What’s past is prologue

Chapitre 14 – conclusion

Mac détourna son attention de sa conservation avec Bud et Harriet avec un profond sentiment d’appréhension quand elle vit Harm franchir les portes menant au plateau. Elle s’était étrangement et douloureusement sentie reconnaissante de découvrir qu’il était parti pour passer du temps avec Diane. Elle avait espéré pouvoir l’éviter, tout du moins pour aujourd’hui. Elle n’était pas sûre d’être capable de cacher ses émotions si elle avait à lui parler.

« Excusez moi » dit elle rapidement aux deux lieutenants, coupant Bud au milieu d’une phrase. Elle lui décocha un rapide regard d’excuse puis se retourna, battant en retraite vers son bureau aussi vite que sa dignité le permettait.

« Hé, Mac ! Vous avez une minute ? » La voix d’Harm la glaça en chemin.

Tout en se raidissant, elle se tourna pour lui faire face. Il se dirigeait vers elle avec une détermination visible dans ses pas, et Mac sut instantanément qu’il voulait parler de quelque chose de personnel. Elle pouvait le lire dans ses yeux.

Je ne peux pas le faire maintenant, pensa t’elle, paniquée. « Non, Capitaine, je suis désolée. Je n’ai pas le temps. » Et avant qu’il ne puisse faire plus que rester bouche bée de surprise, elle tourna les talons et partit.

Quand elle gagna la relative sécurité de son bureau, elle ferma la porte derrière elle, puis appuya les mains sur le bureau en essayant de récupérer une respiration normale. Elle se redressa un moment plus tard comme la porte s’ouvrait, son cœur se serrant. Elle n’avait pas besoin de regarder pour savoir qui c’était. Elle pouvait le sentir derrière elle, sa présence lui envoyant comme une décharge électrique à travers la peau.

Un peu de la violente douleur qu’elle éprouvait se libéra en le voyant entrer aussi librement .

« Serait ce vraiment trop vous demander que de frapper avant d’entrer dans mon bureau, Harm ? »

Du coin de l’œil, elle le vit reculer à son ton.

« Mac ? Vous allez bien ? »

La question posée ne fut pas loin de lui faire perdre son sang-froid. Elle eut un rire rageur, le son qui émergeait ressemblant plus à un grognement.

« Fichez le camp, Harm. »

Sa réponse fut prévisible.

« Je n’irai nulle part jusqu’à que vous me disiez ce qui ne va pas. »

Mac ferma les yeux. Quel homme insupportable et têtu ! S’il restait plus longtemps, elle avait peur d’être capable de l’engueuler ou de se mettre à hurler.

« Je ne veux pas en parler. Maintenant si vous voulez bien m’excuser »

« Non, pas tant que vous ne m’aurez pas dit ce qui ne va pas. »

Grimaçante, elle fit la seule chose qu’elle put trouver.

« Rompez, Capitaine. »

« Mac ».

« J’ai dit rompez » dit elle d’un ton sec, mettant tout le poids de l’attitude militaire qu’elle pouvait dégager dans ces mots.

Un vibrant silence s’éternisa, puis enfin elle entendit le bruissement du tissu, le crissement des chaussures de cuir comme il se mettait au garde à vous.

« A vos ordres Oui, Madame »

Mac attendit que ses pas se soient éloignés avant de s’autoriser à refouler sa tension avec un soupir chevrotant.

Sturgis et Bud s’interrompirent, surpris, quand Harm pénètra comme un ouragan dans le bureau du capitaine. Harm était vaguement conscient qu’il les interrompait, mais il n’en tint pas compte.

« Est-ce que l’un de vous sait ce qui ne va pas avec Mac ? » demanda t’il

Les deux officiers échangèrent un regard.

« Pourquoi ? A-t-elle dit quelque chose ? » demanda Sturgis après un moment

Harm croisa les bras sur sa poitrine.

« Non, elle refuse de me parler. »

Il avait l’impression de marcher dans une zone floue. Pour la première de sa vie, il était vraiment prêt à tout mettre sur la table et dire à la femme de ses rêves exactement ce qu’il éprouvait pour elle – et elle, inexplicablement, n’était pas disposée à lui donner ce temps.

