Retour de New York

Maison de l’Amiral
21h05

« Mais qu’est-ce qu’ils font ? »
L’Amiral commençait à s’impatienter. Ils avaient plus d’une demi-heure de retard, le capitaine Rabb à la rigueur, mais le colonel Mackenzie, ça ne lui ressemblait vraiment pas !
Bud, Harriet, AJ, mais aussi Sturgis , son amie, Singer, Mic et Renée, tous étaient réunis à la petite fête donnée par l’Amiral sans aucune raison particulière. Seulement Harm et Mac se faisaient attendre et ne donnaient aucun signe de vie.
L’ambiance était électrique et le silence fut rompu par la sonnerie du téléphone de l’Amiral.
« Amiral Chegwidden ?
— … … …
— Oui, je comprends, où et quand est-ce arrivé ? dit-il visiblement inquiet.
— … … …
— Très bien nous arrivons le plus vite possible, merci d’avoir appeler.
L’Amiral raccrocha avec nervosité et se retourna vers ses invités, qui ne savaient plus vraiment quoi penser.
— Très bien, euh…, je vais être bref, Harm et Mac ont eu un accident de voiture sur l’autoroute en provenance de New York, ils sont tous les deux à l’hôpital de Bethesda. Leur état est assez grave selon les médecins. J’y vais tout de suite, alors …
— Oui, je viens aussi Monsieur, dit Bud totalement atterré par la nouvelle.
— On y va tous ! Mais que faisaient-ils à New York ? s’énerva Mic, dont la peur pour eux, ou plutôt pour elle, se transformait en colère.
— « Ca on s’en fout pour l’instant ! » S’emporta l’Amiral, et ils quittèrent tous la maison pour se rendre à l’hôpital.
Hôpital de Bethesda
21h27

L’infirmière, la mine soucieuse, observa la petite troupe s’avancer vers elle. Quelque soient ces personnes, elles étaient visiblement inquiètes, très inquiètes.
« Excusez-moi Madame, dit l’Amiral, deux de nos amis sont arrivés il y a peu de temps aux urgences, Le Colonel Mackenzie et le Capitaine Rabb. Un accident de voiture il me semble,…
— Oui, je vois, le Capitaine est sortit du bloc et est en salle de réveil, au 3ème étage, vous pouvez y aller. Vous pourrez parler au médecin. Mais pour le Colonel, je suis désolée, elle n’est toujours pas sortie du bloc opératoire ! veuillez me suivre, je vous conduis au Capitaine Rabb.
— Merci, nous vous suivons.
Hôpital de Bethesda
Chambre 302 : Harm
21h31

Harm était allongé, dans une salle plutôt large et spacieuse pour une chambre d’hôpital. Ses amis pâlirent lorsqu’ils le virent, accroché à toute une série d’appareils émettant des sons toujours plus aigus les uns que les autres. Renée réagit la première. Elle s’avança vers Harm pour lui prendre la main.
« Hey ! Harm, comment vas-tu ? Ne nous dis pas bien, je crois qu’on aurait tous un peu de mal à te croire ! Attention, tu commences à prendre cette fâcheuse habitude de nous faire des frayeurs! Le silence lui répondit.
— Mesdames, Messieurs, je suis le docteur Benjamin Pratt, dit le médecin en pénétrant dans la chambre d’Harm.
— Bonsoir Docteur, le salua AJ, cherchant dans son regard quelques lueurs d’espoir. Comment vont-ils je vous en prie ?
— J’ai moi-même soigné le Capitaine, sachez qu’il est désormais tiré d’affaire, il ne devrait plus tarder à reprendre conscience et n’aura aucune séquelle, il a eu une chance incroyable !
— Et Mac, comment va-t-elle ? dit Mic terrifié par ce que le médecin ne semblait vouloir dire.
— Malheureusement, le Colonel est toujours au bloc opératoire, son état est vraiment critique et je ne voudrais pas vous donner de faux espoirs. Bien sûr, il y a toujours des chances, mais elles sont assez faibles, sachez-le. Je suis désolé. Je dois aller voir comment se passe l’opération.
— Docteur tenez-nous au courant, s’il vous plaît ! » réussit à dire Harriet.
Harriet, qui comme toutes les personnes présentes était sous le choc de ce qu’ils venaient d’entendre. Ils pensaient que ce serait grave, mais là, c’était un réel coup de massue !
Aucun d’entre eux ne put dire un mot, et un silence lourd et pesant s’installa entre eux, attendant désespérément le réveil d’Harm et des nouvelles de Mac.
Hôpital de Bethesda
Chambre 302 : Harm
22h30

L’attente commençait à les désespérer. L’inquiétude dévorait leurs visages renfermés par le doute et le chagrin.
« Mac, … Mac … ?
— Harm, mon chéri comment te sens-tu ?
— Mal, dit-il avec un sourire des plus ironiques. Puis, avec une grimace de douleur provoquée par son dos il réussit à articuler : où est Mac, comment va-t-elle ? Puis en voyant leurs mines totalement déconfites : Elle va bien n’est ce pas ? N’est ce pas ? Non, ne me dites pas qu’elle… » Harm n’arrivait à terminer sa phrase, c’était impossible, ça ne pouvait pas arriver, pas maintenant, pas elle !
« Non, non ! réussit à articuler l’Amiral, seulement, elle est toujours au bloc et son état est vraiment très grave. Les médecins ne sont pas très confiants, je suis désolé.
—« Ce n’est possible ! » Il ne pouvait pas y croire.

