Innocence lost and found

Traduction Annick

Spoilers: « Nobody »s Child, » « Goodbyes », « Answered Prayers »

Note de l »auteur : Cette histoire se passe au milieu de la saison 7, et même si ce n »est pas indispensable, cela peut vous aider d »avoir lu  « And Miles to Go » pour comprendre exactement où en sont Harm et Mac dans leur relation – Ils savent ce qu »ils ressentent l »un pour l »autre, mais ils ne sont pas réellement ensemble, ils cherchent tranquillement une option professionnelle qui permettrait aux choses d »Ãªtre un peu plus calmes. Pour des besoins de continuité, cela se passe avant le départ de Bud sur le Seahawk.

Innocence perdue et retrouvée

Innocence perdue et retrouvée – 1

10h03
Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
 » En approche !  »
Sarah Mackenzie baissa instinctivement la tête comme un projectile la frôlait à toute allure en sifflant.  » Bon sang, c’était quoi ça ?  » demanda t’elle surprise. Contre le mur opposé, un petit avion en balsa s’était écrasé le nez sur le tableau d’affichage. Le Quartier Maître Tiner sortit la tête sur le plateau, l’air légèrement coupable.  » Qu’est ce qui ne va pas, Tiner ? Les cours juridiques sont si ennuyeux que vous ayez besoin de prendre des cours d’aérodynamisme en plus?  »
 » Non, madame – désolé, madame. Cela n’arrivera plus, madame.  »
Mac souleva un sourcil, déjà soupçonneuse. Trois ‘madame’ c’était exagéré, même pour Tiner.  » Qui êtes vous en train de couvrir pour cela, Quartier Maître ?  »
Justement, une autre porte de bureau s’ouvrit, confirmant sa théorie.  » Qu’est ce que je vous disais ?  » cria Harm vers un Tiner embarrassé, tout en retirant le jouet du mur.  » La stabilisation verticale. Ca marche tout le temps.  »
 » Vous avez gagné, monsieur  » admit Tiner en tendant un billet de cinq dollars et se précipitant de nouveau dans son bureau avant qu’on puisse lui passer un savon Mac secoua seulement la tête.
 » Comment pouvez vous prendre son argent ? Vous avez un avantage déloyal.  »
 » Hé, je ne l’ai pas construit – je l’ai juste fait voler. Et c’est de sa faute s’il me lance des défis.  »
Le Colonel leva les yeux au ciel puis vers son meilleur ami.  » Vous portez préjudice à l’ordre et à la discipline, Flyboy.  »
 » Comme si je ne le savais pas.  »
 » Capitaine, Colonel  » appela l’amiral depuis l’entrée de son bureau. Harm se redressa, cachant le petit avion dans son dos.  » Vous avez une minute ?  »
Ce n’était pas vraiment une question. Des choses comme ça ne l’étaient jamais quand c’était demandé par un amiral deux étoiles.  » A vos ordres, monsieur  » répondirent ils à l’unisson, se déplaçant pour le suivre. Avant qu’ils franchissent l’entrée du bureau, Harm jeta rapidement l’avion vers la table de Tiner, et l’aide de camp se dépêcha de le coller dans un tiroir avant que leur commandant puisse le remarquer. Mac ravala un sourire et se mit au garde à vous à coté de son partenaire en face du grand bureau en chêne.
 » Repos. Capitaine Rabb, Colonel Mackenzie, voici les agents Holstrom et Faulkner du NCIS.  »
Les avocats se tournèrent pour serrer la main des visiteurs, notant qu’une petite fille était assise dans un coin de la pièce. Elle leva les yeux pendant un moment vers les nouveaux venus en uniforme, puis retourna son attention vers le livre sur ses genoux. L’agent Holstrom fit un geste vers elle.  » La petite fille est avec nous pour un moment. Son nom est Rachel Marks, et sa mère était le Capitaine de Corvette Allison Marks, du bureau J-2 du Pentagone.  »
Son emploi du passé n’avait pas échappé à l’attention de chacun des officiers.  » Qu’est il arrivé au Capitaine Marks ?  » se renseigna Mac avec soin.
