Une vengeance bien calculée

Une vengeance bien calculée

Leavenworth
Kansas
6 décembre 2001
14h00

Un officier accompagna Paul Hopkins dans sa cellule. Il venait de se faire incarcérer pour viol suite à une excellentte plaidoirie de notre actuel Amiral A.J Chegwidden. A l’origine le détenu était sous-marinier, plus précisément officier sonar, maintenant ce n’était plus qu’un smple prisonnier comme les autres avec une tenue et un numéro précis qui lui avaient été attribués à son entrée dans la prison militaire de Leavenworth.
Deux jours plus tard, il avait fait connaissance de trois détenus qui étaient devenus ces amis. Le soir-même, tous 4 s’évadaient, on ne sait trop comment. Pour étre franc personne ne l’a jamais su, mais cela resta la plus grande évasion jamais effectuée à Leavenworth.

Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
29 juillet 2002
9h45

Sarah MacKenzie guettait Harm à travers la porte ouverte de son bureau. Elle ne savait pas pourquoi elle faisait cela ou du moins elle ne voulait pas se l’admettre. Cela faisait plusieurs jours que Mic l’avait quittée disant qu’il ne voulait pas vivre avec une femme amoureuse d’un autre homme. De toute évidence, il avait raison. Depuis ce jour, elle ressentait de plus en plus l’envie d’être près d’Harm.
**********
Harmon Rabb jr. Sortit de l’ascenseur, jeta un rapide coup d’œil vers le bureau de Mac et passa prendre ses messages avant d’entrer dans son bureau. Ce matin, il était en retard à cause d’une dispute avec Renee qui l’avait amené à avouer ses sentiments pour sa collègue.
Renee, mécontente, était sortie de son appartement sur un bref  » Adieu !  » et Harm, satisfait, mais énervé était allé au bureau.
Il était de mauvaise humeur et n’avait envie de voir personne, pas même la femme de ses rêves. Le destin était vraisemblablement contre lui car car à ce moment-là, Mac frappa à sa porte :
 » _Entrez !  »
Elle entra et s’assit en face de lui :
 » _Bonjour Harm.
_Bonjour, quest-ce que je peux faire pour vous ? demanda-t-il d’un ton agacé.
_Oh, du calme, Harm ! Qu’est ce qu’il vous arrive ?
_Ça ne vous regarde pas !
_Harm, vous êtes en retard et de mauvaise humeur, je cherche seulement à comprendre. Vous vous êtes disputé avec Renee ?
_Si vous voulez tout savoir, on a rompu !… Et je n’ai pas envie d’en parler.
_OK, de toutes les façons je ne suis pas là pour ça… Vous avez entendu parler du bal annuel de la Marine qui se tiendra, cette année, sur un bateau de croisière appartenant au SecNav ?
_Oui bien sûr, répondit Harm dorénavant un peu plus calme.
_Je cherchais un cavalier et je me demandais si vous… enfin…
_Si je voulais vous accompagner ?
_Oui c’est ça… Alors ?
_Eh bien écoutez, ce n’est pas de refus. Je crois qu’on prend l’avion pour Los Angeles ce soir ?
_Oui c’est exact, on y retrouvera le fameux yacht demain en fin d’après-midi.
_Bien alors à plus tard.
_Oui à plus tard.  »
Elle sortit de son bureau et regagna le sien. Elle se mit immédiatement au travail non sans jeter un coup d’œil vers Harm.
Harm prit un dossier et commença à l’étudier.

Appartement de Harm
Nord d’Union Station
29 juillet 2002
17h00

Harm était rentré chez lui en avance pour préparer son sac.
Les invités passeront 3 jours à se prélasser, puis le soir du 3ème jour le bal annuel de la Marine aura lieu. Ils se reposeront ensuite durant 4 jours avant de regagner la terre ferme.
Après avoir pris une douche, il gagna l’aéroport en voiture.
**********
Appartement de Mac
Georgetown, Virginie
29 juillet 2002
17h30

Mac prépara tranquillement ses affaires tout en repensant aux vagues moments intimes qu’Harm et elle avaient passés.
Elle prit ensuite sa voiture et alla tout droit à l’aéroport où elle y trouva son collègue, l’Amiral, ainsi que Bud et Harriet qui avaient confié le petit A.J aux parents de la jeune Lieutenant.

