Une virée au Pérou

Une virée au Pérou

Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
2 juillet 2002
8h30

Le Capitaine de Frégate Harmon Rabb jr arrivait, comme à son habitude, au JAG en uniforme officiel. Il prit ses messages et se dirigea vers son bureau quand il fut interpelé par le Quartier-Maître Jason Tiner pour aller dans le bureau de son supérieur hiérarchique, l’Amiral A.J Chegwidden.
Il frappa à la porte de celui-ci et entendit :  » Entrez.  » Il entra donc et s’assit sur le fauteuil en face du bureau de l’Amiral après que celui-ci lui eut fait signe.
L’Amiral n’eut même pas le temps de commencer sa phrase que déjà quelqu’un d’autre frappait à sa porte. Le Lieutenant-Colonel Sarah Mackenzie entra dans le bureau de son supérieur, adressa un sourire au beau matelot déjà assit et s’assit elle-même à côté de lui.
Harm la trouvait de plus en plus belle de jour en jour. En réalité, cela lui était venu une fois qu’il avait avoué ses réels sentiments pour sa collègue à Renee. Celle-ci l’avait très mal prit et l’avait quitté. Et Harm n’en était pas mécontent.
Harm fut tiré de ses pensées lorsque Chegwidden commença :
 » _Avez-vous lu le journal ce matin ? fit-il en s’adressant à ses deux meilleurs avocats.
_Non Monsieur, que se passe t’il ? répondit Harm.
_Et vous Colonel ? demanda l’Amiral avant de répondre à la question d’Harm.
_Moi non plus Monsieur.
_Un F/A-18 F Super Hornet (biplace) de l’USS John C. Stennis, qui croisait au Sud du Pacifique, s’est écrasé hier au Pérou. Le gouvernement péruvien a refusé de rendre l’avion. Ils disent que c’est parce qu’il est tombé sur une montagne sacrée qui n’est autre qu’un banal volcan. Je vous envoie le récupérer, vous serez en mission officielle donc je ne veux aucun problème.
_Monsieur je ne comprend pas, s’ils ne veulent pas rendre cet avion pourquoi est-ce qu’ils acceptent que deux avocats du JAG viennent le récupérer ? fit Harm.
_Eux ne veulent pas aller sur leur montagne sacrée à cause d’une légende, mais rien ne les empêche d’accepter que vous, vous y alliez.
_Comment devrons-nous le ramener ? demanda Mac.
_Je crois savoir que Harm est pilote, alors…
_Mais Monsieur il ne pilote pas de F-18, objecta Mac qui s’inquiètait pour la vie de l’homme que vraisemblablement elle aimait.
_Je saurais bien me débrouiller, fit Harm.
_Il a raison Colonel, ajouta l’Amiral d’un ton ferme.
_Oui peut être, abandonna Mac, elle n’avait pas envie d’argumenter là-dessus.
_Votre avion part dans deux heures, alors rompez !
_A vos ordres.  »
Harm et Mac sortirent du bureau de leur commandant. Sans rien dire tout deux se dirigèrent vers leur voiture respective.
Harm rentra chez lui, prépara ses affaires tout en se demandant pourquoi Mac ne voulait pas qu’il vole sur un F-18, après tout, il avait déjà bien piloter un F-117 alors pourquoi pas un F-18 ?
Sans trouver de réponses à ses questions, il prit la direction de l’aéroport.
**********
Pendant ce temps-là, Mac retraçait les derniers événement survenu récemment dans sa vie. Le départ de Mic après que celui-ci lui eut dit qu’il ne pouvait pas se contenter d’un petit bout de son cœur, mais qu’il le voulait en entier. Ce jour-là, elle s’était dit qu’à l’évidence, il avait raison.
Elle avait pensé que puisqu’Harm et Renee avaient rompu, Harm et elle pourrait peut être… Mais elle avait abandonné rapidement l’idée en voyant que le Lieutenant Singer s’était mise à lui tourner autour de plus belle. Elle avait remarqué que Harm ne répondait à aucun des sourires de la jeune Lieutenant, mais malgré tout, cela l’exaspérait de voir son beau marin se faire draguer. Et puis, elle voulait que ce soit Harm qui fasse le 1er pas. Alors, elle avait décidé d’attendre, mais pas trop longtemps, et là le temps s’était écoulé. Si elle avait le temps au Pérou, elle ferait le 1er pas, elle lui dirait la vérité et Harm serait bien obligé de l’écouter.
Tout en pensant à la façon dont elle s’y prendrait, elle prit la route en direction de l’aéroport.

