a cru voir un Général se faire tuer par un autre homme en uniforme dans une base de Marines à côté d’Indianapolis dans les Appalaches.
_Et c’est moi qui suis censé m’en occupé ?
_Oui mais une fois que j’aurais gagné ma court martial je viendrais vous aider.
_Et vous la gagnerez dans longtemps ?
_Non, il ne me reste plus qu’une seule audience.
_Vous me rejoignez là-bas je suppose ?
_Oui, l’Amiral voudrait que vous partiez dès que vous aurez préparé vos affaires.
_Bien, alors dans ce cas j’y vais. A plus tard Mac.
_A plus tard.  »
J’entrais dans mon bureau et vis une feuille posée dessus. Je la pris et la lus dans ma tête :
 » Annie Baker, femme sans antécédents psychiatriques ou autres, sergent dans une base près d’Indianapolis a soi-disant vu un homme en uniforme tuer d’une balle dans la tête un Général du Pentagone. Je viendrais vous rejoindre là-bas le 11 décembre. Mac.  »
Je mis la feuille dans ma poche et rentrais chez moi.

Appartement de Harm
Nord d’Union Station
10 décembre 2001
9h10

J’entrais chez moi et refermais la porte. Je me dirigeais vers mon armoire et en sortis un sac et quelques affaires. Je me rappelais que j’avais oublié de vérifier mon courrier. J’allais ouvrir ma boîte aux lettres et en sortis un seul bout de papier où il y avait écrit :
 » Je vais l’épouser. Jordan. Et au dos : je ne te demande pas de venir au mariage, je suppose que c’est inutile.  »
Elle avait raison : je n’avais pas l’intention d’aller à son mariage même sous la torture. Je jetais le papier dans la poubelle après en avoir fait une petite boulette. Et je me dis que c’était mieux ainsi. Je pris mon sac et pris ma voiture pour me diriger vers l’aérodrome là où était entreposée Sarah : j’avais décidé d’aller à Indianapolis en avion.

Aérodrome
Dans les environs de Washington DC
10 décembre 2001
9h30

Je me dirigeais, avec mon sac à la main, vers le hangar où se trouvait mon biplan.
Je vérifiais le moteur et m’installa à l’avant après avoir vérifier les affaires d’urgence au cas ou.
Je mis le moteur en marche et décollais.

Aérodrome
Indianapolis
10 décembre 2001
10h45

Après avoir voler une heure dans de très bonnes conditions, je me trouvais au-dessus d’Indianapolis.
J’atterrissais sur un petit aérodrome où j’entreposais mon avion dans un petit hangar.
Un taxi qui m’attendait déjà m’emmena à la base qui se trouvait à moins de 2 km de l’aérodrome.

Base d’Indianapolis
Indianapolis
10 décembre 2001
11h00

Une fois arrivé, un Sergent m’accueilli et me fit visiter la base. Je lui demandais de me montrer le Sergent Annie Baker. Il m’emmena dans un dortoir et me la montra :
 » _Bonjour, dis-je, j’aurais besoin de vous poser certaines questions.
_Bonjour, vous êtes le Capitaine Rabb ?
_Oui, c’est moi.
_Bien, venez suivez-moi nous serons mieux ici pour discuter.  »
Sur ces mots, elle m’emmena un peu à l’écart où nous nous assîmes :
 » _Alors, commençais-je, pouvez-vous me dire ce qui c’est passé ?
_Oui, bien sûr, hier soir assez tard j’étais de garde et je devais surveiller toute la base quand j’entendis des hommes parler.
Ils avaient l’air d’être mécontents mais je m’approchais quand même. J’étais assez proche pour les voir mais pas assez pour les entendre distinctement. Peu de temps après, j’entendis un coup de feu puis plus rien. J’allais voir ce qui c’était passé mais je ne vis rien : il n’y avait plus personne sauf un corps avec une balle dans la tête, je m’en approchais mais le Général qui était étendu là était déjà mort.
_Saviez-vous que le Général qui a été assassiné était le Général Kingsley ?
_Avant que l’on me le dise, je ne le savais pas.
_Avez-vous vu l’homme qui l’a tué ?
_J’ai seulement vu un homme en uniforme. Je n’ai pas distingué son visage.
_De quel grade était-il ?
_Je crois qu’il était Capitaine de Vaisseau mais je n’en suis pas sûre.
_Et vous ne savez rien d’autre ?
_Non, rien d’autre.
_Bien, c’est dommage mais je reviendrais peut-être vous voir alors je vous demanderais de bien vouloir rester dans la base.
_Oui bien sûr.  »
Et sûr ce, je pris une jeep de la base et allais interroger la femme du Général Kingsley un peu plus loin au nord.

Maison du Général Kingsley
Dans les environs d’Indianapolis
10 décembre 2001
11h45

Je frappais à la porte et attendis quelques secondes :
 » _Bonjour, me dit une femme d’une quarantaine d’année après avoir ouvert la porte, qui êtes-vous ?
_Bonjour, je suis le Capitaine de Frégate Harmon Rabb jr du JAG, j’aimerais vous poser quelques questions au sujet de votre défunt mari.
_Ah ! Oui bien sûr. Entrez.
_Saviez-vous où se trouvait votre mari hier soir ? commençais-je.
_Oui bien sûr. Il m’avait dit qu’il avait des affaires à régler à la base.
_Saviez-vous avec qui il devait les régler ?
_Non, mais je l’ai entendu se disputer avec un  » Capitaine  » plusieurs fois récemment dont le soir du meurtre.
_Et saviez-vous qui était ce  » Capitaine  » ?
_Non, mais je peux vous donner son carnet d’adresses.
_Oui, ce serait gentil.  »
Elle se leva et alla chercher le carnet en question puis elle revint :
 » _Tenez.
_Merci, dis-je en prenant le carnet, pourrais-je le garder quelque temps je vous le rendrais après l’enquête ?
_Oh ! Vous pouvez même le garder pour toujours ou le jeter.
_Bien, je vais y aller, mais je repasserais peut-être plus tard.
_Oui, au revoir Capitaine, me dit-elle en se levant.
_Au revoir.  »
Je sortis de la maison et me dirigeais vers la voiture. Je m’installais au volant et fis démarrer le moteur.
Base d’Indianapolis
Indianapolis
10 décembre 2001
12h15

Une fois rentrer à la base, j’entrepris de lire le carnet de Kingsley. Après avoir lu tous les noms, je vis qu’il n’y avait qu’un seul Capitaine dans la liste. Il se nommait Banks. Je lui téléphonais mais appris par sa femme qu’il serait absent pour la journée. Je décidais donc de passer le restant de la journée à visiter les environs de la base en attendant Mac.