Yacht du SecNav
Los Angeles
30 juillet 2002
16h45

En arrivant sur les quais, Harm admira le vaste océan qui s’étendait non-loin de lui. Le yacht était un vaste bateau de croisière d’un étage, une coque d’un blanc luisant, ainsi qu’un mince équipage qui attendait nos officiers du JAG. Il se composait du SecNav, bien entendu, de quelques marins et d’un Commandant. Il y avait aussi quelques invités déjà présents, tel que les 2 seuls députés conviés à bord, Bobbi Latham et un autre homme, il y avait aussi Clayton Webb, et plusieurs autres officiers de la Marine.
Le SecNav attendait encore quelques personnes avant de pouvoir lever l’ancre.
Ces quelques personnes arrivèrent un peu plus tard, vers 18h00.
Le navire leva donc l’ancre pendant qu’Harm et Mac prenaient place dans leurs cabines respectives reliées par une porte communicante.
Harm alla se changer dans sa salle de bain. Il prit un long bain chaud avant de se raser, puis il enfila une chemise et un jean, puis alla se ballader.
**********
Pendant ce temps-là, Mac fit de même, mais elle, enfila une légère robe d’été. Elle gagna le pont où elle s’arrêta pour admirer le bleu de l’océan. Elle vit Harm non-loin d’elle et le rejoignit :
 » _Comment ça va ?
_Bien et vous ?
_Très bien, les vacances vont nous faire du bien, ne croyez-vous pas ?
_Si, vous avez parfaitement raison.  »
Mac n’ajouta rien, elle se contenta de regarder à nouveau l’océan. Harm tourna la tête vers elle. Mac sentit le regard insistant de son compagnon balayer son visage, elle se tourna vers lui. Harm se pencha pour l’embrasser, mais Mac lui mit une main sur le torse pour l’arrêter, elle fit un petit signe de tête, lui disant de regarder derrière lui. Harm se retourna. Il vit Bobbi Latham s’avancer vers eux :
 » _Alors on prend du bon temps, hein ?
_Ce n’est pas ce que vous croyez Bobbi ! fit Mac vexée qu’elle l’ait dérangé dans un moment comme celui-là.
_Ah ! Ah ! Vous pouvez dire ce que vous voulez tous les deux, je sais à quoi m’en tenir !  »
Mac n’objecta rien et Harm garda le silence : ils n’avaient pas envie de discuter avec une député entêtée. Bobbi s’éloigna, Harm se pencha à nouveau vers sa collègue ignorant la présence non-lointaine de Bobbi. Mac se laissa faire et prit les lèvres de son compagnon entre les siennes. Ils se perdirent dans un tendre baiser ne se préoccupant plus que d’eux-même. Après tout, ils étaient en vacances et se fichaient éperdument de ce que pouvait penser les personnes présentes sur ce navire. La chaleur les envahissait, tous deux, petit à petit, ils adoraient ça. Mac qui souhaitaient discuter s’éloigna de son partenaire à contre-cœur :
 » _Harm, je crois qu’il faut qu’on parle.
_Oui, vous avez très certainement raison, seulement je ne suis pas sûr d’en avoir vraiment envie.
_Je comprends parfaitement, je crois que nous devrions attendre un peu.
_Oui, c’est une meilleure idée.  »
Elle n’ajouta rien, elle déposa un baiser sur ses lèvres et scruta à nouveau l’océan avant de sentir les bras d’Harm entourer sa taille délicatement. Il déposa un baiser sur son cou et ils restèrent là enlacés quelques instants avant d’être interrompus :
 » _Ah ! Je vois qu’on se laisse enfin aller  » fit l’Amiral en arrivant à leur hauteur.
Harm se détacha de Mac qui lui prit la main sans se soucier de ce qu’en pensait l’Amiral.
 » _Vous savez vous avez parfaitement raison tous les deux, profitez-en bien avant le retour au JAG.  »
Il s’éloigna laissant ses subordonnés à leurs occupations. Harm et Mac n’avaient rien pu dire : l’Amiral avait raison, ils devaient en profiter et ils avaient bien l’intention de suivre son conseil. Mac dit à Harm qu’elle allait faire un tour sur le yacht histoire de visiter un petit peu. Harm approuva, mais la laissa y aller seule. Il resta là à regarder l’océan avant d’aller dîner. Il retrouva Mac assise à une table, elle lui fit un petit signe pour lui dire de venir la voir. Il s’approcha :
 » _Vous dînez avec moi, Harm ?
_Pourquoi pas.  »
Il s’assit en face d’elle. Ils dînèrent parlant de tout et de rien, puis Mac retourna dans sa chambre pour aller se coucher, Harm l’accompagna jusqu’à la porte :
 » _Bonne nuit Sarah.
_Bonne nuit Harm.  »
Il déposa un tendre baiser sur ses lèvres et entra dans sa chambre une fois qu’elle eut fermé la porte. Il se coucha après s’être déshabiller. Il s’endormit aussitôt. Sarah fit de même dans la chambre d’à côté.
Yacht du SecNav
Quelque part dans le Pacifique
2 août 2002
20h30

