Innocence lost and found

Chapitre 8
Sa tête lui faisait un mal de chien. Pendant un moment, ce fut tout ce dont Harm avait conscience. Lentement, des bribes de mémoire lui revinrent, ces quelques dernières minutes avant qu’il tombe dans les pommes, et en désespoir de cause il s’obligea à ouvrir les yeux.

« Calme, calme » lui dit Mac doucement, sentant immédiatement sa peur. « Tout va bien »

Il bougea la tête faiblement, avala sa salive plusieurs fois tentant de retrouver l’usage de sa voix. Tournant la tête légèrement, il pouvait voir qu’elle était assise à coté de son lit – à l’hôpital en fait. « Qu’est ce……qui se passe ? »

Elle lui serra la main pour le rassurer. « Tu as été drogué par ton soi disant Marine de garde. Rachel t’a trouvé et m’a appelée. Je suis arrivée juste à temps pour trouver le gars en train de se préparer à enflammer l’appartement avec vous deux dedans. Je te raconterai le reste plus tard, mais cela suffit de te dire qu’il doit avoir probablement le même genre de sensation que toi en ce moment. »

« Elle……t’a appelée ? »

« Oui, elle l’a fait. C’est une gamine intelligente, n’est ce pas ? Ils t’ont fait des prélèvements sanguins juste au cas où, et ils veulent te garder pour la nuit. Demain, cependant, nous allons avoir des tonnes de paperasse à faire. »

Il ferma les yeux pendant un moment, souhaitant en vain que sa tête arrête de résonner. « Pourquoi est ce que je peux pas…..bouger mon bras ? »

Mac sourit. « Parce que Rachel dort dessus. »

Bougeant, il baissa les yeux sur la fillette, toujours en chemise de nuit, qui était pelotonnée contre lui sur le lit. Toutes les douleurs furent immédiatement oubliées comme il tendait la main pour ébouriffer ses cheveux. « Alors c’est fini ? »

« Ca l’est. Maintenant nous pouvons commencer à penser comment diable nous allons mettre en chantier tout le reste. »

Rachel remua, et ses yeux s’éclairèrent en voyant Harm réveillé. « Salut, chérie » dit il avec un sourire, travaillant avec sa main libre à ordonner une conversation avec elle. « Désolé pour toute cette excitation. »

Ses mains étaient en train de voler, et cela lui prit toute sa concentration pour interpréter ses paroles. « Oui, je sais » répondit il doucement en jetant un regard à sa partenaire. « Miss Mac est mon héros, aussi. »

Mac rougit de la louange enfantine. « J’ai eu de la chance, c’est tout » dit elle simplement. « J’ai réfléchi, je vais ramener Rachel à ton appartement ce soir, à condition que les types de l’Agence et du NCIS en aient fini là bas. Je pense que nous resterons là-bas toutes les deux et nous viendrons te récupérer aux premières heures de la matinée. Est-ce que ça te va ? »

« Bien sûr. Evite juste de boire le café. »

« Je ne bois jamais ton café. Il est atroce. »

Il la fixa avec un regard de fausse contrariété, mais quand elle se pencha pour l’embrasser, il se dissipa immédiatement. Rachel les regarda pendant un moment, et quand ils se séparèrent, ses mains se remirent en mouvement.

[Tu as dit une fois que quand le sale type serait parti, j’aurais ma nouvelle famille. Est-ce que cela va arriver maintenant ? ]

Harm n’était pas sûr de vouloir avoir cette conversation, mais il prit une profonde inspiration et acquiesça. « Bientôt Rachel. As-tu changé d’avis à propos de ce que tu veux ? »

Elle secoua la tête. [Je te veux toi……mais ce n’est pas tout. Est-ce que tu seras fâché si je demande pour quelqu’un d’autre, aussi ?]