 » Elle a été tuée tôt hier matin à son domicile à Arlington. Deux balles dans la poitrine, à bout portant, et aucune trace de vol. Nous présumons que sa mort a quelque chose à voir avec son travail.  »
Le J-2 se référait à la division commune des renseignements gouvernementaux et tous ceux qui étaient présents ici le savaient parfaitement.. Tuée pour une opération de renseignement dans sa propre maison ? Les yeux de Mac se reportèrent sur la fillette, espérant qu’elle n’écoutait pas, mais elle n’avait même pas levé les yeux. Il y avait quelque chose dans son attitude qui était terriblement familière à la Marine, quelque chose qui rappelait les souvenirs de sa propre enfance loin d’être parfaite. Cette gamine était renfermée sur elle-même.
 » Le mari du capitaine est mort il y a quatre ans dans un accident sur le pont d’envol du Kennedy. La petite fille est le seul témoin de l’incident d’hier, et nous ne sommes pas entièrement sûrs de ce qu’elle a vu  » continua Holstrom.  » Bien évidemment, nous allons devoir la surveiller de près, dans le cas où la personne qui a fait ça serait au courant à son sujet. Nous aimerions requérir l’assistance du JAG dans ce dossier, spécialement avec sa déposition. Interroger une enfant de sept ans n’est pas quelque chose que nous faisons souvent, et il y a une complication.  »
Harm parla franchement.  » Agent, pourriez vous garder à l’esprit de ne pas parler de la fillette comme si elle n’était pas là ?  »
Mac jeta un coup d’œil vers lui, se demandant si les visions d’Annie et Darling Lewis n’étaient pas en train de flasher derrière ses yeux. Inconsciemment, l’agent Faulkner entra dans la conversation.  » C’est là que se trouve la complication. Rachel Marks est presque complètement sourde, et cela depuis sa naissance. Elle lit modérément bien sur les lèvres, mais elle se sert surtout du langage des signes.  »
L’Amiral Chegwidden soupira.  » Cela va rendre les choses plus difficiles. Où allons nous trouver un interprète ?  »
 » Nous nous étions dit que vous aviez peut être quelqu’un avec l’expérience du langage des signes  » interrogea Faulkner.
Immédiatement l’Amiral regarda vers Mac, qui secoua la tête.  » Pas moi, monsieur. Je connais plusieurs langues, mais définitivement celle-ci n’en fait pas partie.  »
 » Ne vous inquiétez pas, Mac  » dit Harm simplement.  » Je vais m’en occuper.  » Comme les autres le regardaient, il traversa la pièce et s’agenouilla devant la chaise de la fillette. Elle leva la tête, une légère méfiance dans le regard.
 » Harm  » commença Mac doucement,  » je ne pense pas que ceci soit quelque chose que vous puissiez faire semblant de faire….  »
La surprenant, il commença à former les mots avec ses mains, lentement mais avec soin.  » Bonjour, Rachel  » dit il à voix haute, en partie pour le bénéfice des autres et en partie parce qu’il voulait être sûr d’être bien compris. Signant les lettres de son nom, il continua.  » Mon nom est Harmon. Je viens pour t’aider. Est-ce que tu comprends ?  »
Rachel le regarda, ses yeux bleus grands ouverts et commença à signer en retour rapidement. Harm sourit bouleversé.  » Doucement, trésor  » répondit il toujours en signant.  » J’ai un peu perdu la pratique. Peux tu essayer plus lentement pour moi ?  »
Elle signa de nouveau plus délibérément, et le cœur d’Harm se serra en la peur qui apparaissait sur les traits délicats.  » Non, trésor  » dit il fermement.  » Personne ne va te faire de mal. Je le promets.  » Quand il eut fini de signer, il posa sa main sur le dessus de la sienne, et elle laissa alors un sourire presque apparaître.