Aéroport international
Dulles, Virginie
2 juillet 2002
9h15

Ils se retrouvèrent dans le terminal de l’aéroport pour enregistrer leurs bagages. Ensuite, ils passèrent prendre un café en attendant leur avion.
L’avion arriva, ils empruntèrent le tunnel et s’installèrent dans leurs fauteuils respectifs.
Ils arrivèrent à l’aéroport de Lima au bout de 5 heures de vol.
Un homme de forte corpulence, une pancarte à la main avec marqué leur nom et grade, était debout devant la sortie de l’aéroport. Il leur dit qu’il avait reçu l’ordre de les amener à l’hôtel principal de Lima, là où résidait habituellement le maire de la ville qui devait les accueillir. Ils le suivirent dans la limousine et se retrouvèrent, au bout d’une dizaine de minutes, à l’intérieur d’un vaste hôtel. Le maire, cheveux bruns, yeux marrons très foncé, de petite taille et une grosse bedaine devant lui, les accueillit dans le hall. Il leur fit visiter l’hôtel, leur montra leur chambre où l’on déposa leurs affaires, puis les amena dans son bureau.
Harm et Mac s’assirent dans des fauteuils de cuir, le maire leur montra une jeune femme à l’arrière du bureau. Elle était brune, les yeux d’un noir aussi foncé que ceux du maire, de taille moyenne. Elle parut assez jolie aux yeux d’Harm, qui n’en était pas au point de s’en emmerveiller ! Le maire leur expliqua que cette jeune femme était sa fille, qu’elle se prénommait Maria, et que si Harm et Mac avaient besoin de quelque chose dans les jours à venir, c’est à elle qu’ils devraient s’adresser.
Après les présentations, le maire s’assit dans son fauteuil et prit la parole :
 » _Vous pourrez trouver un guide de la région en ville, ici à l’hôtel personne n’est prêt à vous accompagner. Ce qu’il faut que vous sachiez, c’est que la montagne sacrée est sur le point de se réveiller et de tuer ce qui se mettront en travers de son chemin. Ça doit vous paraître bizarre, mais c’est comme ça, elle se réveille rarement, mais quand c’est le cas elle crache du feu et ceux qui ont le malheur de se trouver près d’elle mourront. Cela fait plusieurs années qu’elle n’a pas tuer, et hier déjà nous l’avons entendu gronder. D’après nos prophètes, elle va se réveiller bientôt, très bientôt, c’est pour cette raison que je prend des vacances, et vous laisse au soin de ma fille qui elle est plus courageuse que son père.
_C’est bien joli tout ça, mais nous, on est seulement là pour récupérer un F-18.
_Oui, je sais et c’est d’ailleur pour ça que je vais vous laisser à vos occupations. Un avion m’attend alors… A bientôt et bonne chance.
_Merci, a bientôt.  »
Il se leva, embrassa sa fille et partit.
Harm et Mac se dirigèrent vers leur chambre après avoir décidé de prendre une douche et de partir à la recherche d’un guide.
Harm entra dans sa chambre, elle était communicante avec celle de Mac. Il se déshabilla tout en s’imaginant que Mac devait être entrain de faire la même chose. Une idée subite lui prit, et si il allait la voir, lui dire ce qu’il ressentait, la prendre dans ses bras et l’embrasser, comment réagirait-elle ? Il n’avait pas encore envie de le savoir. Pour le moment tout ce qu’il souhaitait, hormis faire l’amour à la femme de ses rêves, s’était de prendre une douche rapide et de se retirer toutes ses idées saugrenues de la tête.
**********
Mac entra dans sa salle de bain après avoir sortit de son sac les vêtements qu’elle allait mettre. Elle se fit couler un bain et se déshabilla, tout en entrant dans l’eau chaude, elle pensait à Harm et à ce qu’elle lui dirait lorsqu’elle se sera enfin décidée à lui avouer la vérité. Peut être ce soir, non ce serait peut être trop tôt. Oh ! Et puis mieux valait attendre la suite des évènements et aviser après.
**********
Ils se retrouvèrent tous deux, fraîchement lavés, sur le palier de leur chambre. Ils sortirent de l’hôtel et commencèrent à arpenter les rues de Lima en quête d’un guide.
Ils marchèrent pendant une bonne demi-heure sans avoir trouver une seule personne qui accepterait de les emmener sur ce foutu volcan. Harm commençait à désespérer et proposa à Mac de rentrer. Celle-ci accepta.
Ils rentrèrent donc à l’hôtel, où ils croisèrent Maria. Mac les laissa discuter et retourna dans sa chambre. Harm qui n’avait pas spécialement envie de s’éterniser, commençait sérieusement à en avoir marre.
 » _Capitaine, il faut que je vous parle de quelque chose de très important.
_Je n’ai pas beaucoup de temps alors faites vite s’il vous plaît.
_La légende dont vous à parler mon père, vous vous en souvenez ?
_Vaguement.
_Dans la légende, il est dit qu’un homme providence viendra apaiser la montagne sacrée. Toujours d’après cette légende, il est dit que l’homme providence est brun, les yeux bleus, de grande taille, plutôt séduisant, et qu’il ne vient pas d’Amérique du Sud. En vous voyant, j’étais persuadée que c’était vous. Mon père m’a ensuite expliqué pourquoi vous étiez là et ça m’a conforté dans cette idée.
_Où voulez-vous en venir, fit Harm qui ne croyait pas un mot de ce que disait Maria.
_J’accepte d’être votre guide, si vous voulez bien de moi.
_Bien sûr qu’on veut bien de vous, mais seulement comme guide, pas pour nous raconter des histoires à dormir debout.
_Ce ne sont pas des mensonges Capitaine !
_Bon peu importe… Au fait qu’est ce qu’il arrive à votre homme providence à la fin de la légende ?
_Il se marie avec la fille d’un homme très influent.
_Intéressant… Bon, nous partons demain matin vers dix heures, alors soyez à l’heure.
_D’accord.  »
Harm retourna dans sa chambre après cette drôle de conversation. il ne croyait pas à la légende. Il doutait que ça puisse être lui l’homme providence. Il frappa à la porte qui communiquait avec la chambre de Mac. Mac vint ouvrir deux secondes plus tard :
 » _Oui ?
_On a un guide pour demain.
_Ah oui et qui est-ce ?
_Maria.
_Et que vous a-t-elle raconté pour que vous acceptiez ?  »
Harm lui résuma la conversation qu’il venait d’avoir avec Maria.
 » _Très intéressant, et vous y avez cru ?
_Non je n’ai pas cru une seule de ses paroles. C’est absurde de penser que je puisse être l’homme providence qui apaisera un volcan.
_Je suis bien d’accord.
_Bon, je lui ai dit qu’on partait demain vers 10h, ça vous va ?
_Oui c’est parfait.
_Bien alors je vais vous laisser vaquer à vos occupations. Nous dînons ensemble ce soir ?
_Oui bien sûr.
_Alors à tout à l’heure, Sarah.
_A tout à l’heure, Harm.  »
Sarah n’en revenait pas, Harm l’avait appelé par son prénom, est-ce que ça voulait dire quelque chose ? Elle n’en savait rien, mais espérait que ce soit un signe.
**********
Harm ne l’avait pas appelé volontairement, Sarah, il ne s’en était rendu compte que après, mais il avait remarqué l’effet que ça lui faisait, et Sarah avait l’air d’apprécier ça, alors après tout, qu’il le dise volontairement, ou pas, ça revenait au même.
**********
Ils se retrouvèrent dans la salle à manger de l’hôtel pour le dîner.
Ils dînèrent tranquillement parlant de leur expédition de demain.
Mac était toujours aussi inquiète de savoir qu’Harm allait devoir ramener l’avion en le pilotant lui-même, et qui plus est, Sarah devrait jouer le rôle du RIO. Ce n’est pas ça qui l’inquiètait. La dernière fois qu’Harm était monté dans un cockpit, il avait du s’éjecter et Sarah en gardait un très mauvais souvenir, même s’il s’était rétablit rapidement. Elle se souvenait de la peur dans laquelle ça l’avait plongé. Elle avait eu peur de le perdre à tout jamais sans avoir pu goûter à son corps d’athlète au moins une fois dans sa vie.
Harm, lui, était confiant. Ça ne l’inquiètait pas de savoir qu’il piloterait un appareil différent des Tomcats. Il voyait bien que Mac était inquiète, il essayait de la réconforter comme il pouvait, lui dire que tout irait bien. Mais c’était peine perdu, Sarah était bien trop têtue.
Malgré cela, leur dîner se passa très bien. Après le dessert, ils commandèrent des cafés dans leur chambre et continuèrent leur discussion sur le lit d’Harm.
Les cafés arrivèrent deux minutes plus tard. Harm bu le sien lentement sans rien dire. Il jeta un regard à Mac qui buvait elle aussi, elle ne le regardait pas. Harm en profita pour lui prendre la tasse des mains et la poser sur la table de chevet, Mac le regarda intriguée par le comportement quelque peu inhabituel de son compagnon. Harm posa délicatement ses lèvres sur celles de sa partenaire s’attendant à être rejeté. Mais Mac contente que Harm est enfin fait le 1er pas se laissa faire, au grand soulagement d’Harm. Mac passa ses bras autour du cou de son compagnon, tout en en profitant pour lui caresser les cheveux. Harm passa ses bras autour de la taille de la femme de ses rêves tout en l’embrassant de plus belle.
La chaleur des deux corps ainsi enlacés s’intensifiaient de secondes en secondes. Mac sentait les bras d’Harm se resserrer progressivement sur sa taille, malgré son étreinte Harm restait maître de la situation et réagissait au moindre frémissement de Sarah.
 » DRIIINNGG !!!!!  »
Harm s’éloigna vivement et reprit son souffle avant de réaliser que le bruit n’était autre que la sonnerie du téléphone. Mac s’adossa à un oreiller et reprit son souffle.
Harm tendit le bras vers le téléphone posé sur la table de chevet et décrocha :
 » _Rabb !
_Capitaine, c’est Chegwidden.
_Oh ! Bonjour Monsieur.
_Comment avance l’affaire ?
_Bien, nous partons demain sur le volcan.
_Et quand croyez-vous que vous allez retrouver l’appareil ?
_Je ne sais pas encore, Monsieur.
_Bien, je vous laisse, le Secrétaire d’Etat vient d’entrer dans mon bureau. Bonne chance Capitaine.
_Merci Monsieur.  »
L’Amiral raccrocha. Harm posa le combiné sur sa base et se retourna vers Mac.
 » _Harm, un jour il faudra qu’on parle, mais pas aujourd’hui, je suis fatiguée, je vais aller me coucher, elle lui dit ça sans vraiment croire elle-même à ses paroles. Elle aurait voulu revenir en arrière et le retenir pour qu’il ne réponde pas au téléphone, elle avait tellement apprécier ce baiser…
_Oui, vous avez raison, nous devons parler. Sarah…
_Harm pas maintenant s’il vous plaît.
_Bien alors bonne nuit Sarah.
_Bonne nuit Harm.  »
Elle se leva, puis se ravisa, déposa un léger baiser sur les lèvres d’Harm espérant que celui-ci n’en demanderait pas plus. Il se laissa faire et la laissa retourner dans sa chambre sans rien dire.
Mac aurait aimé rester, mais elle pensait qu’il était préférable de ne pas trop en faire aujourd’hui, après tout ils étaient quand même ici pour le travail et pas pour les loisirs.
Sarah se coucha directement et s’endormit après quelques heures de réflexion.
Harm lui ne se coucha pas tout de suite, il pensait à ce baiser qu’il lui avait donné, il était loin d’imaginer que lui, Harmon Rabb jr, était capable d’offrir autant de tendresse à une femme. Et pourtant, il l’avait fait. Vraisemblablement Sarah en voulait autant que lui, mais elle souhaitait parler avant, ce qu’il concevait parfaitement.
Il veilla quelques heures, puis se glissa sous les draps et s’endormit immédiatement.

