What’s past is prologue

Chapitre 11

Harm était réveillé depuis un petit moment quand il entendit des bruits de pas à l’extérieur de sa prison de fortune. Les élancements dans sa tête envoyaient des zébrures rouge lancinantes à travers son cerveau malgré l’obscurité l’entourant, mais la douleur avait commencé à s’estomper graduellement jusqu’à qu’elle soit presque supportable. Il entendit un cliquetis métallique – une chaîne en travers de la porte, devina t’il – et puis un aveuglant rayon de lumière transperça la nuit. Il sourcilla, tournant la tête instinctivement.

Quand il se retourna, un visage embrouillé se trouvait dans l’embrasure de la porte. L’image se scinda immédiatement en deux quand Rupert poussa quelqu’un dans la pièce. Le cœur d’Harm se serra. La nouvelle captive tomba lourdement en avant, atterrissant sur la hanche et l’épaule avec un cri de douleur étouffé. Harm accrocha un reflet argenté sur le col avant qu’un mouvement de Rupert permette à la lumière de balayer le visage de la captive. Mac regardait vers lui, ses yeux marron agrandis par la peur. Elle était bâillonnée et les mains attachées derrière elle. Son collant avait disparu, ses pieds nus liés aux chevilles. Aucun doute que Rupert savait que la texture glissante des collants aurait pu lui donner un avantage pour se dégager de ses liens. La jupe d’uniforme de Mac remontait sur ses cuisses de façon inconvenante et Harm entraperçut un moment l’écorchure sanguinolente sur un genou due à la lourde chute.

Avec un grognement silencieux qui montait en puissance, Harm secoua ses liens, mais les cordes demeuraient serrées blessant ses poignets et avant-bras. Quoi qu’il puisse être par ailleurs, Rupert était avant tout un marin qui savait faire les nœuds.

Rupert secoua la tête avec une fausse exaspération. « Vous êtes un homme difficile à garder inconscient, Capitaine. Je vais finir par devoir vous mettre un sacré coup sur le crâne si vous ne vous calmez pas. »

Harm saisit l’allusion et se tint tranquille. « Qu’est ce que vous allez faire de nous ? » demanda t’il après un moment.

Rupert haussa les épaules, semblant satisfait de sa capitulation. « Je n’ai pas encore complètement décidé, mais j’y travaille. » Il eut un sourire narquois. « Ne vous inquiétez pas, je vous tiendrai au courant. » Et là-dessus, il partit, prenant une lampe avec lui. Harm entendit le bruit de la chaîne comme il verrouillait la porte, et puis le bruit des pas qui s’éloignaient.

Finalement, il n’y eut plus rien que le silence et le faible bruit de l’eau clapotant contre le hangar. Harm pouvait sentir l’océan – le réconfortant mélange familier de sel, d’algues et de poissons qui avait accompagné la majeure partie de sa vie. Comme ses yeux s’accoutumaient, une vague forme apparut dans l’obscurité. L’adrénaline commençait à diminuer, le laissant la tête vide.

« Mac ? Vous allez bien ? »

Sa réponse fut un inintelligible embrouillamini dû au bâillon, mais même ainsi c’était suffisant pour le rassurer. Son soulagement s’évanouit presque immédiatement. « Bien, alors rappelez moi de vous tuer une fois que nous nous serons sortis de là. »

« Mmmm ? »

Harm ne put s’empêcher de sourire en entendant la note d’outrage dans sa voix. « Vous m’avez bien entendu. Ecoutez Sundance, vous êtes supposée me sortir de situations comme cela, pas venir m’y rejoindre. » Son humour faiblit comme il appuyait sa tête contre le tuyau auquel il était attaché et il ferma les yeux. « Et en plus, mes compétences tactiques tombent à l’eau quand vous êtes en danger » grogna t’il ironiquement. « Mais je suis sûr que vous l’avez remarqué. »

« Marm… »

A la note d’avertissement dans sa voix, il décida de laisser tomber. « Cela ne fait rien, Mac. Concentrons nous juste sur le fait de sortir d’ici. Par hasard vous n’auriez pas une astuce de Marine dans votre manche pour nous libérer de ces cordes, n’est ce pas ? »

Il entendit un froissement sourd comme elle testait ses liens, puis sa forme vague secoua la tête. Harm soupira.

Mac rodait le long de la clôture grillagée haute d’environ trois mètres, cherchant un moyen d’entrer dans la marina. Rupert – avec Diane- avait franchi en voiture le portail de sécurité au moyen d’une carte à code, la mettant dans l’impossibilité de le suivre avec son véhicule. Chaque nouveau pas lui faisait marmonner un autre juron. L’opérateur du 911 des secours d’urgences à qui elle avait parlé devait probablement être encore en train de vérifier son identité. Après ça, elle pouvait espérer des renforts, mais alors Harm et Diane pourraient être morts tous les deux.

