Voyage en Russie

Appartement de Harm
Nord d’Union Station
2 Janvier 2002
12h30

Alors que je préparais mon sac pour partir en Russie, à Moscou plus précisément, j’entendis quelqu’un frapper à ma porte. Je me dirigeais vers la porte et l’ouvrais :
 » _Bonjour, bien dormi ? me demanda Webb.
_Oui, merci. Entrez je vous en prie.  »
Il entra, s’assit sur un de mes tabourets pendant que je fermais la porte derrière lui.
 » _Renée est avec vous ?
_Non, elle est chez son employeur. Pourquoi ?
_Oh ! Comme ça nous serons plus tranquilles pour parler !
_Et de quoi voulez-vous parler, Webb. ?
_De votre voyage en Russie, Capitaine.
_Et bien, dites-moi ce qui ne va pas !
_Vous partez avec Mac ? me demanda t’il.
_Oui.
_Bien vous éviterez de la mettre au courant…
_Ecoutez Webb, Mac est ma coéquipière et je n’ai pas l’intention de ne pas la mettre dans nos confidences, le coupais-je.
_Comme vous voudrez !
_Dites-moi de quoi il s’agit.
_Assia Donkova, femme russe mariée au pire des mafieux du Kremlin, nous a contactés pour que nous arrêtions son mari, ancien membre du FSB et qui a l’intention de voler un million de dollars à un riche industriel américain.
_Et qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ?
_La CIA et moi-même avons pensé que vous pourriez vous en occuper. Etant donné que vous serez là-bas officiellement pour affaire de la Marine.
_Et que suis-je sensé faire ? demandais-je pas sûr du tout de ce que m’avançait Webb.
_Intercepter l’industriel et le faire revenir à Washington avant que Bogdanov, le mari d’Assia, l’ait retrouvé. Et puis par la même occasion vous protégerez sa femme.
_Et Mac ? Vous savez que nous avons une enquête là-bas et que votre histoire avec cette Assia ne m’intéresse guère.
_Capitaine, c’est une affaire de la plus haute importance. Et Mac peut se débrouiller toute seule.
_Vous lui en avez parlé ? lui demandais-je très peu convaincu.
_Non, vous le ferez vous-même !
_Bien, dans ce cas, vous m’excuserez, j’ai un vol pour Moscou.  »
Je fermais mon sac et m’apprêtais à sortir quand Webb m’interpella :
 » _Capitaine, Smith, l’industriel, arrive le lendemain de votre atterrissage. J’espère que vous ferez ce que je vous ai demandé. Je compte sur vous Capitaine. C’est très important pour la CIA et nous ne pouvons pas envoyer un de nos agents.
_C’est d’accord, Webb, mais vous l’expliquerez vous-même à Mac, dis-je en ouvrant la porte.
_Marché conclu, Capitaine, je préviens Mac de suite  » me répondit-il en sortant.

Aéroport international
Washington DC
2 Janvier 2002
12h45

J’avais pris mon billet et j’attendais Mac, dans la salle d’embarquement assis sur un fauteuil en lisant le journal de la journée.
 » _Bonjour Capitaine.  »
Je levais la tête et aperçu Mac qui se tenait là devant moi dans son uniforme kaki.
 » _Ah ! Bonjour Mac. Webb vous a t’il prévenu ?
_Oui, il m’a prévenu et je pense que j’arriverai à me débrouiller sans vous.
_C’est une bonne chose, Mac. Je pense que la mission que Webb m’a donnée à accomplir ne durera pas très longtemps.
_Tant mieux.  »
Une petite voix dans un haut-parleur nous dit que nous pouvions embarquer et Mac et moi nous dirigeâmes vers le tunnel qui menait tout droit à notre avion.