Fascinée, Mac se retourna vers l’Amiral. Bien qu’il se soit fait une politique de ne jamais être choqué par quoique soit dans son travail, spécialement quand cela venait d’un de ses deux principaux avocats, il était à peu près aussi surpris qu’elle ne l’était.  » Capitaine, Colonel, puis je conclure que vous aimeriez prendre ce cas ?  »
 » Oui, monsieur  » répondit Mac doucement, voyant que l’opinion d’Harm était déjà claire.  » Messieurs, si vous voulez vous rendre dans la salle de conférence, nous pourrons commencer à planifier l’enquête. Nous allons juste déposer quelques dossiers en chemin et nous vous rejoindrons dans une minute.  »
Harm se leva et suivit les autres à la porte, jetant un coup d’œil en arrière pour voir sa partenaire le regarder avec un nouvel intérêt. Tous les deux ils se détachèrent du groupe pendant un instant.  » Qu’est ce qu’il y a ? Certaines personnes connaissent le Farci et le Russe. Je connais la langue des signes. Alors quoi ?  »
 » Matelot, je n’ai aucun doute sur le fait que vous ayez de très nombreux talents cachés  » répliqua t’elle avec tendresse,  » mais reconnaissez le. Le langage des signes n’est pas quelque chose que le commun des mortels a le désir ou la motivation d’apprendre. Alors crachez le morceau.  »
Il haussa les épaules.  » J’avais un copain au collège et au lycée qui était sourd. C’était un moyen fantastique de garder nos conversations privées loin des oreilles indiscrètes de nos camarades de classe. Cependant, cela fait vingt ans que je ne l’ai plus pratiqué, alors j’ai besoin de le rafraîchir un peu. Autre chose, curieuse tête de lard ?  »
Elle lui jeta un regard noir.  » Maintenant que vous en parlez, oui. Pourquoi avez-vous dit que votre nom était Harmon ? C’est en quelque sorte plus long à épeler.  »
 » J’ai pensé que ‘Harm’ pourrait la troubler davantage. Je sais bien que typiquement on abrège les noms en s’en tenant aux premières lettres et il est probable que cela ne soit pas important sur la durée. Allons y, nous avons du travail qui nous attend.  »
 » Après vous  » Après un instant, cependant, elle l’appela de nouveau.  » Hé, Harm ?  »
 » Hummm ?  »
 » Ce devait être un bon copain.  »
Les yeux d’Harm s’assombrirent un moment, mais il hocha la tête.  » Oui, il l’était vraiment.  »
Décidant qu’elle aurait plus tard l’opportunité de le questionner davantage, elle lui fit simplement un sourire et le suivit dans le bureau en saisissant un tas de papier.
Le Capitaine de Corvette Alison Marks avait été, en fin de compte, un officier remarquable. Diplômée de l’université de l’Illinois, elle avait été sélectionnée pour travailler dans le renseignement après sa première affectation comme cryptologue sur l’USS Leyte Gulf. Elle se trouvait au Pentagone depuis lors, analysant les données satellite pour l’état major. Rachel était sa seule enfant ; et sa seule famille restante depuis la mort du Lieutenant Stephen Marks quatre ans plus tôt.
Alison Marks était aussi irréprochable qu’on pouvait l’être – il n’y avait pas la moindre mauvaise annotation d’aucune sorte sur son dossier. Encore que quelqu’un avait pénétré chez elle pour lui tirer une balle dans le cœur. Avait elle découvert quelque chose, au cours de son service, qu’elle n’était pas supposée voir ? Y avait il autre chose qui pouvait valoir de la tuer ?
Avant de rejoindre le groupe dans la salle de conférence, Harm avait envoyé Harriet vers les magasins avec pour mission de trouver un dictionnaire de langage des signes. Il l’avait parlé relativement couramment pendant sa scolarité, mais la situation présente était bien loin des conversations au parfum d’adolescence qu’il avait eu avec J.J durant toutes ces années. Pendant que Mac et les agents du NCIS discutaient des indices déjà collectés, il prit un siège à coté de Rachel.
La fillette repoussa les mèches châtain clair devant ses yeux et le fixa à nouveau avec curiosité. Elle était effrayée par plusieurs choses, certainement, mais apparemment il n’était pas l’une d’entres elles. Il lui fit un autre sourire. Rachel posa son livre et commença à signer.
[Est-ce que tu pilotes des avions ?] demanda t’elle.
Surpris qu’elle ait remarqué et identifié ses ailes, Harm hocha la tête.  » Parfois  » répondit t’il.  » Est-ce tu aimes les avions ?  »
Elle haussa les épaules. [Maman disait que mon père les aimait. Je suis monté dans un avion une fois seulement.]
 » Eh bien, j’ai mon propre avion  » lui dit il, à la fois parlant fort et avec les mains.  » Peut être que si tu veux, tu pourrais venir voler avec moi quelques fois.  »
[C’est cool] signa t’elle simplement, ce qui était de loin tout ce qu’il pouvait espérer obtenir.