Base d’Indianapolis
Indianapolis
11 décembre 2001
8h45

Je venais de me réveiller quand quelqu’un frappa à ma porte. Je descendis de mon lit, enfilais mon pantalon et alla ouvrir la porte :
 » _Bonjour, me dit Mac.
_Salut.
_Je vous dérange ? me demanda t’elle en me voyant encore en pantalon.
_Non, pas du tout, je viens juste de me réveiller.
_Bien, je vous attends à la cantine, le temps de vous habillez.
_Oui, j’arrive tout de suite.  »
Elle repartit et je refermais la porte et m’habillais.
Je trouvais Mac assis à une table avec deux cafés devant elle :
 » J’ai pensé à vous, me dit-elle, en me montrant le second café.
_Merci, dis-je en m’asseyant.
_ Alors comment avance l’enquête ?
_Je dois aller interroger un ami de Kingsley.
_Et à part ça ?
_Eh ! Bien c’est à peu près tout, dis-je en lui tendant le peu de notes que j’avais pris hier en fin de journée.
_Oui, effectivement, me dit-elle après les avoir lues.
_Vous venez avec moi ?
_Oui bien sûr.  »
Nous prîmes une jeep et nous nous dirigeâmes vers la maison du Capitaine Banks. Durant le trajet, nous discutâmes peu.

Maison du Capitaine Banks
Indianapolis
11 décembre 2001
9h45

Une fois arrivée devant une large maison, Mac frappa à la porte :
 » _Bonjour, nous dit un homme de grande taille et de forte carrure.
_Bonjour, vous êtes bien le Capitaine Banks ?
_Oui et vous ?
_Je suis le Capitaine de Frégate Harmon Rabb jr et voici le Lieutenant-Colonel Sarah Mackenzie. Nous sommes du bureau du JAG.
_Entrez. Que me voulez-vous ?
_Connaissez-vous le Général Kingsley ?
_Oui bien sûr.
_L’avez-vous vu récemment ?
_Non, mais je l’ai appelé plusieurs fois.
_De quoi avez-vous parlé ?
_De choses et d’autres.
_De quoi ?
_Du travail.
_Et c’est tout ?
_Oui bien sûr.
_Vous étiez plutôt amis avec lui ?
_Euh ! Non pas vraiment.
_Vous ne l’aimiez pas ?
_Disons simplement que nous n’étions pas de très bons amis.
_Vous vous disputiez souvent ?
_De temps en temps.
_Au point de le tuer ?
_Non ! Croyez-vous que je sois un meurtrier ?
_Nous n’avons pas dit ça !
_Ecoutez je ne l’aimais pas mais pas au point de l’assassiner.
_Bien. Nous savons tous ce que nous voulions savoir alors au revoir Capitaine, dit Mac pour clôturer la conversation.
_Au revoir Madame… Monsieur, lui répondit Banks.
_Au revoir Capitaine « , répondis-je en me dirigeant vers la sortie suivis de Mac.
Nous reprîmes la voiture et allâmes nous balader dans la forêt.
Nous traversions une plaine avant de rejoindre une route barrée par une camionnette de la même couleur que notre jeep. Nous nous arrêtâmes pour aller voir ce qui se passait :
 » _Bonjour Messieurs, dit Mac à deux hommes vraisemblablement pas très commodes.
_Euh ! Bonjour, répondit l’un de.
_Besoin d’un coup de main leur demanda Mac.
_Non, répondit l’autre d’un ton rageur.
_Bien alors au revoir Messieurs.  »
Ils ne répondirent même pas et Mac et moi revînmes à la voiture :
 » _Q’en pensez-vous ? me demanda t’elle.
_Ils n’étaient pas en panne et ils n’avaient pas l’air de très bonne humeur.
_A quoi l’avez-vous remarqué ?
_Avant de vous répondre le premier a regardé en direction de cette colline.
_Oui c’est vrai. Que croyez-vous qu’il puisse y avoir ?
_Je ne sais pas mais on pourrait aller voir.
_Bonne idée !  »
Je mis le moteur en marche et nous repartîmes en direction de la colline.

