What’s past is prologue

Chapitre 9

Mac était presque sortie de son bureau quand le téléphone sonna derrière elle. Marmonnant à voix basse une injure, elle reposa la pile de dossiers dans ses bras et se dépêcha de tendre la main vers le téléphone. « Mackenzie. »

« Mac, c’est moi. Etes vous occupée ? »

Elle leva les yeux au ciel. « Non, Harm, je ne suis pas occupée du tout. Je suis restée ici à Washington et vous ai envoyé à Virginia Beach tout seul parce que j’avais besoin de faire la sieste, et non parce que j’ai trois autres dossiers urgents. Mon temps est à vous. »

Il y eut un bref silence sur la ligne. « OK, je dois avoir fait un faux numéro. J’essayais de joindre Sarah Mackenzie, mais il semble que j’ai obtenu Sarcasme Hotline par erreur. »

Elle laissa échapper un énorme soupir. « Désolée. L’enseigne Daniels m’a rendu folle – il n’arrête pas de changer d’idée au sujet d’une négociation. Que puis je faire pour vous ? »

La voix d’Harm semblait distante, comme si quelque chose lui trottait dans la tête pendant qu’il parlait. « Je suis parvenu à interviewer plusieurs membres de l’équipe du quartier général du NEXCOM, et je ne suis pas encore sûr de savoir quoi penser de tout cela. »

Mac était perchée sur un coin de son bureau, déplaçant le téléphone vers son autre oreille. « Dans quel sens ? »

« Et bien, ça n’a pas été une grosse surprise que personne ne veuille vraiment discuter avec moi. Ils sont tous convaincus que je suis ici pour inculper davantage de personnes d’appropriation frauduleuse, aussi obtenir la moindre nouvelle information auprès de l’équipe c’est comme leur arracher les dents. Mais j’ai découvert une personne qui a été un peu plus coopérative. Vous vous rappelez le Quartier Maître Davidson ? »

« Il était un des assistants du bureau de Zonne. Nous l’avions appelé comme témoin de moralité, n’est ce pas ? »

« Exact. Il avait foncé pour défendre le Maître Principal, parce qu’il était absolument certain qu’il n’y avait aucune mauvaise conduite dans la chaîne de commandement. La loyauté du garçon envers Zonne était à la limite du culte du héros. »

« A-t‘il de nouvelles informations pour nous ? »

« Pas exactement. En fait, il était tellement bouche cousue que je n’étais presque plus sûr de parler à la même personne que la semaine dernière. Je pense qu’il a peur d’en dire trop, ce qui me laisse à penser plus certainement que le meurtre est lié au scandale. Tout ce que j’ai pu obtenir de lui était ce commentaire, je cite, ’les liens entre camarades ne sont sûrement plus ce qu’ils étaient avant’. Qu’est ce que vous pensez de ça ? »

Mac récupéra au dessus de son bureau le dossier personnel de Zonne. « Il pourrait y avoir une ou deux choses. soit c’est une façon de confirmer que c’était quelqu’un du NEXCOM, ou il faut le prendre au sens premier et il suggère que c’est quelqu’un avec qui le Maître Principal avait servi précédemment. »

« Ou les deux. » La voix d’Harm prit un ton plus déterminé, et elle pouvait entendre les rouages dans sa tête tourner à plein régime. « Dire que le Maître Principal est tombé par hasard sur une information cela implique quelqu’un d’autre du NEXCOM. Si c’était quelqu’un proche de lui, qui le connaissait suffisamment bien lui et sa femme pour savoir quelle prescription pourrait être dans leur armoire à pharmacie….. »

« Ouais » approuva Mac. « Bonne théorie, mais pas de preuve. »