C’est cet instant que choisit le docteur Pratt pour faire son entrée.
— « Docteur comment va-t-elle ? » demanda Harm
— Elle vient de sortir du bloc, cependant elle est dans un profond coma, les prochaines 24 heures seront décisives ! Répondit-il en vérifiant si Harm allait bien après son réveil.
— Pouvons nous la voir ?
— Vous non capitaine vous devez vous reposer, mais vous vous pouvez me suivre si vous le désirez, dit-il à l’Amiral.
— Je viens avec vous…
— Non, Capitaine, et ce n’est pas négociable ! » ordonna le médecin.

Sur ce, l’Amiral, Bud, Harriet et Mic se dirigèrent vers la chambre de Mac, à travers un dédale de couloirs. Alors que Sturgis était parti appeler la mère d’Harm pour la rassurer, Renée était restée à ses côtés.
« Harm, chéri, comment vas-tu ?
— Ca va mieux ne t’inquiète pas !
— Mais si je m’inquiète ! Le docteur a dit que tu avais eu beaucoup de chance tu sais ? Que s’est-il passé ?
— Je ne sais plus, un accident de voiture je crois… Oui c’est ça ! Nous roulions sur l’autoroute et puis, c’est assez flou je sais plus ! répliqua-t-il visiblement énervé par toutes ces questions.
— Qu’est ce que vous faisiez à cette heure là à New-York, au lieu de venir à la soirée de l’Amiral ?
Harm soupira : « Renée, s’il te plaît ! »
— Quoi, je n’ai pas le droit de me faire du souci pour toi ? Je n’ai pas le droit de me poser des questions ? Sa voix s’était quelque peu durcie, sans qu’elle le désir vraiment.
— Ce n’est pas ça, c’est juste que je m’inquiète pour Mac.
— Mac, toujours Mac ! Dit Renée dans un soupir en se levant.
— Renée ! Ma meilleure amie est dans le coma !
— Ta meilleure amie ?
— Oui ma meilleure amie, depuis des années et pour toujours. Je suis fatigué, je crois que je vais dormir maintenant ! »
Renée, seule face à lui, se sentit soudain de trop, de trop dans la pièce, ou de trop dans sa vie ? Cette question l’obsédait.
Hôpital de Bethesda
Chambre 330 : Mac
23h54

Allongée dans un grand lit blanc, Mac semblait encore plus pâle. Mic se précipita à son chevet et lui murmura à l’oreille :
« Sarah, ma chérie ! Réveille toi je t’en prie ! J’ai besoin de toi ! Ouvre les yeux, parle-moi ma Sarah !
— Docteur ? dit Harriet, dites moi que sa guérison n’est pas une option, dites moi que tout va s’arranger !
— J’aimerais vous dire cela, croyez moi, seulement les chirurgiens et moi-même ne pouvons pas vraiment nous prononcer. Je suis désolé, sachez que nous faisons tout notre possible Madame.
— Oui, je sais, merci docteur.

La nuit promettait d’être longue pour tout le monde. Sur les ordres des médecins, tous rentrèrent chez eux, effrayés par ce qui pourrait arriver pendant leur absence.
Hôpital de Bethesda
Couloir du troisième étage
04h10

Les couloirs de l’hôpital étaient déserts, un silence inquiétant y régnait.
Il venait tout juste de se réveiller après la dose de somnifères donnée par les médecins, et il se déplaçait tant bien que mal dans ce long couloir triste.
« 330. »Enfin ! Il pensait ne jamais y parvenir. Son dos le faisait affreusement souffrir et ses jambes avaient de plus en plus de mal à le porter. Il tourna délicatement la poignée et poussa doucement la porte avant de rentrer à pas feutrés dans la chambre de Mac.
Et enfin, il la vit, elle si pleine de vie habituellement, semblait perdue, entre vie et … Non il ne pouvait s’y résoudre, il ne pouvait même pas y penser.
Une chaise vide. Juste près d’elle. Leurs respirations étaient saccadées. Lui, par l’effort, la peur et le désespoir, elle par la douleur, le doute et le vide. Il s’assit, et dans un mouvement solennel et délicat lui prit la main. Ce contact le fit frissonner et avec toute son attention il lui embrassa la main puis posa son front sur le dos de celle-ci, en pensant à leur soirée passée. Ils avaient rendez-vous chez l’Amiral à 20h30, mais avaient décidé d’aller à New York auparavant. Pour « se promener et discuter » avait-il prétendu. Elle avait tout de suite accepté. Leur travail était très prenant en ce moment et ils avaient besoin d’une petite pause, de se retrouver l’espace d’un après-midi ensoleillé, dans un parc de la ville. Mais l’après-midi avait pris un tout autre chemin.

