River of grass

Chapitre 32

Je la suis dans le petit restaurant et je réalise lentement à quel point elle fait se retourner les gens sur son passage quand elle ne porte pas son uniforme vert de Marines. Non que Mac ne soit pas belle, quoiqu’elle porte, mais pas à ce point.

Il est tard, bien après le coup de feu, et l’atmosphère est calme dans ce petit café. Quelques dineurs retardataires sont encore assis, la plupart sont des couples poursuivant une conversation intime. Il y a quelques groupes d’hommes d’affaire, probablement ici pour une convention, et c’est eux dont Mac a attiré le regard. Nous sommes installés dans un coin sombre du restaurant et on nous dit que notre serveur va venir nous voir.

Assise de l’autre coté de la table, Mac me regarde et ses yeux ne cachent pas son inquiétude sur ce qui va se passer. D’une certaine façon, dans le marais et dans cet hôtel sur la plage, Washington semblait très loin. Cela ne dépendait que de nous que l’amiral soit au courant, et pas de son intuition ou de quelques mots négligemment lâchés par un marin en absence non autorisée. Maintenant, il est au courant et il veut qu’on lui dise comment on pense gérer ce problème lundi matin à 0800.

Problème. Nous sommes un problème. Je savais que nous en serions un.

Mac regarde rapidement le menu, mais ne semble pas particulièrement intéressée par ce qu’elle y voit. Nous sommes ici pour parler, et pourtant je n’ai pas la moindre idée de ce que je vais dire. Je ne sais pas comment faire marcher tout ça sans que ca devienne compliqué. Je n’ai jamais su. C’est pour ça que nous ne sommes jamais allés aussi loin avant. Je ne trouvais pas comment faire pour que ca fonctionne facilement. J’aime que ma vie soit simple. Mac la rend compliquée.

Le serveur s’approche de nous et prend nos commandes. Mac n’a plus de menu derrière lequel se cacher. Je ne peux plus me cacher derrière le fait qu’elle se cache. Je sais que ce n’est pas ce que je devrais ressentir, après tout ce qui s’est passé, mais je ne peux pas m’en empêcher. Je ne sais tout simplement pas comment nous devons avancer.

Elle pose la main au milieu de la table, paume vers le haut, et me fait signe d’y mettre la mienne. Je m’exécute, mes doigts serrent les siens.

« Est ce que tu penses qu’ils finiront par le trouver? » je demande, glissant à nouveau dans mon autre moi. Celui qui n’a pas à s’inquiéter de relations sentimentales, et de savoir à quel point j’aime la personne assise en face de moi et à quel point nous risquons de souffrir de toute cette affaire.

« Elsworth? Je suppose qu’avec le réseau qu’il avait mis en place, il pourrait rester caché un bon moment. Je continue à ne pas tout comprendre, Harm. Pourquoi a t’ il fait ce qu’il a fait. Je suppose qu’aussi longtemps qu’on ne peut pas l’appréhender pour l’interroger, on ne le saura jamais, » dit elle, et ses doigts sont tellement chauds sous les miens. Elle peut être tellement chaude et je ne sais pas comment j’ai pu croire que je pourrais mettre fin à cette histoire une fois qu’elle était commencée.

« Pourquoi faisons nous ce que nous faisons? » je demande en lui souriant d’un sourire dont je sais qu’il est juste un peu trop confiant pour la situation. Elle retire sa main de la mienne.

Nous ne sommes pas en train de nous dire des choses personnelles, mais simplement en train de discuter des événements qui viennent de se produire sans discuter de ce qui s’est réellement passé. Je sais que pourtant nous devons le faire.

Le serveur tourne à nouveau autour de la table, posant notre commande devant nous. Mac et moi ne faisons rien d’autre que picorer, prenant de temps en temps un peu de nourriture. Et jetant parfois un regard à l’autre.

