River of grass

Traduction Brigitte

Chapitre 27

« Il est au courant? » demande Mac en me suivant dans le couloir. Elle me rattrape et reste à ma hauteur pendant que je me dirige vers la sortie la plus proche.

« On peut dire ça' » dis je en lui tenant la porte ouverte. Elle passe devant moi et sort dans la chaleur de la matinée. Nous avons passé toute la nuit dans les bureaux et je suis épuisé. Mac a l’air

tout aussi fatiguée pendant que nous traversons le parking vers la voiture de location que quelqu’un s’est chargé de nous prendre dans la nuit. Quelqu’un s’est aussi occupé de nous trouver des

vetements de rechange. L’agent Breen, j’en suis sûr. Même si les joggings chauds étaient agréables dans l’air conditionné des bureaux, ils sont bien trop chauds pour la chaleur de l’extérieur.
Elle tourne son visage vers le soleil et laisse échapper un soupir. « Et qu’a t’il dit? » demande t’elle.

« Etonnamment, pas grand chose », dis je. Je n’ai pas grand chose à dire pour l’instant, moi non plus. « Il a dit qu’il voulait nous parler à notre retour à Washington. Il aimerait qu’on ait une idée

sur ce qu’on souhaite faire à ce sujet d’ici là. »

« Et on a une idée, Harm? » Sa voix est un peu nouée, comme si elle avait peur de ma réponse. Est ce qu’elle pense vraiment que je vais m’enfuir, là maintenant?

« Notre idée pour l’instant, c’est qu’on est debout depuis bien trop longtemps. Que nous allons prendre le petit déjeuner, parce que ca fait je ne sais pas combien de temps que tu as mangé? Que nous

allons attendre que l’agent Larson nous rappelle, et que nous ne pouvons pas résoudre ce problème tous seuls, » dis je en tendant la main pour toucher son bras.

« Est ce que nous allons réussir à trouver une solution à cette situation? C’est à toi qu’il a parlé. Est ce que tu as déjà une idée? » demande Mac en plissant des yeux à cause de la lumière.

« Je n’ai pas de réponse, Mac. Il n’a pas eu l’air très surpris, c’est tout ce que je peux dire, d’accord? » lui dis je en m’avançant vers le siège passager et en lui ouvrant la portière. Elle monte

et je referme. Nous sommes bien trop fatigués pour discuter de ça pour l’instant.

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Mac picore son petit déjeuner avant de l’abandonner, ce qui est nouveau pour elle. Je pousse ma tasse de café et ouvre le journal, où je trouve le dernier article en date concernant Elsworth et

l’apparente incompétence du FBI et de l’armée des Etats Unis. Il semble que les arrestations de la nuit précédente ont été faites après l’heure de mise sous presse.

« Est ce que tu penses qu’ils vont l’attraper dans les jours à venir », demande t’elle en regardant l’article que je lis pendant qu’elle tourne paresseusement la cuiller dans son café, même s’il n’y

a rien à mélanger dans son café. Je pense qu’elle fait ca juste pour s’occuper. Elle a déjà parcouru les pages internationales et les pages locales avant que ses oeufs et ses pommes de terre

arrivent.

« Je pense que maintenant qu’il n’a plus de camp de base, il va devoir sortir tôt ou tard. Il a perdu l’aide de Jacobs. Et je suis sûr qu’il va sortir pour aider sa fille. Il n’a nulle part pour

aller … dans … les … Everglades », dis je. Mac me regarde avec curiosité. « Le chalet. Bon sang, à qui disait il constamment qu’il appartenait? Kurt quelque chose. »

« Jacobs saurait certainement comment y aller. Et Jacobs est toujours à la garde du FBI en attendant son transfert. » Mac fouille dans son sac pour prendre son téléphone et je lui tends la carte de

l’agent Larson.

« Si Elsworth n’est pas là, Andy a des camps de base un peu partout dans le coin. Les traces de notre canoe doivent encore être visibles. Elsworth sait comment se rendre invisible, mais même les

Everglades ont des limites. Il va devoir sortir à un moment ou un autre. »

A suivre

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