Comme elle expliquait, il fut légèrement surpris de découvrir que des larmes se formaient dans ses propres yeux. S’il y avait une façon de rendre sa vie encore plus parfaite à cet instant, il n’était pas certain que cela puisse exister. Mac hésitait, semblant incertaine, mais il secoua la tête. « C’est ok. Mieux que ça, en fait. Rachel a quelque chose qu’elle veut te demander. Vas y, Rachel. Je vais traduire. »

Rachel s’assit sur le lit en faisant face à Mac directement. « ‘Miss Mac, Harmon a dit que si tout le monde dit que c’est ok, comme les gens au tribunal et tout et tout, il veut prendre soin de moi et être mon nouveau papa. Si les gens au tribunal disent que c’est ok, voudrais tu prendre soin de moi aussi ?’ »

Un petit sanglot fut sa première réponse, comme l’amplitude de sa requête commençait à être enregistrée. Cela faisait presque un an que le marine courageux qu’elle était s’était pour la dernière fois autorisé à se laisser aller complètement, et cela uniquement quand elle s’étati retrouvée en face de la possibilité de perdre la personne la plus importante de sa vie. Maintenant, en l’espace de quelques jours, cette même personne lui offrait le futur qu’elle voulait désespérément, et une stupéfiante petite fille avait demandé à faire partie de cela. « Trésor » dit elle en larmes, « il n’y a rien au monde que je désire davantage. »

Harm saisit sa main, et tous les trois s’embrassèrent scellant le pacte. Ils venaient d’univers totalement différents, mais tous avaient essuyé les plus fortes tempêtes et avaient survécu. Peut être que c’était cette menace commune qui avait permis de les rassembler.

« Monsieur, le Capitaine Rabb et le Colonel Mackenzie sont là pour vous voir. »

« Envoyez les, Tiner. » L’Amiral Chegwidden mit de coté l’ordre de réquisition qu’il était en train de lire et montra du geste les chaises à ses avocats principaux. « Asseyez vous. Vous avez eu une sacrée nuit, si j’ai bien compris. Capitaine, j’espère que tout va bien ? »

« Oui, monsieur, en dehors du fait de me sentir un peu stupide. »

« Je pense que nous l’avons tous été. Mais vous étiez mis en garde sur le fait de prendre la responsabilité de l’enfant, si je me souviens bien ? »

« Monsieur, sur ce point je n’ai aucun regret. » Le regard d’Harm était inébranlable et l’Amiral souleva un sourcil.

« Très bien. En parlant de cela, je n’ai pas vu la jeune mademoiselle Marks dans les environs du bureau aujourd’hui. Avons-nous fini notre service de protection journalière? »

« Je l’ai ramenée à son école ce matin, monsieur, puisque la menace a disparu. » Il n’entra pas dans les détails pour le moment, mais leur Commandant accrocha le regard qu’il échangea avec sa partenaire. « Etes vous prêt pour notre rapport, Amiral ? »

« Sans aucun doute. »

Mac brossa les grandes lignes des évènements de la nuit précédente, s’attardant sur les détails du dossier de Laskin fourni par Webb et Mason. « Nous étions sur la mauvaise piste, monsieur » finit elle honnêtement. « L’équipe de Webb nous a laissé poursuivre Mason, parce que l’Agence et les grands pontes des Services de renseignements pensaient que trouver leur taupe était plus important que trouver notre tueur. »

« Même s’ils avaient de sacrés bonnes raisons pour croire cela, nous étions tous à la recherche du même type. » L’Amiral Chegwidden croisa les bras sur sa poitrine. « Et vous n’avez pas un peu engueulé Webb pour ce rideau de fumée ? »

« Un peu, monsieur, mais ils avaient plus de problèmes éventuels à gérer que nous. Le seul problème maintenant est de déterminer sous quelle juridiction on va poursuivre Laskin. Le DOJ le veut dans un tribunal fédéral pour une demi douzaine d’affaires d’espionnage, mais le NCIS le veut en court martiale pour meurtre et tentative de meurtre. »

« Il est dans la Navy, et cela veut dire qu’il est à nous. Il n’y a rien à ajouter. » Le ton du JAG effectivement mettait fin à la discussion. « Nous pourrons retenir les charges d’espionnage tout autant que la Justice le ferait. Même si j’aurais aimé mettre l’un de vous ou les deux sur ce dossier, je pense que je ferais mieux de le donner au Capitaine Turner. Des objections ? »

« Non, monsieur » firent les officiers en chœur.

