Innocence lost and found

Chapitre 4

Le lendemain matin, il fut réveillé par la sonnerie incessante du réveil, et immédiatement réalisa combien il était ankylosé. Voila ce que je récolte à être aussi coulant, râla t’il intérieurement tout en se penchant pour éteindre la sonnerie. Rachel, bien sûr dormait tranquille malgré le réveil, et la légère contrariété qu’il avait initialement ressentie s’évapora lorsqu’il posa son regard sur son visage paisible. Seigneur. Je suis déjà une cause perdue. Faisant attention de ne pas la déranger, il roula vers le bord du lit et se dirigea vers la douche.

C’est près de vingt minutes plus tard qu’elle émergea de la chambre, frottant ses yeux pleins de sommeil. Harm lui sourit, devant la cuisinière et posa sa tasse de café pour l’accueillir. « Bonjour. Je t’ai laissé dormir plus longtemps. »

[J’ai senti les pancakes] répondit elle timidement. [J’adore les pancakes.]

« Et bien, tu as de la chance, parce que je suis un maître dans le pancake. » Il la souleva sur un des tabourets de la cuisine et posa une assiette devant elle avec un assortiment. Lui adressant le plus grand sourire qu’il ait jamais vu, elle se plongea dans son petit déjeuner.

Comme il la regardait et sirotait son café, il se demanda combien de temps cet arrangement pourrait continuer. Il avait besoin de récupérer davantage de vêtements dans la maison de Rachel, et peut être de lui trouver de nouveaux livres – en traînant toute la journée au Quartier Général du JAG elle pourrait trouver le temps long. Peut être que son ordinateur avait des jeux, ou autre chose. Est ce qu’il n’était pas une fois tombé sur Bud qui jouait au solitaire ?

Quand elle eut fini ses pancakes, Rachel descendit de son siège et docilement amena son assiette dans l’évier. Il rassembla les dossiers sur son bureau pendant qu’elle se changeait de vêtements et se lavait, et en moins de dix minutes elle était de retour dans le salon, tenant ses cheveux et un bandeau élastique. [Peux tu tresser mes cheveux ?) demanda t’elle innocemment.

Comme tout bon marin, Harm connaissait environ douze façons différentes de nouer une corde, mais ceci n’était pas quelque chose qu’on lui avait appris à Annapolis. « Désolé, Rachel, je ne sais pas le faire. Nous pouvons faire une queue de cheval aujourd’hui ? » Elle haussa les épaules et le suivit dans la salle de bain. Se tenant derrière elle dans le miroir, il lui prit l’élastique – comment appelait on ces trucs, des chouchous ? – et commença à tirer ses cheveux en arrière pour réussir ce qui s’approchait le plus d’une queue de cheval. Ses doigts la tenaient avec douceur, puis il la serra, espérant qu’il ne lui ferait pas mal, mais elle sourit seulement.

[Maman avait l’habitude de serrer plus que ça.] Le sourire s’évanouit instantanément comme elle se rappelait exactement pourquoi sa mère n’était pas là à faire ses tresses ou son petit déjeuner. Mais cette fois, elle ne craqua pas. Elle fixa simplement son regard droit devant dans le miroir.

Harm soupira et fixa l’élastique autour des cheveux. « Je demanderai à quelqu’un de me montrer comment faire les tresses plus tard, d’accord ? » Elle hocha la tête et grimpa sur le siège des toilettes pour l’embrasser sur la joue. Surpris et énormément touché, il la prit dans ses bras et l’aida à descendre. « Rachel, tu es la plus douce, et la mieux élevée des petites filles que j’ai jamais rencontrées. »

Enfilant sa veste et ses chaussures, elle lui jeta une réponse qui le fit stopper net sur ses traces. [Tu fais un plutôt bon papa, toi aussi.]
« Bonjour, Capitaine » l’appela Harriet d’un ton enjoué comme lui et Rachel traçaient leur route sur le plateau. « Le Colonel Mackenzie a mentionné que vous ameniez votre invitée avec vous. Est-ce que je peux vous aider en quelque chose ? »

« Comme toujours, vous avez une âme de secouriste. Harriet Sims, voici Rachel Marks. Rachel, je te présente Harriet. Si je dois m’absenter pendant un moment, et que tu aies besoin de quelque chose, tu peux lui demander, d’accord ? » Il s’interrompit et se tourna vers elle. « C’est ok si elle vous appelle Harriet ? »

« Absolument. Salut, Rachel. » La fillette fit un geste de politesse, se rapprochant de sa gardienne, et Harriet sourit. « Tu sais, il y a quelques beignets au chocolat dans la cuisine. Tu en voudrais un ? »

Les yeux de Rachel s’illuminèrent, mais Harm lui jeta un regard désapprobateur. « Oh – oh. Tu as eu des pancakes pour le petit déjeuner. Tu ne vas pas me faire une crise pour des sucreries. » Elle leva les yeux au ciel, offrant un sourire penaud. « Pourquoi tu n’irais pas lire ton livre dans mon bureau, d’accord ? »

Harriet la regarda partir et secoua la tête. « Alors, comment vous vous en sortez, monsieur ? »

Harm souleva un sourcil. « Pourquoi, de quoi j’ai l’air ? »

« Pour être honnête, monsieur, vous ressemblez à Bud lorsqu’il a gardé A.J tout seul la première fois. Abasourdi, mais heureux. »

« Je pense que c’est un peu tout ça. Elle est vraiment étonnante, Harriet. »

« Ils le sont toujours, monsieur. » Le lieutenant lui décocha un sourire connaisseur et retourna à son travail. Elle n’aurait jamais pensé que Harmon Rabb, de toutes les personnes, soit capable de faire une queue de cheval à moitié décente.