Auberge
A quelques kilomètres d’Indianapolis
11 décembre 2001
12h00

Nous arrivâmes au pied de celle-ci où se trouvait une petite auberge dans laquelle Mac et moi avions décidés de déjeuner.
Nous nous assîmes à une table et commençâmes à manger ce que nous avions commandé quand je crus voir le Capitaine Banks derrière une des fenêtres de l’auberge. Je le signalais immédiatement à Mac qui se retourna et ne vu rien :
 » _Vous avez du vous tromper.
_Oui sûrement « , dis-je sans en être vraiment convaincu.
Nous finîmes notre repas et reprîmes la route à 13h30.
Nous continuâmes notre ballade en voiture pendant une heure.
Le paysage se composait d’arbres partout où nous passions. Nous aperçûmes une rivière et un petit rivage où nous décidâmes de garer la voiture pour marcher un peu.
Mac décida que nous devrions plutôt aller au nord et j’étais parfaitement d’accord avec elle. Nous commençâmes donc à marcher vers le nord. Je ne pensais à rien, je me demandais seulement ce que Mac et moi allions trouver d’intéressant dans les environs.
Mac avait l’air fatigué, je lui demandais ce qui n’allait pas :
 » _Tout va bien, me répondit-elle avec étonnement.
_Mac, je vois bien que quelque chose ne va pas. Dites-le-moi.
_Harm cela ne vous regarde pas !
_Mac, je croyais que nous étions amis.
_Mais oui, nous le sommes.
_Avant c’est vous qui veniez me voir et en ce moment vous ne me parlez même plus !
_Ce n’est pas vrai !
_On ne fait que de se disputer en ce moment. Et moi j’essaie d’arranger les choses et vous, vous ne faites rien.
_Harm, si j’ai des problèmes avec Mic, cela ne vous regarde pas.
_Vous avez des problèmes ? demandais-je avec étonnement.
_Non enfin oui ! Mais peu importe !
_Cela a de l’importance Mac, vous allez tout de même vous marier avec lui.  »
Mac s’éloigna un peu d’un air déçu d’avoir commencer à m’en parler et alla s’asseoir au pied d’un arbre. Je la suivis et m’assis à côté d’elle :
 » _Mac, je suis sûr que cela peut-être dur mais vous pouvez peut-être vous confier à moi, n’est-ce pas ?
_J’ai l’impression que Mic n’a plus envie de rester à Washington avec moi, commença t’elle avec hésitation.
_Vous croyez qu’il ne veut plus rester avec vous ? demandais-je avec étonnement.
_Il m’a demandé si je voulais vivre en Australie avec lui.
_Pourquoi il ne se plait pas à Washington ?
_Je croyais que oui mais vraisemblablement non.
_Il vous aime Mac, si vous n’acceptez pas il restera avec vous, dis-je sans vouloir croire à ce que je lui disais.
_C’est ce que je croyais moi aussi mais ces derniers temps je ne le vois plus très souvent et je me pose des questions.
_Je pense que vous n’avez pas à vous inquiéter, Mic a tout quitté pour vous, il n’a aucune raison de tout foutre en l’air si vous me permettez le terme.
_Oui vous avez sûrement raison mais quand même.
_Dans ce cas vous n’aurez qu’a lui parlé à votre retour.
_Oui c’est peut être ce que je devrais faire, me dit-elle.
_C’est possible, dis-je la tête un peu dans les nuages.
_Harm, à quoi pensez-vous ?
_Euh ! A rien.
_Harm je vous parle de mes problèmes alors pourquoi pas vous ?
_Mais je n’ai pas de problèmes ! répliquais-je.
_Alors pourquoi me posez-vous toutes ses questions ?
_Mais parce que je tiens à ce que vous soyez heureuse Mac.
_Ah ! Oui et depuis quand ?
_Mais depuis toujours !
_Harm, voyons !
_Mais c’est la vérité Mac, je vous assure !
_Vous n’avez aucune raison de vouloir que je sois heureuse pourtant.
_Bien sûr que si ! Vous êtes mon amie Mac.
_Ce n’ai pas une raison ça Harm.
_Peut-être …  »
Elle se blottit dans mes bras, sans rien dire et je me mis à la serrer fort s’en y prendre garde. Pour une fois dans ma vie, je me sentis réellement bien. Je la sentais chaude dans mes bras, et au moment où mes pensées commencèrent doucement à dériver, elle leva sa tête vers mon visage et m’embrassa.
Notre baiser fut tendre et passionné à la fois. Je me sentais envoûter mais elle retira ses lèvres des miennes. Je la sentis gênée, elle reposa sa tête sur ma poitrine et ne dit rien pendant un cours instant pendant lequel j’essayais de reprendre mon souffle et d’analyser la situation. Mac et moi étions simplement amis ce qui venait de se passer là n’était qu’un malentendu. Hormis le fait que c’est un peu difficile à expliquer j’ai trouvé ça très bien mais Mac, elle, est fiancée et si Mic l’apprend cela risque de compromettre leur mariage. Après ces rapides pensées, je m’excusais vivement mais elle me dit que cela n’était pas de ma faute mais de la sienne :
 » _Mac, nous sommes aussi fautifs l’un que l’autre, répliquais-je.
_Non Harm c’est moi qui vous ai embrassé, me dit-elle alors que je ne comprenais toujours pas pourquoi elle voulait absolument rejeter la faute sur elle.
_Mac voyons…
_ Harm… commença t’elle. Je lui posais un doigt sur ses lèvres et lui fit signe de se taire. Ce qu’elle fit immédiatement par contre elle se leva et se dirigea vers la voiture. Je la suivis d’abord sans rien dire puis, arrivé à la voiture :
 » _Mac…
_Taisez-vous Harm et n’en parlons plus.  »
Je me taisais donc avec un peu de regret malgré tout et je montais dans la voiture et mis le moteur en marche.