« Parfait. Vous vous en êtes bien sorti. Le fait que Laskin ait agi le premier geste n’atténue en rien vos mérites. Nous l’avons eu, et c’est tout ce qui compte. Autre chose ? »

Harm serra les poings à ses cotés, rassemblant son courage pour aborder le prochain sujet. « Amiral, si vous avez un moment, il y a une autre affaire dont j’aimerais discuter avec vous. »

Sentant une note d’hésitation dans sa voix, l’amiral marqua une pause. Harmon Rabb était rarement intimidé par quelque chose. Avant qu’il puisse répondre, Mac se leva de sa chaise. « Monsieur, si vous voulez bien m’excuser pour un moment, j’attends un coup de fil…. »

Chegwidden fit un geste d’agrément, bien qu’il suspecte une sorte de mise en scène, et elle disparut. « Qu’avez-vous à l’esprit, Capitaine ? » demanda t’il d’une voix neutre.

« Monsieur, je ne suis pas sûr de présenter cela comme il le faudrait, aussi je vais me lancer et tout dire d’une traite. J’ai beaucoup réfléchi durant ces jours passés, et ayant Rachel auprès de moi m’a aidé à clarifier beaucoup de choses que je voulais pour moi-même et pour elle. » Il se leva, redressa les épaules et parla directement. « Amiral, je sais que vous êtes impliqué dans la sélection du nouveau conseiller spécial de l’AIRLANT le mois prochain. J’aimerais requérir auprès de vous d’être pris en considération pour le poste. »

L’Amiral le dévisagea longuement et avec attention, pas très sûr de comment réagir. « Où voulez vous en venir ? » dit il finalement, ne cachant pas sa surprise et son désappointement. « N’êtes vous pas satisfait de votre travail ici ? »

« Non, monsieur – certainement pas. Honnêtement, je ne veux pas réellement quitter le JAG, mais je sens que cela pourrait être le meilleur de tous les choix. Monsieur, je……je veux adopter Rachel, et je pense que l’équilibre dont elle a besoin serait difficile avec mon service si je demeurais avocat principal ici. Je sais que je n’ai pas le droit de demander à avoir une considération spéciale…. »

« Fermez la, Capitaine. Donnez moi une seconde pour analyser ça. » AJ Chegwidden n’était pas un homme qui pouvait facilement perdre la parole, mais il pouvait vraiment dire que ceci était la dernière chose qu’il s’attendait à entendre précisément de la part de cet officier. « Vous voulez faire quoi ?? »

Harm offrit un demi sourire chaleureux. « Je sais que cela ressemble à une volte face, monsieur. Croyez moi, avant cette semaine, j’aurais été justement aussi surpris que vous. Mais j’ai le sentiment que c’est la bonne chose à faire. »

AJ soupira et se pencha vers l’avant sur son bureau. « Harm, si je ne vous avais pas vu vous et cette fillette ensemble cette semaine passée, j’aurais fait mon possible pour vous parler jusqu’à épuisement. Je ne vais pas faire ça, mais je vais vous prévenir que vous n’avez pas idée de la masse de responsabilité que représente ce dont vous parlez. Même si vous obteniez le poste à l’AIRLANT, vous aurez toujours à jongler entre le service et votre rôle de parent. Etes vous sûr que c’est quelque chose que vous voulez faire vous-même ? »

« Il ne serait pas seul, monsieur. »

Mac rentra à nouveau dans le bureau et ses yeux accrochèrent ceux d’Harm. Un agrément silencieux passa entre eux, et elle se déplaça pour se tenir à coté de lui, transmettant effectivement leur message sans un mot.

AJ plissa les yeux. « Vous n’allez pas me raconter des blagues. Après tout ce temps, c’est une gamine de sept ans qui vous a finalement réveillés tous les deux ? »

Maintenant c’était à leur tour d’être surpris. Cela n’était pas la réaction qu’ils avaient anticipée. Mac cligna des yeux plusieurs fois, puis répondit finalement. « Et bien, ce fut un petit peu plus compliqué que ça, monsieur…. » Elle s’interrompit, incertaine sur comment s’expliquer, mais il lui fit un geste pour qu’elle garde le silence.