Hôtel du Kremlin
Moscou, Russie
3 Janvier 2002
2h40

Nous étions arrivés sans retard à l’hôtel où nous nous apprêtions à passer le restant de la nuit à dormir. Moi dans un fauteuil et Mac dans le lit : nous n’avions pas réussi à obtenir deux chambres séparées à cause de l’heure tardive à laquelle nous étions arrivés.
Nous étions tous deux très fatigués et nous nous sommes endormis très rapidement.

Hôtel du Kremlin
Moscou, Russie
3 Janvier 2002
10h15

Nous avions pris le petit déjeuner et Mac était partie interroger un témoin pour son enquête pendant que j’attendais patiemment dans la salle à manger de l’hôtel qu’Assia daigne montrer le bout de son nez, voire même plus.
J’étais assis à une table quand une superbe femme blonde, habillée en jean et en pull, se dirigea vers ma table. J’espérais que c’était Assia et je ne m’étais pas trompé :
 » _Vous être Capitaine Rabb ? me demanda t’elle avec un charmant accent russe qui me plaisait tout particulièrement.
_Oui, c’est moi. Je suppose que vous êtes Assia Donkova.
_Oui, c’est moi.
_Asseyez-vous, je vous en prie, lui dis-je en lui montrant galamment le siège en face de moi.
_Merci.
_Alors si vous commenciez par m’expliquer ce qui vous arrive.
_Et bien voilà, mon mari être, comme vous le savoir déjà, un riche mafieux de notre cher pays. Lui avoir l’intention de voler un million de dollars à américain qui vient chez nous pour des affaires dans quelques heures.
_Oui mais vous qu’avez-vous l’intention de faire ?
_Divorcer et aller vivre aux Etats-Unis avec votre aide.
_Pourquoi avoir besoin de l’aide de la CIA par mon intermédiaire ?
_Mais parce qu’Igor, mon mari, ne me laisser jamais partir sans avoir tuer moi au préalable. Lui ne vouloir pas que informations que je connaisse aillent dans oreilles des américains comme vous qui pourraient tenter de liquider lui et de voler son argent.
_Mais croyez bien, Madame, que vos informations sont en sécurité dans notre pays ou plutôt dans les dossiers confidentiels de la CIA.
_Moi pas en douter Capitaine…
_Harm.
_Oui, euh… Moi pas douter de vous, Harm mais moi avoir besoin de votre aide pour m’enfuir de ce pays. Et faire en sorte qu’Igor soit en prison quand je partirai.
_Et bien Madame…
_Assia.
_Oui… Assia, je ferais mon possible pour vous aider. Mais sachez que je suis là officiellement et que je ne me permettrais pas les réprimandes de l’ex-KGB à la suite d’une simple intervention de votre mari auprès d’eux.
_Harm, le FSB ne se mêlera de rien moi vous le garantir.
_Bien alors dans ce cas, nous allons pouvoir aller cueillir Smith.
_Smith ? me demanda t’elle d’un air interrogateur.
_Oui l’industriel que votre mari à décider de voler.
_Ah ! Alors lui se nommer Smith.
_Oui, Rupert Smith.
_Alors allons-y.  »
Je me levais et elle en fit autant.
 » _Nous prendre ma voiture  » me dit-elle.
J’approuvais et la suivit jusqu’à sa voiture : une Corvette d’un noir brillant comme je n’en avais jamais vu.
 » _Vous n’avez qu’à conduire moi vous indiquer route, me dit-elle en me tendant les clés.
_C’est vous qui voyez.  »
Je pris les clés et m’installais au volant. Je fis démarrer la voiture après qu’Assia eut prit place à côté de moi.