Une cabane
A plusieurs kilomètres d’Indianapolis
11 décembre 2001
15h00

Arrivés à une cabane, Mac et moi, décidâmes de nous arrêter pour voir ce qu’il pouvait bien y avoir dedans. Mais avant même d’y arriver, Mac vit le Capitaine Banks que j’avais cru voir à l’auberge. Nous nous dirigeâmes vers lui et nous nous aperçûmes qu’il n’était pas seul : il était avec un homme que nous n’avions pas encore vu. Nous nous approchâmes encore un peu de façon à ce qu’ils ne nous voient pas. Nous les entendîmes citer le nom du Général Kingsley que vraisemblablement ils n’appréciaient pas. Ils parlèrent aussi d’armes de hautes technologies. A ce moment là, nous entendîmes un bruit derrière nous : les deux hommes que nous observions se retournèrent et nous aperçûmes. Le Capitaine Banks nous reconnu et ordonna à un autre homme, qui était caché derrière la cabane, de nous attraper vivant. Il s’exécuta mais Mac fondit sur lui avant qu’il n’eut pu faire quoi que se soit. Mais l’homme était bien plus baraqué que Mac, il lui donna un coup de pied qui la fit tomber par terre. Je fonçais sur l’homme mais un deuxième arriva et m’attrapa pendant que le premier s’occupait de Mac qui essayait, tout comme moi, de se débattre mais en vain.
Ils nous emmenèrent dans la cave de la cabane et nous enfermèrent dedans à double tour. Je les entendis dire aux deux hommes, qui nous avaient attaqués, de ne pas nous laisser sortir. Après cela, Banks et son interlocuteur s’en allèrent.
Mac s’assit sur un petit banc qui se trouvait dans la cave. Je cherchais moi aussi à m’asseoir mais je ne trouvais rien : la cave n’était pas meublée du tout, il y avait que la poussière qui s’entassait, vraisemblablement depuis un certain temps, et deux vieux coffres qui ne me semblaient pas très solides. Je restais donc debout :
 » _Et bien nous voilà dans de beaux draps ! fit Mac.
_Oui effectivement.
_Vous croyez que ses armes dont ils ont parlé peut être un mobile pour Banks.
_C’est fort possible. Je n’ai pas reconnu l’autre type qui était avec lui.
_Oui moi aussi. Je me demande qui cela peut bien être.
_ Bon et bien que faisons-nous ?
_Cherchons un moyen de nous enfuir, je déteste les cave !  » répondit-elle en se levant pour enlever la poussière qu’il y avait sur l’un des coffre. Je la regardais chercher quand elle me dit qu’il y avait un cadenas. Elle ne désespéra pas et entreprit de voir si on ne pouvait pas ouvrir l’autre coffre mais c’était sans espoir : il était fermé lui aussi !
Je m’assis sur le petit banc et essayais de réfléchir, Mac s’approcha de moi et s’assit à coté sur le banc :
 » _Je crois que nous ne sortirons pas d’ici avant un certain temps ? me dit Mac.
_Vous avez sûrement raison mais je ne baisserais pas les bras, lui répondis-je en me levant.
_Toujours aussi têtu n’est ce pas ?  »
Je commençais à faire les cent pas quand Mac me dit d’arrêter :
 » _Pourquoi, vous avez mieux à faire vous ? lui dis-je un peu trop méchamment.
_Non ! Mais ça me rend nerveuse  » dit-elle simplement.
Je me rassis donc. Nous entendîmes du rangement et quelques paroles échangées de l’autre côté de la porte. Nous vîmes un des deux hommes entrer en portant un canapé avec l’aide de son compagnon :
 » _Tenez cela pourra vous servir  » dit-il en rigolant avant de fermer la porte. Mac s’assit sur le canapé et me fit signe que je pouvais m’y asseoir. Je m’assis et constata qu’effectivement, il était plutôt confortable. Elle me demanda ce que je pensais de ce geste plutôt aimable de la part des hommes de Banks. Je lui dis qu’il n’en avait certainement plus besoin ou qu’ils allaient peut être nous emmené autre part. Mac approuva mon raisonnement et me suggéra de dormir un peu pour reprendre des forces : elle pense que nous en aurons besoin et je suis parfaitement d’accord avec elle sur ce point. Je m’endormis sur le canapé au bout d’une heure pendant laquelle Mac resta assise prés de moi.
Je dormis pendant prés d’une heure et demi, et m’aperçu que Mac c’était endormi à côté de moi alors que je me réveillais à peine. Je me levais avec un peu de difficulté et l’allongea complètement en prenant garde de ne pas la réveiller. Je m’agenouillais prés d’elle et contempla pendant une courte seconde son visage puis l’embrassais sur la joue. Je me dirigeais vers un des deux coffre et entrepris de l’ouvrir. Je m’aperçus que le cadenas était moins solide que ce que je croyais. Je pris mon trousseau de clé dans ma poche et tenta de forcer la serrure avec la clé la plus solide. J’essayais à plusieurs reprises sans succès. Comme j’avais fait un peu de bruit en dérapant plusieurs fois, je me retournais pour m’assurer que Mac dormait toujours. Elle était profondément endormie.
J’abandonnais l’idée des clés et réfléchis à une autre solution. Je me mis debout et commença à faire les cent pas. Je me retournais vers le banc en pensant qu’il pourrait peut être m’être utile, mais c’était peine perdue. Alors qu’un rayon de soleil passait légèrement par la mince fenêtre clôturée de trois barreaux d’acier, je vis un petit objet briller au fond de notre sombre cave. Je me dirigeais vers lui et me penchais pour le ramasser quand j’entendis un profond soupir qui me fis sursauter. Je me retournais et vis que c’était simplement Mac qui changeait de position pendant son sommeil. Un léger sourire passa sur son visage ce qui me rassura. Je me penchais et ramassais l’objet qui n’était autre qu’un trombone un peu rouillé par le temps. Une idée me vint à l’esprit : je me dirigeais vivement vers un des coffres et mis le trombone dans la serrure et tournais plusieurs fois en forçant un peu de temps en temps. A ma grande surprise, le cadenas s’ouvrit, je l’enlevais et ouvris le coffre. Dedans se trouvaient quelques couvertures propres. J’en pris une et allais recouvrir Mac avec. Puis je les enlevais toutes et regardais ce qu’il y avait d’autre à l’intérieur. Malheureusement, il ne s’y trouvait que quelques objets sans importances : deux vases, quelques bijoux sans valeurs monétaires et quelques bricoles sans intérêts. Je me dirigeais vers l’autre coffre et l’ouvrit de la même façon que le premier. J’en tirais quelques objets quasiment identiques aux premiers que j’avais trouvé. Je ne vis rien qui aurait pu servir à nous sortir de ce pétrin. J’allais me rasseoir sans réveiller Mac qui dormait toujours aussi profondément. Je me rendormis vers 18h30.

Cave de la cabane
A plusieurs kilomètres d’Indianapolis
11 décembre 2001
21h50

Je me réveillais et trouvais Mac déjà debout, entrain d’examiner un pied de biche que je n’avais pas vu avant de me rendormir. Je lui demandais où elle l’avait trouvé. Elle me répondit qu’il était caché dans les couvertures. Mac se dirigea vers la porte et tapa quelques coups dessus pour voir si les hommes de Banks pouvaient nous entendre.
Elle me tendit la barre et me fit signe de défoncer la porte. Je m’exécutais immédiatement. A mon grand étonnement, la porte céda au bout du second coup. Mac et moi sortîmes en même temps de la cave et montâmes des escaliers jusqu’à un espèce de salon dans lequel se trouvaient nos deux agresseurs. Ils dormaient tous deux à poings fermés. Nous nous dirigeâmes vers une porte qui semblait être la porte de sortie. Et comme nous le pensions, nous nous retrouvâmes dehors. Nous décidâmes de nous éloigner le plus vite possible de cette cabane et de retrouver la voiture. Mais avant cela ils nous fallaient de la lumière. Mac retourna dans la cabane et en ressortit presque aussitôt avec une lampe de poche. Nous partîmes d’un pas décidé vers la direction qui nous semblait la plus juste. Nous marchâmes assez rapidement pendant un certain temps avant de nous arrêter pour nous reposer :
 » _Je commence à être épuisée, me dit Mac.
_Oui, moi aussi. Nous n’avons qu’à rester là le temps de nous reposer un peu. Nous repartirons plus tard.
_Oui, je suis d’accord.  »
Mac s’assit sur une souche d’arbre. Et moi, en face d’elle. La lampe torche était debout entre nous deux ce qui projetait un assez large filet de lumière pour voir correctement. Nous restâmes là assis tous les deux pendant une petite dizaine de minutes. Puis, nous nous levâmes ensemble pour reprendre notre route.