Hilton Hôtel
Lima, Pérou
3 juillet 2002
10h00

Après leurs réveils respectifs, Harm et Mac descendirent déjeuner sans reparler de ce qu’il s’était passé entre eux la veille. Ensuite, ils remontèrent dans leur chambre pour se laver et préparer leurs affaires.
Lorsqu’Harm et Mac descendirent de leur chambre, Maria attendait déjà dans le hall de l’hôtel. Ils prirent la jeep que Maria avait loué la veille et partirent en direction du volcan. Ils roulèrent à vitesse constante pendant une bonne partie de la matinée, puis Maria laissa le volant à Harm pour le reste du chemin. Ils arrivèrent en fin de matinée au pied du volcan. Le volcan Sabancaya était grand, il ressemblait à une montagne peuplée de sombres forêts, au sommet on pouvait apercevoir un début de fumée noire s’élevant dans le ciel bleu.
Ils descendirent de la jeep pour se reposer un peu.
 » _Capitaine ?
_Oui ?
_Nous allons devoir continuer à pied à cause de la forêt. Avec la jeep, nous ne pourrons pas passer.
_Bien alors prenez votre sac et en route.  »
Mac qui avait entendue la conversation, prit son sac sur ses épaules. Harm fit de même à la suite de Maria. Ils partirent donc à la recherche du F-18, munit de 2 tentes, d’un réchaud, d’un plan, de couvertures, d’outils et d’une trousse de secours au cas où.
Ils s’engouffrèrent dans l’obscure forêt tout en regardant attentivement le plan et en zigzagant autour des arbres.
Ils marchèrent le restant de la journée tout en montant progressivement jusqu’au sommet du volcan. A la nuit tombée, ils montèrent le campement et dînèrent rapidement, puis Maria alla se coucher et Harm et Mac restèrent à discuter.
Mac leva les yeux au ciel et admira la voûte étoilée. Harm suivit le regard de sa partenaire et ils restèrent là, un petit moment, à regarder le ciel. Puis, ils reprirent leur discussion :
 » _Alors Harm, comment trouvez-vous cette Maria ?
_Eh bien, à dire vrai Mac, elle me paraît un peu trop naïve.
_Que voulez-vous dire par là ?
_Eh bien, elle a l’esprit assez embué pour croire à cette stupide légende, et croire en plus de ça que je suis l’homme providence.
_Ça ne veut pas forcément dire qu’elle est naïve.
_Mac, son père lui a raconté cette histoire quand elle était jeune. Et tant donné que son père est un homme influent, et tout ce qu’il y a de plus intelligent à ses yeux, elle y a cru.
_Vu comme ça, je suis d’accord avec vous. Mais ce n’est pas là la seule pensée qu’elle vous inspire.
_Non, c’est vrai, elle a l’air assez intelligente, bien qu’ayant un esprit peut être un peu trop borné. Mais malgré cela, elle est plutôt jolie.
_Ça n’a rien à voir Harm, fit Mac quelque peu énervée.
_Je sais mais vous m’avez demandé mon avis sur elle, alors je vous l’ai donné.  »
Mac ne répondit rien, à l’évidence Harm avait raison. Pourquoi est-ce qu’elle se sentait si énervée de savoir que son compagnon appréciait cette femme ? Après tout, Harm l’avait embrassé, elle l’autre soir, pas une autre femme, que ce soit Maria ou une autre dégénérée. C’est elle qu’il avait embrassé. Cette pensée la réconforta et elle se dit que Harm lui avait tout simplement donné son avis, comme elle le lui avait demandé. Que ça ne voulait pas dire pour autant qu’il regrettait ce qui s’était passé entre eux la veille.
Loin de là d’ailleurs, Harm commençait à se demander s’il l’embrassait à nouveau ou s’il lui révélait ses sentiments d’abord et l’embrassait ensuite. Il opta pour la seconde proposition :
 » _Sarah, je crois que…  »
Sarah ne voulut rien savoir, elle prit les lèvres de son compagnon entre les siennes, et les deux amants se perdirent à nouveau dans un long baiser sensuel. Sarah se détacha d’Harm et lui dit qu’ils feraient mieux d’aller se coucher car demain une longue journée les attendait.
Harm accepta et rentra dans leur tente, Mac à sa suite. Il se coucha sous les couvertures et attendit que Mac se glisse dessous avec lui pour la prendre dans ses bras. Elle se laissa faire appréciant chaque caresse que Harm déposait sur son corps. Sa chaleur l’envahit et elle sentit le sommeil monté en elle. Elle se laissa faire et s’endormit deux minutes plus tard.
Harm continua à la caresser jusqu’à ce qu’il sente Sarah s’endormir. Il s’assoupit lui aussi quelques minutes après Mac.