Ils avaient passé 3 jours sublimes, et se préparaient chacun de leur côté pour assister au bal annuel de la Marine qui se tenait ce soir-là.
Harm prit un long bain avant de se raser, puis il enfila son uniforme de parade avant de gagner la salle où allait se dérouler le bal.
**********
Pendant ce temps-là, Mac fit de même, mais elle, enfila une charmante robe noire. Elle se rendit ensuite dans la salle principale du navire. En entrant, elle sentit plein de petits yeux se braquer sur elle tels des projecteurs. Elle chercha rapidement son cavalier qui s’avançait déjà vers elle.
Harm la prit délicatement par le bras en lui chuchotant :
 » _Vous êtes ravissante, Sarah.
_Vous n’êtes pas mal non plus.  » lui répondit-elle avec un large sourire.
Il l’emmena vers leur groupe d’amis qui discutait joyeusement. Harm ne cessait de baisser ses yeux le long de son décolleté. Cette femme ne le laissait vraisemblablement pas indiférent et il en était ravi. Il avait prit la décision de lui dire le fond de sa pensée durant cette semaine de  » vacances « , mais n’avait pas encore eu cette occasion. Ils avaient passé 3 jours merveilleux et il n’avait pas eu envie de gâcher cela.
Mac avait bien vu que Harm louchait continuellement sur sa poitrine, mais elle le laissait faire, de toutes les façons il auait de quoi bien plus durant leur croisière. Elle se l’était promis et elle le ferait quoi qu’il puisse en penser. Harm serait bien obligé de se laisser aller et Mac l’aiderait au maximum. Il devait lui faire l’amour cette semaine sinon elle allait craquer !
Ils discutèrent une petite partie de la soirée tout en regardant les couples danser sur la scène improvisée.
En entendant l’introduction d’un slow que Mac aimait tout particulièrement, elle se tourna vers son partenaire et lui demanda :
 » _Vous venez danser, Harm ?
_Ce n’est pas de refus.  »
Il la prit par le bras et l’amena sur la piste de danse, il plaça ensuite ses bras autour de sa taille.
Mac glissa ses mains autour de son cou tout en lui caressant les cheveux, elle posa ensuite sa tête dans le creux de son épaule.
Pendant qu’Harm et Mac dansaient, Webb s’étant rapproché de l’Amiral lui dit :
 » _Je parie 5$ qu’ils ont déjà couché ensemble, qu’en pensez-vous ?
_Je pense que vous avez tort, Webb. Je parie 5$ qu’ils coucheront ensemble ce soir et qu’ils ne l’ont pas encore fait.
_Paris tenus, mais je soutiens que j’ai raison.
_Comme vous voudrez.  »
Webb ne répondit pas, il se contenta de regarder une nouvelle fois le couple avant d’aller se resservir un verre de Whisky.
**********
A la fin de la chanson, Harm se détacha lentement de sa partenaire essayant de garder la chaleur de celle-ci le plus longtemps possible. Il la regarda dans les yeux et déposa un léger baiser sur ces lèvres. Il allait se détacher complètement d’elle quand Sarah conserva ses lèvres entre les siennes et prolongea leur baiser.
Ils se détachèrent l’un de l’autre quelques secondes plus tard sous les yeux envieux des autres couples, ainsi qu’A.J et Webb qui n’avaient rien raté de la scène. Ils ne dirent rien et allèrent se servir un verre de Champagne.
Après quelques minutes de silence, Mac le rompit :
 » _Je vais aller me coucher Harm.
_Oui bien sûr, il se fait tard. Je vais vous accompagner jusqu’à votre chambre.  »
Ils se dirigèrent vers les escaliers qui menaient aux chambres main dans la main.
Elle ouvrit sa porte, se retourna vers son compagnon et le tira légèrement vers elle. Il l’enlaça et l’embrassa pendant que Mac le tirait à l’intérieur de la pièce.
Ils marchèrent enlacés jusqu’au lit.
Harm passait ses mains dans le dos de Sarah, elle frissonnait de plaisir. Il descendit la fermeture Eclair de sa robe tout en caressant sa peau nue.
Mac déboutonna la veste d’Harm avant de la lui enlever.
Ils se déshabillèrent délicatement tout en passant leur langue un peu partout sur le corps de l’autre. Ils usaient de beaucoup de tendresse entre eux, chose qu’Harm ne se croyait pas capable de faire. Il la dévorait des yeux à chaque bout de tissus enlevé et Mac était ravie de sentir son partenaire aussi attentif au moindre de ses désirs.
Mac s’allongea sur le lit tenant la main de son compagnon afin qu’il la suive. Harm l’embrassait tendrement, goûtant à chaque parcelle de son corps, il ne souhaitait se détacher d’elle pour rien au monde. Il avait envie d’elle plus que tout, il ne pouvait plus attendre et il ne comprenait pas comment il avait pu patienter 5 ans avant de vivre ce bonheur.
Sarah, quand à elle, savourait chaque seconde de ce moment de plaisir enfin partagé avec Harm. Elle avait attendu ça tellement longtemps qu’elle en avait oublié tout le reste.
Harm se plaça par-dessus elle et la pénétra délicatement, puis il commença son va-et-vient. Il sentait Mac frémir sous lui ce qui avait tendance à décupler son plaisir. Mac était étonnée de la tendresse que lui portait son partenaire.
Elle sentit l’orgasme monter en elle. A ce moment de plaisir très intense, Harm éjacula. Il retint un gémissement entre ses dents et sentit Sarah s’arquer sous lui. Tout en reprenant son souffle, il déposa un baiser sur la base de son cou avant de se détacher d’elle et de s’allonger sur le dos. Ils ne dirent rien, Sarah leva la tête vers Harm, s’appuya sur son coude et l’embrassa. Harm passa ses bras autour de sa taille et lui caressa le dos tout en prolongeant son baiser.
Harm croyait devenir fou, c’est vrai il était fou, mais pas fou comme il le pensait, il était fou d’elle. Il allait la renverser sur le dos lorsqu’elle se détacha de lui, le regarda dans les yeux avant de déposer un baiser sur ses lèvres, de s’allonger contre lui et de poser sa tête dans le creux de son épaule. Elle s’endormit aussitôt. Harm ne fut pas long à la rejoindre dans le royaume des rêves.