Mac les regardait depuis l’autre bout de la pièce, souhaitant qu’ils n’aient pas à faire revivre à cette pauvre gamine le cauchemar de la mort de sa mère. Depuis le début, Rachel avait été calme, si ce n’est légèrement méfiante envers son environnement. Mais les enfants peuvent réagir de différentes façons. Apparaître calme pouvait ne rien vouloir dire dans le futur en terme de véritable état émotionnel. Ils avaient beaucoup appris cela de Darlyn Lewis. Rachel Marks était fragile, et ce qu’ils étaient sur le point de faire pourrait indubitablement la blesser.
Mais ils n’avaient réellement pas d’autre choix.
 » Est elle prête à nous parler ?  » demanda Holstrom. Harm traduisit la requête, et Rachel hocha la tête, le regard anxieux. Le capitaine lui serra la main brièvement, puis se tourna vers les agents de façon à qu’elle ne puisse lire sur ses lèvres.
 » Elle est prête. Elle sait que vous allez lui parler, alors faites moi la faveur en fait de vous adresser directement à elle, d’accord ? Et soyez simple.  »
Mac cacha un sourire en voyant son partenaire utiliser un mode ultra protecteur. Ce n’était pas une attitude qu’il avait l’habitude d’afficher très souvent, mais quand il le faisait, cela le rendait délicieusement séduisant.
 » C’est d’accord.  » Holstrom regarda directement la petite fille et adoucit son ton : un geste inutile pour elle, peut être, mais Harm le comprit et l’apprécia.  » Rachel, peux tu nous dire ce que tu te rappelles à propos de cette nuit ?  »
Rachel regarda vers Harm comme il signait avec soin les mots. Pendant qu’elle répondait, il se concentrait sur le mouvement rapide de ses mains et interprétait les signes aussi vite qu’il le pouvait.  » ‘J’étais endormie….couchée dans ma chambre’  » commença t’il avec hésitation.  » ‘Quand je me suis réveillée, je me suis levée pour aller…..boire, et j’ai vu un homme entrer.’  »
 » Comment est il entré ?  » interpella Faulkner.  » A-t-il fracturé la porte, ou bien était elle déverrouillée ?  »
Rachel réfléchit un moment, puis répondit. Harm traduisait.  » ‘Je ne sais pas. Il est juste entré par la porte. Il est allé dans le salon, et j’ai vu qu’il avait une arme.’  »
 » Est-ce qu’il t’a vue ?  » demanda gentiment Mac.
Rachel secoua la tête.  » ‘J’étais à l’étage’  » dit Harm, suivant les signes plus facilement maintenant.  » ‘Je suis allée prévenir Maman, mais elle n’était pas dans sa chambre. Puis j’ai entendu le …’  » il hésita brièvement sur un mot inhabituel  » ‘….les coups de feu.’  »
Les adultes échangèrent des regards surpris.  » Tu pouvais les entendre ?  » demanda Holstrom.
 » ‘Un peu, parce que c’était si fort. Je pouvais les sentir dans ma tête……’  » Harm s’interrompit comme les yeux de Rachel se remplissaient de larmes. Immédiatement il commença à signer pour elle.  » Mon cœur, nous pouvons prendre notre temps si tu veux. Je sais que tu n’aimes pas penser à cela. Tu as été très brave.  »
Elle hocha la tête, et recommença à nouveau.  » ‘J’étais cachée à l’étage jusqu’à qu’il parte, et puis je suis allée voir Maman’  » continua t’il.  » ‘Quand je l’ai vue dans la cuisine, avec tout le…..le sang, j’ai appelé le 911, comme elle m’a toujours dit de faire. Ils peuvent vous trouver même si vous ne pouvez pas leur parler.’  »
Mac ne pouvait pas cacher qu’elle était impressionnée par la façon dont elle avait maîtrisé l’ensemble des choses. Les agents étaient aussi mal à l’aise, mais ils poussèrent à continuer.  » Peux tu décrire l’homme que tu as vu, Rachel ?  »
La fillette marqua une pause, et seul Harm remarqua le léger tremblement de ses doigts.  » Utilise moi comme comparaison  » lui suggéra t’il.  » Etait il plus petit ou plus grand que moi ?  »
A sa réponse, il rit bruyamment. Les autres le regardèrent avec interrogation, et il expliqua.  » Elle a dit que tout le monde est plus petit que moi.  » Un peu de la tension se dissipa, et elle s’agita sur sa chaise.  » ‘Plus petit, et un peu plus gros. Il avait les cheveux noir….c’est tout ce que j’ai vu.’  » Elle se détourna rapidement.