« Aucune importance. Je commence à voir le tableau. » Il fixa d’un regard perçant Harm qui essayait de ne pas apparaître coupable. « Vous ne voulez pas vraiment le transfert à cause de Rachel. Vous le voulez à cause de ceci ? »

« C’est vraiment une combinaison de facteurs, Amiral » répondit Harm. « Si nous continuons à travailler ensemble tout en ayant une relation, tout deviendra encore plus complexe pour nous, et pour tout le monde autour de nous. Si nous sommes opposés l’un l’autre au tribunal, personne ne nous prendra au sérieux. Si nous travaillons sur des dossiers séparés, l’avocat de la partie adverse ne pourra jamais se sentir à l’aise de nous parler de l’affaire de l’autre. Vous aurez à passer la moitié de votre temps à vous expliquer et à récuser des soupçons de conduite inadéquate auprès du SECNAV. »

L’Amiral acquiesça en étant dans ses pensées. « Vous avez raison là dessus. Et je ne pense pas que je n’ai pas eu la même idée à propos de ce que je devrais faire avec vous si jamais cela en arrivait là. Je présume que tous les deux êtes totalement sérieux à propos de cette relation ? Parce que s’il y a une petite fille d’impliquée, vous feriez mieux. En fait, le système des Services Sociaux pourrait quelque peu faire obstacle si vous intentez une procédure comme parent célibataire. »

Mac hésita, comprenant sa pensée et commença à parler. « Monsieur, nous n’avons pas finalisé de plan à long terme, mais…. »

« Mais nous avons l’intention de le faire » coupa Harm doucement, la mettant sur ses gardes. Elle le fixa un moment, se demandant précisément ce que cela voulait dire, mais déjà il poursuivait. « Et j’ai une amie de l’école de Droit qui est très compétente comme avocat pour enfant dans le secteur de Detroit. Elle va nous assister dans la procédure. »

AJ hocha la tête à nouveau, considérant les options. « Alors nous allons rediscuter au sujet de votre transfert, n’est ce pas ? » Il soupira. « Harm, évidemment vous seriez un candidat exceptionnel pour le poste à l’AIRLANT. Vous avez l’expérience d’enquêteur, et vous avez la connaissance d’un plus grand nombre de systèmes de vol qu’aucun autre avocat sur la planète. Je n’ai aucun doute que si je vous mets sur la table, l’Amiral Werner vous prendra immédiatement sans y réfléchir à deux fois. Mais justement je ne peux pas penser que cela soit le mieux pour votre personnalité, et le fait est que vous avez trop de valeur pour moi ici. Je ne suis pas sûr que je puisse me permettre de vous laisser partir. »

Harm ouvrit la bouche pour parler, mais son commandant continuait. « Le fait est que vous avez raison. Vous avoir tous les deux travaillant ensemble de façon régulière créerait probablement plus de problèmes que cela n’en résoudrait. Aussi voici ce que je propose. Vous êtes officiellement assigné à l’AIRLANT, avec une casquette supplémentaire JAG quand c’est nécessaire. Les problèmes aéronautiques ont tendance à se produire de façon plutôt erratique, aussi si Rick Werner n’a pas assez de travail pour vous occuper de l’autre coté du fleuve, je pourrai vous emprunter. Je suis sûr qu’il y aura toujours quelques cas par ici que vous pourriez prendre sans compromettre le bon ordre de ce bureau. »

Mac lutta vaillamment pour contenir un large sourire. Cet arrangement ferait que tout aille bien. « Merci, monsieur » dit Harm doucement avec un soulagement évident sur le visage. « Je ne peux même pas commencer à vous dire ce que tout ceci représente pour moi. »

« Je comprends. » AJ tendit le bras au dessus du bureau pour lui serrer la main, s’autorisant un sourire amusé. « Mais juste pour les annales, vous m’auriez moins choqué si vous aviez débuté avec la nouvelle à propos de vous et votre partenaire, plutôt que la nouvelle à propos de Rachel. Maintenant sortez d’ici et trouvez un peu de travail à faire, pendant que je vous ai encore là sous la main. Et bonne chance. »