Yacht du SecNav
Quelque part dans le Pacifique
3 août 2002
10h30

Harm se réveilla dans le lit, il sentit la chaleur de Sarah près de lui. Il se retourna tout doucement et la vit, elle était nue encore plus belle que dans tous ses rêves, plus belle que jamais au fait. Elle avait éloigné les couvertures à cause de la chaleur qu’il faisait dans la chambre. Il fit glisser ses yeux le long de ses courbes parfaites, ses seins, ses fesses, il remonta jusqu’à son visage, sa bouche, ses lèvres, il la vit bouger, elle se retourna :
 » _C’est pas bientôt fini de m’observer pendant que je dors !
_Tu ne dors plus alors…  »
Il déposa un léger baiser sur ses lèvres.
 » _Bien dormi ?
_Oui, mais ce n’est vraiment pas ce que j’ai préféré !
_Ah ! Et qu’as-tu préféré ?
_Je ne peux pas te le dire.
_Tu sais que tu peux tout me dire…
_Oui, je sais, mais là ce n’est pas très catholique à dire alors, je te laisse te remémorer cette nuit merveilleuse et tu comprendras.
_Ah ! Je vois. Alors comme ça ce n’est pas catholique ?
_Non pas du tout !  »
Il l’embrassa passionnément, il était sur le point de re-faire quelque chose de pas catholique du tout lorsqu’elle s’éloigna et lui dit :
 » _J’ai faim, Harm !
_Oui, eh bien moi vois-tu, j’ai faim de toi !
_Harm, je suis sérieuse, je crois qu’on en a assez fait.
_Hum ! Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous, Marine, mais bon…  »
Ils se levèrent et s’habillèrent avant de descendre prendre leur petit-déjeuner.
**********
A.J les vit arriver main dans la main, un sourire éclairant leur visage. A ce moment-là, il sut qu’il avait gagné son pari.
Ils s’assirent à une table et déjeunèrent tranquillement. Ils allèrent ensuite se promener sur le pont. Ils marchèrent quelques instants, puis Mac s’arrêta et s’accouda à la balustrade. Harm l’enlaça et ils scrutèrent, tous deux, le bleu de l’océan. Il déposa un baiser sur son cou et l’entendit dire :
 » _Il serait peut-être temps de parler, Harm.
_Oui tu as raison… Ecoute, je ne vois pas grand chose à te dire à part que je t’aime Sarah MacKenzie.
_Moi aussi, je t’aime Harm.  » fit-elle en se retournant et en l’embrassant.
Ils restèrent enlacés quelques secondes avant de regagner leur chambre.
Mac ouvrit la porte, elle entra suivi d’Harm qui la tenait toujours par la main. Il ferma la porte derrière eux. Mac dit à Harm qu’elle allait prendre un bain, celui-ci qui ne voulait pas la lâcher l’accompagna dans sa baignoire, et Mac n’en fut que plus heureuse ! Il prirent donc un bain ensemble, enfin si on peut appeler ça un bain !
Ils passèrent avec une grande facilité de la baignoire au lit. Lorsque l’heure du déjeuner arriva, ils s’habillèrent et allèrent déjeuner en compagnie de Webb, Bobbi et Chegwidden.
L’Amiral dit à Webb en court de repas :
 » _Alors pas trop vexé d’avoir perdu votre pari Webb ?
_Non, je dois admettre que vous aviez raison.
_Et peut-on savoir sur quoi vous avez parié ? demanda Bobbi.
_Des trucs d’hommes Madame la député, répondit A.J.
_Et moi je peux savoir ? demanda à son tour Harm intrigué.
_Vous non plus Harm, désolé, lui répondit Webb avec un sourire.
_Pourtant je ne suis pas une femme, ou du moins pas à ma connaissance.
_Je confirme, tu n’es pas une femme, lui dit Mac avec un sourire et un regard complices.
_Bon alors, racontez-nous vous deux, qu’est-ce qui vous arrive ? fit Bobbi pour changer de sujet.
_Ah ! C’est top secret ! lui dit Mac.
_Alors dans ce cas vous devez pouvoir me le dire, dit Webb.
_Vous nous dites sur quoi vous avez parié et on vous explique. OK ?
_OK, A.J et moi avions parié que vous coucheriez ensemble hier soir et que vous ne l’aviez pas encore fait. Même si je soutenais le contraire.
_Ah ! Et c’est donc vous Amiral qui avez gagné ?
_Exact !
_Et puis-je savoir comment vous le savez ?
_Eh bien vous allez nous dire si j’ai raison, Capitaine !
_Vous avez raison Amiral, fit Harm en lançant un regard chargé de désir à Sarah.
_Ah ! Bah vous voyez Webb vous me devez 5$ !
_OK ! Vous avez gagné !  »
Il sortit de sa poche un billet et le donna à Chegwidden. Celui-ci le prit et ils continuèrent leur repas en discutant de l’actualité.
A la fin du déjeuner, Harm et Mac retournèrent dans leur chambre afin de passer la fin de leur journée… au lit !
Le soir, ils allèrent dîner après s’être tant bien que mal levés et habillés. Ils s’assirent à une table en compagnie de Bud, Harriet et A.J.
A la fin du repas, l’Amiral s’absenta pendant que les deux couples continuaient à discuter.
Soudain, un groupe armé d’un dizaine de personnes entrèrent dans la grande salle bloquant tous les accès.
L’homme qui semblait être le chef était grand, mince, la peau mate, les cheveux bruns et de petits yeux marrons. Il donnait des ordres stricts digne de ceux d’un Général qui a 30 ans de métier derrière lui. Il ordonna à toutes les personnes dans la salle de ne toucher à rien et de rester à leur place. Tout le monde obéït sans mot dire. Mac fit un signe à Harm lui désignant une porte non-surveillée non-loin d’eux. Harm tourna doucement la tête et aperçut l’Amiral qui leur fit signe de se taire. Ils obéïrent et le virent s’éloigner.
Le soi-disant chef se plaça au centre de la salle et leur parla d’un ton dégagé :
 » _Je suis l’ex-Lieutenant de Vaisseau Paul Hopkins, j’étais officier sonar avant de me faire incarcérer pour un viol que j’ai admis avoir commis. Je me suis évadé avec 3 autres détenus, que voici, au bout de deux jours. L’homme qui m’a fait condamner est l’Amiral A.J Chegwidden. Je sais qu’il est ici et j’aimerais qu’il coopère avec nous sinon je veillerai personnellement à ce que toutes le personnes présentes sur ce navire meurent d’une mort lente et douloureuse.  »