Volcan Sabancaya
Dans les environs de Lima, Pérou
4 juillet 2002
9h35

Harm se réveilla et se sentit tout d’un coup seul dans la tente. Il en sortit et vit Sarah en compagnie de Maria qui discutaient joyeusement. Il s’approcha d’elles et s’assit à leurs côtés. Sarah lui offrit une tasse de café qu’il accepta et but tranquillement, ayant l’impression de les déranger, il leur demanda :
 » _Je dérange ?
_Non, nous étions seulement entrain de discuter.
_Et puis-je savoir de quoi est-ce que vous parliez.
_Bien sûr, nous parlions de vous Harm, en disant ses mots Mac jeta un coup d’œil complice à Maria qui étouffa un petit rire.
_Et que disiez-vous à mon sujet ?
_Pleins de belles choses.  »
Cette fois, Maria ne put s’empêcher d’éclater de rire et Mac aussi. Harm ne dit rien, il se demandait seulement de quoi elles avaient bien pu parler. Il était content de voir que Mac et Maria s’entendent si bien. Même s’il était excédé de ne pas savoir le réel sujet de leur discussion. Il se dit qu’il demanderait à Mac et qu’elle serait obligée de le lui révéler quoi qu’elle en pense.
Après leur petit-déjeuner, ils reprirent leur marche, Maria devant, et Harm et Mac derrière.
Ils marchèrent ainsi jusqu’au déjeuner qu’ils passérent au centre d’une petite clairière.
Selon la carte, ils n’étaient plus qu’à une dizaine de kilomètres de l’appareil. A l’allure à laquelle ils marchaient, ils arriveraient certainement demain avant le coucher du soleil.
Le soleil se coucha et Maria se coucha une nouvelle fois de bonne heure, alors que Harm et Mac veillaient encore.
 » _Alors de quoi parliez-vous ce matin, Mac ?
_De vous Harm, je vous l’ai déjà dit.
_Oui, mais vous ne m’avez pas dit ce que vous racontiez à mon sujet.
_Vous êtes vraiment sûr de vouloir le savoir, Harm ?
_Archisûr, Mac.
_Eh bien, j’expliquais simplement à Maria à quel point vous embrassiez bien.
_Pardon ?
_Vous avez très bien entendu Harm… Ne serait-il pas temps que nous parlions maintenant ?
_Si, certainement. Sarah, je ne vois qu’une seule chose urgente à vous avouer avant que je ne me contrôle plus.
_Eh bien dites-moi tout Harm, sinon c’est moi qui risque de ne plus me contrôler.
_Je vous aime, Sarah.
_Le tutoiement ne serait-il pas de rigueur maintenant, Harm ?
_Hum… Je t’aime Sarah.
_Moi aussi je t’aime Harm…  »
Harm l’embrassa tendrement sans lui laisser le temps d’ajouter quelque chose, mais ce qu’il ne savait pas c’est que Sarah n’avait rien à ajouter de plus, et que s’il ne l’embrassait pas tout de suite, Sarah allait se jeter sur lui. Et dans le sens propre du terme !
Ils se séparèrent après être resté quelques secondes enlacés. Sarah se dirigea rapidement vers la tente, elle avait une envie pressante : que Harm lui fasse l’amour tout de suite sans délai, sinon il allait le regretter.
Harm la suivit n’obéïssant plus qu’à ses pulsions qui lui commandaient de faire l’amour à cette femme sans plus tarder. Après tout, n’avaient-ils pas déjà attendu 5 ans ? Harm ne pouvait pas se permettre de laisser attendre ses envies plus longtemps.
Lorsqu’Harm entra, Sarah était assise sur le petit matelas, elle l’attendait. Harm la prit dans ses bras et l’embrassa à nouveau, il passa ses mains sous sa chemise et se mit à la caresser. Il sentait son désir s’accroître. Mac frémissait de plaisir à chacune des caresses de son partenaire.
Harm détacha ses bras et déboutonna les boutons de la chemise de Mac et la lui retira. Le soutien-gorge suivit le même chemin. Il admira son magnifique corps avant de reprendre ses lèvres.
Sarah sentit la langue d’Harm descendre plus bas et atteindre son cou là où il resta quelques secondes, puis il continua sa descente. Elle lui prit le visage entre ses 2 mains et lui dit doucement de remonter, Harm obéït et reprit les lèvres de Sarah.
Elle défit les boutons de la chemise de son amant et lui fit rejoindre sa chemise à elle et son soutien-gorge. Elle passa ses mains sur le corps musclé de ce marin qu’elle trouvait fort séduisant. Puis, elle commença à s’acharner sur le bouton de son jean. Harm lui vint en aide et Mac le lui retira. Elle fit de même avec le caleçon que portait Harm. Son amant lui retira les dernières barrières artificiels qui subsistaient encore et l’allongea complètement sur le matelas. Mac l’attira vers elle, s’empara de ses lèvres tout en obligeant Harm à se placer par-dessus elle. Son pénis s’enfonça dans le vagin humide de Mac qui gémit de plaisir.
Dans un mouvement de va-et-vient, ils atteignirent l’orgasme. A ce moment de plaisir très intense, Harm éjacula, il retint un gémissement entre ses dents.
Puis leurs deux corps s’apaisérent, Mac posa sa tête sur le torse de son compagnon et s’endormit, Harm ne fut pas long à la suivre. Leur nuit fut peuplée de rêves, mais pas un seul cauchemar ne vint les troubler.

Le lendemain, Harm se réveilla seul dans le rudimentaire lit, il s’habilla rapidement et sortit de la tente. Il vit Mac en pleine discussion avec Maria, comme la veille, sauf que cette fois, elles ne rigolaient pas. Harm s’approcha, Sarah lui donna une tasse de café et l’embrassa sans se soucier de Maria. Vraisemblablement, Mac lui en avait déjà parlé, et Harm s’en fichait éperdument. Il prit le petit-déjeuner avec elles en parlant du trajet qu’ils allaient emprunter pour rejoindre l’avion, puis ils défirent le campement et reprirent la route.
Ils marchèrent toute la journée sans même s’arrêter pour déjeuner. Le ciel s’assombrissait de plus en plus et ils craignaient de voir les orages arriver. De temps en temps, ils ressentaient de petites secousses, Maria disait que le volcan se réveillait et qu’il fallait rebrousser chemin, mais à chaque fois Harm lui expliquait qu’ils ne pouvaient plus faire demi-tour car il était trop tard et ils ne pouvaient pas renoncer maintenant. Ils continuèrent donc leur marche et arrivèrent à l’avion avant la tombée de la nuit.
Le F-18 Super Hornet en version biplace n’était pas muni d’arme quelle quelle soit, avant son crash, il était là pour effectuer des exercices de passages au sol (rase-mottes), et éviter les radars ennemis. L’avion n’avait aucun problème extérieur, comme par exemple, des fissures visibles sur les ailes, etc. Par chance, il n’avait pas trop souffert sur le fuselage, par contre le moteur semblait vraisemblablement  » grillé  » ce qui nécessitait une plus grosse réparation.
Harm vérifia le niveau du kérosène et se mit à la réparation de l’appareil. Il avait du mal à faire fonctionner le moteur, mais s’il y arrivait, il aurait un autre problème : comment ferait-il pour le faire décoller ? L’avion était tombé dans une clairière, mais elle était certainement trop courte pour le décollage. Il évitait tant bien que mal de penser à cela et se préoccupait avant tout de la réparation, pour l’instant c’était ce qui était le plus urgent.
Une fois la nuit tombée, Harm n’avait pas un éclairage suffisant pour terminer son travail, il alla donc dîner en compagnie de Maria et Mac. Elles lui demandèrent des nouvelles de la remise en état. Il leur dit la vérité :
 » _Pour la remise en état, je pense pouvoir me débrouiller, mais il y a quelque chose de plus important.
_De quoi tu parles ? Une fois l’avion réparé, il n’y a plus qu’à partir.
_Justement, ce n’est pas aussi simple que ça. Il me faut suffisamment de place pour faire décoller ce tas de ferrailles.
_Et alors, on a toute la clairière.
_Elle ne sera peut être pas assez longue.
_Si elle est trop courte, qu’arrivera t’il ?
_On risque de se crasher et à l’altitude où on sera on ne pourra pas s’éjecter. Par contre on aura toujours une chance de rester en vie, mais l’avion, lui, risque d’être dans un sale état.
_Et si on passe ?
_Alors, il nous restera plus qu’à espérer qu’il y ait suffisamment de carburant jusqu’au porte-avions.  »
Mac ne dit rien, elle était songeuse. Ils ne reparlèrent plus de l’avion et du peu de chance qu’ils avaient de passer au-dessus de la cime des arbres. Ils finirent leur repas, puis Maria alla se coucher. Harm et Mac restèrent assis auprès du feu sans rien dire pendant une dizaine de minutes, puis Mac s’approcha de son compagnon et se blottit dans ses bras après avoir déposer un léger baiser sur ses lèvres. Ils restèrent là, enlacés, pendant quelques temps, puis ils décidèrent d’aller se coucher.
Après être entrés dans la tente, Harm et Mac se couchèrent et Mac se blottit à nouveau dans les bras de son compagnon pour s’endormir deux minutes plus tard.