« Heu, Monsieur ? » Bud attendit qu’Harm se fixe sur lui avant de continuer. « Pouvez vous vraiment la blâmer ? »

« Harm » La voix de Sturgis était l’essence de la raison. « Mac a juste besoin d’un peu de temps pour s’adapter à la situation. »

Harm les dévisagea tous les deux. « Quelle situation ? »

Bud lui adressa un regard incrédule. « Vous et Diane, Monsieur. »

Résistant à la tentation de saisir le lieutenant et de le secouer, Harm prononça les dents serrées. « Comment ça, Diane et moi ? »

Bud commençait à se sentir mal à l’aise. « Heu….vous et Diane ……ensemble, Monsieur. »

Les pièces se rassemblèrent d’un seul coup et laissèrent Harm sidéré. « Whouaa. Attendez je rembobine. Qui a jamais dit que Diane et moi étions ensemble ? »
Il épinglait les deux hommes avec un regard accusateur.

Sturgis et Bud échangèrent un autre regard, cette fois de consternation.

« Mac l’a dit » , répondit finalement Sturgis. « Dois je comprendre que ça veut dire … »

« Diane et moi sommes juste amis. » Harm était douloureusement conscient de l’ironie de cette déclaration. « Et nous ne serons jamais autre chose d’autre. Cette part de nos vies est dans le passé. »Puis l’importance de ce que Sturgis venait de dire le frappa. « Attendez une minute – Pourquoi Mac pourrait elle penser autre chose ? »

Bud secoua doucement la tête. « Je déteste dire ça, Monsieur, mais je pense que tout le monde à la même impression. »

Pendant un instant, Harm se rappela l’expression sur le visage d’Harriet durant leur dernière conversation sur ce sujet – la colère et le désappointement dans ses yeux – et il réalisa que c’était vrai. Il se tourna vers Bud.

« Pourquoi ? »

Il pouvait voir Bud rassembler ses pensées. « Permission de parler librement, Monsieur ? »

Harm hocha la tête, tendant la main pour se frotter le nez. Il avait le sentiment qu’il n’allait pas aimer ce que Bud avait à lui dire.

« Cela a pris seulement deux mois…..après que le Colonel Mackenzie fut assignée ici…..pour que tout le monde réalise que vous et elle étiez vraiment bien assortis. »Un sourire espiègle éclaira le visage de Bud. « Pendant un moment il y a même eu un pari sur le moment où vous seriez ensemble. »

Il rencontra le regard stupéfait d’Harm et haussa les épaules.

« Mais au bout de six ans et malgré toutes les choses qui se sont passées durant ce temps, je pense que les gens sont finalement arrivés à la conclusion qu’il devait y avoir une raison pour que cela ne soit pas arrivé. Alors Diane est apparue, et cela a juste semblé évident qu’elle devait être la raison. »

Harm fixait son ami comme les mots lentement le pénétraient.

« Vous savez ce qu’il y a de plus effrayant dans tout ça, Bud ? »

Le lieutenant secoua la tête.

« Elle était la raison. Je n’ai pas réalisé cela, mais elle l’était. La voir à nouveau m’a permis de tout mettre en perspective. »

Bud sembla un peu surpris de cet aveu. Sturgis demeura indéchiffrable pendant qu’il rassemblait les papiers sur son bureau. « Je suis sûr que Mac sera heureuse d’entendre ça. »

Harm grogna à son drôle de ton. Comme avec tout bon avocat, les faits les plus délicats de cette affaire étaient connus de tous, mais demeuraient informulés. « Ouais, si je peux obtenir qu’elle m’écoute suffisamment longtemps pour lui dire. »

Mac sentit autant qu’elle entendit la poignée de la porte tourner. Il n’y avait aucune autre personne qui pouvait avoir à la fois l’obstination et l’audace de faire irruption deux fois dans son bureau sans y être invité. « Ne faites pas un autre pas, Capitaine » l’avertit elle avant que sa tête n’apparaisse à la porte.

Harm l’ignora, rentrant pour se tenir devant son bureau avec une expression qui lui était devenue très familière au cours des années. C’était son argument final ‘le grand jeu’, et la détermination qu’il transmettait normalement aux neuf membres du jury était maintenant entièrement concentrée sur elle.

« Allez vous appeler la sécurité pour me chasser ? Ce sera la seule façon pour que je parte avant d’avoir fini ce que j’ai à dire. »

Elle se força à rencontrer son regard, commençant à lui en vouloir de son insistance. Qu’est ce qu’il voulait d’elle ? La permission de vivre heureux dorénavant ? Avait il honnêtement la moindre idée de ce cela représentait pour elle ?

« Qu’est ce qu’il y a à finir, Harm ? » dit elle, la voix fatiguée.