Il se dirigea ensuite vers la table d’Harm et Mac :
 » _Je crois savoir qu’il a dîné avec vous ce soir ?  »
Harm qui avait entendu parler de l’affaire et qui se doutait que l’hommes en face de lui ne soit pas dupe, dit :
 » _Il a effectivement dîné avec nous, puis il est parti je ne sais où.
_Capitaine Rabb, je crois ?
_Oui, c’est cela.
_C’est gentil de votre coopération, mais ça ne m’aide pas beaucoup…
_Hopkins ! Chegwidden a été rapatrié tout à l’heure par hélico, l’interrompit le SecNav.
_Vraiment ! Bizarre je ne l’ai pourtant pas vu votre hélico. Je surveille ce foutu rafiot depuis Los Angeles, vous ne m’aurez pas comme ça Monsieur le secrétaire !  »
Le secrétaire se dandina sur sa chaise, mais n’ajouta rien, il savait que c’était peine perdue.
Tout le monde se tut jusqu’à ce qu’une voix forte brise le silence pesant :
 » _Hopkins ! C’est moi que vous voulez, alors vous m’avez ! fit A.J en entrant dans la salle d’un pas assuré.
_Ah enfin ! On va pouvoir jouer maintenant !
_Oui, mais à une seule condition.
_Laquelle ?
_Je veux votre parole que vous ne toucherez pas un seul cheveux de tous ces gens.
_C’est d’accord !  »
Sur ces mots, A.J regagna sa table et s’assit à sa place, à côté d’Harm. Il lui glissa un objet sur les jambes de façon à ce que personne ne le voit.
Harm, au contact de l’objet, le saisit. Il sentit sous sa main la crosse d’un pistolet automatique 9 mm. Chegwidden avait du l’avoir à l’armurerie, mais un seul ne suffirait pas. Il devrait donc allait chercher d’autres armes.
Pendant qu’il cherchait un plan, Hopkins amena Chegwidden dans la salle de commandement à côté.
Il y avait au total 4 portes, une qui menait aux cuisines, une à la salle de commandement, une aux escaliers pour monter à l’étage où se trouvait les cabines des invités ; et pour descendre à la cale, et enfin une pour aller sur le pont.
Harm choisit celle des escalier juste à côté d’eux. Les hommes d’Hopkins s’étaient plus ou moins rassemblés. Il y en avait 5 assis à une table à surveiller tout le monde avec très peu d’attention ; et 4 autres à faire des allers-retours devant chaque porte. Harm se pencha vers Mac et lui dit :
 » _Essaie de d’attirer l’attention du type à côté, je vais essayer de sortir pour chercher des armes.  »
Mac ne lui répondit pas, elle interpela le garde à contre-cœur et lui demanda, avec un joli sourire, si elle pouvait aller aux toilettes
Harm prit le temps de sortir à quatre pattes sans se faire voir et s’engagea immédiatement dans les escaliers.
Pendant ce temps-là, le garde expliqua gentiment à Mac, en louchant de temps en temps sur sa poitrine, que ce n’était pas possible, mais que dans d’autres circonstances il l’aurait laissé y aller.
**********
Harm descendit les escaliers et découvrit un couloir sombre. Il tâtonna pour trouver un interrupteur et alluma la lumière. Il s’approcha d’une sorte d’armoire en acier qu’il ouvrit sans difficulté. Il en sortit deux 9 mm automatique qu’il glissa dans ses poches en plus du sien qu’il tenait à la main.
Il remonta les escaliers, vit Mac qui le guettait ainsi que le garde de tout à l’heure attablé auprès de ses compagnons. Il la rejoignit à quatre pattes et lui glissa les deux 9 mm sur les genoux avant de quitter une nouvelle fois la salle. Il était étonné que personne ne l’ait vu. Les gardes s’étaient tous rassemblés autour de la table pour jouer aux cartes. Ils se contentaient d’un coup d’œil aux passagers de temps en temps.
Harm réfléchit un instant avant de gagner une porte de secours qui débouchait sur le pont.
Il vit une corde attachée à la rambarde, il se pencha en avant et vit un canoë qui avait du servir de moyen de transport à Hopkins et ses hommes.
Il se dirigea vers une porte qui devait être, si ça mémoire était bonne, le bureau du Commandant. Il entra, chercha des yeux la radio qu’il trouva dans un coin posé sur une petite table. Il s’avança vers celle-ci lorsqu’il entendit quelqu’un ouvrir la porte. Il eut juste le temps de se cacher surle bureau. Un homme entra s’avança vers lui. Harm crut que celui-ci l’avait vu, mais il prit quelque chose sur le bureau et ressortit immédiatement. Harm sortit de sa cachette avec un soupir de soulagement. Il se dirigea vers la radio, la mit en marche et lança un S.O.S. Il attendit 5 bonne minute avant d’avoir une réponse des gardes-côtes. Il expliqua rapidement leur situation. Le type à l’autre bout du fil lui demanda sa position. Harm la lui annonça approximativement, espérant que cela suffirait à les retrouver. Le garde-côté lui dit qu’il allait envoyer quelqu’un pour les aider, mais qu’il ne pouvait pas lui garantir l’efficacité et la rapidité de ses hommes avec le peu d’information qu’il détenait. Harm raccrocha et retourna à la porte de secours. Il se plaqua contre le mur au moment où un des hommes d’Hopkins passait par là. Il attendit que celui-ci se fut éloigné et il retourna, à quatre pattes et avec beaucoup de précaution, à sa place. Mac le guettait toujours, elle fut soulagée de le voir arriver en pleine forme. Elle lui dit rapidement qu’il ne s’était pas encore aperçut de sa disparition et qu’Hopkins était toujours avec Chegwidden. Harm lui expliqua à son tour ce qui venait de lui arriver. Une fois leurs explications terminées, Hopkins entra dans la pièce et se dirigea tout de suite vers leur table.
 » _Votre Amiral n’est pas très coopératif avec nous… Colonel MacKenzie, je crois ? demanda-t-il en désignant Mac d’un signe de tête.
_Oui c’est moi.
_Venez avec nous.  »
Il pointa son arme sur elle et lui prit le bras.
 » _Ne la touchez pas ! fit Harm en se levant et en écartant son bras.
_Oh ! Le gentil Capitaine protège le petit Colonel, si c’est pas mignon tout ça ! Amenez-le moi, lui aussi  » fit-il en s’adressant à un de ces hommes.
