What’s past is prologue

Coécrit avec Valerie Jones

Traduit par Annick

What »s Past is Prologue / Les Vestiges du passé

Spoilers: « The Prisoner, » « Death Watch, » « Answered Prayers »

Résumé : Quand un des personnages les plus importants du passé d’Harm refait surface, il doit affronter certaines découvertes difficiles et faire un choix

Les vestiges du passé

« Ce qui appartient au passé sera notre commencement ; ce qui arrivera ne nous sera pas reproché  »
La Tempête , William Shakespeare
Chapitre 1

Elle venait juste de fermer sa mallette quand le directeur frappa à la porte ouverte.
« Monsieur » l’accueillit elle automatiquement, ses yeux se portant sur le dossier dans sa main. « Est-ce ma vie ? »

« A défaut de meilleure expression, oui » L’homme d’un certain âge pénétra dans le bureau et lui tendit le dossier. « Nous avons renouvelé votre permis de conduire, et votre carte de sécurité sociale, et ouvertun compte bancaire à votre nom avec un peu d’argent pour vous aider à démarrer. » Pendant qu’il parlait, elle inventoriait le contenu du dossier, découvrant sa carte d’identité ainsi que son nouveau carnet de chèques et les différents papiers officiels des banques et des agences du gouvernement.

Elle fit un signe de tête. « Merci. »

Le directeur haussa les épaules, les coins de sa bouche se retroussant. « Tout cela fait partie du paquetage. Ce n’est pas la première fois que nous faisons cela, vous savez. »

Elle sourit pendant qu’un sentiment à la fois d’excitation et d’appréhension l’envahissait . elle allait enfin retourner vers sa vie…….

Une nouvelle pensée la frappa. « Qu’est ce qui va se passer avec la Navy ? »

Cette fois son haussement d’épaule fut moins encourageant. « Ce n’est pas facile de tirer les ficelles au Pentagone. Leur bureaucratie ne tient pas trop à ce genre de chose, aussi je pense qu’il faudra revoir cela une fois que vous serez installée. »

Elle mordilla sa lèvre pendant un moment, son cœur lourd d’incertitude. « J’ai un …. ami qui doit faire partie du bureau du JAG de la Navy quelque part. »
Il hocha la tête. « Vous aurez probablement besoin d’un avocat. Ca aide de connaître quelqu’un. »

Elle baissa les yeux vers ses chaussures. Elle l’avait appelé ami. Le terme était singulièrement insuffisant pour décrire leur relation. Elle se demanda ce que leurs retrouvailles allaient donner. Se sentirait il trahi ? Blessé ? Enchanté ?

« Voici votre billet d’avion » le directeur s’avança et lui tendit la pochette typique estampillée du logo d’un transporteur connu.

Elle s’en saisit à la fois soulagée et bouleversée par tout ce que ces papiers qu’elle tenait signifiaient.
« Bon, je pense que je ferais mieux de rejoindre l’aéroport » dit elle après un moment. En dépit des nombreux doutes qui la tourmentaient, elle savait qu’elle faisait ce qu’elle avait devait faire – pour elle-même, pour sa famille et pour son avenir.

Le directeur lui adressa un sourire bizarre. « J’ai du mal à penser à vous autrement qu’avec votre nom d’emprunt, aussi…… »

Il lui tendit la main. « Bon voyage, Alison. Bonne chance. »
Elle lui adressa un sourire sincère en retournant la poignée de main. « Merci, monsieur. »

Harm arriva en coup de vent au boulot juste à temps pour attraper Mac qui arrivait dans l’autre sens, sa mallette à la main. Ils se heurtèrent à la porte d’entrée du plateau, une légère collision qui produisit une éclatante pluie d’étincelles. Mac fit un demi pas en arrière, relevant la tête avec une expression qu’Harm avait apprit à connaître et qui voulait dire qu’elle aurait préféré ne pas le voir à ce moment précis. Il retint un soupir. Pourquoi est ce que chaque fois qu’ils essayaient d’avoir une conversation à propos de l’avenir, cela tournait dispute au sujet de qui était responsable du passé.