« Je vais travailler sur les preuves – je suis déjà dessus ici. Quelque chose cloche encore avec les somnifères. Le légiste a dit que la drogue a été introduite par injection, pas oralement, aussi à la place d’un faux suicide pas bien camouflé, nous avons un boulot réglé à la va vite par notre tueur. Je devine qu’il avait l’aiguille avec lui et prête quand il est arrivé, puis il a volé quelques pilules à Mme Zonne en sortant juste au cas où le stratagème du suicideaurait échoué. »

« Et bien, ça a échoué, mais cela ne rend pas notre tueur plus malin. Ils n’ont pas trouvé d’empreintes sur le flacon, n’est ce pas ? »

« Non, nous n’avons pas cette chance. Néanmoins, je vais aller traîner au centre médical et voir ce que je peux trouver sur des disparitions de fournitures. Les aiguilles sont faciles à voler, mais les sédatifs devraient être un peu mieux contrôlés. Je sais que vous êtes submergée, mais si vous pouvez obtenir que quelqu’un commence à chercher dans les registres des navires les personnes qui ont servi avec Zonne…… »

« Je vais mettre Coates là-dessus » assura t’elle. « Je ne veux pas savoir d’où elle sort ce don, mais elle est terriblement bonne pour retrouver la trace des gens. »

« Merci. Je serai probablement en retard pour revenir en ville, dites à Sturgis et Diane de ne pas m’attendre. »

Mac avait presque réussi à oublier que tous les quatre avaient prévu d’examiner le cas de Diane le soir. L’idée de remettre cela à plus tard ne l’ennuyait pas le moins du monde. Voir Harm et Diane ensemble la ferait inévitablement analyser chaque regard et commentaire qui passeraient entre eux, ce qui n’allait pas contribuer à améliorer son état d’esprit. « D’accord. Vous m’appellerez quand vous serez de retour, n’est ce pas ? »

Il y avait une pointe de sourire dans sa voix. « Vos désirs sont des ordres. »

A ce commentaire, instinctivement elle sourit en retour, levant les yeux aux ciel. « De toute façon, matelot, on se parle ce soir. »

Après avoir raccroché, il lui vint soudain à l’esprit que son partenaire était à trois heures de route d’ici et sur la trace d’un tueur qui pourrait maintenant être parfaitement avisé de ses intentions. Peut être que ce n’était pas une très grande idée de sa part d’avoir fait ce voyage seul.

Mac se dit sciemment d’arrêter de s’inquiéter. Elle n’avait jamais connu d’avocat avec de meilleurs instincts de combat qu’Harm, sauf peut être elle-même. Il pouvait prendre soin de lui – il l’avait toujours fait.

En fait, presque toujours. Elle soupira et se leva, allant vers la porte. « Coates, j’ai un boulot pour vous. »

Il était encore tôt dans la soirée quand Harm quitta le centre médical, et il n’avait pas. De frustration, il avait fait un scandale du lieutenant chargé de la surveillance des drogues après avoir découvert que le registre était inexact par rapport au mois précédent. La jeune femme avait comme il se devait montré des signes de contrition en constatant les omissions et elle avait été suffisamment nerveuse pour qu’il la prenne en pitié et ne fasse pas de réprimande. Malgré tout, cela ne lui donnait pas de meilleure piste que celles qu’il avait auparavant.

Respire un bon coup, Rabb, et reprend tout à zéro. Il se dirigea vers le mess des officiers pour manger un morceau, et prit le dossier et son ordinateur portable. tout en mangeantun sandwich et des frites froides, il se pencha sur les informations que lui et Mac avaient rassemblées au cours des deux semaines passées.

La police judiciaire avait fouillé l’ordinateur personnel de Zonne, à la recherche de messages ou de dossiers qui auraient apporté quelques lumières sur qui aurait été en discussion avec lui récemment. Ils avaient tout copié , dossiers Emails et contenu de la poubelle y compris, et Harm avait obtenu le matin même une copie de la totalité. Il n’était pas impatient de se plonger dans cet énorme fichier, mais ses autres options semblaient rapidement se réduire.