Aéroport international
Moscou, Russie
3 Janvier 2002
11h30

Nous étions arrivés après une demi-heure de route à cause du temps qu’il faisait dehors : il neigeait, il y avait tellement de neige que le sel, déversé sur les routes, ne faisait même plus d’effet.
Nous attendions l’arrivée des passagers du vol United Airlines 477 pour Moscou.
Assia était assise à une table pendant que moi, je cherchais l’homme que nous attendions avec impatience. Je remarquais trois types couverts chacun d’un manteau noir, qui avait l’air pressé de voir arriver la personne qu’ils attendaient. Un des trois mettaient souvent sa main dans sa poche. On aurait dit qu’il ne voulait pas que l’objet qui s’y trouvait ne s’envole ou que quelqu’un de trop curieux ne le voit. Je n’y prêtais qu’une petite attention quand Smith arriva. Lorsqu’il vit que j’avais l’uniforme de la Marine américaine, il s’approcha de moi en passant devant les trois types qui se retournèrent à son passage.
 » _Bonjour, me dit-il, vous êtes officier de la Marine américaine ?
_Oui, vous êtes bien Rupert Smith ?  »
Avant même qu’il eut répondu, un des types lui braqua un pistolet dans le dos et lui dit :
 » _Vous venir avec nous. Tout de suite.  »
Le soi-disant Smith se retourna avec stupéfaction et les suivit en serrant contre lui sa valise.
L’homme qui tenait le pistolet me regardait d’un air mesquin, l’air de dire : ne t’approche pas sinon tu vas avoir de mes nouvelles.
Assia qui avait vu ce qui venait d’arriver me demanda :
 » _Lui être homme que nous chercher ?
_Je crois qu’oui, Assia.
_Qui être les trois autres hommes ?
_Sûrement les sbires de votre cher époux.
_Moi pas les avoir reconnu, peut-être Igor avoir prit ses précautions.
_C’est possible. Suivons-les.  »
Sans même attendre sa réponse, je me dirigeais vers la sortie qu’avaient empruntée les trois hommes. Assia me suivit jusqu’à la voiture, nous les suivîmes jusqu’à une ancienne cabane qui avait l’air abandonnée. Ils garèrent leur voiture et en sortirent en se dirigeant vers la porte de la cabane qui avait à première vue l’air assez grande.
Nous garâmes la Corvette hors de vue des assaillants de Smith. Assia en sortit et se dirigea vers le bunker. Je l’arrêtais aussitôt :
 » _Nous devrions prendre nos précautions. Je vous conseille de rester derrière moi, lui dis-je en sortant un revolver de ma poche.
_Et vous qu’avoir l’intention de faire ?
_Voir ce qu’ils mijotent.
_A vous de voir Harm, moi rester ici.
_Comme vous voudrez !  »
Je me dirigeais vers le bunker en veillant à ne pas me faire voir.
Je m’approchais d’un des trous qui servait de fenêtre et regardais discrètement à l’intérieur. Les trois hommes étaient assis à une table en face de Smith qui semblait affolé :
 » _Bon sang, le patron nous avait pourtant dit qu’on aurait du liquide.
_Ne t’énerve pas. Cette disquette vaut peut-être les millions de dollars que le patron nous avait dits qu’on trouvera.
_Oui mais si Monsieur ne daigne rien nous dire, il va falloir l’amener au patron et ça va barder, dit le troisième.
_Ne vous énervez pas les mecs, on va trouver… Joe, t’avais pas un ordinateur quelque part ?
_Si.  » dit-il en se levant pour aller le chercher.
Je me baissais de peur d’être vu et attendit que l’autre revint avec son PC. Ce qu’il fit rapidement.
 » _Il n’y a que des chiffres et des lettres là-dessus. Le patron nous a sûrement roulé : dit-il après avoir lu la disquette.
_Pourquoi voudrais-tu qu’il nous fasse ça ? On n’a qu’à lui apporter la disquette, il fera ce qu’il veut avec, du moment qu’il nous paye.
_Ok, et qu’est ce qu’on fait du vieux ?
_On lui amène aussi.  »
Je retournais auprès de la voiture et racontais ce que je savais à Assia et lui dit qu’elle devrait appeler la police immédiatement.
 » _Vous êtes sûr que c’est une bonne idée ?
_C’est la meilleure chose que nous ayons à faire.  »
Elle appela donc la police à l’aide de mon portable.