Une autre cabane
A plusieurs kilomètres d’Indianapolis
12 décembre 2001
7h00

Après avoir marcher toute la nuit en nous arrêtant, de temps en temps, pour nous reposer. Mac aperçut une cabane vers laquelle nous nous dirigeâmes rapidement. Le soleil était déjà levé et nous pouvions la voir très distinctement. Elle était de petite taille mais avait l’air malgré tout habité. Nous arrivâmes près d’une des fenêtre et je regardais à l’intérieur. Il n’y avait personne. Mac se dirigea vers la porte d’entrée et essaya de l’ouvrir. A sa grande surprise, la porte s’ouvrit et Mac entra à l’intérieur et m’appela. J’arrivais immédiatement et j’entrais derrière elle et vis que la cabane était meublée. Elle était de petite taille mais suffisamment grande pour abriter plus de deux personnes.
Je refermais la porte et me dirigeais, avec Mac, vers la cheminée pour l’allumer pendant que Mac faisait le tour du propriétaire :
 » _Il n’y a personne, me dit-elle.
_Oui effectivement. Nous pouvons rester ici le temps de nous reposer et trouver un moyen de rejoindre la base, dis-je après avoir allumer le feu.
_Justement, il y a une voiture derrière la cabane.
_Tant mieux nous pourrons donc repartir dès que nous aurons trouvé le bon chemin.  »
Je me levais et me dirigeais vers la porte par laquelle nous étions arrivés. Mac me demanda ce que je faisais et je lui répondit que j’allais voir s’il y avait une carte dans la voiture. Elle approuva et s’assis sur le canapé.
Je me trouvais devant la voiture qui n’avait pas été fermé à clé. J’ouvris la boîte à gants et en sortis quelques documents dont une carte de la région. Je retournais à l’intérieur de la cabane et montrais la carte à Mac qui était toujours assise sur le divan. Elle la déplia et posa son doigt sur une partie de la carte entourée d’un trait rouge. Elle me dit que c’était sûrement l’emplacement de la cabane. Elle fit glisser son index sur la carte et me montra un second endroit pendant que je m’asseyais à côté d’elle. Elle me dit que c’était la base d’Indianapolis et que ce n’était, par chance, pas trop loin :
 » _Nous ferions mieux de dormir un peu, suggéra Mac.
_Oui, je suis d’accord. Nous repartirons après.
_Oui.
_Vous n’avez qu’à prendre le canapé. Je dormirais sur le fauteuil, dis-je en montrant un fauteuil en tissu du doigt.
_Vous êtes sûr ?
_Oui bien sûr  » dis-je en me levant pour aller chercher deux couvertures que j’avais aperçu un peu plus tôt.
 » _Tenez, dis-je en lui en tendant une.
_Merci, me répondit-elle en la prenant. Sa main effleura la mienne.
_De rien  » répliquais-je un peu gêné en me dirigeant vers le fauteuil. Je posais ma couverture dessus. Mais alors que j’allais m’installer, je sentis les bras de Mac glisser autour de ma taille :
 » _Mac…commençais-je.
_Chut taisez-vous.  »
Je me retournais et la pris dans mes bras. Elle se mit sur la pointe des pieds et prit mes lèvres entre les siennes. Notre baiser fut avide, je la désirais plus que tout, j’oubliais totalement qui nous étions et commença à la déshabiller. Nous étions encore en uniforme mais cela ne me retenais pas. Je lui retirais sa veste et sa chemise. Elle en fit autant et passa ses mains sur mon corps. Je les sentais chaudes. Je l’amenais sur le divan où je l’allongeais complètement. Je repris mon souffle pendant une courte seconde pendant laquelle j’admirais ce que j’avais devant les yeux. Elle passa ses bras autour de mon cou et m’attira vers elle.
On fit l’amour avec avidité. Le désir nous envahissait à chaque instant. Nous prenions du plaisir à faire ce que nous faisions, autant elle que moi.
Quand nous avons eu fini, elle posa sa tête sur ma poitrine, et je la pris dans mes bras. Nous nous endormîmes immédiatement après.

La cabane
A plusieurs kilomètres d’Indianapolis
12 décembre 2001
11h30

Quand je me réveillais, Mac était déjà debout et elle était entrain de sortir quelque chose d’un placard. Elle se retourna et vis que j’étais réveiller. Elle se dirigea vers moi avec un paquet de gâteaux et deux verres de jus d’orange à la main. Elle posa tout cela sur la table de nuit et se rassis près de moi :
 » _Bonjour Harm, bien dormi ?
_Oui et toi ?
_Très bien. Je nous ai ramené tous ce que j’ai pu trouver  » dit-elle après m’avoir embrassé.
Elle pris le sachet de gâteaux et m’en donna un. Je le pris et elle reposa le sachet après en avoir, elle-même, prit un. Elle s’appuya sur moi et je passais mon bras autour de sa taille.
Nous finîmes de manger puis nous nous habillâmes rapidement. Mac me dit qu’on pouvait arriver à la base dans une heure en roulant correctement. Alors que nous étions tous deux près à partir :
 » _Qu’est ce qui va arriver maintenant ? lui demandais-je alors que nous avions évité le sujet jusque là.
_Je ne sais pas, Harm.
_Il va bien falloir qu’on le sache non ?
_Oui mais là je ne peux pas te donner de réponse.  » Je m’approchais d’elle et la pris dans mes bras. Elle posa sa tête sur mon épaule et m’entoura de ses bras :
 » _Ce n’est pas grave. On le saura bien un jour ou l’autre  » dis-je pour la rassurer. Elle leva sa tête pour me regarder et me sourit.
Après ce court instant pendant lequel nous étions encore ensemble, nous prîmes la voiture. J’étais au volant et Mac jouait le rôle du copilote en m’indiquant la route avec l’aide de la carte.

Base d’Indianapolis
Indianapolis
12 décembre 2001
13h00

Nous arrivâmes à la base une heure plus tard. On nous expliqua que durant des manœuvres d’entraînements, un commando avait retrouvé la jeep que nous avions emprunté et qu’ils auraient lancé des recherches si nous n’étions pas revenus avant ce soir minuit. On nous dit aussi que le Capitaine Banks était à la base pour inspecter les lieux.
Après ce petit entretien, Mac et moi allâmes voir Banks pour qu’il nous donne des explications :
 » _Alors Capitaine, étonné de nous voir ? fit Mac devant l’air ahuri de Banks.
_Vous n’êtes plus…
_Eh ! Non. Quel dommage ! Maintenant on aimerait bien une petite explication.
_Je n’ai rien à vous dire.
_Bien alors c’est moi qui vous le dirais, commença Mac, vous avez tué le Général Kingsley parce qu’il avait sûrement tout découvert à propos de votre petite magouille au sujet des armes de haute technologie. Mais maintenant il nous reste à savoir qui est votre client ?
_Je ne vous dirais rien !
_Ah bon, je croyais que vous n’aviez rien à nous dire !
_ Oh ! Et puis zut ! Oui c’est moi qui ai tué Kingsley, ce salaud avait tout découvert et nous menaçait de tout raconté au Pentagone, nous dit-il avec un air de déception sur le visage.
_Eh ! Bien maintenant il ne vous reste plus qu’à nous dire qui est votre complice.
_Ce n’est pas mon complice. Il m’offrait une forte somme pour toutes les armes que je lui refourguais.
_Et qui est-ce ?
_Brian Austin, il est vendeur d’armes à New York.
_Et pour quand est votre prochaine livraison, dis-je enfin : j’avais laissé Mac se chargé de tout jusqu’à maintenant car j’aime bien voir la façon dont elle travaille. Je ne m’en suis jamais lassé pendant tout ce temps et je ne crois pas que je commencerais maintenant.
_Ce soir à 23h00. Il arrivera par derrière et je suis censé lui donné les armes directement après, nous signerons chacun un exemplaire du contrat et il repartira. Généralement cela dure dix minutes grand max.
_Bien nous y serons, et je vous conseil de jouer le jeu convenablement ce soir. C’est bien compris ?
_Oui.  » Nous le laissâmes là entouré de deux sergents que nous avions appelés pour qu’ils le surveillent. Mac et moi passâmes le restant de la journée à nous balader séparément dans la base.