Relevé de compte de cours particuliers pour les enfants de Zonne……..probablement sans rapport. Correspondance régulière avec sa sœur en Californie, puis quelques messages de soutien de la part de vieux potes de la Navy………bien, cela pourrait être plus intéressant. La majorité de ceux-ci semblait cependant venir de contrées lointaines autour du globe,. Puis il y avait un message sans sujet, venant de free.net – un prestataire de compte email. Harm cliqua dessus pour l’ouvrir et balaya l’écran.
>Pourquoi ne pas se retrouver et discuter ensemble de cela ? Je peux monter le week-end prochain, ou quelque chose du même genre. Au moins ainsi vous comprendrez où je veux en venir. Ceci pourrait alors s’arranger bien mieux que chacun de nous ne le pense. Vous devez juste me faire confiance, d’accord ?

Harm fronça les sourcils, commençant à avoir une meilleure image de la situation. Peut être que Zonne avait eu une information de l’un de ses collègues, et que cette personne avait essayé de le corrompre pour le faire tenir tranquille. Quand cela avait échoué, il l’avait retiré du circuit de façon permanente.

Le message était daté de deux jours avant le meurtre, et l’adresse était jr206@freenet.com. Retrouver le propriétaire de l’adresse ne serait probablement pas de la tarte, mais il pourrait au moins être capable d’obtenir une adresse IP à y faire correspondre. Il était sur le point de sortir son téléphone pour appeler Bud quand cela le frappa.

J.R.

« Oh, bon sang » murmura t’il à voix haute. Si ces initiales voulaint dire ce qu’il suspectait qu’elles signifiaient, ce dossier devenait de plus en plus bizarre.

Il referma l’ordinateur et paya rapidement son repas. Son esprit était en ébulitionpendqnt qu’il retournait vers le parking du centre médical où il avait laissé sa voiture. Se glissant sur le siège conducteur, il était trop préoccupé par la possibilité qu’il venait de découvrir pour remarquer une ombre sur son siège arrière – jusqu’à ce qu’il sente un bras s’enrouler autour de sa gorge et une aiguille se planter à la base de son cou.

« Désolé, Capitaine » dit une voix basse pendant que sa vision rapidement s’estompait. « Vous avez atteint votre quota de questions pour aujourd’hui. »
Un coup à la porte de la salle de conférence tira brusquement Mac de son travail. « Entrez. »

Diane pénétra à l’intérieur, le regard hésitant. « Salut » dit elle simplement.

« Salut, Diane. Je vous ai laissé un message indiquant qu’Harm allait rentrer tard. Vous l’avez eu ? »

« Oui. J’ai pensé que je pourrais aussi bien venir de toute façon, si jamais vous ou Sturgis aviez quelque chose pour démarrer. » Elle avait l’air légèrement embarrassée. « D’accord, pour être honnête, je m’ennuyais et j’espérais pouvoir me rendre utile ici pendant un moment. »

Mac eut un sourire fatigué. « Je ne refuse jamais une aide spontanée. Spécialement depuis que Sturgis a dû partir en urgence rencontrer un client se retrouvant en forteresse. Prenez un siège. »

Diane se déplaça vers la table, laquelle était jonchée de dossiers. « C’est quoi tout ça ? »

« Les effectifs complets d’équipages de tous les navires où notre victime a servi. La plupart d’entre eux sont trop anciens pour être enregistrés sur ordinateur, du coup je me retrouve avec une masse de papiers équivalent àun séquoia. Il semble que notre homme a passé la moitié de ses trente ans de carrière sur des porte-avions, ce qui fait que nous avons obtenu pas mal de listes. »

« Et vous cherchez quoi, exactement ? »

« Un lien avec quelqu’un de cette liste. » Mac indiqua la liste directement en face d’elle, annotée avec trois surligneurs différents. « C’est ennuyeux à mourir et exaspérant et vous êtes la bienvenue si vous voulez vous joindre à moi. »