« Alors, c’est mon diner d’adieu? » demande t’ elle en étudiant son assiette. Ses yeux ne rencontrent pas les miens une fois la question posée. Elle ne lève pas son regard de l’assiette. Je m’adosse à mon siège et j’essaie de me préparer à ce qui va venir.

« Mac, qu’est ce que nous allons faire? Dis moi ce que tu veux faire. Ça ne va pas marcher, avec nous dans le même bureau, nous affrontant de temps en temps sur certaines affaires. Tu veux que je demande mon transfert quelque part? Ou tu veux le faire toi? Et je pourrais aussi démissionner et être avocat dans le civil. Ou mieux, tiens, devenir pilote de ligne. J’aurais bien suggéré que ce soit toi qui démissionnes, mais tu as déjà essayé une fois …. et je ne suis pas sûr que tu aies envie de faire ça pour moi, » dis je, et elle repose bruyamment sa fourchette à coté de son assiette. Quelques dineurs regardent, mais ils détournent rapidement les yeux quand ils voient les regards noirs qu’elle lance.

« Il a dit d’y mettre fin? Tu n’as pas été très clair sur ce dont tu as discuté avec l’amiral Chegwidden. D’accord, il sait. Donc nous devons gérer ce problème. Qu’est ce que ça veut dire exactement? » demande t’ elle, et sa voix est à la fois triste et en colère.

« Euh, je . . . » j’essaie de répondre. J’ai toujours supposé que gérer le problème voulait dire y mettre fin et reprendre notre vie comme elle l’était avant que nous allions dans les marais.

« Et comment sais tu que je ne renoncerais pas à tout pour toi, Harm? Est que tu l’as une seule fois demandé? Peut être que je le ferais. Probablement pas, mais peut être quand même. Mais tu sais ce qui serait agréable, c’est que une fois, juste une fois …. tu dises que tu serais prêt à tout abandonner pour moi. Je sais que tu ne le ferais jamais, mais bon sang, j’aimerais l’entendre une fois, » dit Mac en s’adossant à sa chaise et en croisant les bras sur la poitrine.

Je ne sais même pas quoi lui répondre. Ce n’est pas ainsi que j’avais imaginé que ca se passerait. Bien sûr, ces derniers jours ont été inimaginables. Avant que nous quittions Washington, si quelqu’un m’avait dit que Mac et moi serions pris en otage dans les Everglades et que nous deviendrions amants, j’aurais éclaté de rire. Je pense que je n’ai pas encore totalement assimilé la situation.

« Mac, es tu en train de me quitter? » je demande et elle me jette un regard surpris.

« Peut être sommes nous tous les deux en train de rompre? » elle demande. Ou elle dit. Je ne suis pas sûr que c’était vraiment une question.

« Peut être, » je réponds. Je saisis le verre d’eau devant moi et en bois une gorgée, mais après cet échange, l’eau a un goût désagréable. Rien ne va être agréable maintenant pendant un bon moment.

*************

« Content de vous revoir parmi nous, monsieur. L’amiral vous attend. Le colonel MacKenzie est déjà là » dit Tiner en venant à ma rencontre dès que je franchis la porte. Je regarde ma montre pour y voir qu’il est déjà 07:55 en ce froid et pluvieux lundi matin.

« Merci Tiner. Content d’être rentré. J’arrive tout de suite, » lui dis je en me dirigeant vers mon bureau. Je pose ma mallette et respire un grand coup. Mac et moi n’avons rien dit depuis que nous avons quitté l’aéroport. Je ne l’ai pas appelée, et nous n’avons pas accordé nos histoires. Le mieux que nous pouvons dire est que nous travaillons à gérer cette affaire en y mettant un point final.

Je frappe à la porte et l’amiral me crie d’entrer. Mac est déjà assise face à son bureau et elle ne tourne pas la tête quand j’entre dans la pièce. Je reste au garde à vous devant le bureau, derrière elle, jusqu’à ce qu’il parle.