« Bonjour, Mac » dit il en forçant sur la bonne humeur, tendant la main pour essayer d’empêcher sa partenaire de s’échapper et de le fuir sans même lui adresser la parole.
Elle lui jeta un regard agacé. « Harm, je suis attendue au tribunal. »

« Et c’est une raison suffisante pour ne pas dire bonjour à votre meilleur ami ? »

Elle se mordit la lèvre. « Bonjour. Maintenant sortez de mon chemin. »

Après un moment il fit un pas de coté, lui permettant de passer. Jetant un regard plein de ressentiment par-dessus son épaule, Mac le frôla et ouvrit les portes pour sortir duplateau, la foulée rapide et furieuse.

Il secoua la tête en se détournant. Peut être qu’elle était juste pressée. Décrypter les émotions de Mac n’était pas sur la liste de ses aptitudes et savoir-faire. Et obtenir d’elle qu’elle lui en parle quand elle était furieuse après lui était même encore plus bas dans cette liste.
Détends toi, Rabb. Il n’y a rien que tu puisses faire à ce propos maintenant. Peut être dans deux jours, ils seraient capable d’en discuter. Il devrait juste vivre avec l’estomac noué jusqu’à ce moment là.

Il rejoignit son bureau, avec l’intention de rattraper un peu de la paperasse qui semblait se reproduire à un taux alarmant dès qu’il quittait la pièce un tant soit peu. Il réussit à se plonger dans le travail pendant deux bonnes heures avant que son radar personnel se mette en branle, lui faisant lever la tête et regarder au-delà des confins de son bureau.

A sa surprise il vit Mac debout au milieu du plateau, habillée de vêtements civils décontractés et regardant autour d’elle comme si elle avait oublié quelque chose mais qu’elle ne se rappelait pas quoi.

Pendant qu’il regardait, Bud passa par là un dossier à la main et sa canne dans l’autre.

« Bonjour, Madame » dit Bud, sans que ses yeux ne quittent le dossier qu’il lisait attentivement.

Mac le dévisagea.

Bud s’arrêta. « N’êtes vous pas supposée être au tribunal ce matin ? » dit il, jetant un regard vers elle.

La bouche de la jeune femme s’ouvrit sans laisser échapper le moindre son, puis se referma d’un coup.

Harm se leva de son bureau, inquiet de cette attitude bizarre. Elle était supposée être au tribunal et l’amiral Morris allait lui passer un sacré savon si elle n’avait pas une raison valable pour être là. Il se dirigea vers sa partenaire.

Comme il approchait, Harriet rejoignit son mari. « Bonjour, Madame » dit elle à Mac avec un sourire éclatant, lequel se transforma rapidement en une expression de curiosité. « Vous avez changé de coiffure, n’est ce pas ? Ca vous va bien. »

Harm n’avait pas vraiment enregistré la différence jusqu’à ce qu’Harriet en parle, mais la coiffure de Mac était différente. Un peu plus foncée et légèrement plus ondulée, comme elle l’avait portée quand ils s’étaient rencontrés la première fois.

Immédiatement Mac passa la main dans ses cheveux, ses doigts s’entortillant autour des mèches sombres dans un geste féminin qu’Harm ne lui avait jamais vu faire.

Réellement inquiet maintenant, mais ne voulant pas provoquer davantage sa partenaire compte tenu de son humeur matinale, il opta pour une approche plus légère.

« Vous avez décidé de faire l’école buissonnière plutôt que d’aller autribunal aujourd’hui, Marine ? »

Mac pivota au son de sa voix, et en le voyant, son visage s’éclaira d’un sourire éblouissant de joie et de soulagement. « Harm ! »

Il écarquilla les yeux, pris de court de ce revirement à cent quatre vingt degrés par rapport à son son attitude précédente. « Oui ? » dit il prudemment. Quelque part au fond de son esprit, une alarme avait commencé à envoyer un message indéchiffrable d’avertissement.

Le visage de Mac retomba progressivement. Elle le fixait avec douleur, l’expression troublée. « Harm, c’est moi. »

Harm la dévisageait pendant que l’avertissement dans sa tête s’intensifiait. Ce n’était pas la voix de Mac. Elle était trop haute, trop douce. C’était une voix qu’il connaissait par cœur, une qui encore parfois flottait à travers ses rêves, le torturant avec l’idée de ce qu’ils auraient pu être.

En un instant le monde d’Harm s’écroula, anéantissant son cœur avec lui. Il regardait, abasourdi, comme tout ce qu’il avait cru être la vérité s’effilochait devant ses yeux, tout cela à cause de cette femme.

S’affaissant contre le bureau le plus proche, il réussit d’une voix étranglée à dire son nom.

« Diane. »

Chapitre 2

1283 vues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*