Volcan Sabancaya
Dans les environs de Lima, Pérou
6 juillet 2002
9h45

Harm se réveilla et sans même prendre son petit-déjeuner, il se remit directement à la réparation du moteur qui avançait assez rapidement. Harm jugea que peut être il aurait terminé avant la fin de la matinée.
Il ne vit pas Mac en sortant de sa tente, il pensa que peut être elle était allée faire un tour avec Maria, histoire de se changer les idées.
Comme il l’avait prévu, il termina la réparation du moteur avant la fin de la matinée, c’est à ce moment-là que Mac réapparut :
 » _Bonjour Harm, bien dormi ?
_Oui et toi ?
_Très bien… Alors ça avance ?  »
Il descendit du cockpit, embrassa Mac et lui expliqua qu’il avait fini la réparation de l’avion, mais qu’il devait maintenant réparer certains circuits électroniques et que ça risquait de prendre pas mal de temps. Mac lui dit que le déjeuner était prêt et lui conseilla de se reposer un peu et de reprendre la remise en état en fin d’après-midi. Harm accepta et ils allèrent déjeuner.
Après le déjeuner, Harm fit une sieste en compagnie de Mac, puis ils allèrent faire un tour, pour se changer les idées.
Ils marchèrent dans les bois pendant que Maria surveillait l’appareil. Le ciel devenait de plus en plus obscur, et la forêt s’assombrissait elle aussi. Harm et Mac marchaient main dans la main quand ils entendirent un bruit, quelque chose avait bouger derrière eux. Ils se retournèrent sans se lâcher les mains. Ils ne virent rien et pensèrent que leur imagination leur jouait des tours. Ils reprirent leur route. Ils marchèrent quelques secondes, puis entendirent à nouveau un bruit cette fois, ils étaient sûrs que ce n’était pas leur imagination. Ils se retournèrent une nouvelle fois et aperçurent un groupe d’hommes pointant des arcs munis de flèches sur eux. Ils étaient habillés de tuniques attachés juste au dessus de la ceinture et descendant jusqu’en haut du genoux. Ils n’avaient pas l’air méchants, du moins à première vue. Harm et Mac restèrent là sans bouger jusqu’à ce qu’un des hommes, celui qui devait être le chef, s’approcha d’eux et leur parla dans une drôle de langue, que ni l’un ni l’autre ne comprit. Voyant qu’ils ne comprenaient rien, le chef leur fit des signes qu’ils ne comprirent pas non plus. Harm eut une idée subite : peut être que Maria comprenait leur langage, il l’expliqua à Mac. Mac approuva son idée et ils firent signe au chef et à la petite troupe de les suivre. Le  » convoi  » retourna au campement, et Harm expliqua ce qui se passait à Maria. Elle s’entretint avec le chef, puis revint voir Harm et Mac.
 » _Ce sont des descendants Aztèques, leur expliqua-t-elle, ils ne nous veulent aucun mal, ils veulent seulement reprendre leur bien.
_Et de quoi parle-t-il ?
_De l’avion Capitaine.  »
Harm ne répondit pas, il était stupéfait. Maria reprit :
 » _Je leur ai expliqué qu’ils ne pouvaient pas le reprendre car il appartient à la Marine américaine. Vraisemblablement ils ont compris et veulent nous aider.
_Comment veulent-ils nous aider ?
_Ça, je ne sais pas, pour le moment leur chef, Montezuma, s’entretient avec ses hommes.  »
Le chef Montezuma, en question interrompit Maria qui alla de nouveau s’entretenir avec lui.
Elle revint deux minutes plus tard :
 » _Il aimerait savoir à quoi sert l’objet dans la clairière et pourquoi les américains veulent le reprendre. Ceci, Capitaine, dépasse mes compétences alors si vous voulez bien venir lui expliquer, je ferai la traduction au fil de vos paroles avec le chef.  »
Harm accepta d’un signe de tête et commença :
 » _L’objet, ici présent, fit Harm en désignant l’avion du doigt, est un avion, plus précisément, un avion multirôle d’attaque et de supériorité aérienne, qui sert à la Marine des Etats-Unis.  »
Montezuma l’interrompit et Maria traduit à Harm les paroles du chef :
 » _Il veut savoir à quoi il sert exactement.
_Il sert à la défense nationale et internationale si besoin est.  »
Montezuma l’interrompit à nouveau :
 » _Quels sont ses compétences ?
_Il peut voler à plus de Mach 1.8 en haute altitude, il a un rayon d’action en attaque de 1400 km et un rayon d’action en air-air de 1200 km. Son plafond pratique est de 15000 m.  » Harm sortit ses explications d’un trait sans se soucier de la bonne compréhension de son interlocuteur. Montezuma avait l’air de comprendre, il demanda :
 » _Quel est son armement actuel ?
_Pour le moment, il ne posséde aucune arme.
_Et habituellement, de quel armement dispose-t-il ?
_Il dispose d’un canon exatube M61A2 de 20 mm, de missiles AIM-120 AMPAAM, AIM-9 Sidewinder, AIM-7 Sparrow en configuration air-air. Et en configuration air-sol, il peut posséder des missiles AGM-84H SLAM-ER, AGM-154 JSOW, AGM-88 HARM, AGM-65 Maverick, GBU-31/JDAM et des bombes Mk. 82/83. Mais puis-je vous demander pourquoi cela vous intéresse-t-il.
_J’ai été dans l’aéronavale péruvienne pendant un bon bout de temps. Lorsque mon père est mort, j’ai démissionné pour revenir vivre auprès de mon peuple. J’ai piloté des avions et c’est toujours intéressant de voir que quelqu’un comme vous en connaisse un rayon sur cela, répondit-il dans leur langue. Puis-je savoir comment se fait-il que vous connaissiez tout cela ?
_J’ai été pilote de F-14 Tomcat, mais maintenant je suis avocat toujours dans la Marine des Etats-Unis.
_Pourquoi vous connaissez autant de choses sur ce F-18 ?
_J’ai étudié plusieurs fois cet appareil via des dossiers. Et je dois avoué que je me suis étonné moi-même en voyant que j’avais aussi bien retenu la leçon. Mais je vois que vous aussi, vous n’avez rien oublié, même après votre démission.
_Je crois qu’en tant que pilote, on oublie jamais ce qu’on nous a appris, vous devriez être d’accord avec moi. Au fait je ne sais toujours pas à qui j’ai l’honneur et qui est cette charmante jeune femme là-bas, demanda-t-il en désignant Mac.
_Je suis le Capitaine de Frégate Harmon Rabb jr du Bureau du JAG, et là-bas, c’est ma collègue et amie le Lieutenant-Colonel Sarah MacKenzie.  »
Mac en voyant qu’on parlait d’elle s’approcha et demanda à Maria ce qu’il se passait.
Celle-ci lui résuma la discussion qu’Harm et Montezuma venait d’avoir.
Montezuma demanda à Harm pourquoi l’avion était ici. Harm lui expliqua les causes du crash.
 » _Et quand repartez-vous ?
_On repartira lorsque j’aurais fini la réparation de ce tas de ferrailles.
_Si vous voulez je peux vous donner un coup de main.
_Un peu d’aide serait effectivement le bienvenue, vous vous y connaissez en électronique ?
_Suffisamment pour vous être indispensable, Capitaine.  »
Ils se dirigèrent tous deux vers l’appareil et se mirent à la réparation des circuits électroniques.
Pendant ce temps-là, Maria expliqua à Mac qu’elle était inquiète au sujet de la montagne sacrée :
 » _Que pensez-vous qu’il puisse arriver ? lui demanda Mac.
_La montagne va cracher du feu et nous mourrons tous. Elle est mécontente et nous devrions rebrousser chemin et laisser l’avion là où il est.
_Nous ne pouvons pas faire demi-tour en si bon chemin, Maria. Harm vous l’a déjà expliqué, ils vont réparer l’avion et nous allons repartir.
_Vous n’aurez pas assez de temps. La montagne est en colère depuis que votre foutu avion s’est écrasé. Elle va tous nous tuer pour se venger.
_Maria, voyons c’est absurde. Qu’est-ce qui vous fait penser cela ?
_Depuis que votre appareil s’est crashé la montagne a commencé à trembler et de la fumée sortait de son sommet.
_Maria, votre montagne sacrée n’est rien de plus qu’un simple volcan, il est possible que l’avion en s’écrasant l’est réveillé, mais le volcan ne s’est pas réveillé pour punir les habitants de Lima. C’est un phénomène naturel, et Harm et moi allons rentrer très bientôt, avant même que le volcan n’aura cracher ses premières coulées de lave.
_Si vous dites que c’est un phénomène naturel alors pourquoi tous nos prophètes ont-ils dit que c’était une montagne sacré et qu’un homme providence viendra l’apaiser pour toujours ?
_Vos prophètes, c’est votre père qui les paye ?
_Oui, mais pourquoi cette question ?
_Votre père les paye à chaque fois qu’ils disent quelque chose d’intéressant au sujet de la montagne sacrée ou qu’ils parlent de la légende ?
_Oui.
_Il les paye beaucoup je suppose ?
_Ça dépend des informations qu’ils donnent, cela varie à chaque fois, et je ne connais pas la somme exact.
_Ils font ça pour gagner de l’argent, Maria, la légende c’est eux qu’ils l’ont inventé, tous ce qu’ils vous ont dit jusque là ne sont que purs mensonges.
_Vous savez que ces accusations sont terribles, Mac ?
_En rentrant vous n’aurez qu’à leur demander.
_Je le ferai… D’après vous combien de temps reste-t-il avant l’éruption ?
_Je ne sais pas, mais vous devriez rentrer chez vous et prévenir votre père au sujet des faux prophètes et à l’avenir faites venir des scientifiques pour votre volcan.
_Je préviendrai mon père. Vous n’avez plus besoin de moi ?
_Non Maria, je crois que Harm et Montezuma ont bientôt fini les réparations et on ne va pas tarder à rentrer.
_Bien alors, je partirai demain matin.  »
Mac ne répondit pas, elle espérait qu’ils auraient le temps de faire tout ce qui était prévu, et qu’il n’y aurait aucun contre-temps.
Après la tombée de la nuit, ils dînèrent en compagnie de Montezuma qui avait renvoyé ses hommes dans leur tribu. Harm et lui parlaient d’avions jusqu’à ce qu’Harm aborde un autre sujet :
 » _D’où vous vient votre nom ? Je suppose que vous ne vous appelliez pas comme ça dans la Marine.
_Non, c’est vrai dans la Marine, j’avais un tout autre nom. Mes hommes m’ont appelé Montezuma en souvenir de notre empereur aztèque qui a réalisé d’importantes conquêtes. Depuis que mon père, le chef de la tribu, a rendu l’âme, ils m’ont hissé sur le trône et depuis, c’est moi leur chef et j’en suis fier.  »
Harm ne répondit rien, il était pensif, il appréciait cet homme qui avait de toutes autres convictions que les américains, ou que lui-même.
 » _La jolie brune, votre collègue, elle est importante à vos yeux n’est-ce pas ? demanda Montezuma.
_Oui, c’est vrai.
_Vous l’aimez ?
_Oui, bien sûr.
_Vous allez l’épouser ?
_Ça je ne sais pas, Mac et moi, on en est pas encore à là.
_Ah ! Alors c’est récent ?
_Ça remonte à hier soir.
_Et c’était bien ?
_Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point  » fit Harm repensant à leur 1ère nuit d’amour torride. Il resta plongé dans ses pensées pendant quelques instants.
Montezuma ne le dérangea pas, lui aussi pensais à une femme…
 » _Et vous ? Vous avez une femme ? demanda Harm en ressortant de sa rêverie.
_Oui, il y a bien une femme dans ma vie.
_Et ?
_Je suis marié avec elle depuis 1 ans maintenant.
_Vous avez des enfants ?
_Non pas encore, mais ça viendra. Après tout, il faut bien que je lui fasse un fils que montera sur le trône de notre tribu à ma mort. Et vous des projets ?
_Pas encore, mais j’aimerais bien avoir de enfants, c’est que je commence à me faire vieux.
_Comme ça, on est deux.  » fit Montezuma.
Harm étouffa une petit rire, puis ils continuèrent à discuter une bonne partie de la nuit.
Mac vint les déranger pour dire à Harm qu’elle allait se coucher :
 » _Je te rejoins dans pas longtemps.  » lui dit Harm en l’embrassant. Il la regarda rentrer dans la tente.
 » _Je vais vous laisser, Capitaine, il faut que je retourne à ma tribu.
_Mais il fait nuit noire, vous devriez rester ici et rentrer demain matin.
_Vous en faites pas pour la nuit, j’ai l’habitude. Et ma femme m’attend, je n’aimerai pas qu’elle s’inquiète. Il paraît qu’elle m’a réservé une surprise pour ce soir, je suis curieux de nature, alors…
_Ne faites pas trop de sport, vous risquez d’être fatigué après.
_Vous avez raison, j’y veillerai, dans la mesure du possible. Vous aussi, ménagez-vous.
_Je vais voir ce que je peux faire, mais vous savez quand Mac est en forme, eh ben… Elle est en forme !
_Ouais allez bonne nuit Harm.
_Bonne nuit et bonne route.  »
Montezuma repartit et Harm rentra dans la tente. Il trouva Mac allongée sous les couvertures, mais elle ne dormait pas. Il s’allongea près d’elle et Mac se blottit dans ses bras.
Ils s’endormirent rapidement après.