Base d’Indianapolis
Indianapolis
12 décembre 2001
23h00

Enfin arriva le moment que nous attendions tous. Tous les hommes étaient à leur poste, Banks se dirigea vers une voiture qui arrivait lentement vers lui. Il faisait nuit et nous ne voyons que les phares du 4X4 conduit par Austin. Nous le vîmes descendre de la voiture, se diriger vers Banks et deux caisses contenant des armes, il lui tendit un papier que Banks signa immédiatement. Austin ouvrit les caisses et vérifia la marchandise.
A ce moment là, quelques hommes sortirent de leurs cachettes et les encerclèrent. Ils levèrent, tous les deux, les mains et Austin extrêmement mécontent injuria Banks. On les emmena dans des fourgons blindés, deux sergents allaient les amener à Washington pour les juger.
Mac et moi n’avions plus rien à faire ici alors nous décidâmes de partir pour l’aérodrome et de retourner à Washington.

Aérodrome
Indianapolis
12 décembre 2001
23h30

Une fois arrivée à l’aérodrome, Mac qui était fatiguée, décida que nous devrions dormir et partir le lendemain matin. J’approuvais et nous nous dirigeâmes vers les dortoirs de l’aérodrome. Nous allongeâmes chacun sur un lit et nous nous endormîmes tous les deux en même temps.
Le lendemain à 7h00, nous étions tous les deux debout et près à partir. J’avais vérifié le moteur de mon biplan et nous étions partis directement après.

Quartier général du JAG
Falls Church, Virginie
13 décembre 2001
9h00

Après avoir voler pendant une heure et être rentrer chez nous pour nous changer, Mac et moi étions de retour au JAG. L’Amiral nous expliqua que nous n’aurions pas à aller en court martial.
Austin se fit juger à New York et Banks écopa d’une mise en incarcération pour meurtre et trafic d’armes de haute technologie.

Base navale de Norfolk
Norfolk
24 décembre 2001
12h00

Cela faisait un peu plus d’une semaine que Mac et moi n’avions pas déjeuné ensemble, mais aujourd’hui nous avions décidé de faire une exception. Nous étions dans un petit restaurant à Norfolk avant tout pour discuter d’une enquête plutôt banale sur laquelle nous travaillions depuis deux jours. Nous avions trouvé un accord et avions changé de sujet :
 » _Vous avez l’intention de passer Noël en Australie avec la famille de Brumby ? lui demandais-je.
_Non, Mic voudrait que nous restions à Washington pour Noël. Il désire inviter Bud, Harriet, le petit A.J, l’Amiral et vous si vous acceptez l’invitation.
_J’accepte avec plaisir, dis-je en mentant un peu : je n’aime pas Mic mais si cela peut faire plaisir à Mac, je suis capable de faire un effort.
_C’est gentil de votre part. Euh ! Excusez-moi, je dois aller aux toilettes  » dit-elle en se levant précipitamment. Elle se dirigea vers les toilettes en me laissant assis tout seul à la table. Je restais assis là pas loin de dix minutes, quand elle revint et s’assis à sa place :
 » _Ca va, lui demandais-je.
_Oui ça va, j’ai du attraper une gastro. Cela m’arrive de temps en temps.
_Oui sûrement, dis-je pas convaincu du tout.  »
Une fois que nous eûmes fini de manger, nous reprîmes la voiture et retournâmes au JAG pour y faire notre conclusion sur l’enquête. Le soir, j’allais en court martial quand je croisais Mac dans les couloirs :
 » _Harm ?
_Oui.
_Vous allez en court martial ?
_Oui.
_A quelle heure aurez-vous fini.
_Je n’en sais rien, mais sûrement assez tard pourquoi ?
_Vous venez ce soir pour Noël ?
_Oui bien sûr je viens dès que j’ai terminé.
_D’accord alors à tout à l’heure.
_A tout à l’heure.  »
Elle prit l’ascenseur et disparu de mon champ de vision.

Appartement de Mac
Washington DC
24 décembre 2001
21h00

J’arrivais devant la porte de l’appartement de Mac et je frappais. Mic l’ouvrit et me dit que je pouvais entrer. J’entrais dans le salon et vis un grand sapin bien décoré et Bud, Harriet, le petit A.J et l’Amiral assis autour de la petite table. Mac vint vers moi :
 » _Excusez-moi, je suis en retard, dis-je.
_Ce n’ai pas grave. Venez vous asseoir.  »
J’allais donc m’asseoir à côté de l’Amiral qui me demanda comment c’était passé ma court martial. Je lui dis que mon client avait été acquitté.
Nous passâmes la soirée à discuter de tout et de rien quand je me levais et dis que je devais rentrer chez moi car je devais me lever tôt demain matin. Mac m’accompagna jusqu’à la porte :
 » _J’ai passé une très bonne soirée, lui dis-je.
_C’est gentil à vous d’être venu.
_Il n’y a pas de quoi.  »
Elle se hissa sur la pointe des pieds et s’empara de mes lèvres et m’entoura de ses bras tandis que je me laissais faire.
Notre baiser fut tendre mais trop court. Beaucoup trop court. Elle s’éloigna un peu et me dit au revoir. Je ne réagissais pas tout de suite mais je finis quand même par lui répondre d’un air gêné :
 » _Euh ! Oui au revoir Mac…Bonne nuit.
_Bonne nuit Harm.  »
J’ouvrais la porte et sortis dehors, je me retournais et vis Mac fermer la porte derrière moi. Sans dire un mot, je retournais à ma voiture.