« Mac,…, Sarah ? Tu as vu dans quel état on est tous les deux !?! Dit-il dans un faux demi-sourire. Mais bon, on va se remettre et s’en sortir n’est ce pas ? Encore une fois ! Allez Sarah s’il te plaît, reviens vers nous, reviens vers moi ! Tu te souviens l’année dernière … »
Harm lui parlant pendant plus d’une heure, avant de s’endormir, la tête appuyée sur son bras droit, posé sur le lit, et la main au creux de celle de Mac.
Pendant la nuit, leurs respirations se firent plus calmes, plus reposées, ils s’étaient retrouvés et profitaient de cette nuit réparatrice. Leur guérison, il n’en doutait plus, pourvu qu’ils soient ensemble, seulement…
Hôpital de Bethesda
Chambre 330 : Mac
09h10

Cette vision attendrit autant l’Amiral qu’elle agaça Mic, qui était entré en même temps que lui dans la pièce.
L’infirmière dit :
« On a trouvé le Capitaine ici ce matin vers 7h00, mais ils avaient l’air serein, alors nous avons décidé d’attendre que le Capitaine se réveille.
— Docteur des nouvelles pour Mac ? questionna Mic avant même que le docteur Pratt n’ait pu entrer dans la chambre.
— Son état ne s’est pas aggravé pendant la nuit, mais il ne s’est pas amélioré non plus. »

Alors qu’il terminait sa phrase toutes les machines auxquelles était reliée Mac s’affolèrent. Médecins et infirmières arrivèrent très rapidement dans la chambre. Ils s’affairèrent tous autour de Mac en délogeant Harm soudainement réveillé, et en faisant sortir tous le monde de la pièce. L’angoisse se lisait sur tous les visages.
L’Amiral, Mic et Harm étaient désormais dans le couloir et regardaient avec appréhension le travail des médecins par la fenêtre.
« Je ne sens plus son pouls. » Annonça l’infirmière.
— Ok, préparez le défibrillateur.
— Attention, elle nous lâche !
— On dégage !
……… Le son ininterrompu des machines traduisait avec froideur et indifférence l’absence de battement de son cœur.
—On dégage ! »
……… Le corps de Mac sursautait au rythme des décharges.
Bip Bip Bip
Enfin, au soulagement de tous, elle vivait. Après quelques vérifications les médecins la quittèrent sans dirent un mots à ses amis.
L’Amiral, Mic, Harm, ainsi que Renée et Bud qui venaient d’arriver entrèrent dans la chambre. Harm sans un mot reprit sa place auprès d’elle en lui reprenant la main.
« Sarah, Sarah tu m’entends ? Réveille-toi Sarah, n’oublie pas, j’ai besoin de toi ! »

A cet instant dans un effort incroyable Mac ouvrit à demi les yeux.
« Harm…
— Sarah ! Oh merci, merci. Mais ne parle pas, repose…
— Harm écoute moi, ne m’interrompt pas s’il te plaît. »
La douleur et la fatigue marquaient son visage. Tous l’écoutaient désormais avec attention.
« Harm, je suis désolée. L’accident, pardon…
— Non, Sarah ce n’est pas de ta faute !
— Ecoute, je vais mourir, je le sens ! Alors écoute…
— Non ! Tu ne vas pas mourir, ne dis pas ça !
— Pour ce qui s’est passé entre nous hier, ou avant-hier je ne sais plus, je ne regrette rien, je ne regretterai jamais !
— Moi non plus, moi non plus, Sarah !
— Je vais partir, et je souhaite le faire en paix. Alors promets-moi quelque chose…
— Oui dis moi … »
Ils étaient seuls au monde, il n’y avait plus qu’eux, dans un monde désormais à eux. La présence de leurs amis leur était masquée. Ils s’hypnotisaient l’un l’autre.
« Promets-moi d’être toujours heureux, promets le moi…, je t’en supplie…
— Sarah non, je ne peux …
— Promets le moi ! dit-elle dans un murmure …
— Sans toi, c’est impossible …
— Harm …
— Pardonne-moi Sarah, pardonne moi pour ce que j’ai dit sur ce ferry en Australie. Je ne le pensais pas, j’avais juste très peur, trop peur pour être heureux ! lui avoua-t-il. Mais aujourd’hui je n’ai plus peur, alors reste avec moi je t’en prie.
— J’aimerais bien, crois moi ! Un faible sourire s’esquissa sur ses lèvres.
— Approche Harm, approche … »
Malgré la douleur, Harm se pencha au dessus de Mac, qui lui murmura :
« Harm, je t’aime ».
Les larmes coulaient désormais librement sur son visage. Il était face à une réalité bien trop dure, juste après un si court bonheur avec celle qu’il aimait.
« Sarah je t’aime, je t’aime plus que tout ! » lui répondit-il en la regardant droit dans les yeux.
Chacun dans la pièce était ému aux larmes. Après un regard plein de tendresse et d’amour pour Harm, Sarah sourit faiblement, et ferma les yeux à jamais…
Les médecins ne purent rien faire, ils étaient impuissants, malgré les regards désespérés de ses amis.
Chapelle du sud Washington
10h00