« Repos, Capitaine. Asseyez vous, » dit il, avec une expression déjà menaçante sur son visage. Merveilleux. En m’asseyant, je jette un regard rapide à Mac, mais elle ne me regarde pas. « Je suppose que tout ce dont nous avons parlé la semaine dernière a été résolu? »

Je le regarde se pencher vers son bureau et nous regarder, Mac et moi. Le seul bruit dans la pièce est le tictac incessant de l’horloge et les crissements que Mac et moi provoquons en bougeant légèrement sur les fauteuils en cuir.

C’est elle qui répond la première. Elle se raidit dans son siège, me jette un coup d’œil rapide, puis le regarde. «  Oui, monsieur. Ce ne sera plus un problème » dit elle d’un ton confiant. Il se tourne vers moi pour avoir une confirmation.

« Il y a d’autres options . . . » commence t’ il à dire, mais sa voix s’éteint doucement.

« Oui monsieur. Mais pour l’instant aucune de ces options n’est viable, donc comme l’a dit le colonel, ce ne sera plus un problème, » dis je et j’entends Mac reprendre sa respiration quand je finis ces mots. Je connais tellement bien maintenant tous les petits bruits qu’elle émet que je sais ce qu’elle est en train de penser. Nous pensons tous les deux la même chose. C’est comme ca que ca doit se passer, même si nous souhaitons terriblement que ca se passe autrement.

L’amiral nous regarde en essayant de déterminer s’il peut ou non nous croire. Nous devons avoir l’air convaincant, parce qu’il s’adosse à nouveau à son fauteuil et passe au point suivant de l’ordre du jour.

« J’ai eu un appel ce matin de bonne heure de l’agent Nicole Larson; ils ont trouvé Harlan Elsworth tard hier après midi, » dit il, et Mac et moi nous redressons tous deux dans nos fauteuils. « Malheureusement, ils l’ont retrouvé mort. Une histoire de cabane dans les Everglades. Elle a dit que vous sauriez de quoi je parle . . . »

« Oui, monsieur, » dit Mac rapidement, voulant visiblement passer à autre chose.

« Apparemment, leur suspect principal est le second maitre Jeremy Lowman, et elle voulait savoir quels sont nos plans concernant les charges que vous avez ou que vous allez requérir contre lui, » dit il en attrapant un dossier sur son bureau et en l’ouvrant.

« Le second maitre Lowman est soupçonné du meurtre de Elsworth? » demande Mac comme si elle avait raté cet épisode ou qu’elle ne pouvait pas le croire.

« Ils ont un témoin qui les place tous les deux ensemble environ deux heures avant l’heure estimée de la mort d’Elsworth, du moins si le légiste ne s’est pas trompé. D’après l’agent Larson, le corps était étendu sur le ventre sur un matelas dans cette cabane et vu la température là bas … je vous laisse imaginer l’état de décomposition. La cabane a été passée au peigne fin pour conforter le témoignage reçu, vu le peu de crédibilité du témoin, » finit l’amiral en reposant le dossier sur son bureau.

« Et quelle est notre implication sur ce point, monsieur ? » je demande en espérant qu’il n’y en ait aucune. Je sais que nous nous occupons du cas de David Jacobs, mais ceci est inattendu.

« Il semble que le second maitre Lowman demande à vous parler, Capitaine, avant de parler au FBI. Ils espèrent recevoir des aveux, mais pour l’instant ils n’ont rien. Vous repartez demain matin pour la Floride. Je sais bien que le Colonel MacKenzie et vous avez pas mal de dossiers à rattraper … J’ai vu les piles sur vos bureaux. Mais ca ne devrait pas prendre trop longtemps. S’il se passe quelque chose qui nécessite une intervention immédiate, le colonel et le capitaine Brumby pourront s’en occuper. C’est tout pour le moment, » dit l’amiral.

« Oui monsieur, » disons nous en nous mettant au garde à vous, puis en tournant les talons vers la porte. Je ne sais pas comment nous faisons pour prendre tous les deux en même temps la poignée de la porte, et nos mains se touchent. J’entends l’amiral grommeler quelque chose de derrière son bureau pendant que nous nous regardons fixement, visiblement dans une impasse.