Appartement de Harm
Nord d’Union Station
24 décembre 2001
23h45

Je rentrais chez moi un peu avant minuit et me couchais directement après avoir pris ma douche. J’étais allongé dans mon lit quand quelqu’un frappa à la porte. Je me levais et allais ouvrir :
 » _Harm, est-ce que je pourrais entrer ? me demanda Mac.
_Euh ! Oui bien sûr entrez je vous en pris, dis-je d’un air étonné malgré que j’avais tant espérer qu’elle viendrait me voir ce soir. Le soir de Noël.
_Merci.  »
Elle s’assit sur un tabouret et attendit que je m’asseye près d’elle :
 » _Harm, il fallait que je vienne mais maintenant que je suis là, je me demande si j’ai eu raison.
_Mac, je suis persuadé que tu as raison.
_Je ne sais même pas pourquoi j’ai eu envie de venir.
_Quel importance ? dis-je en la prenant dans mes bras. Elle se laissa faire et entoura ses bras autour de mon cou. Elle posa sa tête dans le creux de mon cou :
 » _Harm, j’ai eu l’impression que pendant cette soirée, nous n’étions pas à notre place.
_Et où crois-tu que nous devrions être ? dis-je en m’éloignant un peu mais en gardant ses mains à l’intérieur des miennes.
_Je ne sais pas, Harm. C’est difficile.
_Qu’est-ce qui est dur pour toi ?
_Mais d’avoir fait l’amour avec toi et de devoir faire comme si de rien n’était.
_Nous n’avons pas réellement le choix Mac si tu veux conserver ce que tu vis en ce moment avec Mic.
_Et si je ne voulais pas le conserver ?
_Je ne sais pas, Mac.
_Harm, j’aimerais passer un peu de temps avec toi.
_Et tu comptes dire quoi à Mic ?
_J’aimerais que tout soit tellement plus simple.  »
Je la pris de nouveau dans mes bras sans rien lui répondre. Je ne savais pas quoi faire, elle m’embrassa et me dit qu’elle devait renter sinon Mic allait s’inquiéter :
 » _Oui c’est mieux ainsi, dis-je en la raccompagnant à la porte. Je me penchais en avant et l’embrassais.
_Bonne nuit, Mac.
_Bonne nuit, Harm.  »
Elle s’avança un peu sur le palier, se retourna d’un coup et se précipita sur moi, me sauta au cou et m’embrassa d’un baiser passionné que je ne pourrais jamais oublié.
Tous les courts moments que nous avons passés ensemble, je les ai savouré, c’était des moments merveilleux. Mais celui-là ne durera pas.
Elle se détacha de moi et partit sans se retourner. Je refermais la porte après un court instant pendant lequel j’essayais de reprendre mon souffle.
Je me recouchais et m’endormis quelques heures plus tard.

Appartement de Harm
Nord d’Union Station
12 mars 2002
7h45

J’avais passé trois mois durant lesquels, Mac et moi nous nous sommes  » évités  » : nous nous adressions la parole que lorsque nous devions travailler en collaboration.
C’était trois mois qui n’ont eu guère d’importance dans ma vie.

Je venais de finir de prendre mon petit déjeuner, quand j’entendis frapper à la porte :
 » _Bonjour Mac, dis-je après avoir ouvert la porte.
_Bonjour Harm, je peux entrer ?
_Oui bien sûr je vous en prie.
_Merci. J’aurais quelque chose d’important à te dire, commença t’elle pendant qu’elle s’asseyait sur un tabouret.
_Oui bien sûr je t’écoute, dis-je en m’asseyant à mon tour près d’elle.
_Voilà… Je suis enceinte Harm.  »
Je n’en revenais pas, elle venait m’annoncer ça à moi comme ça sans raison valable.
 » _Quoi ? …Euh et depuis quand ? lui demandais-je en ayant tout à coup un doute qui me vint à l’esprit.
_Trois mois. Je ne connais pas la date exacte.
_Et Brumby est au courant ?
_Euh non je ne lui ai pas encore dis.
_Pourquoi avoir commencer par me le dire à moi dans ce cas ?
_Je ne sais pas Harm vous êtes mon meilleur ami et je ne suis pas sûr que Mic veuille vraiment de cet enfant.
_Pourquoi de toute façon ça ne peut être que lui le père n’est-ce pas ? dis-je avec un peu d’hésitation.
_Euh oui… Ecoutez il faut que j’y aille j’ai une audience préliminaire dans un quart d’heure, me dit-elle pour s’esquiver, d’ailleurs je la comprend, j’en ai autant envie qu’elle.
_Oui on se voit au bureau ?
_Oui à tout à l’heure Harm.
_ A plus tard.  »
J’évitais de penser à ce qui venait de se passer et je pris ma voiture pour aller au travail.

Quartier général du JAG
Falls Church, Virginie
12 mars 2002
21h00

Mac passa devant mon bureau et je la vis s’arrêter :
 » _Harm, vous êtes encore là ?
_Oui, je vais rester un certain temps, dis-je.
_Vous devriez aller vous couchez vous faites une tête d’enterrement !
_Je sais Mac mais j’ai beaucoup de travail.
_Bien alors dans ce cas bonne nuit Harm.
_Bonne nuit.  »
Je la vis s’en aller et moi je me replongeais dans mes dossiers.