Cabane
Quelques kilomètres au bord de Moscou
3 Janvier 2002
12h30

Les trois hommes sortirent devancés de Smith, qui avait une arme pointée dans le dos. Les policiers ne mirent pas longtemps à arriver et à les arrêter après quelques coups de feu inoffensifs tirés.
 » _Ecoutez, j’ai vraiment besoin de cette disquette. C’est pour une enquête officielle de la Marine des Etats Unis d’Amérique.
_Et alors, moi pas pouvoir vous la donner, moi devoir la garder comme pièce à conviction, me dit l’officier avec son accent russe.
_Si vous ne voulez pas avoir d’ennuis avec vos supérieurs hiérarchiques, qui sont au courant de l’affaire, vous feriez mieux de me la remettre.
_Comme vous voudrez.  »
Il me donna la disquette et reparti avec ses collègues, à leur commissariat.
Je me dirigeais vers Assia et lui demandais de me conduire à une boîte aux lettres. Ce qu’elle fit immédiatement.
Je mis la disquette dans une enveloppe et la mis dans la boîte aux lettres en destination du bureau de la CIA.
Nous nous mîmes d’accord : nous décidâmes que nous repartirons pour Washington demain, si rien ne nous en empêchait.
Elle me ramena à l’hôtel devant lequel elle se gara. Elle descendit de la voiture en même temps que moi.
 » _A demain Assia.  » lui dis-je en la voyant s’approcher de moi.
Elle se tenait devant moi et ne dit rien pendant quelques petites secondes. Enfin, elle se mit sur la pointe des pieds et m’embrassa. Je m’éloignais un peu, gêné, après ce court baiser.
 » _A demain Harm, me dit-elle.
_Oui… A demain.  »
Elle se glissa tranquillement dans sa voiture pendant que j’entrais dans l’hôtel.

Hôtel du Kremlin
Moscou, Russie
3 Janvier 2002
13h00

J’aperçus Mac à une table en train de boire un café.
 » _Salut Mac.
_Ah ! Harm, quelle bonne surprise, dit-elle ironiquement, je craignais que vous ne restiez avec cette charmante demoiselle.
_Je l’aurais fait volontiers, Mac, dis-je en m’asseyant en face d’elle.
_Alors comment cela s’est-il passé ?
_Bien. Nous avons récupéré un million de dollars qui n’était autre qu’une vulgaire disquette que j’ai envoyée à Webb.
_Et Assia, qu’en avez-vous fait ?
_Si tout se passe bien, je la renvoie demain à Washington.
_Et vous ?
_Moi, je reste là pour vous aider dans notre affaire, Mac.
_C’est gentil ça, Harm. Vous n’avez donc pas l’intention de retourner à Washington avec cette charmante jeune femme ?
_Non, pourquoi ?
_Et bien, vous auriez pu vous lier d’amitié avec elle.
_Mac, voyons je n’étais là que pour l’aider à échapper à son mari. Pas pour autre chose.
_Ah bon ! D’après ce que j’ai vu elle a l’air de vous apprécier. Si vous voyez ce que je veux dire !
_Très drôle, Mac. Vous nous avez donc vu ?
_Difficile de vous rater quand vous êtes en uniforme !  »
Un serveur vint à notre table pour me demander ce que je voulais.
 » _Je prendrai un café, s’il vous plaît.
_Bien Monsieur. Je vous l’apporte tout de suite. Madame ?
_Rien pour moi, merci.  »
Il repartit avec ma commande pendant que j’interrogeais Mac sur l’avancement de l’enquête.
Mac m’expliqua ce qu’elle savait quand le serveur vint déposer mon café.
 » _Merci, dis-je au serveur.
_De rien, me répondit-il.  »
Il repartit et je vidais ma tasse rapidement.
 » _Alors qu’est-ce qu’on fait ? demandais-je à Mac.
_Ballade touristique.
_Rien d’autre à faire ?
_Non, la cour martial à lieu demain et mon client n’a aucune chance d’être inculpé.
_Et bien tant mieux ! Quel jour rentrons-nous ?
_Et bien, l’Amiral nous laisse quelques jours de repos alors disons le 5 Janvier .
_C’est d’accord.  »

Nous allâmes nous balader au centre de Moscou puis nous décidâmes de faire une petite promenade dans la campagne enneigée.