« Par tous les diables beaucoup plus que vous ne réalisez. J’ai finalement arraché des informations auprès de nos collègues, et il semble que tout le monde ici avait fondamentalement une fausse idée à propos de Diane et moi. J’ai contribué sans le savoir à toute cette histoire, et je vais stopper ça tout de suite. »

Sentant qu’elle était coincée, Mac décida de gagner du temps. Elle s’appuya sur le dossier de sa chaise, jouant la nonchalance. « OK, qu’est ce qui a été mal interprété ? »

« Qu’il y a quelque chose qui serait ‘Diane et moi.’ Ce n’est pas le cas. Nous sommes amis, et nous allons toujours rester amis. Rien de plus. »

Mac le fixait. Il semblait si sincère, et même maintenant elle n’arrivait pas à le croire. « Harm, je n’essaie pas de me mettre entre vous deux. » Les mots avaient un goût atroce dans sa bouche, et elle réunit toutes ses forces pour continuer. « Il y a tellement de choses là dedans dont je ne connais rien .. .. »

Il lui décocha un regard de pure frustration. « Mac, vous ne m’écoutez pas. Di a réactivé sa commission. Elle veut rejoindre le Renseignement de la Navy et mettre son expérience à profit. Quand je suis parti d’ici ce matin, ce n’était pas pour la rejoindre et commencer quelque chose avec elle. C’était pour l’emmener chez elle voir son père. Je ne suis pas avec elle, et je ne veux pas l’être. Qu’est ce que je dois faire pour vous en convaincre? »

Mac secoua la tête d’un air hébété, se levant de son bureau. « Je pense que c’est ce que vous croyez, Harm, mais ce n’est pas la vérité. Vous deux avaient beaucoup trop d’histoire ensemble…. Pouvez vous réellement me dire que vous n’avez jamais posé le regard sur elle en vous demandant ce que cela aurait pu être ? » Elle rencontra son regard et le défia. « Je ne vais pas rentrer en compétition avec ça. »

« Vous n’avez pas à le faire. Il n’y a plus aucune question désormais. »

Mac fit appel à tout le scepticisme qu’elle pouvait trouver pour noyer le soudain espoir qui flottait dans son cœur. « Pouvez vous me le garantir ? »

« Oui »

Elle mordit sa lèvre. « Comment ? »

Harm leva les mains en l’air. « Parce qu’elle n’est pas celle dont je suis amoureux ! »

Mac debout très près, essayait de ne pas flancher sous l’intensité de son regard. Elle ne pouvait plus respirer. S’il a vraiment voulu dire ça… « Alors par extension, dois-je présumer qu’il y a quelqu’un d’autre dont vous êtes amoureux ? » demanda t’elle avec prudence.

Un éclair de colère jaillit dans son regard. « Vous n’avez pas à présumer quoi que ce soit. Je vais le dire une fois pour toute. »

Le cœur de Mac s’écroula. Elle soupirait. « Non, vous ne le ferez pas » dit elle doucement. « Pas ici, dans ce bureau, et une fois que nous aurons perdu cet instant je doute sincèrement que nous le retrouvions. Nous ne le faisons jamais. »

Un éclair de panique traversa les yeux toujours changeants d’Harm, et elle commença à se détourner de lui, reconnaissant un trop familier début de retraite.

« Oh non, vous ne ferez pas ça » Sans prévenir, il lui saisit le poignet et la tira vers la porte. « En route »

Complètement troublée, elle ne résista pas comme il l’entraînait à travers le plateau. Quand elle accrocha le regard des membres de l’équipe bouche bée à leur passage, le respect des convenances, néanmoins, refit surface et elle se redressa.

« Harm, qu’est ce que … »

Sa voix était coupante. « Ne discutez pas avec moi, Marine. »

Incapable de surmonter suffisamment son choc pour protester, Mac le laissa l’entraîner à sa suite.

Aussitôt que les portes se furent refermées derrière les deux officiers, Harriet se rua vers le bureau du Capitaine Turner, dérapant pour stopper dans l’entrée. « Quelque chose est arrivé » dit elle à son mari et à Sturgis sans respirer.

Les deux avocats levèrent les yeux en fronçant les sourcils. « Quelle sorte de chose ? »

« Quelque chose, quelque chose » Harriet ne pouvait retenir un immense sourire. « Venez voir. »

A l’extérieur du bâtiment, Mac abandonna sa tentative pour déchiffrer les intentions de son partenaire. Autant elle voulait planter les talons dans le sol et lui demander une explication, autant elle hésitait à résister. Etant donné son niveau actuel de résolution et la poigne d’acier qu’il avait sur son poignet, lutter avec lui aurait seulement attirer davantage l’attention. Elle pouvait seulement le suivre pour le moment et espérer qu’il ne péte pas complètement les plombs.

« Sergent » appela Harm au poste de garde comme ils approchaient de la guérite.