Un homme vint prendre Harm par le bras pour le pousser en direction de la petite pièce tandis qu’Hopkins poussait Mac devant lui. Après quelques ordres d’Hopkins à ses hommes, ils attachèrent Harm et Mac sur deux chaises côte à côte. Ils virent l’Amiral assis devant une petite table, il avait les mains attachés derrière le dos.
 » _Nous allons pouvoir commencer… Amiral pouvez-vous leur expliquer pourquoi vous êtes là.
_Ils le savent déjà, Hopkins.
_Expliquez-leur une nouvelle fois avant que j’en finisse avec vous tout de suite, sans sursis.
_Hopkins a été accusé d’un viol qu’il a admit avoir commis, j’étais avocat à l’époque et c’est moi qui était à l’accusation. Il a été condamné à 10 ans de prison et s’est échappé de Leavenworth au bout de 2 jours.
_Ce qu’il a omis de dire c’est que c’est lui qui m’a fait incarcérer et que la faute lui en revient à lui, et à lui seul.
_Et vous avez donc l’intention de vous vengez en le tuant c’est cela ? demanda Harm.
_Non, pas ne le tuant, en le faisant souffrir.
_Oui, mais à la fin il mourra, n’est-ce pas ? demanda à son tour Mac.
_Oui bien sûr.
_Vous avez commis ce viol vous n’avez eu que ce que vous méritiez Hopkins ! fit A.J. Vous vous êtes échappé et c’est tant mieux pour vous alors pourquoi revenir ? Pourquoi ne pas rester là où vous êtiez ?
_Pourquoi ? Mais tout simplement pour me venger… C’est vrai j’ai avoué, vous n’auriez pas du vous acharnez sur moi comme vous l’avez fait. Ça n’en valait pas la peine Amiral.
_Je n’ai fait que mon boulot Hopkins !
_Peut-être… Peut-être. Ça ne change pas le présent vous allez mourir un point c’est tout et vous ne m’attendrirez pas avec vos sornettes !  »
Ils se turent, de toutes les façons, c’était peine perdue. Harm ne pouvait qu’espérer que les gardes-côtes allaient arriver assez tôt pour les sortir d’ici. Hopkins sortit de la salle laissant les 3 prisonniers seuls dans la petite salle.
 » _J’ai appelé les gardes-côtes, Amiral, ils ne savent pas quand est-ce qu’ils arriveront, mais ils sont déjà en route, expliqua Harm à son supérieur.
_Bien, il n’y a plus qu’à attendre maintenant. Vous avez des armes ?
_Oui, j’en ai donné deux à Mac et j’en ai une.
_Bien ça fait un total de 4, avec la mienne. Il ne reste plus qu’à se libérer pour pouvoir s’en servir.
_Je crois que je peux y arriver, Amiral, fit Mac.
_Bien alors allez-y, on avisera ensuite.  »
Mac essayait de couper ses liens avec sa bague de fiançailles qu’elle avait oublié d’enlever lorsque Mic l’avait quittée.
Au bout de longues minutes d’acharnement, elle parvint à ses fins. Elle se libéra les mains, se leva et délivra ses deux compagnons. Ils entendirent de l’agitation dans la grande salle, des cris et des coups de feu. Ils sortirent de la petite salle et arrivèrent au milieu d’une bagarre générale. Bud, en les voyant, s’était précipité vers eux. Mac lui tendit un pistolet que Bud prit en main avant d’expliquer à ses camarades qu’Hopkins s’étant disputé avec un de ses homme l’avait abattu et que 2 autres de ses compagnons s’était jeté sur lui. Depuis, tout le monde essayait de les arrêter.
On pouvait voir les femmes effrayées à l’écart du groupe des hommes qui se cassaient le figure mutuellement. Il y avait deux blessés par balle qui était des hommes d’Hopkins, ils étaient allongés par terre et semblaient évanouis. Tout d’un coup ils entendirent une voix forte s’échapper du groupe :
 » _Ils se sont libérés, abattez-les !  » fit Hopkins entre deux coups de poing. Les hommes d’Hopkins, encore valides, se jetèrent sur eux après les ordres de leur chef. Ils n’en restait plus que 3 plus Hopkins, lui-même qui se jeta sur A.J.
Harm tira dans la jambe de l’un qui s’écroula pendant que l’autre l’attrapait par le cou. Il vit Mac donner un coup de poing à l’autre, puis un coup de pied dans l’entre-jambe.
Harm se débattit et réussit tant bien que mal à faire lâcher prise à son assaillant. Il lui donna un violent coup de pied dans le ventre, entendit une détonation et vit son agresseur s’écrouler par terre, une grosse tâche de sang dans le dos. Il vit Mac son arme à la main visant encore l’homme à terre.
Pendant ce temps-là, l’Amiral maîtrisait son agresseur une main à la gorge. Mac se dirigea vers lui et lui pointa son arme sur la tempe :
 » _On ne bouge plus Hopkins, on reste bien sage !  »
Paul Hopkins émit un grognement de colère et ne bougea plus. A.J alla chercher une corde pour attacher lui et ses hommes encore en vie.
Tout le monde se calma, Harm alla voir Mac qui s’était assise sur une chaise. Il s’agenouilla près d’elle et l’embrassa tendrement sous le regard des autres invités.
 » _Je crois que je dois te remercier, lui dit-il en lui prenant la main.
_Ce n’est pas nécessaire Harm, j’ai fait ce que j’avais à faire.
_Merci quand même.  »
Il l’embrassa à nouveau, ils entendirent un bruit de moteur, puis des bruits de pas sur le pont.
Ils s’éloignèrent et virent entrer les gardes-côtes armés. Ils emmenèrent tout ce beau monde sur leur bateau et les ramenèrent à Los Angeles. Pendant ce temps-là, les invités reprenaient des occupations normales tout en remarquant qu’ils avaient passé toute la nuit au main de ses psychopathes, et qu’il était déjà 10h00 du matin lorsque les gardes-côtes repartirent.
Harm et Mac allèrent se coucher, mais cette fois sans aucunes activités physiques, quelles quelles soient.
Ils ne se réveilèrent même pas à l’heure du déjeuner. Ils dormirent jusqu’à 16h30.
Mac se réveilla la première, elle resta blottie dans les bras d’Harm jusqu’à ce que celui-ci se réveille.
Une fois, tous deux réveillés, ils décidèrent d’aller marcher un peu sur le pont.