Harm avait fait approximativement quatre pas vers son bureau quand Mac se plaça stratégiquement sur son chemin. « J’ai des infos dont il faut qu’on discute » rapporta t’elle, faisant un signe de tête vers son bureau. « Cinq minutes ? »

Après un rapide coup d’œil pour s’assurer que Rachel s’était docilement assise à son bureau, il suivit sa partenaire. « Elle n’a pas vraiment besoin d’être impliquée dans cela » expliqua Mac. « Mais j’ai donné un coup de fil à Webb la nuit dernière. »

Harm souleva un sourcil. « Oh, vous avez fait cela ? »

Elle avait l’air à peine désolée. « Je sais que vous ne vouliez pas lui demander vous-même, depuis qu’il avait tellement fait pour Sergei. Nous avons juste parlé un petit moment et il m’a indiqué de façon non officielle une des zones que le Capitaine Marks surveillait. Il a dit à ce propos, et je cite, avoir ‘une inquiétude significative’ au sujet d’un groupe qui s’est donné le nom de Kharasala. »

« Des Libyens, comme nous le pensions ? »

« Ils sont basés là-bas, mais il y a une sorte d’amalgame varié de sales types. Certains des leaders sont liés avec le régime de Kadhafi, ce qui probablement leur a permis d’obtenir leurs armes. »

« Quel sont leurs problèmes avec nous ? »

« Les trucs habituels des fondamentalistes, probablement, mais qui sait ? Nous n’avons pas beaucoup plus que ça, mais cela nous donne quelque chose pour commencer, tout du moins. »

Il hocha la tête avec un demi sourire de gratitude. « Merci. J’aurai dû appeler Webb plus tôt. Ecoutez, j’ai réfléchi la nuit dernière à ce qui avait pu faire de Marks un objectif, et je me demandais……… est ce que vous pensez possible que le tueur soit un Américain ? »

Elle cligna des yeux, mais actuellement très peu de choses choquaient cette femme. « Travaillant avec ces cinglés ? Je pense que rien n’est impossible. »

Pendant ce temps, Rachel n’était pas restée immobile et elle déambulait pour observer l’activité sur le plateau. Elle se tenait devant la photocopieuse, regardant avec curiosité la douzaine d’officiers différents qui s’affairaient.

Lauren Singer se dirigeait à belles enjambées vers la même photocopieuse, mille pensées traversant son esprit en même temps. Elle était déjà en retard, et cette enfant bloquant son passage ne l’aidait pas dans ses affaires. « Excuse moi » aboya t’elle avec une impatience grandissante comme la gamine ne répondait pas. « Hello ? Excuse moi ! » Toujours rien, alors elle tendit le bras pour lui secouer l’épaule pas trop gentiment. « Hé, personne ne t’a appris les bonnes manières ? »

Surprise, Rachel leva juste de grands yeux vers l’officier irrité. « Lieutenant » appela Harm d’une voix coupante, son attention immédiatement détournée. « Pourriez vous arrêter et considérer le fait que peut être elle ne vous a pas ignoré intentionnellement ? »

Rachel suivit le regard de Singer et commença à signer pour Harm qui secoua sa tête. « Tout va bien, Rachel » signa t’il en retour, levant un regard désapprobateur sur Singer. « Fais seulement plus attention, d’accord ? »
Le lieutenant surpris marmonna un rapide « désolée, monsieur » et décida d’utiliser la photocopieuse en bas dans le hall à la place. Rachel fit une grimace à la silhouette qui s’éloignait, et Harm leva les yeux au ciel en cachant un sourire de façon experte.

« Sois sage, Rachel. »

Elle signa rapidement, commentant que le chignon de Singer était sûrement trop serré, et il lui répondit avec une tendre réprimande ce qu’il pensait de ses manières. Son talent pour le langage des signes lui revenait maintenant avec facilité, et il n’avait presque pas remarqué quand il avait arrêté de parler à haute voix. Mac debout au chambranle de sa porte, observait avec amusement et avec une petite touche de fierté. Son flyboy était plutôt bon pour ça.

L’amiral Chegwidden sortait de son bureau et il nota la conversation silencieuse qui se tenait dans un coin de la salle. Ainsi il vit la petite fille saisir la main de son avocat principal et le pousser vers son bureau. Harm riait seulement comme il était entraîné à sa suite. L’amiral rejoignit Mac et croisa les bras. « Colonel, est ce qu’il vous semble que c’est la même personne qui est entrée ici il y a deux jours ? »

« Laquelle, monsieur ? Rachel ou Harm ? »

« Faites votre choix. J’étais sur le point de lui passer un savon pour l’avoir prise avec lui et avoir ennuyé le NCIS pour la façon dont il a procédé, mais en fait je suis en train de reconsidérer ma position. »

Elle sourit. « Si vous voulez mon opinion, Amiral, je pense qu’ils se font du bien mutuellement. J’espère juste qu’il réalise à quoi il s’expose. »

« Si vous voulez mon opinion » répondit il d’un ton égal, « le Capitaine Rabb sait toujours à quoi il s’expose, et bon sang il décide presque toujours de le faire de toute façon. »

« Vous semblez dire cela comme s’il avait besoin d’une laisse, monsieur. »

« Non, juste de quelqu’un pour amener la voix de la raison et occasionnellement lui mettre une claque sur la tête. Mais en fait, c’est ce qu’il a avec vous, n’est ce pas ? »

La dessus, il se dirigea vers les ascenseurs, laissant quelque part une Marine surprise dans son sillage.

Chapitre 5

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