Je ne peux pas croire que j’ai été aussi idiote ! La pince coupante, qui se trouvait dans la boite à outils avec la roue de secours et les équipements routiers d’urgence, demeurait dans le coffre de sa corvette. Au-delà de la clôture, un bon nombre de constructions – plutot de solides cabanes – descendaient en ligne vers l’eau, ou s’entremêlaient avec des pontons et des hangars à bateaux. La marina était occupée par plusieurs centaines de bateaux, estima Mac. Ils dansaient sur l’eau en suivant les mouvements oscillants de leurs amarres dans le doux ressac de Virginia Beach. La sécurité pour une marina civile semblait un peu extrême jusqu’à qu’elle se rappelle qu’ils étaient dans le même chenal que les chantiers navals de Newport News, où elle savait que le Stennis était actuellement en cale sèche pour révision complète.

Ne trouvant pas de meilleure solution à son dilemme, elle retourna vers sa voiture de location et retira un des tapis de sol du siège avant. Elle allait devoir escalader la clôture, en dépit du fil de fer barbelé torsadé. Il fallait espérer que le solide caoutchouc du tapis serait suffisant pour lui éviter de trop vilaines déchirures.

Jetant le tapis par-dessus une de ses épaules, elle commença à escalader. Les mailles du grillage pénétraient la jointure de ses doigts. Elle tâtonnait pour avoir une bonne prise avec l’extrémité de ses épaisses chaussures, faisant cliqueter la clôture. Parvenue au sommet, elle rassembla difficilement ses forces, puis fit glisser le tapis de son épaule par dessus les barbelés. Cela dégagea un passage étroit dans lequel elle glissa la tête et les épaules. Un barbelé coupant accrocha son épaule comme elle basculait vers l’avant. Elle eut un hoquet, se tortillant pour essayer de libérer le douloureux crochet de sa peau, mais ce fut sans succès. Finalement, elle serra les dents et laissa son poids basculer la tête la première par-dessus le grillage. Le barbelé traça une ligne de feu à travers son dos pendant qu’elle dégringolait de l’autre coté.

Mac rentra son épaule en tombant. Elle atterrit difficilement, mais roula sur ses pieds, accrochant les mailles du grillage d’une main pour se stabiliser. Elle fléchit les épaules pour évaluer sa blessure. Le mouvement lui provoqua une brûlure, mais elle jugea que ce n’était pas sérieux.

Vérifiant rapidement son arme, elle se mit en route vers la direction qu’avait prise Rupert.

« Où allons nous ? » demanda Harm comme Rupert le poussait dans le dos avec le canon de son pistolet. Immédiatement après l’arme retourna à sa position initiale – pressée contre la tempe de Mac. Rupert avait l’autre bras passé autour de sa taille élancée, la décollant presque du sol à chaque pas en la traînant avec lui. Il lui avait croisé les chevilles avant de les attacher, la mettant dans l’impossibilité de faire plus que de maladroits sauts à cloche pied. Les liens des chevilles d’Harm ressemblaient aux entraves de chevaux – une corde repliée en forme de huit qui ne l’autorisait à avancer que par tous petits pas.

Ils émergèrent de la resserre pour se retrouver dans la brillance du clair de lune. Autour d’eux, Harm pouvait voir la rangée de petits hangars à bateaux qui sans aucun doute abritaient des bateaux de plaisance ou peut être des embarcations personnelles. Ils n’étaient pas très grands. Au-dessous d’eux se trouvait l’océan sombre et mystérieux dont le calme était rompu par d’occasionnelles ondulations argentées.

« Restez tranquille » dit Rupert, le poussant une fois de plus. Harm obtempéra faute de meilleure alternative. Le manque de résistance de Mac lui laissait un sentiment profond d’incertitude. Il avait attendu d’elle qu’elle se transforme en putois enragé aussitôt que Rupert avait libéré Harm de la chaise où il était attaché, lui fournissant une opportunité d’attraper l’amiral au moment où il était moins sur ses gardes. Mais elle était restée docile pendant toute l’opération, et même maintenant elle endurait la rude façon dont Rupert la maintenait sans plus de réaction qu’un occasionnel grognement de douleur. Sans son active coopération, Harm ne pensait pas qu’ils auraient une chance de s’enfuir. Il pouvait seulement espérer qu’elle essayait d’apaiser leur ravisseur pour lui donner un faux sentiment de sécurité, et c’est pourquoi il gardait un œil sur elle, cherchant à repérer les circonstances qu’elle pourrait saisir pour passer à l’action.