« Capitaine, puis je vous parler? » dit l’amiral et j’enlève ma main de dessus celle de Mac, qui quitte rapidement la pièce en me jetant un dernier regard avant de partir vers son bureau.

« Oui monsieur? » je demande en me retournant sans changer de place. Il se lève et s’approche de moi, jusqu’à être juste devant moi.

« J’ai regardé ce …. cette chose, c’est le meilleur nom que je trouve, flotter par ici depuis des années. Je ne veux plus jamais me retrouver entrainé dans ce genre d’histoire. Vous comprenez? » dit il en me regardant avec intensité.

« Oui, monsieur, » dis je sans savoir où il veut en venir.

« Est ce que c’est vraiment fini? Allez vous tous les deux être capables de travailler ensemble comme avant? » demande t’ il en croisant les bras sur sa poitrine.

« C’est allé aussi loin que ca pouvait actuellement, monsieur. Mac et moi ne devrions pas avoir de problème à travailler ensemble, » dis je sans savoir si c’est ou non la vérité. Nous n’avons même pas réussi à sortir au même moment par cette saleté de porte.

Il s’éloigne de moi et s’appuie contre son bureau, avec un air sérieux – et en même temps son visage exprime autre chose, comme de la sympathie ? Non pas tout à fait. De l’inquiétude ? Oui c’est peut être ça. De l’inquiétude au sujet de ce qui risque de se passer dans ce bureau à cause de cette histoire, probablement. Il se fiche sûrement des autres aspects.

« Qu’est ce que vous croyez, capitaine ? Vous pensez que je n’ai jamais fait d’erreur dans le passé? » demande t’ il quand il me voit le fixer. Il secoue lentement la tête et sourit en voyant que je ne sais pas quoi répondre. « Je ne suis pas en train de dire que c’était une erreur … mais bon sang, ne soyez pas surpris si elle continue à avancer dans sa vie maintenant. Et quand elle le fera, ne laissez pas ça se mettre en travers de la vie de ce bureau. »

« Oui monsieur, » Je réponds. Je n’avais pas encore réalisé que nous allons maintenant devoir reprendre nos vies séparément dans d’autres aspects que ceux du bureau. Tout est tellement récent et frais. Je peux presque encore la sentir …

« Rompez, » dit il, mais son air inquiet est toujours là. Même l’amiral ne croit pas que nous soyons capables de nous en sortir facilement comme ça. En fait je ne vois pas comment nous allons nous en sortir, quoique nous fassions.

************

Je me tiens devant la porte de l’appartement de Mac, et je ne sais pas exactement ce que je fais là. Je dois prendre un vol pour Miami dans quatre heures, mais tout est tellement … . . . perturbé. Je l’ai regardée passer l’après midi à travailler avec Brumby sur un dossier qui passe au tribunal la semaine prochaine, et elle faisait tellement d’efforts pour être agréable. Bon sang, mais qu’est ce que j’ai fait ?

Elle ne répond pas tout de suite, mais je sais qu’elle est derrière la porte. Je reconnais le bruit léger qu’elle fait en s’effondrant le dos contre la porte quand elle réalise qui est là.

« Qu’est ce que tu veux, Harm? » crie t’ elle à travers la porte après une bonne minute. Elle me dirait probablement que ca ne fait que 58 secondes. En gros toute la durée de notre relation amoureuse.

« Je voudrais te parler, Mac, » dis je ; j’ai envie de l’appeler Sarah, mais j’ai peur d’entendre un grognement sarcastique de l’autre coté de la porte si je le fais.

« Est ce que ca concerne le travail? »

« Allons , Mac. Tu sais bien que non. S’il te plait, » dis je en posant la tête sur la porte. Je peux presque la sentir là, juste là. Appuyée de l’autre coté. « S’il te plait, ouvre la porte. »

Et elle le fait. J’entre dans son appartement, et elle ferme la porte, s’y adossant à nouveau. Elle serre plus étroitement son peignoir et croise les bras sur sa poitrine d’une façon protectrice.