Volcan Sabancaya
Dans les environs de Lima, Pérou
7 juillet 2002
10h45

Mac se réveilla seule dans les couvertures, elle se leva et vit Harm assis par terre, songeur.
Elle s’assit près de lui et l’embrassa dans le cou.
 » _Bonjour Harm. Bien dormi ?
_Oui et toi ?
_Très bien… Où est Maria ?
_Elle est déjà partie, elle m’a dit de te dire qu’elle préviendrait son père au sujet des prophètes et qu’elle était heureuse d’avoir fait notre connaissance.  »
Mac ne répondit rien, elle aurait aimé pouvoir dire au revoir à Maria, mais bon, son sommeil ne le lui avait pas permis, alors…
Harm l’embrassa et lui dit :
 » _Pas trop déçue ?
_Si un peu mais ce n’est pas grave… Comment avance la réparation ?
_Bien Montezuma est allé chercher les outils qu’ils nous manque.  »
Mac l’embrassa à nouveau sans lui laisser le temps d’ajouter une seule autre parole. Leur baiser devint progressivement avide, Harm perdit toutes notions de raison qu’il lui restait et fit signe à Mac de le suivre dans la tente. Mac obéït à son amant, elle sentait ses envies la pousser à faire des choses qu’elle n’aurait pas fait en temps normal. Mais après tout, étaient-ils à Washington ? Non ou du moins pas à sa connaissance.
Elle suivit Harm dans la tente, elle le laissa la déshabiller. Elle fit de même avec lui tout en en profitant pour passer ses mains sur son corps musclé. Mac frissonnait légèrement. Pas qu’elle eut froid, bien au contraire, elle sentait la chaleur de son compagnon l’envahir doucement et Harm la caressait avec beaucoup de tendresse. Non plutôt, elle frissonnait de plaisir, le plaisir de sentir Harm si attentif à ses désirs, à ses envies. Elle aimait tellement le sentir près d’elle et vraisemblablement Harm était tout aussi heureux qu’elle.
Ils firent l’amour lentement tout en se caressant sans arrêt. La passion qu’ils entretenaient quand ils faisaient l’amour était le résultat d’un désir intense qu’ils s’étaient cachés pendant 5 longues années consécutives.
Sarah se blottit sur le torse d’Harm qui plaça ses bras autour de son corps. Ils étaient sur le point de sombrer dans le sommeil, lorsqu’Harm aperçut une ombre se déplacer le long de la tente éclairée par le soleil. Il se leva, s’habilla, tout en faisant signe à Sarah de faire de même, puis il sortit de la tente. L’ombre qu’il avait aperçut n’était autre que Montezuma qui était revenu, une caisse à outils dans la main.
 » _A c’est vous, fit Harm en s’approchant de lui.
_Eh bien oui c’est moi, qui croyez-vous que ça puisse être ?
_Je ne sais pas.
_Vous étiez occupé ?
_Oui et non.
_Comment ça oui et non ? Vous venez de faire l’amour à Mac oui ou non ?
_Oui  » répondit Harm étonné que Montezuma ait remarqué cela.
Mac sortit de la tente les cheveux ébouriffés après une séance de sport de  » chambre  » intensive.
 » _Tu peux aller te recoucher, Mac, ce n’est que Montezuma, je vais aller réparer l’avion.
_Je préférerais que tu sois avec moi, Harm, et de toutes les façons je n’ai plus envie de dormir.  »
Elle s’approcha de lui, déposa un baiser sur ses lèvres, se recoiffa vivement et salua Montezuma qui lui rendit son sourire.
Harm et lui retournèrent à l’avion et se remirent à la réparation tout en discutant de leurs nuits respectives.
Ils terminèrent la remise en état de l’appareil avant le déjeuner. Harm demanda à Montezuma de bien vouloir déjeuner avec eux, et celui-ci accepta la proposition.
Ils déjeunèrent parlant de tout et de rien, puis Harm et Mac rangèrent leurs affaires qu’ils placèrent dans le cockpit.
Après avoir saluer leur compagnon, Harm et Mac montèrent dans l’appareil, et Harm enclencha le moteur.
Harm s’inquiètait au sujet de la longueur de la clairière, mais aussi au sujet du catapultage. Il ne se trouvait pas sur un porte-avions, par chance les F-18 étaient munis d’une possibilité de décoller naturellement tout comme un Stearman ou un avion de ligne, mais cela suffirait-il ?
Il enclencha la post-combustion, jeta une regard à côté de lui à travers le cockpit. Il vit Montezuma lui faire signe que tout allait bien… pour le moment du moins. Harm fit rouler l’avion tout le long de la clairière pour prendre de la vitesse. La clairière était grande, mais pas autant qu’une piste de décollage.
Une fois, l’avion arrivé à sa vitesse maximale pour le décollage, Harm tira le manche vers lui et l’avion s’éleva dans les airs.
Harm avait vraisemblablement réussi à faire décoller l’appareil, mais il sentit quelque chose accrocher les trains d’atterrissages à l’arrière. Mac jeta un coup d’œil derrière elle et dit à Harm, à travers le casque, qu’il avait accroché un arbre qui s’était déraciné et qui était retombé au sol. Harm soulagé d’avoir passé la première étape, monta haut dans les airs et se stabilisa. Jusque là tout c’était bien passé ou du moins presque : un pauvre arbre avait quand même périt dans la tentative de décollage. Mais bon, un arbre, ce n’est pas comme un humain !
Harm volait depuis moins d’une heure lorsque la jauge de carburant se mit à clignoter au rouge. Harm venait d’amorcer sa descente pour tenter d’apponter avec un appareil en mauvaise état et une jauge de carburant presque vide.
Il approchait progressivement du porte-avions qui venait de vider le pont d’envol après l’appel radio d’Harm. Après le signal radio, il baissa ses trains d’atterrissages, puis la crosse d’appontage.
 » _Angle de 5° à droite, Capitaine… Voilà c’est parfait, vous êtes dans l’axe et dans la bonne pente, continuer votre descente… Non, remontez un peu, plus haut, Capitaine, plus haut !  »