« Super !! » Diane se glissa dans une chaise à coté d’elle et ouvrit le dossier le plus proche. « Hé, c’est bizarre. Je suis probablement sur cette liste. J’étais sur le Truman en 1992. »

« Sérieusement ? Vous vous rappelez de ces personnes ? »

« Il n’y a pas beaucoup de chance, mais je vais y jeter un coup d’œil. » Elle commençait à passer en revue la liste. « Ce n’est pas comme si j’avais vraiment pu faire connaissance avec l’ensemble de l’équipage. Nous les officiers cryptologues n’étions pas exactement les rois du bal sur lenavire, vous savez ? Nous étions plutôt le club de mathématiques. »

« Et les pilotes étaient les joueurs de football » théorisa Mac avec un regard connaisseur. Diane leva les yeux vers elle et eut un bref sourire narquois.

« Quelque chose comme ça. En y pensant ils étaient terribles, mais au fond leur problème était d’avoir un cerveau par escadrille. »

« Même Harm ? »

« Non, Harm a fait sa carrière en étant l’exception à la règle, n’est ce pas ? » Diane haussa un peu les épaules. « Il y a toujours un joueur de football qui a les meilleures notes en tout, je pense. Mais ne vous méprenez pas – il avait une attitude. Beaucoup de ça c’était juste pour le spectacle, mais il l’avait. »

« Je veux bien le croire. » Mac essayait de contenir la pointe de ressentiment qui commençait à faire surface. Entendre cette femme lui expliquer ce qu’avait été Harm, comme si elle ne le savait pas du tout …… Mais tu ne l’avais pas connu. Pas à l’époque. Elle l’a connu quatorze ans avant toi, que ca te plaise ou non. « Il aurait vraiment dû appeler maintenant. Laissez moi juste vérifier que tout va bien, d’accord ? »

Diane baissa son regard vers le tableau de service devant elle, et Mac se demanda brièvement si elle ne venait pas d’avoir l’air un peu trop possessive à l’instant. Repoussant l’idée, elle saisit le téléphone et composa le numéro.

« Le téléphone de votre correspondant n’est pas disponible……. »

Mac raccrocha, perturbée. « Je n’arrive pas à rappeler la dernière fois qu’il a laissé ses batteries se décharger. »

« Peut être qu’il a éteint son téléphone ? »

« Mhhh non. Ce téléphone n’a pas été éteint depuis qu’il l’a pris. »

Diane fronça les sourcils. « Vous ne pensez pas qu’il a des ennuis, n’est ce pas ? »

Mac secoua la tête, comme si cela l’aidait à y voir clair. « Ce n’est rien probablement. Donnons lui un peu de temps avant de l’envisager. »

Il y eut un autre coup à la porte, et Jennifer Coates glissa la tête à l’intérieur. « Colonel, j’ai trouvé quelque chose qui pourrait vous aider. »

Mac plissa ses yeux. « Coates, vous êtes encore là ? Il est 19h46. »

« Cela semblait important, madame. Ce n’est pas comme si j’avais un rendez-vous galant après le travail. » La jeune femme eut un petit sourire ironique.

« Entrez. Diane Shonke, voici le Quartier Maître Coates. »

« Ravie de vous rencontrer, madame » dit Coates de façon formelle.

« Je ne sais pas si je mérite un ‘madame’ en ce moment, mais je suis ravie de vous rencontrer, moi aussi. » Diane tendit une main que Coates serra. Mac regarda les traits du quartier maître trembler juste un instant à l’incongruité d’entendre deux voix différentes sortir de deux visages très semblables.