Le sergent des Marine se mit au garde à vous, ne montrant en aucune façon qu’il voyait quelque chose de bizarre à cette situation. « Monsieur ! »

« Où se trouve la ligne de propriété de ce bâtiment ? »

« Je suis désolé, Monsieur ? »

« Nous n’avons pas de clôture, mais je pars du principe que quelque part au-delà de ce point, il y a une ligne qui sépare la propriété fédérale de la ville de Falls Church. Je veux savoir où c’est. »

Le sergent n’eut pas un battement de paupières. « Approximativement à 30m, Monsieur. Juste au-delà du second chêne. »

« Merci, Sergent. On y va » Harm partit à une allure très vive, forçant Mac à trotter pour rester au contact. Quand ils arrivèrent au point en question, il stoppa brusquement et pivota pour lui faire face.

« Alors, avons-nous encore perdu le moment ? »

« Quoi ? »

« Vous avez marqué un bon point au sujet de ne pas tenir cette conversation au bureau. Quqoiqu’il en soit, nous n’y sommes plus, alors je pars du principe qu’en théorie je peux éviter une accusation pour conduite inconvenante pour faire ça. Souhaitez moi bonne chance. »

Puis, avant qu’elle ait eu une chance de formuler une réponse, il l’attira par son poignet. Son autre main s’enroula autour de sa taille, ses doigts jouant le long de son dos comme il plaquait son corps fluide contre le sien. Elle sentit chaque point de contact comme une touche de vie alors qu’il se penchait et lui délivrait un stupéfiant baiser.

Quand il recula, le feu faisait rage dans ses yeux. « Je t’aime » déclara t’il clairement, faisant s’élancer vers le ciel le cœur de Mac. « Pas Diane ou personne d’autre. Je ne peux pas nier que pendant longtemps elle fut la raison qui me retenait, mais ce n’était pas parce que je l’aimais. C’était parce je ne savais pas si oui ou non je l’aimais. Je sais que cela n’a pas beaucoup de sens, mais quand elle est revenue, j’ai réalisé qu’elle ne pouvait pas me compléter, et que la seule personne qui avait ce pouvoir est debout juste en face de moi. »

Les larmes débordèrent des yeux de Mac comme elle reconnaissait la vérité dans ces mots. « Harm.. »

« Je suis sérieux, Mac. Quand Ruppert l’a amenée, j’étais sûr que c’était toi, et j’étais terrifié pour toi. Di a vu cela – je veux dire réellement vu – et elle a compris que ce que je ressentais pour toi est beaucoup fort que tout ce qu’elle et moi avons eu. Ainsi, si elle croit cela, il n’y a pas de raison que je ne puisse pas aussi t’en convaincre , et je te dis ici et maintenant que je vais te garder jusqu’à.. »

« Harm »

« Quoi ? »

« Je t’aime, moi aussi. » En voyant la joie se peindre sur son visage, elle eut une belle expression qui se fondit dans le plus immense sourire. « Tu as besoin d’apprendre à t’arrêter quand tu es en tête. » Elle tendit les bras vers son cou et baissa sa tête pour rencontrer ses lèvres. Immédiatement il l’attira, fondant leurs corps l’un en l’autre.

Sur les marches du Quartier Général du JAG, une demi douzaine de personnes louchait vers les deux silhouettes au loin sur le parking, essayant d’obtenir la meilleure vue. Tiner ressortit rapidement du bâtiment avec une paire de jumelles dans la main.

« Je les ai trouvées ! » haleta t’il triomphalement. Immédiatement Harriet les lui arracha.

« Lieutenant » commenta avec douceur l’Amiral Chegwidden depuis une marche derrière elle. « Est-ce vraiment un usage acceptable d’une propriété de la Navy ? »

Harriet le regarda confuse et plaça les jumelles dans sa main tendue. « Désolée, Monsieur. »

« Tout à fait » Chegwidden souriait comme il les portait à ses yeux. « C’est le privilège de l’Amiral. »

Le doux murmure des conversations se rompit par les rires qui traversèrent le groupe. Même à cette distance, ce que les deux officiers étaient en train de faire était évident.

AJ retira les jumelles avec un grognement. « Quelqu’un ferait mieux de stopper ceci avant que nous ayons à appeler les pompiers » marmonna t’il.

Tendant les jumelles à Harriet, il se dirigea vers le parking.
Epilogue.
Diane vaquait à ses occupations quotidiennes dans son appartement de San Diego, fredonnant tout en nettoyant. L’année passée avait vu beaucoup de changement fondamental dans sa vie, mais elle était plus heureuse maintenant qu’elle pouvait même se souvenir. Son travail était un vrai challenge, sa vie personnelle bien remplie. Etre capable de rendre visite à son père et d’aller voir jouer les Orioles de temps en temps lui apportait une joie considérable.