Yacht du SecNav
Los Angeles
5 août 2002
19h15

Le lendemain après-midi, le SecNav décida de jeter l’ancre non-loin d’une petite île vraisemblablement déserte. Les personnes qui le voudraient, pourraient aller, à bord d’un canoë, sur l’île. Harm et Mac prirent donc le canoë en compagnie de l’Amiral, de Bobbi, de Webb ainsi que du couple Roberts. Ils se rendirent sur l’île et marchèrent un peu sur la plage main dans la main.
Mac se sentait légère et heureuse : Harm et elle avait réussi à se dire la vérité après une nuit qu’elle ne pourrais jamais effacer de sa mémoire. En se souvenant de ça, elle sourit. Harm qui admirait la beauté de cette femme vit ce sourire et lui demanda :
 » _Qu’est ce qui te fait sourire ?
_Rien.
_Dis-moi, je vois bien qu’il y a quelque chose.
_Je repensais seulement à notre 1ère nuit deux jours plus tôt, tu te souviens ?
_Bien sûr comment voudrais-tu que j’oublie ça ?
_Je ne sais pas, Harm.  »
Elle s’arrêta et se tourna vers lui. Harm la prit délicatement dans ses bras après lui avoir déposer un baiser sur le front. Ils restèrent enlacés quelques secondes avant qu’Harm lui prenne le menton entre ses doigts et plonge son regard dans ses yeux :
 » _T’ai-je déjà dit que je t’aimais, Sarah ?
_Oui tu me l’as déjà dit, mais tu peux le répéter autant de fois que tu veux.  »
Sur ces mots, elle l’embrassa tendrement. Après un tendre baiser, ils reprirent leur marche avant d’arriver à une sorte de crique. Harm tenta d’escalader les rochers afin de voir ce qu’il y avait derrière. Il y trouva un profond renfoncement avec un petite plage de sable fin. Il fit signe à Mac de le suivre. Celle-ci escalada une petite partie de la roche et sentit une main la tirer en avant par le bras. Elle vit Harm qui l’aidait à monter.
Après une petite séance d’escalade, ils arrivèrent sur le sable fin. Mac s’assit et laissa le temps à son compagnon d’en faire autant avant de prendre ses lèvres entre les siennes et de le basculer dans le sable.
Harm ne pensait plus à rien, il voulait revivre tous les moments récents qui l’avaient amené à faire l’amour à la femme de ses rêves. Il voulait la sentir frémissante sous son corps. Il la voulait elle tout simplement.
Il la bascula sur le dos afin de la sentir sous lui et cessa de l’embrasser :
 » _Tu te souviens de notre pacte il y a 3 ans environ ?
_Notre pacte ?… Ah oui ! Bien sûr, pourquoi ?
_J’ai envie d’un enfant Sarah ! Un enfant de toi !
_Harm ! Tu es sérieux ?
_Je suis fou de toi Sarah, je ne veux plus attendre… je ne veux plus TE faire attendre.
_Oh, Harm…  »
Elle posa ses lèvres sur les siennes avant de laisser entrer sa langue dans sa bouche et de sentir ses caresses.
Soudain, elle se détacha et lui murmura :
 » _Fais-moi un bébé, Harm !  »
Harm ne se le fit pas dire deux fois. Il avait la femme de sa vie sous son corps. Il voulait vivre avec elle plus que tout au monde. Et surtout il voulait lui faire cet enfant qu’elle lui demandait.
Il passa ses mains sur son corps, cherchant le moindre carré de peau sur lequel il pouvait la caresser tendrement, la sentir frémir contre lui. Il enfouit ses mains dans son dos et tenta de faire descendre la fermeture éclair de sa robe. Elle s’arqua en pressant un peu plus sa poitrine contre son torse. Harm en profita pour lui enlever totalement sa robe, découvrant sur sa peau l’unique bout de tissus qui subsistait… sa culotte de dentelle. Il ne fut pas long à lui enlever, il admira se corps nue sous lui avant de sentir les mains de Sarah sur son torse, elle tentait de défaire les boutons de sa chemise, mais avait moins de succès que lui pour la robe. Il lui vint en aide tout en laissant courir son regard sur sa poitrine. Sarah finit par lui enlever complètement sa chemise laissant découvrir la peau nue de son beau marin. Elle continua à faire glisser ses mains sur son corps, elle s’attarda sur le jean d’Harm qui ploya sous ses efforts au bout de quelques secondes de débat. Elle le fit glisser lentement le long de ses jambes, Harm l’aida pour s’en débarasser totalement. La même chose arriva à son caleçon.