« A vos ordres, monsieur. » Tous les deux saluèrent, puis se dirigèrent vers la porte et traversèrent le plateau. Mac suivit Harm dans son bureau et ferma la porte, juste à temps pour qu’il la fasse pivoter dans ses bras et lui pose un baiser directement sur les lèvres. «Cela ne s’est pas aussi mal passé que je le pensais. » commenta t’il calmement, comme s’ils avaient simplement présenté un rapport et rien de plus. « Tu es prête à y aller ? »

« A y aller ? » répéta t’elle distraitement. Il lui jeta un regard et fronça les sourcils.

« Oui, déjeuner. Tu te souviens ? Je t’ai promis un hamburger ? »

« Oh, oui. » Elle fit tourner sa bague du Corps des Marines autour de son doigt, se sentant soudainement gênée. « Puis-je te demander quelque chose avant ? »

« Bien sûr. »

« Là à l’instant, quand j’ai dit que nous n’avions pas défini de plan à long terme, tu as dit……. »

Il sourit ironiquement. « J’avais peur que tu veuilles revenir sur le sujet. » A son expression blessée, il se dépêcha d’expliquer. « Ca c’était une boutade. Je suis désolé. Je veux avoir cette discussion – je suis seulement une mauviette à ce sujet. Quand tu voudras en parler, nous le ferons. »

Regagnant confiance, elle croisa les bras. « Que penses tu de maintenant ? »

« Juste à l’instant ? »

« Cela ne devrait pas être trop difficile, Harm. Nous avons déjà décidé que nous voulions être une famille. Il semble que le redoutable mot ‘Mariage’ soit la seule chose dont il nous reste à parler. » Réalisant juste le poids que représentait ce sujet, elle commença légèrement à battre en retraite. « Mais ce n’est pas comme si nous avions réellement une date à respecter. Je veux dire, je ne suis pas en train de te traîner à l’église ou un truc de ce genre. Je pense que nous n’avons pas à le faire du tout, si tu ne veux pas… »

Elle était tellement impliquée dans sa reculade que cela lui prit quelques secondes pour remarquer son sourire embarrassé. « Quoi ? Est-ce que c’est drôle ? »

Il secoua la tête et plongea la main dans sa poche, retirant une petite boite. « Ce qui est drôle c’est le fait que je trimballe ceci depuis des semaines maintenant. C’est une bonne chose que tu aies un assez bon timing, parce que le mien est plutôt minable. »

Il lui tendit la boite et elle l’ouvrit pour révéler une bague simple, avec un élégant diamant solitaire. Incapable de parler, elle le fixait juste avec les larmes aux bords des yeux.

« C’était à ma mère – c’est celle que mon père lui a donnée. Tu devrais l’avoir entendue quand je lui ai demandé de me l’envoyer. J’ai pensé qu’elle allait sauter dans le prochain avion juste pour être sûre que je te la donne vraiment. » Il se déplaça pour être en face d’elle, essuya les traces de larmes, et dit à voix basse. « Quand et comment c’est ton choix. Tout ce qui m’importe, c’est d’être avec toi. »

C’était loin d’être une mise en scène Shakespearienne, mais c’était quelque chose de singulièrement parfait, juste parce que c’était tellement……lui. Après toutes les choses qu’ils avaient traversées, séparément et ensemble, la simplicité de tout cela, c’était comme marcher dans l’air frais au premier jour du printemps. Soigneusement, elle déplaça la bague du Corps des Marines sur l’autre main et glissa la nouvelle bague à son doigt, pas surprise de découvrir qu’elle s’ajustait facilement. « Tu sais vraiment comment remettre une fille sur ses pieds, matelot » dit elle doucement en saisissant l’extrémité de sa cravate et la tirant vers le bas, pour rencontrer ses lèvres qui l’attendaient. C’est vrai, il lui avait promis un hamburger pour déjeuner, et ce n’était pas un mince effort de sa part. Mais quand on tenait la promesse à venir qu’il venait juste de lui faire……l’hamburger pouvait définitivement attendre.

Chapitre 9

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