Appartement de Harm
Nord d’Union Station
15 mars 2002
12h45

Cela faisait trois jours que je passais des nuits blanches et que je travaillais comme fou, malheureusement l’Amiral s’en aperçu et me donna un jour de congé.
Je m’étais levé, il y a à peine une demi heure quand quelqu’un frappa à ma porte :
 » _Oh ! Mac, fis-je avec étonnement après avoir ouvert la porte, vous n’êtes pas au bureau ?
_Bonjour Harm, j’y étais mais j’ai pris ma pause déjeuner. Il faut que je te dise quelque chose d’important.
_Oui mais entre.
_Voilà…  »
Elle s’arrêta et s’assis sur mon canapé. Je m’assis près d’elle et lui demandais ce qui n’allais pas en voyant sa mine fatiguée. Je savais qu’elle ne mangeais plus beaucoup ces derniers temps à cause du bébé mais je ne l’avais jamais vu dans cet état là.
 » _Je ne sais pas comment te le dire, commença t’elle.
_Dis-le franchement.
_Tu vas être papa.  » me dit-elle soudain après quelques secondes d’hésitation.
Un drôle de sentiment m’envie en entendant ces quelques paroles. Il était mélangé de peur et de bonheur en même temps : j’avais toujours cru que ce serait possible mais au point de le vivre réellement.
Sans le savoir, j’avais objecté un  » mais  » et elle sortit un dossier de son sac :
 » _Tu n’as qu’à regardé toi-même.
_Je te crois Mac mais Brumby…
_Mic est repartit en Australie avec une certaine Cathie.
_Mais depuis quand le sais-tu ?
_Depuis trois jours.
_Pourquoi ne pas être venu me voir ?
_Je ne sais pas, Harm.
_Etait-il au courant pour nous ?
_Non mais j’ai du le lui dire.
_Pourquoi ?
_Je n’étais pas sûr que Mic était le père et je n’ai pas voulu te prévenir avant… Alors… Il a du faire un test de paternité comme je le lui avais demandé… Tu m’en veux ?
_Bien sûr que non Mac c’est génial, dis-je après quelques secondes de réflexions. Je me suis rendu compte que Mac et moi, nous avions enfin notre chance et que nous pouvions vivre ensemble.
_Vraiment tu trouves ça génial ? me demanda t’elle avec étonnement.
_Mais oui bien sûr.  »
Je la pris dans mes bras, elle se laissa faire et mit ses bras autour de mon cou et m’embrassa. Notre baiser était différent des autres, je pense que c’est parce que pour la première fois Mac et moi savions qu’il n’y avait rien qui pourrait changer ce que nous avions commencé. Je me détachais :
 » _Je t’aime Mac…
_Moi aussi Harm… Je t’aime  » me répondit-elle.
Et nous nous embrassâmes à nouveau.

Quartier général du JAG
Falls Church, Virginie
16 mars 2002
10h23

Mac et moi avions passé le restant de la journée ensemble et étions allés travailler le lendemain après que nous ayons passé une excellente nuit.
Je sortais de court martial après un report d’audience et me dirigeais vers les cuisines pour prendre un café quand je vis Mac assis sur une chaise entourée de l’Amiral, du Sergent Galindez, du Lieutenant Singer, de Bud et d’Harriet :
 » _Eh ! Bien c’est une conférence de presse ici ou quoi ?  » fis-je en m’approchant.
Mac se retourna et se leva :
 » _Je viens de leur apprendre la nouvelle Harm.
_Vous avez raté quelque chose Capitaine, nous coupa Galindez en s’approchant de moi.
_Je suis déjà au courant Sergent mais restez ici j’ai quelque chose à vous dire moi aussi.  »
Je m’assis sur la chaise qu’occupait Mac à l’instant. Elle s’assit sur mes genoux et je passais mes bras autour de sa taille. Nous vîmes des yeux étonnés se tourner vers nous :
 » _Voilà, le bébé que Mac a dans le ventre et bien, c’est moi qui suis le père.  »
Ils avait tous l’air ébahis, plus les uns que les autres :
 » _Félicitation Monsieur, me dit Harriet ravie de cette nouvelle.
_Merci Harriet.
_Capitaine, commença l’Amiral, je dois dire que je m’y attendais un peu, par contre vous en avez mis du temps, dit-il avec un petit sourire au coin des lèvres.
_Tant mieux Monsieur, je suis content que vous vous réjouissez.
_Autant que moi, ajouta Mac.
_Je le savais ! s’écria tout d’un coup Galindez.
_Très perspicace Sergent, dis-je.
_Et si nous allions fêté cela, proposa l’Amiral sans même attendre les réactions de Bud et Singer.
_C’est une très bonne idée  » lui dit Mac en se levant et en me prenant la main pour que je la suive. Nous allâmes tous à la cuisine et l’Amiral déboucha une bouteille de Champagne qu’il gardait en réserve. Il me la tendit et je servi tout le monde :
 » _A vous, dit l’Amiral en levant son verre.  »
Nous trinquâmes tous entre nous et Mac se retourna vers moi :
 » _A nous, me dit-elle en m’embrassant.
_Oui à nous  » dis-je en l’embrassant à mon tour.

Appartement de Harm
Nord d’Union Station
16 mars 2002
21h21

Nous avions passé le restant de la journée au bureau avant d’être rentré chez moi et d’avoir dîner aux chandelles comme nous ne l’avions jamais fait.
Nous étions assis sur le canapé entrain de parler de choses et d’autres quand je décidais de lui dire quelque chose que je n’aurais jamais pensé dire un jour dans ma vie :
 » _Mac ?
_Oui.
_Cela fait maintenant plus de quatre ans que nous nous connaissons n’est-ce pas ?
_Oui ça doit être à peu près ça.
_Aujourd’hui tu es enceinte de moi et je n’ai pas l’intention de laisser passer cette chance là.
_Oui mais où veux-tu en venir ?
_Epouse-moi.
_Tu plaisantes ?
_Non je ne plaisante pas du tout, je suis très sérieux. Alors qu’est-ce que tu en penses ?
_Est-ce que j’ai le choix ?
_Oui je te laisse quand même le choix, je ne suis pas si mesquin ! Alors tu acceptes ?
_Evidemment quelle question  » dit-elle en m’embrassant.
Hôtel Travelodge
Washington DC
23 mars 2002
14h30

J’étais stressé à l’idée de faire la plus belle chose de ma vie. Hier, Mac et moi avions vus le bébé à l’échographie, il mesurait 2,5 cm. Pour la première fois depuis que je savais que j’allais être papa, je compris réellement ce que ça allait être. J’étais ravi et heureux.
Et aujourd’hui, nous allions nous marier. Mac et moi avions choisi l’hôtel où nous avions fêté l’anniversaire de Madame Kragen, cinq mois plus tôt, parce que nous l’avions trouvé particulièrement beau.
Je m’avançais vers l’autel et me retournais vers Mac qui arrivait à l’instant accompagnée de l’Amiral.
Elle était merveilleusement belle dans sa robe blanche. C’était la première que je remarquais tant de beauté chez elle et pourtant vous ne pouvez pas savoir combien de fois je l’ai admiré discrètement.
Mais cette fois, c’était différent c’est avec moi qu’elle se mariait et pas avec Mic ou un autre.
J’étais heureux et Mac avait l’air de l’être autant que moi, ce qui me réjouissait encore plus.
Je l’aime plus que tout et nous allions enfin être ensemble pour toujours… Ce que je peux l’aimer…
Sarah…

FIN

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