« Alors qu’avez-vous trouvé ? »

Coates cligna des yeux et récupéra rapidement une contenance. « D’accord. Heu, j’ai pris les états de service du Maître Principal. J’ai pensé que puisque beaucoup des membres du staff du NEXCOM sont des officiers, peut être que le tueur était son plus haut gradé à un moment donné. »

« Bien pensé, Jen. » dit Mac avec sincérité, prenant le dossier qu’elle lui présentait. Coates rougit à ce compliment. « Maintenant rentrez à la maison, voulez vous ? Il est tard. »

« Oui, Madame. » Le quartier maître disparut à travers l’embrasure de la porte, et Mac ouvrit le dossier. Diane jeta un coup d’œil suffisamment long pour remarquer le nom imprimé sur le dessus, et ses yeux s’écarquillèrent.

« Zonne ? Comme le Chef Principal Anthony Zonne ? »

Mac releva la tête brusquement. « Maître Principal actuellement, ou tout du moins jusqu’à il y a quelques jours. Vous le connaissiez ? »

« En quelque sorte. Il était notre capitaine d’armes sur le Truman. C’est lui votre victime ? » Quand l’autre femme acquiesça, Diane s’appuya sur le dossier de sa chaise, stupéfaite. « Whaou. Ce n’est pas comme si j’avais joué aux cartes avec lui toutes les nuits, mais c’était un brave gars. Il prenait soin des problèmes de sécurité pour le groupe de cryptologues et a eu plus de souci avec nous, cette bande de lieutenants à moitié fous, qu’aucun chef de la sécurité ne devrait en avoir. Je crois que j’ai entendu dire qu’il avait eu ensuite une promotion pour faire partie de l’état major de toute l’escadre. »

Mac feuilletait la pile de listes d’équipage en face d’elle jusqu’à ce qu’elle arrive sur celle marquée USS Harry Truman. Quand elle vit la signature en bas de la page, ce fut le déclic vers la terrible vérité.

« Capitaine James S. Rupert » souffla t’elle. « Maintenant Vice Amiral Rupert, commandant le Service de Commande et d’Echange de la Navy. Il était le commandant de Zonne à l’époque où toutes les marchandises ont disparu au service d’échanges de la Navy. »

Les yeux sombres de Diane s’ouvrirent en grand. « Vous ne pensez pas que cet amiral l’a tué, n’est ce pas ? »

« C’est pire que ça. Je pense qu’il l’a tué, et je pense qu’Harm l’a informé qu’il était en ville pour enquêter là-dessus aujourd’hui. » Mac se leva de la table alors les couleurs s’estompaient sur le visage de Diane.

« Oh, mon Dieu……. » A son crédit, Diane ne s’effondra pas quand la réalité la frappa. Elle garda son équilibre et se mit sur ses pieds elle aussi. « Qu’allons nous faire ? »

« Je ne sais pas, mais je pense que je vais aller à Virginia Beach. »

« Alors moi aussi. » Mac se retourna, de prime abord pour objecter, mais le feu dans les yeux de l’autre femme lui imposa le silence temporairement. « Hé, c’est d’Harm dont nous parlons ici. Si quelqu’un est capable de l’abattre, ce n’est sûrement pas quelqu’un à prendre à la légère. Vous pourriez avoir besoin de mon aide……à défaut d’autre chose, je suis très bonne avec les ordinateurs et les systèmes de sécurité. » Elle eut un bref sourire tendu comme pour montrer qu’elle se rendait bien compte qu’elle essayait de vendre le fait qu’elle puisse servir à quelque. « De plus, il n’est pas question que je reste assise ici pendant que le meilleur ami que j’ai est en danger. »

Mac capitula, gagnant à contrecœur de l’admiration pour sa compagne. « D’accord, allons y. Nous avons beaucoup de route, et nous avons besoin d’arriver avec un plan d’attaque. » Une idée bizarre lui vint à l’esprit. « Attendez une minute. Je viens juste de penser à la façon de faire ce boulot. »

Puis elle stoppa net, réalisant justement ce que ce plan pourrait entraîner

Chapitre 10

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