Leur petite caravane arriva à la porte d’un hangar à bateaux plus ancien et semblant plutôt branlant, ses planches étant voilées et pourries. Rupert relâcha Mac, lui permettant de glisser contre le mur pendant qu’il s’agenouillait pour allumer une petite lampe à pétrole. Relevant celle-ci maladroitement avec le pistolet dans sa main, il travailla à déverrouiller le cadenas sécurisant la porte. Harm regardait, mémorisant la combinaison au cas où cela pourrait faire son bonheur plus tard.

Pendant un moment, il jeta un coup d’œil par-dessus Rupert vers Mac, espérant accrocher son regard, mais ses yeux étaient rivés au sol. Il grommela silencieusement pour lui-même avec frustration. Allez Mac ! Qu’est ce qui ne va pas avec vous ?

Rupert ouvrit violemment la porte. Harm fut immédiatement assailli par la forte odeur chimique qui envahissait la bâtisse. Le polyuréthane. Le propriétaire du hangar à bateau devait avoir réalisé une imperméabilisation récemment.

Basculant la lampe vers son autre main, Rupert pointa le pistolet vers Harm et fit un geste pour qu’il entre. Harm obéit, écoutant ses pas résonner quand ils quittèrent la terre battue pour avancer sur un plancher en bois. Le plancher du hangar dépassait d’environ huit pieds au-delà du bord de l’eau avec un décrochement qui abritait un petit hors-bord. Le mur opposé avait une porte se rabattant pour laisser passer le bateau, laquelle était couverte par une porte de garage ordinaire. Les rails continuaient jusqu’au dessus de sa tête, avec le mécanisme d’ouverture de la porte du garage juste de l’autre coté. Harm se demanda pendant un instant si Rupert avait planifié de les abattre et les noyer.

Il avança de quelques pas et se tourna, juste à temps pour voir Rupert pousser Mac à l’intérieur. Elle sautilla une fois alors qu’elle tombait la tête la première vers lui, le faisant basculer lui aussi. Harm atterrit sur son dos avec Mac au-dessus de lui. Le bois grossier se planta douloureusement dans ses articulations et coudes, lui arrachant un cri de douleur. Il leva la tête pour regarder vers Rupert.

Largement éclairé par la lueur de la lampe, le visage de l’amiral semblait en quelque sorte démoniaque. Puis Rupert eut un rictus ajoutant à cette impression. « J’ai laissé tombé l’idée de la querelle d’amoureux, je regrette. Trop difficile à rendre convaincant. » Il haussa les épaules. « Un tragique accident n’est pas aussi poétique, mais je suis désolé c’est ce que je vais devoir faire. Quel dommage pour vous deux d’avoir choisi un endroit si dangereux pour rester seuls. »

Là-dessus il leva la lampe, la tournant vers le coté, puis la lâcha sur un petit tas de bidons ouverts qui s’accumulaient de l’autre côté de la porte. Le verre de la lanterne se brisa. La flamme à l’intérieur vacilla, puis s’enflamma en touchant les restes de produit solvant dans les bidons. Le feu éclatant jaillit comme une torche. Cela se transféra presque immédiatement au mur le plus proche, grimpant rapidement vers le plafond.

Satisfait, Rupert se retira, fermant la porte derrière lui. Un moment plus tard, Harm entendit un puissant martèlement à la base de la porte et réalisa avec un sentiment d’horreur que l’homme avait coincé quelque chose sous la porte pour empêcher de l’ouvrir.

A travers son bâillon, Mac poussa un glapissement étouffé de pure terreur. Harm la fixait, son choc se transformant en colère. « Secouez-vous, réagissez, Marine ! »

Harm redressa le torse brusquement, la faisant glisser de sa poitrine. « Roulez de l’autre coté, Mac. J’ai besoin d’attraper les cordes sur vos bras. »

Elle obéit, pendant qu’Harm luttait pour se mettre en position dos contre dos en vitesse se rapprochant suffisamment pour accrocher la corde avec ses doigts. Du coin de l’œil il pouvait voir les flammes jaillissantes à travers le plafond qui rayonnaient comme une sorte de créature malveillante. La fumée obscurcissait l’air, mais était assez peu épaisse en se rapprochant du sol pour leur permettre de respirer. Les poumons d’Harm le piquaient cependant. Ils n’auraient bientôt plus d’air … enfin si le feu n’avait pas leur peau en premier.

Le premier frisson de panique serra sa poitrine. Il le repoussa , se forçant à se concentrer sur les nœuds qu’il sentait sous ses doigts. Il était un marin, lui aussi. Il connaissait et il pouvait identifier les tortillons complexes, et par conséquent les défaire, s’il pouvait se fixer sur la tâche. Mais l’image de Mac brûlant à mort se faufilait aux limites de sa conscience et cela le terrifiait. Il posa les yeux sur la paroi lisse en fibre de verre du bateau à l’endroit où cela disparaissait sous le plancher sur lesquelles ils étaient. Le vide entre les deux n’était que de six pouces, mais il suspectait qu’il y avait un peu plus d’espace de l’autre coté. A défaut d’autre chose, lui et Mac pourraient se glisser dans l’eau pour éviter les flammes.