C’était la partie la plus difficile, réalisa soudain Harm. En essayant de visualiser le visage du tueur de sa mère, un visage qu’elle ne voulait jamais revoir de nouveau – elle revivait le mal que cet homme avait apporté dans sa vie ….
Instinctivement il tendit la main vers elle, mais elle se jeta en arrière et s’arracha de sa chaise. Plongeant vers le sol dans un coin de la pièce, elle ramena ses genoux contre sa poitrine, et cria d’une voix sourde ce qui était le premier son que chacun d’eux ait pu entendre de sa part.
Harm prit une profonde inspiration et posa un genou au sol à coté d’elle, attendant tranquillement jusqu’à qu’elle relève ses yeux rougis et larmoyants. [Elle est partie pour toujours] signa t’elle à travers les larmes. [Je ne peux plus la voir.]
Mon Dieu, j’espère que je ne vais pas me tromper, supplia t’il silencieusement, et il commença très délibérément à répondre.  » Rachel, je sais que nous ne pouvons pas arranger les choses. Ta mère était une personne très spéciale, et ce n’est pas juste que quelqu’un lui ait pris la vie. Mais je te promets que nous trouverons cet homme de façon à ce que personne d’autre ne souffre comme ça. Et je te promets qu’un jour, ça ne fera plus aussi mal. Nous allons t’aider, trésor. Tu vas aller bien.  »
La petite fille rechercha dans ses yeux bleus comme une forme de compréhension. Après une longue minute, elle se pencha en avant et mit ses bras autour de son cou. Il sentit quelques larmes tomber sur son col, et il la tint contre lui avec autant d’assurance qu’il pouvait en mettre dans cette simple étreinte.
Holstrom soupira.  » Je déteste les cas comme cela. Nous pouvons finir là pour l’instant – cela ne vaut pas la peine de la bouleverser davantage. Si vous voulez récupérer le rapport balistique pendant que nous la ramènerons, nous pourrons nous retrouver sur le lieu du crime.  »
 » Où va-t-elle rester ?  » demanda Mac, son regard toujours fixé sur le petit visage dans les bras de son partenaire.
 » Elle n’a pas de famille à proprement parler – tout du moins aucune que nous ayons été capable de trouver. Les Services Sociaux l’ont placée chez un couple à Rosslyn. Ils sont policiers tous les deux, aussi c’est plutôt sans danger, mais elle doit écrire pour communiquer avec eux au lieu de signer. Elle va dans une école pour malentendants, mais ce n’est pas vraiment un environnement sûr, alors nous n’allons pas l’y remettre. C’est ce que nous avons trouvé de mieux pour le moment.  »
 » Très bien. Nous allons travailler à l’extérieur du JAG pendant la durée de l’enquête, aussi je pense que vous feriez mieux de la ramener ici demain matin.  »
Harm se dégagea doucement de Rachel une fois que ses larmes stoppèrent, et il marcha avec elle vers la porte.  » Je te vois demain, d’accord ?  » lui dit il tendrement.  » Ne t’inquiète pas pour ça.  »
En réponse, elle signa son nom, puis toucha sa main avec ses lèvres et effleura avec la pointe de ses doigts Harm, les paumes vers le haut. Il sourit.  » De rien. Au revoir, Rachel.  »
Une fois qu’ils furent partis, il se redressa lentement et Mac se rapprocha de lui, posant une main sur son épaule.  » C’est terrible, n’est ce pas  » dit elle doucement.
 » Oui, bien sûr. Mais je pense qu’elle va s’en sortir, finalement. Elle semble assez forte. Je veux dire qu’il semble qu’elle commence à avoir confiance en moi.  »
 » Matelot, vous mesurez un demi mile de haut et vous portez un uniforme. Quelle petite fille âgée de sept ans ne se sentirait pas en sécurité avec vous aux alentours ?  » Elle sourit en le regardant et rassembla les dossiers sur la table.  » Nous avons des rapports à récupérer avant d’aller à Arlington.  »
 » En route, Marine.  »

A SUIVRE

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