Hôtel du Kremlin
Moscou, Russie
3 Janvier 2002
20h00

Notre ballade se passa sans problèmes et nous rentrâmes à l’hôtel pour le dîner.
Nous dînâmes tranquillement avant de remonter à notre chambre.

 » _Mac ? lui dis-je une fois que je m’étais assis près d’elle sur le bord du lit.
_Oui ?
_Vous ne m’avez pas encore expliqué ce qui était arrivé pendant que j’étais sur le Patrick-Henry.
_Oui je sais…
_Alors ? fis-je voyant qu’elle hésitait à m’en parler.
_Mic m’a quitté en disant que je pensais trop à vous.
_Mic ? Non ? Vous plaisantez ?
_Non…
_Et moi qui croyais qu’il tenait réellement à vous, je me suis bel et bien trompé…
_Oui mais ce n’est pas si grave que ça vous savez.
_Comment ça pas si grave ? Mac mais vous alliez tout de même l’épouser.
_Oui je sais… Mais je pense qu’en fin de compte, je n’étais pas aussi amoureuse de lui que ce que je croyais.
_Et vous ? Comment l’avez-vous pris ?
_Je n’ai pas été triste du tout, malgré ce que j’aurais pu penser… J’ai été soulagée plus qu’autre chose.
_Soulagée ? Vous l’aimiez pourtant, non ?
_Je ne sais plus, Harm…
_Vous alliez l’épouser sans même savoir si vous l’aimiez…  »
Elle me fit signe de me taire en me mettant un doigt sur la bouche.
Sa chaleur m’envahit, elle se pencha vers moi et m’embrassa tendrement.
Je me laissais faire.
Des milliers de sentiments m’envahissaient à cet instant précis. J’embrassais la femme que j’aimais et cela me rendait terriblement heureux. Il y avait tellement longtemps que j’attendais le moment où elle m’embrasserait à nouveau comme sous la véranda de l’Amiral.
C’était merveilleux et j’avais la nette impression que Mac ressentait la même chose […]
DRIIIIIINNNNGGG !!!!!!!!!! Je sursautais. C’était le téléphone. Mac s’éloigna vivement l’air gêné.
 » _Euh… Vous feriez mieux d’y aller, me dit-elle.
_Euh… Oui, vous avez raison.  »
Je mis quelques instants à me remettre de ce court baiser puis je me levais et décrochais le téléphone :
 » _Bonjour, Capitaine Rabb ? me demanda une voix à l’appareil.
_ Oui c’est moi.
_C’est Webb.
_Ah ! Bonjour Webb. Comment allez-vous?
_Bien je vous remercie. Je vous appelais pour savoir comment avançait notre affaire.
_Elle avance très bien. Le million de dollars de Smith n’est autre qu’une banale disquette.
_Vous me l’avez envoyée je suppose ?
_Oui vous devriez la recevoir dans peu de temps.
_Bien, et Assia ?
_Je la rapatrie à Washington demain.
_Et vous, vous restez là-bas ?
_Oui, je vais aider Mac pour la fin de notre enquête et prendre un peu de repos, dis-je en me retournant vers Mac, qui s’était allongée sur le lit, d’un air déçu.
_Et bien dans ce cas, j’irai chercher Assia à l’aéroport en espérant vous revoir bientôt.
_Quand je rentrerai, vous avez intérêt à m’expliquer ce que contient cette disquette.
_Je le ferais.
_Bien alors au revoir Webb.
_Au revoir Rabb.  »
Je raccrochais le téléphone et m’assis sur le lit à côté de Mac qui se releva et s’adossa à un oreiller.
 » _Alors qu’est-ce qu’il vous voulait ? me demanda t’elle.
_Connaître l’avancement de ma mission.
_Et c’est tout ?
_C’est déjà pas mal !
_Bien… Nous ferions mieux de nous coucher, je crois. Nous n’avons pas beaucoup dormi la nuit dernière.
_Oui, vous avez raison.  »
Je me levais et allais m’installer dans le fauteuil qui me servait de lit. Pendant ce temps là, Mac s’allongea à nouveau.
 » _Bonne nuit, Harm.
_Oui… Bonne nuit, Mac.  »
Je m’endormis assez tard en pensant à ce qui venait de se passer avec Mac.