Et puis quoi ? Se noyer ? Mac ne pouvait pas marcher – ou nager – et sans ses mains libres, il ne pourrait pas la transporter. La porte pour le bateau ne touchait pas l’eau, aussi il savait qu’ils ne pourraient s’échapper de cette façon – à condition qu’ils puissent se libérer de leurs liens.

Le premier nœud céda sous ses doigts et il poussa un cri de pur bonheur. « Nous allons nous sortir de là, Mac » ajouta t’il, ayant d’autant plus besoin d’entendre les mots. Le feu avait jailli le long du second mur, développant un rideau de flamme orange. Par chance, c’était celui du coté opposé au bateau, lequel les protégeait de la pire chaleur, mais il savait qu’il était temps de dégager en vitesse.

« Marm ? »

« Oui, Mac ? » Il gardait sa totale attention sur les nœuds. Le second commençait à lâcher prise.

Elle soupira, semblant exaspérée. « Marm, memuimamap. »

« Quoi ? » Le second céda. Pour le troisième, ses doigts lui disaient qu’il était vicieux. C’était aussi le dernier. « On s’accroche. Plus qu’un. »

Les flammes couvraient le plafond maintenant, le plissant, craquant assez fort pour couvrir le bruit du clapot au dessous d’eux. Les yeux d’Harm commençaient à pleurer. Derrière lui, Mac eut une quinte de toux comme la fumée gagnait en âcreté. Des tas de débris, la plupart encore enflammés, tombaient autour d’eux. Ils grésillaient quand ils tombaient dans l’eau, et chaque fois s’éteignaient ou recommençaient un nouveau petit feu quand c’était à l’intérieur.

« Aaaaaah ! » Harm ne put retenir un cri de douleur quand un fragment enflammé tomba sur la jambe de son pantalon.

« Marm ! »

Purement par réflexe il roula au loin, frottant son mollet contres les planches pour éteindre la flamme. Comme il se retournait, il regarda vers le bas mais ne put rien voir excepté un trou carbonisé et un bout de peau dessous. La blessure l’élançait au rythme frénétique de ses battements cardiaques.

Vraiment terrifié maintenant, il saisit les cordes attachant les mains de Mac et pria désespérément pour le dernier nœud. La chaleur était suffocante, brûlant ses poumons à chaque inspiration.

« Mac, quand ça lâche, je veux que vous déguerpissiez d’ici. Ne vous occupez pas de moi. » Mourir ne devrait pas être si dur s’il savait qu’elle était en sécurité.

« Mo ! »

« Oui ! Ne discutez pas avec moi. Nous n’avons pas le temps ! » Et en suivant, il accrocha la boucle de la corde et tira en libérant le nœud.

Mac s’assit et passa ses mains devant, fichant en l’air les liens comme si c’étaient des serpents. Immédiatement elle s’occupa de la corde autour de ses chevilles. Un craquement net de bois tombant en morceaux la fit tressaillir, mais elle ne leva pas les yeux alors que le coin éloigné du toit s’effondrait. Les deux murs adjacents commençaient à pencher vers l’intérieur.

D’un coup sec, elle libera ses pieds.

« Vite » insista Harm comme elle sautait sur ses pieds.

Mac dégagea le bâillon de sa bouche, le laissant pendre autour de son cou. Une autre quinte de toux la secoua et elle se plia en deux. Elle fit un pas vers l’avant en chancelant, tendant le bras pour se soutenir contre le flan du hors-bord. C’était glissant un pied dérapa, venant s’appuyer contre le coté opposé à la découpe avec une lourde vibration qu’Harm sentit à travers le bateau au-dessus de lui. Elle se pencha par-dessus bord, cherchant à l’intérieur et farfouillant aux alentours.

« Mac….. » Il n’en dit pas plus , saisi par une quinte de toux. Il se recroquevilla sous l’effet du spasme, luttant pour respirer.

Quand il récupéra, elle s’agenouillait derrière lui, un petit canif multi-fonction dans la main. Il sentit qu’elle coupait les cordes, et grimaça de douleur comme la lame glissa accidentellement sur sa peau. Mais pendant que les cordes cédaient tout ce qu’il pouvait penser alors était de déguerpir de cet enfer qui était sur le point de les engloutir. Saisissant le couteau dans sa main, il tailla la corde à ses chevilles. Un hurlement inhumain et une soudaine bouffée d’air chaud furent son seul avertissement cette fois pour sortir.

Avec les réflexes nés de nombre de situations désespérées, il saisit Mac autour de la taille et ils roulèrent tous les deux dans l’eau.

Chapitre 12

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