La cérémonie en mémoire de Sarah fut très émouvante, dans une magnifique petite chapelle. Ce fut une épreuve pour chacun d’eux.

L’Amiral, le premier, se leva et silencieusement se plaça devant la petite assemblée réunie pour Mac.
« Mes chers amis… Le colonel Mackenzie…, Mac était pour moi, plus qu’un officier sous mes ordres. Elle était une excellente avocate, une femme forte et formidable, une véritable amie. Comme l’a dit son fiancé un jour, tous les hommes qui la connaissaient étaient forcément un peu amoureux d’elle, ou beaucoup pour certains ! C’est donc cette amie chère et regrettée que nous pleurons tous aujourd’hui. Nous pensons à vous Sarah, merci pour tout ce que vous nous avez apporté ! » C’est ainsi, les yeux rougis par les larmes que l’Amiral clôtura son éloge, sous les yeux noyés de larmes de Chloé et des amis les plus proches de Sarah.
Alors que personne ne s’y attendait, Harm se leva et avança vers l’Amiral, qui se retira pour lui céder la place.

« Sarah était … Sa voix se brisa sous l’émotion et c’est avec beaucoup de peine qu’il poursuivit ;
— Sarah était quelqu’un de fantastique, oui, tout le monde le sait. Elle m’a sauvé la vie de nombreuses fois et j’ai parfois sauvé la sienne. En tout cas, j’avais à veiller sur elle, et même si elle détestait cette idée, je suis sûr qu’elle était ravie de m’avoir si souvent sur le dos ! Un demi sourire se révéla sur son visage. Si elle était là aujourd’hui, je suis certain que nous nous chamaillerions, comme d’habitude. Mais nos disputes n’ont jamais été réelles, comme entre tous meilleurs amis. Car oui, elle était, …, elle est et elle sera toujours ma meilleure amie, celle qui a toujours été là pour moi, dans les bons moments comme dans les plus durs. Et j’étais là pour elle, jusqu’à son dernier souffle. Mon seul regret aura été de ne pas lui avoir dit la vérité plus tôt. La vérité. Elle l’aimait tant ! Moi aussi. Mais elle à été dure à s’avouer entre nous, au niveau de nos sentiments bien sûr. Le pire dans tout cela, c’est qu’elle m’a quitté le lendemain du jour où je lui ai dit la vérité. J’ai pu lui dire: « Je t’aime Sarah ». Et après tant de bonheur si condensé, elle est partie.
Alors écoute moi Sarah. Je sais que de là où tu es tu m’entends. Je t’aime, plus que tout. Un philosophe français a dit : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Je croyais ne jamais ressentir cela. Je croyais être fort. Mais ma force, c’était toi ! Et sans toi, la vie n’est qu’un mot. Je t’aime ma Sarah. »

Tous leurs amis écoutèrent cet aveu si douloureux. Ils l’avaient toujours su. Pour Mic et Renée, ça faisait mal, très mal, mais cela n’importait plus maintenant.
Et c’est dans un murmure inaudible pour l’assemblée qu’Harm ajouta en regardant vers le ciel :
« Je t’aime Sarah, attends moi, j’arrive … »

EPILOGUE

5 heures après la fin de la cérémonie, l’Amiral reçu une coup de fil de la police de Washington.
Il apprit qu’un accident avait eu lieu, au même endroit que celui qui avait coûté la vie à Mac.
La police pensait à un accident, ses amis ne savaient pas vraiment quoi en penser. Ils ne voulaient plus y penser. Harm était parti. Ils avaient perdu leurs amis. Mais leur réconfort était de penser qu’ils s’étaient trouvés là-haut et qu’ils y étaient enfin heureux. Oui, ça ne faisait aucun doute…

FIN
Voilà j’espère que ça vous a plu, ce serait sympa d’avoir vos commentaires, bons ou mauvais…
Aurelly.

888 vues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*