Quartier général du JAG
Falls Church, Virginie
5 Janvier 2002
10h45

Avant de renter aux Etats-Unis, j’avais envoyé Assia prendre l’avion, et étais allé m’assurer que son mari était bien en prison, avant de retourner aider Mac dans son affaire.

Nous étions rentrés à Washington le 5 Janvier comme prévu et nous étions allés, directement après notre arrivée à l’aéroport, au bureau car le travail nous appelait.
L’Amiral avait souhaité nous voir dans son bureau pour que nous lui donnions le rapport de notre enquête.
 » _Entrez, dit-il après que nous ayons frappé à la porte de son bureau.
_Amiral, vous vouliez nous voir ?
_Oui, je vous en prie asseyez-vous. J’aimerais lire votre rapport au sujet de l’enquête qui vous a fait vous déplacer à Moscou.
_Tenez, dit Mac en lui tendant le dossier.
_Merci Colonel.  »
Il commença à le lire et jugea que c’était suffisamment correct pour laisser partir Mac. Ce qu’elle fit aussitôt après son ordre.
 » _Capitaine, Webb m’a appris la mission que vous avez eue à faire durant votre séjour. Comment cela s’est-il passé ?
_Sans embrouilles, Amiral.
_Bien Webb vous a expliqué ce qu’il y avait sur la disquette ?
_Non pas encore je m’apprêtais à y aller, Monsieur.
_Bien alors allez-y.
_A vos ordres, Amiral  » dis-je en me levant.
Je fermais la porte de son bureau derrière moi et allais chercher ma voiture pour rendre une petite visite à Webb.

Bureau de la CIA
Washington DC
5 Janvier 2002
11h30

 » _Entrez  » dit Webb après que j’eusse frappé à la porte.
J’entrais et le saluais amicalement.
 » _Alors Webb, que contenait la disquette ? lui demandais-je après m’être assis.
_Des codes secrets pour mettre en route le détonateur d’une bombe nucléaire.
_Et qui voulait s’en servir ?
_La mafia russe, Capitaine. Elle voulait exercer du chantage sur le président de notre pays pour obtenir une forte somme d’argent de sa part.
_Et à combien s’élevait la somme ?
_Oh ! Environ un milliard de dollars.
_Et le président a cette somme avec lui ?
_Oui… Enfin dans un compte en banque, dans les Caraïbes.
_Et qu’avez-vous fait de la disquette ?
_Je l’ai brûlée.
_Pourquoi est-ce Smith qui la possédait ?
_Question de sécurité je suppose.
_Et la bombe ?
_Neutralisée par nos agents.
_Alors tout va bien maintenant ?
_Et oui, comme toujours.
_Au fait où avez-vous amené Assia ?
_Dans un appartement non loin de la Potomac River… Tenez puisque vous m’en parlez, elle m’a demandé de vous dire qu’elle passerait vous voir au bureau.
_Au JAG ?
_Oui c’est ça.
_Et bien je vais pouvoir y aller maintenant, dis-je en me levant.
_Oui au revoir Capitaine.
_Au revoir Webb.  »
Je sortis de son bureau et repris ma voiture pour retourner au JAG.