USS John C. Stennis
Quelque part dans le Pacifique
7 juillet 2002
15h00

Le Commandant de l’USS John C. Stennis scrutait l’horizon à l’aide de ses jumelles lorsqu’un Quartier-Maître entra dans son bureau et annonça l’arrivée du F-18 crashé au Pérou. Le Commandant, étonné que les deux avocats du JAG aient réussi se leva et suivi le Quartier-Maître jusqu’au pont d’envol où stationnait l’appareil manquant.
**********
Harm descendit du cockpit à la suite de Mac, il se demandait encore comment il avait fait pour poser le F-18 juste après que le voyant de la jauge de carburant lui ai indiqué qu’il n’y avait plus une seule goutte de kérosène à bord. Le Commandant les accueilli aimablement, les félicitant de l’exploit qu’ils venaient d’accomplir et leur dit qu’un hélicoptère allait les ramener à Miramar.
Peu après Mac et Harm embarquaient à bord d’un hélicoptère de transport qui les amena directement à Miramar. La nuit venait de tomber et ils décidèrent d’aller dormir à La Jolla chez la mère d’Harm qui serait ravie de faire la connaissance de Mac.
Effectivement ce fut le cas, Mac et Trish firent connaissance et Mac apprécia la mère d’Harm dès le début. Ensuite, Trish montra à Harm et Mac deux chambres, mais Harm la prit un peu à l’écart et lui dit :
 » _Maman, Mac et moi on va dormir ensemble, si tu vois ce que je veux dire !
_Oui bien sûr chéri, fit-elle un sourire aux lèvres, elle avait toujours pensé qu’un jour son fils et Mac auraient une aventure. Et vraisemblablement, c’était déjà le cas. Tâchez de dormir un peu quand même ! ajouta-t-elle.
_On y veillera  » lui répondit son fils.
Harm et Mac prirent donc une chambre ensemble avec une salle de douche. Mac alla prendre une douche. Harm qui ne souhaitait pas laisser sa partenaire seule, s’empressa de la rejoindre.
Il tira le rideau et se glissa sous l’eau en prenant Sarah dans ses bras. Il l’embrassa tendrement jusqu’à ce que tous deux se perdent dans les bras l’un de l’autre. Harm fit l’amour lentement à la femme de sa vie sous l’eau chaude de la douche. Chose qu’il apprécia terriblement. Tout comme Mac d’ailleurs !
Ils sortirent de la douche vêtus d’une simple serviette. Mac s’apprêtait à enfiler un T-Shirt pour aller se coucher, mais Harm ne lui laissa même pas le temps de se pencher pour le sortir de son sac de voyage. Il l’enlaça de ses bras musclés et l’embrassa dans le cou pendant que Mac se retournait dans son étreinte. Elle le poussa délicatement sur le lit et s’allongea par-dessus lui… [Censuré]…
Harm et Mac firent l’amour durant une bonne partie de la nuit pour ensuite plonger dans un sommeil de plomb.

Le lendemain matin, Harm se réveilla seul dans le grand lit. Il se leva, se vêtit d’un pantalon et descendit les marches qui menait à la cuisine où il avait entendu les voix de Mac et de Trish. Il les trouva, attablées, entrain de discuter. Il embrassa Mac dans le cou et s’assit à côté d’elle.
 » _Alors bien dormi ? lui demanda-t-elle en lui rendant son baiser.
_Oui très bien et toi ?
_Extrêmement bien, mais ce n’est pas ce que j’ai préféré.
_Ah ! Et qu’as-tu préféré ?
_Ah ça je ne peux pas te le dire maintenant, lui répondit-elle en jetant un coup d’œil à Trish qui les observait d’un air attendri.
_Et toi Maman, tu as bien dormi ? demanda Harm à sa mère.
_Oui très bien.  »
Ils déjeunèrent rapidement, puis Harm et Mac se balladèrent sur la plage.
Ils marchaient depuis une dizaine de minutes lorsque le téléphone portable d’Harm sonna :
 » _Rabb !
_Capitaine, c’est Chegwidden.
_Ah ! Bonjour Amiral, comment allez-vous ?
_Bien… J’ai appris que vous aviez ramener le F-18 au porte-avionss.
_Oui, c’est exact.
_Bien, maintenant où étes-vous ?
_A La Jolla chez ma mère.
_Bien, il faut que vous rentriez le plus tôt possible à Washington.
_Pourquoi Monsieur ?
_On a beaucoup de boulot et nous sommes en manque d’effectif étant donné que Bud et Harriet sont en vacances avec le petit A.J. nous n’avons plus beaucoup d’avocats opérationnels.
_Bien on prend le 1er avion pour Washington Monsieur.
_Alors à bientôt, passez le bonjour à votre mère de ma part.
_Bien Monsieur. Au revoir.  »
CLAC.
L’Amiral raccrocha sans rien ajouter. Mac qui s’était assise sur le sable demanda à Harm ce qui n’allait pas :
 » _Alors ?
_Il veut qu’on rentre le plus tôt possible.
_Oh ! Pourquoi si tôt ?
_Ils sont en manque d’effectif et il y a plein de boulot.  »
Mac était déçue, elle aurait aimé rester plus longtemps en Californie avec Harm.
D’ailleurs Harm en pensait tout autant, il aurait aimé passé plus de temps avec Sarah. Après tout n’avaient-ils pas 5 ans à rattraper ?
Harm et Mac se levèrent pour préparer leurs affaires.
Trish était, elle aussi, déçue de les voir partir, déjà qu’elle ne voyait pas souvent son fils, et puis là quand il était enfin ici avec elle, il devait s’en aller. En plus, il avait l’air si heureux, elle aimait voir son fils comme ça. C’était si rare !
Harm et Mac prirent un taxi pour aller à l’aéroport. Puis ils prirent deux billets pour Washington et rentrèrent immédiatement.
Arrivés au JAG, ils se mirent au travail rapidement et terminèrent, tous deux, leur journée assez tard.
Harm rentra chez lui et trouva Mac installée sur son canapé. Il posa ses affaires et alla s’asseoir près d’elle.
 » _Comment vas-tu ? lui demanda-t-il.
_Bof.
_Pourquoi ? Qu’est-ce qui ne va pas ?
_Je n’arrête pas de repenser à ce qu’on a fait, et…
_Tu regrettes ?
_Non bien sûr que non, c’est la dernière chose à laquelle je pense.
_Alors quoi ?
_Je n’arrive pas à travailler normalement sans revoir des images de ce qui nous aient arrivé.
_Je sais Sarah moi aussi, mais ça va aller en s’atténuant et bientôt on y pensera plus du tout au bureau.
_Oui, mais c’est quand même dificile de travailler lorsque tu vois sans arrêt les images du corps nu d’un homme sublime.
_Oui je sais mais il faut faire avec et bientôt tout ira bien.  »
Il l’embrassa et elle se laissa faire. Ils finirent leur nuit au lit tout comme à leur habitude maintenant.

Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
9 septembre 2002
21h00

Cela faisait maintenant 2 mois qu’Harm et Mac avaient prit une vie normale. Ils allaient au bureau ensemble travaillaient comme à leur habitude et rentraient le soir chez eux, enfin chez Harm car c’est là qu’ils passaient le plus clair de leur temps.
Aujourd’hui, Harm n’avait pas vu Mac au bureau car elle était à Norfolk, elle aurait du rentrer tout à l’heure, mais elle avait du avoir un contre-temps. Il ne s’inquiètait pas, il rangea ses affaires et quitta son bureau pour rentrer chez lui. Il prit sa voiture sur le parking et retourna chez lui après une dure journée de boulot. Il posa ses affaires sur le canapé et alla prendre une douche. Puis, il se prépara un court repas et alla se coucher.
Quelques heures plus tard, Harm se réveilla à cause d’un bruit dans la serrure, il n’eut pas le temps de se lever que déjà l’intrus était rentré chez lui. Il s’assit, s’apprêta à se lever, mais la personne vint le voir. Harm pu enfin distinguer son visage : c’était Mac !
 » _Mac, tu m’as fait une de ses peur !
_Désolé Harm, je ne voulais pas te réveiller.
_C’est pas grave… Comment se fait-il que tu rentre si tard ?
_J’étais chez le médecin.  »
Mac s’assit à côté de son partenaire sur le lit :
 » _Pourquoi ? demanda Harm qui commençait sérieusement à s’inquiéter.
_Eh bien…
_C’est à cause de tes vomissements ? fit Harm qui s’inquiètait depuis un bon mois lorsque Mac avait commencer à vomir sans arrêt.
_Oui c’est ça…
_Alors qu’est-ce que tu as ? Ce n’est pas grave au moins ?
_Non ce n’est pas grave, loin de là… Je… Tu… Tu vas être Papa.
_Quoi…Qu…  »
Harm ne savait pas quoi dire, il était tellement content qu’il n’en revenait même pas. Tout était tellement génial dans sa vie maintenant, qu’il était loin de se douter qu’une chose pareille puisse arriver.
 » _Tu es enceinte de moi ? demanda-t-il une fois qu’il eut repris un petit peu ses esprits.
_Oui Harm.  »
Harm l’embrassa et la prit dans ses bras :
 » _C’est merveilleux Sarah…
_Vraiment tu es content ?
_Evidemment ! Je suis le plus heureux des hommes, tu ne te rends pas compte.
_Oh si ! Je crois que je m’en rend compte aussi bien que toi !  »
Ils s’embrassèrent à nouveau, puis Mac se détacha de son compagnon, se déshabilla et enfila un T-Shirt appartenant à Harm qui lui servait maintenant de chemise de nuit. Ensuite, elle alla se laver les dents, puis elle vint se coucher dans les bras d’Harm qui n’en revenait toujours pas. Ils discutèrent durant une petite partie de la nuit, puis ils s’endormirent lentement.

Un mois plus tard, Harm revenait d’une affaire qui l’avait mené jusqu’à New-York, il sortit la clé de sa poche et rentra chez lui après avoir ouvert la porte d’entrée. Il entendit Mac qui était sous la douche, il déposa ses affaires sur le canapé et alla la rejoindre.
Ils prirent une sensuelle douche, puis Mac fit à dîner et ils mangèrent se racontant les évènements derniers. Ensuite, Harm et Mac s’assirent sur le canapé tout en continuant à discuter. Mac se sentait fatiguée, elle allait se lever lorsqu’Harm la prit tendrement par le bras :
 » _Attend.
_Harm je ne m’en vais pas, je vais juste me coucher.
_Attend juste un petit peu, ensuite on ira se coucher.
_Eh bien quoi ? Que t’arrive t’il ?
_Euh… Epouse-moi.
_Quoi ? Tu plaisantes ?
_Est-ce que j’ai l’air de plaisanter ? Sarah, je suis nul en discours, je suis seulement capable de te dire ça : je t’aime Sarah, je veux passer ma vie avec toi et notre enfant que tu portes, lui dit-il simplement en passant une main délicate sur le ventre un peu rebondi de Mac.
_Oh, Harm… J’ai le choix entre quoi et quoi ?
_Eh bien entre oui et… oui…
_En bien alors oui !  »
Elle l’embrassa fougueusement. Et là s’arrêta les dernières paroles prononcées, avant que tout cela se termine de nouveau… au lit !

Hilton Hôtel
Washington DC
21 octobre 2002
14h00

Harm se tenait debout devant l’autel attendant que la femme de ses rêves n’arrive. Ils avaient décidé de se marier dans le plus bel hôtel de la ville au lieu d’une église. Harm était en uniforme de parade, il portait tous ses galons et toutes ses médailles. Son regard s’éblouit d’une étincelle d’amour lorsque Sarah entra dans une robe de mariée blanche. Elle était sublime. Elle s’avança lentement le sourire aux lèvres et vint se placer à côté de son fiancé.
Un ex-sous-marinier, ami de Chegwidden, prononça les paroles que les prêtres prononce habituellement lors d’un mariage. Harm et Mac échangèrent leurs vœux, puis les alliances et s’embrassèrent longuement. Harm sentait le ventre de sa femme contre lui, il sentit un petit coup et s’éloigna tout en gardant ses mains autour de sa taille. Mac qui avait sentit le petit coup se pencha vers Harm et lui dit dans le creux de l’oreille :
 » _Il félicite son Papa.  »
Harm repensa à l’échographie de la veille qui avait déterminé le sexe du bébé. C’était un petit garçon, en l’apprenant, Mac avait tout de suite eut l’idée de le prénommer David, et Harm approuvait parfaitement cette idée.
Ils marchèrent jusqu’au buffet où les attendait leurs amis.

5 mois plus tard, David MacKenzie-Rabb poussa son premier petit cri sur cette planète qu’on appelle la Terre. C’était plus un cri de réjouissance, d’être enfin sortit du ventre de sa Maman, qu’autre chose, mais ça restait le premier petit cri poussé par le fils d’Harm et Sarah Mackenzie-Rabb, aujourd’hui et pour toujours.

FIN…

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