Sarah sentait le pénis en érection contre son ventre tandis qu’Harm continuait à la caresser de sa langue sur son visage.
Harm n’en pouvait plus. Le plaisir grandissait à chaque instant, mais il s’efforçait de ralentir ses caresses afin de sentir Sarah vibrer sous lui, il voulait qu’elle ressente le même plaisir que lui à ce moment-là.
Sarah l’attira plus près, encore plus près. Harm l’embrassait toujours avec autant de ferveur, il se sentait ployer sous la volonté de faire l’amour à cette femme qui l’attirait toujours plus près de son corps nu. Près, toujours plus près, tellement près qu’il finit par la pénétrer délicatement, le plus lentement de monde afin de ne perdre aucune seconde de ce moment de bonheur. Il accélera petit à petit son rythme, il s’était arrêté de l’embrasser, il la regardait dans les yeux. Sarah essayait d’attraper ses lèvres toujours en vain, jusqu’à ce qu’Harm lui-même se baisse pour prendre de nouveau ses lèvres entre les siennes. Sarah sentait la langue d’Harm caresser la sienne toujours avec plus de tendresse. Il lui murmura son prénom entre deux coups de langue que lui donna Sarah.
Sarah sentait son plaisir s’accroître en elle comme il ne l’avait jamais fait auparavant, pas même la 1ère qu’Harm lui avait fait l’amour. Il se répandit soudain en elle, dans tout son corps, elle étouffa un gémissement qui fit son effet car Harm atteignit l’orgasme juste après.
Ils se retrouvèrent, ensuite allongés, tous deux sur la plage. Pour une raison inexpliquée Harm tenait la main de Sarah dans la sienne.
Ils sentirent l’eau fraîche toucher leurs pieds. La marée montait vite sur ces îles. Ils étouffèrent un petit rire, puis Harm se tourna vers Sarah, s’appuyant sur son coude. Elle avait les yeux fermés. Il déposa un baiser sur ses lèvres, elle ouvrit les yeux et lui sourit :
 » _Si tu ne m’as pas fait un bébé après ça Harm, c’est qu’il y a vraiment un problème.
_Dois-je en conclure que ça t’as plu ?
_Il n’existe aucun mot dans tous les dictionnaires et encyclopédies du monde pour t’expliquer le bonheur dans lequel vous m’avez plongé, toi et tes petits spermatozoïdes.  »
Ils rirent tous deux de bon cœur, puis Mac embrassa son compagnon qui reprit la parole après ce court baiser :
 » _Sarah ?
_Oui ?
_J’aurai une question à te poser.
_Eh bien vas-y, tant que tu ne me demandes pas la lune, je pourrais peut-être y répondre.
_Veux-tu être ma femme ?
_Ta femme ? Harm tu es sérieux ?
_Evidement que je suis sérieux, je ne blague pas tout le temps !… Bon alors, c’est quoi ta réponse ?
_Oui ! Le plus tôt possible Harm !  »
Sarah ne put contenir sa joie, elle embrassa langoureusement son compagnon qui lui répondit aussi tendrement qu’il lui était possible de faire.

La suite, je ne crois pas avoir besoin de vous l’expliquer : Sarah tomba enceinte à la suite de cet après-midi d’amour torride, et enfanta d’une petite fille qu’ils prénommèrent Susan. Elle avait le physique de sa Maman et la brillante intelligence de son Papa. Elle fit une carrière d’avocat, tout comme ses parents. Mais pas n’importe quel avocat, une avocate du JAG bien entendu ! Ils vécurent heureux, mais n’eurent pas beaucoup d’enfant : seulement Susan qui les combla de bonheur.
Ah ! J’ai aussi oublié de vous dire qu’Hopkins retourna à Leavenworth, mais cette fois il ne s’évada pas, pour tout vous dire, il mourut là-bas. Comment ? Ça je ne vous le dirais pas, il ne faut pas gâcher le bonheur d’Harm et Mac avec des suicides sanguinolents… Oups ! Je crois que j’en ai trop dit !…
Et ainsi va la vie… Encore une histoire qui se termine bien !
FIN…

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