Quartier général du JAG
Falls Church, Virginie
5 Janvier 2002
12h15

Je m’assis derrière mon bureau et entrepris de lire un nouveau dossier qui venait de m’arriver de la part de l’Amiral. Au moment où je l’ouvrais, quelqu’un frappa à ma porte.
 » _Bonjour Capitaine.
_Ah ! Assia, bonjour. Je ne vous attendais pas si tôt.
_Oui, vouloir voir vous pour vous remercier de m’avoir tirée des griffes de mon mari.
_Et bien, écoutez, je n’ai fait que mon travail.
_Moi vouloir aussi savoir si vous être libre pour déjeuner avec moi ce midi, reprit-elle.
_Et bien, à vrai dire rien ne m’en empêche alors pourquoi pas. Laissez-moi juste le temps de fermer mon bureau et je suis à vous.  »
Je me levais, rangeais mon dossier dans ma valise de travail et refermais la porte derrière nous.
Nous nous dirigeâmes vers ma voiture.
 » _Je vous propose d’aller à Norfolk, comme ça je peux vous montrer un peu du pays.
_ Ce être bonne idée, Capitaine.  »

Base navale de Norfolk
Norfolk
5 Janvier 2002
13h15

Après une petite promenade, nous nous étions arrêtés pour manger à Norfolk, comme convenu.
Nous étions dans un petit restaurant très sympathique, nous avions fini de manger et en étions au café.
 » _Alors Harm vous travailler souvent pour CIA ?
_De temps en temps, mais la CIA sait se débrouiller sans moi.
_Vous avoir tuer beaucoup de gens dans votre vie ?
_Je ne sais pas c’est possible. Mais pourquoi toutes ses questions ?
_Pour savoir plus sur ce que vous faire de beau à Washington.
_Et bien à vrai dire pas grand chose, à part quelques enquêtes, courts martiales, et autres.
_Ah ! Ce être très intéressant !
_Si vous le dites !
_Moi avoir décider de devenir journaliste ici à Washington. Je l’étais déjà à Moscou alors je devrais pouvoir me débrouiller, après un peu d’entraînement dans votre langue.
_Vous vous débrouillez déjà très bien. Mais je pense que le métier de journaliste est une bonne idée.
_Ce être gentil à vous, Harm.  »
Nous venions de finir nos cafés et nous nous dirigions vers ma voiture quand Assia me dit qu’elle aimerait rentrer chez elle pour s’occuper de son CV. Je la ramenais donc chez elle.

Appartement d’Assia
Washington DC
5 Janvier 2002
15h30

Je garais ma voiture devant son appartement et la laissais sortir.
 » _Merci, Capitaine, me dit-elle une fois dehors.
_De rien. Au revoir.
_Oui au revoir… Peut-être à une prochaine fois.
_Oui peut-être.  »
Elle se dirigea vers l’entrée du bâtiment me fit un petit signe de la main et rentra à l’intérieur. Je fit démarrer ma voiture et allais me ballader avant de retourner au JAG quelques heures plus tard.

Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
5 Janvier 2002
17h00

 » _Alors Harm, comment cela s’est-il passé ? me demanda Mac après que je sois entré dans mon bureau.
_De quoi parlez-vous, lui demandais-je avec étonnement.
_Mais de votre après-midi avec Assia.
_Comment avez-vous su ?
_Je vous ai vu partir avec elle, et vous n’êtes pas revenu de l’après-midi !
_Et bien cela s’est très bien passé, je vous remercie, lui répondis-je.
_Ah ! Et rien d’autre ?
_Non rien d’autre.
_Il ne s’est rien passé entre vous ?
_Non, répondis-je. Sarah avait l’air soulagée de m’entendre dire ça.
_Et bien, alors à demain Harm !
_Oui à demain Mac.  »
Elle s’en alla et je continuais à travailler sur un dossier qui venait de m’arriver.