« Que voulais tu dire? » demande t’ elle d’une voix basse. On dirait qu’à un moment dans la nuit elle a pleuré, mais je me trompe peut être. La seule lumière de la pièce vient de l’autre chambre et je ne vois pas très bien. Elle repousse les cheveux tombés devant ses yeux, puis croise à nouveau les bras. Je reste planté devant elle sans la moindre idée de ce que je suis censé faire de moi ou de mes mains.

« Pendant tout le temps où on était là bas, on s’est demandé ce qui pourrait se passer quand on reviendrait. On a toujours su que ca pouvait se terminer comme ca . . . »

« Harm, je ne vais pas revivre ça, » dit elle en regardant par terre

«  . . . Seulement je ne savais pas que ca allait faire aussi mal, » dis je pour finir. Elle lève les yeux vers moi. « Ça fait mal, Mac, et il n’y a rien que je puisse faire pour apaiser cette douleur pour toi ou pour moi. »

Elle décroise les bras et resserre encore un peu la ceinture de son peignoir autour de sa taille. Elle soupire doucement. Oui elle a pleuré, et je ne peux rien y faire.

« Je sais ce que nous avons dit. Je savais qu’on en arriverait là. Mais je pensais que nous avions une chance d’y arriver. Je … j’ai mal de vouloir …. autre chose que ça, mon cœur souffre de vouloir quelque chose que je ne peux pas avoir. Quelque chose que j’ai eu et c’est comme … comme si on t’avait repris à moi. Je pense que j’avais réussi à me persuader que nous pourrions nous en sortir sans trop de mal. Que toi et moi avons traversé des situations bien pires et que nous allions survivre à ça aussi. Que nous arriverions à faire marcher cette histoire, » dit elle et je me rends compte qu’elle fait des efforts pour garder son calme de Marine.

« Mac, il faut que je retourne là bas dans quatre heures, et je ne veux pas. Tu n’es pas la seule à qui ça manque. Je suis resté éveillé la moitié de la nuit en pensant que tu me manquais …. en sachant que tu étais ici, » dis je et elle finit par s’éloigner un peu de la porte.

« Mais qu’est ce que nous allons faire? » dit elle à nouveau. Un pas de plus. Un pas vers moi et je ne peux pas m’empêcher de vouloir la prendre dans mes bras.

« Attendre que ce soit le bon moment, » dis je en fermant les yeux pendant qu’elle fait un pas de plus. Tout ce que je veux toujours lui demander, c’est d’attendre. Et maintenant, une fois de plus, je recommence à faire la même chose.

« Et si ce n’est jamais le bon moment? » demande t’ elle et j’ouvre les yeux pour la trouver debout là, juste devant moi. Je me retrouve avec ses mains dans les miennes et je n’ai pas la moindre idée au sujet de ce que nous allons faire. La seule façon de s’en sortir serait que l’un de nous s’en aille, démissionne, un truc du genre. Mais nous avons trop d’ambition tous les deux pour que ca arrive. Ou que l’un de nous congèle l’autre jusqu’à ce qu’on trouve une autre vie … ou que la douleur s’en aille.

« Un jour . . . » lui dis je en lâchant ses mains. Ses bras s’agrippent autour de moi et nous restons là, debout dans son séjour, tellement loin de ce maudit marécage, agrippés l’un à l’autre.

« Un jour. As tu l’intention de tenir cette promesse? » demande t’ elle et je sais que je n’ai pas le droit de la laisser attendre comme ça, mais que sommes nous supposés faire? Aucun de nous n’est prêt à changer d’avis, nous sommes bien trop têtus pour abandonner quoique ce soit.

« C’est une promesse que j’ai l’intention de tenir, » je murmure en la serrant plus fort. « Un jour, Mac. »

************

Fin

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