Un petit coup frappé à la porte la tira de ses pensées. Elle alla répondre, et fut complètement surprise de découvrir Harm de l’autre coté.

« Surprise » dit il avec un sourire.

« Harm ! » Ravie, elle passa ses bras autour de son cou, le serrant fort. Puis elle se recula l’invitant à entrer. « Qu’est ce que tu fais ici ? »

« J’enquête au Camp Pendleton, mais j’ai décidé de saisir l’opportunité de rendre visite à ma mère et à Frank pendant que j’étais là, et tu es justement pas loin de chez eux, alors.. » Il haussa les épaules.

« Et bien, je suis heureuse que tu l’aies fait. » Elle l’examinait de façon critique, certaine de connaître la raison fondamentale du changement qu’elle lisait sur son visage. « Tu as un air magnifique. »

Il baissa les yeux sur ses orteils, confus. « Merci. Toi aussi. »

Diane mit ses mains derrière son dos gêné. « Alors, m’as-tu apporté les photos du mariage ? » Elle avait été en déploiement à l’époque et n’avait pu y assister, ce qui pensa t’elle était probablement une bonne chose.

Harm plongea la main dans la poche de son manteau, en tirant une enveloppe blanche qui semblait bourrée de photos. « Bien sûr » et il les lui tendit.

Diane rapidement s’installa sur le canapé, les photos à la main. Harm vint s’asseoir à coté d’elle comme elle passait en revue la pile de photos. L’alliance à sa main gauche brillait légèrement quand il bougeait, éveillant une toute petite pointe de regret. Non à cause de la façon dont elle ressentait sa relation avec Mac, mais simplement parce que c’est ce qu’ils auraient pu avoir si les choses avaient été différentes.

La pensée s’évanouit rapidement comme elle étudiait le couple souriant qui rayonnait sur les photos. Non, c’était comme cela était censé être. Elle leva les yeux vers Harm.

« Ne le prends pas mal, mais est ce que Mac sait que tu es ici ? »

Il lui adressa un grand sourire amusé. « Naturellement. Elle m’a dit de t’envoyer le bonjour. »

Diane redressa la pile de photos et les remit dans l’enveloppe. « J’ai quelque chose qui va t’amuser »

Il souleva un sourcil et attendit.

Elle eut un sourire narquois. « Je sors avec un pilote. » En voyant son air, elle ajouta. « Hé, si tu peux épouser une femme qui me ressemble, je peux sortir avec un pilote de Tomcat. »

Il rit et regarda au loin. « C’est assez juste. Quel escadron ? »

« Il est instructeur Top Gun, en fait. »

Cela renforça son éclat de rire. « Heureux homme. »

« J’aime à le penser aussi. »

Leur humour s’éteignit rapidement, remplacé par un silence gêné. Harm se leva. « Bien, je dois y aller. Je voulais juste m’arrêter et …voir comment tu allais »

Elle toucha son bras. « Tu n’as pas à t’inquiéter pour moi, Harm » lui dit elle gentiment. Elle se leva de façon à ce qu’elle puisse le regarder dans les yeux comme elle parlait. Il avait besoin de savoir que ses paroles étaient la vérité, et peut être qu’elle aussi en avait besoin.

« Je suis heureuse dans ma vie. » Quelque part sa main trouva la sienne. Sa poignée était chaude et agréable, mais il n’y avait plus la soudaine étincelle de vie à l’intérieur d’elle à son contact.

Il la regarda pendant un long moment, puis se pencha pour l’embrasser sur la joue. « J’en suis heureux, Di. »

Elle lui sourit avec tendresse comme elle le raccompagnait à la porte. « C’était bon de te voir, Harm. »

Il fit écho à son expression. « Toi aussi » Puis avec un dernier grand sourire il partit.

Diane referma la porte derrière lui avec le sentiment qu’un chapitre se finissait. Elle se doutait qu’elle ne le reverrait pas pendant quelque temps, mais c’était aussi bien. Leur passé était devenu la pierre de fondation d’un futur séparé, brillant pour tous les deux. Et à quoi d’autre servaient les amis, pensa t’elle, si ce n’est pour s’aider les uns les autres à traverser les temps difficiles, et voir qu’ils trouvent le bonheur qu’ils ont si largement mérités.

« Au revoir, Harm » dit elle à la porte fermée. Puis souriant légèrement, elle se détourna.

FIN

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