Je travaillais dessus durant une bonne partie de la soirée. Je commençais à me sentir fatigué, je fis donc mes affaires afin de rentrer chez moi.

Appartement de Harm
Nord d’Union Station
5 Janvier 2002
22h00

Je posais mes affaires, puis allais prendre une douche. Je réfléchissais à tout ce qui venait d’arriver pendant ces derniers jours : mon voyage en Russie, mon baiser avec Mac qui m’avait fait repenser à notre baiser sous la véranda de l’Amiral. Cette chaleur qui m’envahissait à chaque fois qu’elle posait ses lèvres sur les miennes. Je me rendais compte au fur et à mesure que j’avais vraiment besoin d’elle, de la sentir près de moi jusqu’à la fin de mes jours.
Je vidais ma tête de toutes ses pensées qui allaient finir pas dériver dans le mauvais sens, et sortais de ma salle de bain vêtu d’un pantalon quand quelqu’un frappa à ma porte.
 » _Mac ? Quelle bonne surprise ? fis-je en la voyant sur le pas de ma porte.
_Je peux entrer, me demanda t’elle.
_Oui bien sur.  »
Elle entra et s’assit sur le canapé.
 » _Et bien qu’est ce qui ne va pas ? lui demandais-je après m’être installé à ses côtés.
_Rien tout va bien…  »
Elle ne me laissa même pas le temps de dire un mot de plus, elle se pencha sur moi et m’embrassa tout en passant ses bras autour de mon cou. Je ne comprenais pas trop pourquoi elle faisait cela, mais l’irrésistible besoin que j’avais d’elle prit le dessus et je me laissais faire. Elle m’embrassait avec une tendresse que je ne lui connaissais pas, et j’y répondais avec encore plus de ferveur.
Elle lâcha mes lèvres et fit descendre sa langue le long de mon cou en zigzagant. Le désir augmentait en moi à chaque centimètre carré qu’elle parcourait sur mon corps. Je crus qu’elle allait continuer plus bas mais elle remonta, et reprit à nouveau mes lèvres entre les siennes. Je la sentais frissonner contre mon torse.
Cette fois, ce fut moi qui fis descendre ma langue le long d’un chemin vertigineux. Je défis les boutons de sa chemise un à un, puis la fis glisser le long de ses épaules. Je m’apprêtais à descendre plus bas quand elle me pria de remonter par un petit gémissement plaintif.
Je m’exécutais donc et repris ses lèvres entre les miennes. Je m’acharnais à enlever son soutien-gorge, qui finit par céder au bout de quelques secondes de persévérance. Je me levais et lui fis signe de me suivre dans ma chambre.
Une fois debout devant le lit, elle reprit mes lèvres entre les siennes et défit les boutons de mon pantalon, puis le fit tomber par terre, devant mon lit. Mon caleçon suivit le même chemin quelques secondes plus tard, alors que je faisais la même chose avec son jean.
Elle me poussa sur le lit et je tombais aux pieds d’une femme totalement nue devant moi. Elle vint me rejoindre un bref instant plus tard, mon désir s’intensifiait en moi. Je l’allongeais sur le dos tout en continuant à l’embrasser, et me mis sur elle pour la pénétrer délicatement.
Je commençais mon mouvement de va-et-vient sentant le plaisir qui montait en moi de plus en plus vite. Sarah avait l’air aussi heureuse que moi à cet instant là.
Au moment où je m’y attendais le moins, j’atteignis l’orgasme, je vis Mac faire de même seulement quelques secondes après moi. Je retins un gémissement entre mes dents, puis je me mis sur le dos afin de reprendre mon souffle.
Sarah se blottit contre moi et posa sa tête dans le creux de mon épaule.
J’étais heureux, j’avais enfin réussi à faire ce que j’aurais dû faire plusieurs années auparavant.
 » _Je t’aime Harm, me dit-elle.
_Je t’aime aussi Sarah.  »
FIN…

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